« Moi, j’aime que les mamans, les mamies, les petites sœurs et les copains à l’école. Moi j’aime pas les papas et les papys. »

Nous voilà bien barrés. Mon fils a un sérieux complexe d’Œdipe. Ca s’aggrave d’autant plus que mon Belge n’est pas souvent présent à la maison et qu’il n’aime pas faire respecter les lois en vigueur. Il est plus dans le jeu et les négociations.
En cas de crise, nous nous retrouvons donc dans une situation totalement improbable : il me réclame à cors et à cris, en interdisant à son père d’intervenir, de le toucher et même de le regarder, en sachant pertinemment que si c’est moi qui viens, il va se faire punir…
Heureusement, ce n’est pas tous les jours comme ça, et il y a des moments où il accepte son père. Mais dès qu’il s’agit de le faire obéir quand il n’est pas disposé à le faire, son père peut danser sur sa tête (j’adore cette expression belge !), il n’arrivera à rien, il n’y a que moi.
Par exemple, s’il m’arrive de partir travailler sans le voir le matin, il est ingérable. Mon Belge à toutes les peines du monde à l’habiller et l’emmener à l’école. Récemment, je l’ai réveillé alors qu’il dormait profondément pour lui faire un bisou. Je lui ai dit qu’il pouvait se rendormir, et chose extraordinaire, il l’a fait. Une heure plus tard, il ne s’en rappelait plus et hurlait dans la maison en me réclamant.
C’est épuisant, à la longue.

Il parait que ça peut durer jusqu’à 7 ans. Super !

J’attends avec impatience que Boulette grandisse et adule son père à tel point qu’il doive tout faire… Juste retour des choses, non ? Vu l’accueil qu’il a quand il rentre du travail (grands sourires et cris de joie) et celui que j’ai quand je vais la chercher à la crèche (c’est clair, elle me snobe. Je n’ai pas droit à un sourire), c’est bien parti !