Entre des milliers d'autres choses, Il (oui, je n'ai plus envie l'appeler "le Belge", et cette majuscule va bien avec son complexe de supériorité) m'a reproché ce week-end de l'avoir harcelé pendant la rénovation de la maison, en ayant osé poser souvent les questions suivantes :
Combien ça va coûter ?
Combien de temps ça va durer ?

Puis je lui aurais reproché de ne tenir ni les délais ni les budgets. Je rappelle qu'il est architecte de formation et que c'est son entreprise de construction qui nous rénove la maison. Pardon de penser qu'il est un peu au courant.

Alors, oui, je plaide coupable.
Dans une rénovation, avec un remboursement et un loyer en cours, et un seul salaire pour tout ça parce que le peu de salaires que lui a touché sont tous partis dans son entreprise au bord de la faillite comme augmentation de capital, ces deux questions, oui, je me les suis posées quotidiennement. Et oui, j'ai OSE lui demander occasionnellement de me rassurer. Inutile de dire que je n'ai récolté que des yeux au ciel, des soupirs, des reproches et des portes qui claquent, car comme je 'lui cassais les couilles avec mes questions', Il a passé 95% de ses soirées avec les ouvriers dans la maison en travaux. Ses soirées, hein, quand le travail était fini, me laissant seule à la maison face à mes peurs.

Alors - cerise sur le gâteau - alors qu'avec sa soeur comme médiateur Il a annoncé qu'il s'en irait bientôt de la maison, il refuse de donner un délai, parce que je lui reprocherais encore de ne pas tenir ce délai.

Je ne suis qu'incompréhension.

Je ne comprends plus ce type. Du tout. Ses réactions vont à l'encontre de toutes les réactions normales.

Dieu que j'ai pris la bonne décision.