23 avril 2008
0_o
À l'école, il y a un nouveau prof (qui est là depuis, facile, trois mois) (han la la, comment je suis trop pas à l'heure pour les nouvelles de l'école) (en même temps, ça vous fait une bonne jambe – je pourrais raconter n'importe quoi, vous n'en sauriez rien) (n'empêche, je suis honnête!) (ok, j'arrête).
Donc, à l'école, il y a un jeune prof dont j'ai récemment appris le nom, que j'ai innocemment orthographié «Irla». Oui, en Irlande, les noms de garçons aussi finissent en -a.
Gentil garçon, hein, pas de problème, rien à redire.
Sauf qu'aujourd'hui, j'ai appris la vraie orthographe de son nom. Le choc.
«Irla».
Iarfhlaidh.
Je le jure sur la tête de Anne Boleyn, c'est vrai.
(Comment je peux me trouver un homme ici? Vous me voyez l'emmener à un mariage, ce garçon?
- Et, alors, comme ça tu viens accompagnée? Je peux savoir son nom, que je l'écrive sur le plan de table?
- ...
- ...?
- John Smith. )
16 avril 2008
De l'école de garçons
Comme presque tout le monde sur cette planète le sait (presque car tout le monde n'a pas internet et ne peut donc pas lire ce blog – les pauvres), je travaille dans une école de garçons cette année... Et, bien que je n'ai pas eu vraiment l'occasion de tester l'école mixte, j'ai bien observé mes adorables garçons (ironie, ironie...).
Il me semble déjà qu'à la base, séparer filles et garçons de nos jours est vraiment stupide. Ce n'est pas naturel. Déjà que les filles et les garçons ne se comprennent pas dans la vraie vie en allant à l'école ensemble, mais si en plus on les sépare... C'est la cata!
Quand je vois mes petits mecs, je me dis qu'avec la présence des filles, ce serait bien différent... Pas forcément nettement mieux, ni même pire, mais différent. Ne serait-ce que leur attitude dans la cour... Ils ne feraient peut-être pas autant de bruits dégueulasses s'il y avait des filles autour. (oui, il y a des professeuses, mais nous, on est pas humain, donc ça compte pas!)
À un moment de l'année, des filles de Sacred Heart (l'école de filles de Tullamore) sont venues faire du “woodwork” chez nous. Ah oui, parce qu'évidemment, elles ne travaillent pas le bois (c'est un truc de garçons, et ça abîme les mains!), et ils ne font pas “home economics” (cuisine, couture, tout ça, c'est pour les fifilles). Donc, elles sont venues, une vingtaine, à CBS. Je ne sais pas comment vous décrire la scène suivante: les filles qui arrivent dans l'école, et une trentaine de boulets, assis sur le muret en face de l'entrée, comme au spectacle, à crier, et applaudir.
Oui oui.
Pathétique.
Et puis, les garçons entre eux, c'est des boulets, et les filles entre elles, des greluches. Si on mélange, les tendances restent, c'est vrai, mais sont moins gênantes.
Et, entre toujours entre mecs, ça doit finir par créer un manque de connaissance sur certains sujets, dont évidemment, les filles, et le sexe. Parce que de ce que j'en connais, des types qui parlent ouvertement de sexe comme des filles peuvent le faire, j'en connais pas trop... Ils se vantent, ou regardent des pornos, mais l'acte, le vrai, rien, pas un mot. Mais ce ne sont que des suppositions, si les garçons qui passent ici veulent démentir, faisez, faisez! (;-) pour Maritxu)
Encore, aujourd'hui, ce n'est pas si terrible, parce que finalement, avec internet, msn, facebook, bebo, tout ça tout ça, ils sont quand même en contact, et il y a rencontre... mais il y a quinze ans de ça, il y avait plus d'écoles unisexe, et le coloc d'une collègue, Irlandais de 35 ans, nous racontait qu'aux boums de son époque, il y avait les filles d'un côté de la salle, et les garçons de l'autre, chaque camp attendant que l'autre se manifeste... Ça pouvait durer longtemps!
Tout ça pour dire qu'en connaissance de cause, maintenant je l'affirme, les écoles de filles ou de garçons, ça vaut pas tripette.
Cela dit, à choisir entre enseigner chez les garçons ou chez les filles, je reste chez les garçons!! Ils font du bruit, sont insolents et fatigants, mais au moins, ils sont pas compliqués...
11 avril 2008
Just a thought...
… For all my adorable Leaving Cert who are actually taking their French oral today, whereas I’m in Dublin with Maritxu. They must be so freaked out, poor things. I sincerely hope they’ll do fine… They deserve it, they all worked really hard for this, and the pressure on their shoulders is enormous. All the best for you, lads!
John, don’t play with your fingers on the table.
Alan R., don’t hold the picture.
Connor, don’t panic.
Adam, don’t say “huuuummm” all the time.
Michael, don’t give up before answering.
Ciaran, don’t say “hier” when you want to say “demain”. And vice versa.
Barry, don’t forget smiling!
Cormac, don’t forget that "jupe" is so not "jumper".
Alan M, don’t lose yourself in all the French papers you have in your bag!
Oliver, don’t forget talking about music.
Paul, don’t think quatre and quatorze are the same thing.
David, don’t forget looking to the examiner. With such blue eyes, will be a shame if you don’t.
Robin, don’t speak English.
Brian, don’t lose faith!
Ciaran, don't get mixed up with the tenses.
And as it's a woman, charm her, lads!
03 avril 2008
Une bonne chose à savoir…
… Les pubs irlandais ne ferment que deux jours dans l’année.
Noël et Vendredi saint.
Par un hasard monstrueux, j’ai réussi à ne pas emmener ma copine allemande à Galway le Vendredi saint, mais le jour d’avant. C’est ce qu’on appelle du bol!
Quoiqu'il en soit, retenez bien ces deux dates, car une soirée en Irlande sans pubs, c'est comme une soupe sans moustache. Ca manque de gout! ;-)

