15 janvier 2010

Etoile filante

Par Maritxu

Avertissement : à ne pas lire si vous êtes dépressifs. Pleurs en pagaille sur le clavier assurés (surtout si vous êtes une fille). Histoire non finie, alors faudra espérer que j'aie le courage d'écrire la fin, la semaine prochaine.
Malheureusement, histoire vraie.

On était tellement contents de donner un petit frère ou une petite sœur à notre demi-belge.
On était tellement heureux de se sortir de nos emmerdes financières, que l'entreprise de mon belge démarre, qu'on a arrêté la pilule dès la création officielle de la société.
On était tellement surpris et ravis que ça marche au premier essai.

On avait envie de le dire à tout le monde, mais on attendait la première écho pour se rassurer, histoire d'être sûrs qu'on l'avait pas rêvé, que le fœtus était bien là. Et quand on l'a vu la première fois, peu avant deux mois de grossesse, on s'est dit : tant pis ! On est contents comme tout, pourquoi le cacher plus longtemps ? Tout allait bien, pour le premier tout s'était bien passé, on s'est dit zut, les trois mois difficiles on s'en balance.

Du coup, on l'a dit pour Noël. L'occasion était bonne, les familles étaient toutes réunies, et voir tous ces sourires autour de nous était formidable. Il était attendu ce bébé, désiré. Pour les vœux, je signais « bisous de nous 3 et 1/4 ». J'étais enceinte, j'étais heureuse.

Puis, la première échographie officielle, celle des 3 mois, est arrivée. On a emmené notre demi-belge, qui depuis quelques semaines « fait des bisous au bébé de maman ». Immédiatement, je remarque un gros rond. Je demande à la gynéco ce que c'est. Sa vessie. Mon dieu, elle est énorme ! C'est normal ? Non. Tout le reste va bien, la clarté nucale est à 1,9, tout est ok sauf cette méga-vessie. C'est d'ailleurs le terme technique. Méga-vessie. La gynéco nous dit que ce n'est pas courant, que ça peut être embêtant, qu'il fait faire des examens complémentaires. Elle nous prend un rendez-vous dans 4 jours, avec un matériel plus sophistiqué, dans un hôpital plus important.

En rentrant, je me jure de ne pas aller voir sur les forums ce que cette méga-vessie pourrait occasionner. Je me promets de me borner aux sites médicaux. J'ai envie de poser les bonnes questions, de savoir ce que mon bébé risque. Mon belge refuse de savoir, lui. Il a raison, mais c'est compulsif, je ne peux pas m'en empêcher. Je me dis que plus je me prépare à une éventuelle mauvaise nouvelle, moins ce sera difficile si elle tombe.

Ce que je lis est abominable. Les pourcentages de s'en sortir sont ridicules. Les risques d'anomalie chromosomique élevés. Je lis que cette pathologie peut être détectée même chez des enfants ou des adultes, et qu'elle est dangereuse. Mon bébé a 12 semaines. 12 semaines. Il mesure 5 centimètres. Si on le détecte si tôt, c'est que c'est grave docteur ?

Hier jeudi, on va donc à l'hôpital. Je le sens pas. Le premier échographe qui nous ausculte regarde tout, sauf la vessie. Et pourtant, on ne voit qu'elle. Elle est énorme. J'ai l'impression qu'elle a grossi.
Une question me taraude depuis deux jours : est-ce que le système nerveux du fœtus est suffisamment développé pour qu'il ressente quelque chose ? Est-ce que cette mégavessie lui fait mal ? Il hésite, contourne la question. J'insiste, je veux ma réponse. Avec moult précautions, et sans jamais le dire directement, la réponse est quand même oui. Cette vessie énorme comprime ses organes en formation, et ce n'est pas agréable. Mon bébé a mal. Il n'a que 12 semaines d'existence et il souffre déjà.
Le docteur en chef arrive. On sent qu'il cherche autre chose, parce les images sont vraiment différentes. La vessie a bel et bien augmenté. La clarté nucale aussi d'ailleurs. On est passé à 4,2. Le bébé a un œdème partout sur le corps. Mon bébé. A l'intérieur de moi. Je ne peux plus me retenir de pleurer. L'échographe, qui avait oublié une dernière vérification, ne peut plus rien voir parce que mon ventre bouge trop. Les spasmes, hein.... Il abandonne, compréhensif.

Verdict : une chance sur deux d'être trisomique 21. D'autres anomalies chromosomiques possibles. Il faut établir un caryotype le plus vite possible. Et reprendre rendez-vous avec ma gynéco dans 15 jours, pour voir l'évolution. Si le caryotype ressort mauvais : IMG. Si la prochaine écho ne montre pas d'amélioration : IMG. En effet, même s'il y a le bon nombre de chromosomes, les malformations observées ne permettent pas la naissance d'un bébé viable, ses reins seront probablement détruits avant la naissance, et ça, sans parler des dommages causés aux autres organes. S'il atteint la naissance... Une seule porte de sortie : que le caryotype soit normal, et que la vessie ait diminué à la prochaine échographie. Le médecin a cependant ajouté : « je ne veux pas vous mentir, je n'ai jamais vu ça. Le pronostic est très mauvais. » Il l'a répété encore deux fois. Très mauvais.

Ma sorti de l'hôpital debout tient du miracle. J'appelle ma gynéco. Elle est très humaine, je suis un peu réconfortée. Mon bébé souffre ? Qu'en pense-t-elle ? Elle me demande si le bébé bougeait, à l'écho. J'ai beau fouiller mes souvenirs, non, il ne m'a pas semblé qu'il bougeait ce coup-ci, alors que 4 jours avant, on l'avait nettement vu remuer ses guibolles. Elle me dit qu'alors effectivement, c'est un signe de souffrance fœtale. A cet age-là, ils sont censés remuer tout le temps. Bon. Le rendez-vous est pris pour mardi prochain, pour établir le caryotype. 5 jours à attendre. 5 jours avec un bébé qui souffre à l'intérieur de moi. Qui est peut-être déjà mort en fait.

Elle dit qu'elle me rappelle demain pour prendre de mes nouvelles. C'est aujourd'hui, elle n'a pas encore téléphoné.
J'ai des tas de questions à lui poser. Quelle est l'utilité du caryotype, s'il n'y a plus d'espoir ?
Est-ce la faute à pas de chance, ou doit-on s'attendre à la même chose pour le suivant ?

Des questions, des questions, de l'attente... Le sentiment de ne servir à rien, d'être coupable de quelque chose alors qu'il est impossible que ce soit de ma faute.

Voilà où j'en suis.
On attendait une petite étoile, on aura une étoile filante, a dit mon belge.
Pour une fois qu'il est poète...

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28 mars 2008

Changement d'heure (édité)

Par Maritxu

daliLe fait d'être jeunes parents entraîne parfois des réactions improbables. Exemple :

Maritxu : Hôô, trop bien, ce week-end, on perd une heure !
Belge : Classe ! Arthur va dormir une heure de plus !

Cette anecdote est le reflet exact de ce qu'il s'était passé l'année dernière, au moment du passage à l'heure d'hiver. Tout le monde était ravi de dormir une heure de plus, et nous, on angoissait parce que Arthur allait immenquablement se réveiller trop tôt, et c'est à dire avec la nouvelle heure, BEAUCOUP trop tôt. Et la panique montait en nous à l'idée de reculer les heures des repas pour qu'il se couche à une heure raisonnable.

On avait raison.
Depuis, on n'a jamais pu rattraper cette fichue heure en entier, et Arthur tombe de sommeil à 8h30, au lieu de 9h, et se réveille donc entre 6h et 7h au lieu des 7h - 7h30 auxquels on était habitués. Je crois que c'est donc la première année que je suis RAVIE de perdre une heure, histoire de tenter de gagner de précieuses minutes de sommeil le matin.

Evidemment, il est utopique d'espérer que le décalage tienne deux jours, histoire d'en profiter un peu.

Mais on peut toujours rêver.

EDIT DU LUNDI 31 MARS
Aujourd'hui, donc le lendemain du changement d'heure, Arthur s'est réveillé à .......... 6h15. Heure nouvelle et archi-changée.
Good Lord, this boy is a freak.

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13 février 2008

Bébé me manque

Par Maritxu

La nounou est en vacances pour la semaine.
Moi pas.

Vous cernez en 15 secondes l'étendue de mon problème.
Mais ce n'est pas grave me direz-vous, il y a les grands-mères, elles vont être ravies ! Ca oui, pour être ravies, elles sont ravies, mais elles habitent toutes les deux à 3 heures de route de chez moi. Donc, si je leur donne mon bébé, je ne le vois plus.

Ben j'ai pas eu le choix. La mort dans l'âme et des sanglots dans la voix (sisi, j'ai pleuré, ne vous moquez pas), j'ai confié la chair de ma chair, mon enfant, mon... bon, ok, j'ai compris j'arrête.
Bref, j'ai collé mon braillard chez ma belle-mère et contre tout attente, il me manque. Je me réveille au milieu de la nuit en me demandant si je ne l'ai pas entendu pleurer, et puis j'ai un sursaut en me rappelant qu'il n'est pas là. Je me réveille tous les jours à 6 heures du matin en pleine forme, alors que ça ne sert à rien. Et je suis prête à parier que la semaine prochaine, à 6 heures je serai aux abonnés absents, reveillée en fanfare par un Loulou remonté à bloc. Allez comprendre.

En attendant, j'ai une belle-mère formidable (pour de vrai), qui m'envoie des supers photos de ma marmaille tous les jours pour me consoler. Et comme les photos sont magnifiques et que du coup mon bébé aussi, je ne résiste pas à vous en faire profiter...

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11

3 12

Il a vraiment l'air malheureux. Vivement vendredi que je le récupère.

PS : pour l'entretien, ça c'est super bien passé, mais le poste n'est pas pour tout de suite. Donc je continue à chercher doucettement. Voilà.

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04 février 2008

Carnaval

Par Maritxu

Ce week end, c'était le premier carnaval d'Arthur.
Pas celui de Dunkerque, non.
Pas celui de Binche non plus (quoi vous ne connaissez pas le carnaval de Binche et ses Gilles ?)

n625264287_287743_7089Celui de Malmedy, ville d'à côté de celle de mon chéri de mari belge. Le carnaval de Malmedy, c'est avant tout quatre jeudis gras de beuverie. C'est ensuite une ouverture le samedi à 14h et beuverie jusqu'au lendemain. Mais c'est aussi et surtout un cortège du dimanche qui vaut le détour. Un cortège où il y a plus de personnes déguisées que de spectateurs. Où chaque costume a une histoire, un rôle à jouer. D'ailleurs, dès que j'ai un peu plus de temps, je vous ferai un cours en bonne et dûe forme, vous n'y couperez pas.

Mais, après une nuit pas nette, 15 jours de réveils en pleine nuit pour cause de bébé pas dans son assiette, ça donne des discussions d'anthologie. Genre :

- Mais c'est qui Charles ?
- Ben c'est lui là ! Tu ne le vois pas ?
- Ben non.
- Mais si, regarde, la poule de gauche !

Je ne sais pas si c'est drôle hors contexte, mais dedans, moi, j'ai pas pu m'arrêter pendant dix minutes.

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24 janvier 2008

Comptines

Par Maritxu

Quiconque a été un jour un enfant a entendu « un grand cerf dans sa maison ».

Quiconque a un jour côtoyé un enfant de moins de 3 ans a mimé « un grand cerf dans sa maison ».

Quiconque a un jour essayé de chanter cette comptine en duo avec un autre adulte s’est aperçu qu’on n’a pas exactement les mêmes paroles !

En effet, deux versions de cette magnifique, inépuisable et transgénérationelle chanson existent :

Celle-ci

Dans sa maison, un grand cerf
Regardait par la fenêtrecerf
Un lapin venir à lui
Et frapper à l'huis :
"Cerf, cerf, ouvre-moi
Ou le chasseur me tuera !"
"Lapin, lapin, entre et viens
Me serrer la main !"

Et celle-là

Un grand cerf, dans sa maison,
Regardait par la fenêtre,
Un lapin venir à lui,
Et crier ainsi:
"Cerf, cerf, ouvre-moi,
Ou le chasseur me tuera !"
"Lapin, lapin, entre donc,
Me serrer la main."

D’un point de vue strictement personnel, j’avoue me servir de la version 2 avec une touche de version 1, encore qu’à mon avis, Arthur se fiche éperdument de ce que je raconte, étant vachement plus intéressé par les gestes.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’un deuxième couplet existait également !! Je le livre à vos yeux fébriles et ébahis (vous avez noté comme une biographie de Gotlib reçue à Noel peut avoir des conséquences sur les adjectifs qu’on emploie au quotidien ?) :

Le petit lapin entra

Et le chasseur s'en alla.

Le grand cerf fit à manger :

Carottes et navets.

"Cerf, cerf, grand merci !

Tu es mon meilleur ami"

Et le lapin réjoui

Reparti chez lui !

Edifiant. Je suis bien contente d'être venue.

D’ailleurs, en parlant de comptines pour enfants, je suis persuadée que « à la claire fontaine » n’est pas la douce et belle chanson qu’on voudrait nous faire croire. Petit rappel du texte :

A la claire fontaine, m'en allant promener,

J'ai trouvé l'eau si belle que je m'y suis baignée.

Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai. 

Sous les feuilles d'un chêne je me suis fait sécher,

Sur la plus haute branche, un rossignol chantait…

Chante, rossignol, chante, toi qui as le cœur gai,

Tu as le cœur à rire, moi je l'ai à pleurer. »…

« C'est pour mon ami Pierre qui ne veut plus m'aimer,

Pour un bouton de rose que je lui refusai. »…

« Je voudrais que la rose fût encore au rosier

Et que mon ami Pierre fût encore à m'aimer. »

Sans rire, vous pensez que son copain Pierre lui refuse son amitié pour une bête fleur ? Ne pourrait-on pas penser que le fameux « bouton de rose » est une jolie expression pour parler du sexe féminin ? Ce ne serait a priori pas la première fois qu’on le comparerait à une fleur…

Donc, à la lumière de ce nouvel éclairage, on comprend mieux pourquoi Pierre fait la gueule : sa copine n’a non seulement pas voulu lui offrir son pucelage, mais en plus elle l’a donné à quelqu’un d’autre !

Alors, les comptines de nos enfants seraient-elles des poèmes libertins d’un autre siècle ?

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23 octobre 2007

Mon bébé a des taches

Par Maritxu

 

 

A la naissance, Arthur avait une tache rose sur le front et une tache rouge sur l’œil droit. Je l’ai noté un peu sans faire attention, tellement j’étais fatiguée, et contente. Pour être tout à fait franche, j’ai beaucoup plus remarqué qu’il n’avait pas de sourcils ! Du coup, j’ai regardé l’endroit théorique des sourcils jusqu’à ce que j’y trouve un léger duvet, entièrement blond. J’étais rassurée, il avait des sourcils, dix doigts, des oreilles toutes marrantes parce que toutes repliées, et je me suis absorbée dans ma tétée de bienvenue.

arthur_018Quand j’ai intégré ma chambre, avec un bébé (presque) lavé dans son beau pyjama, j’ai revu ces taches rouges sur son œil et son front. Très très rouges. Je pensais naïvement que c’était dû au traumatisme de l’accouchement, et que ça allait partir très rapidement, comme les petits boutons blancs sur le nez. Et pourtant, intuitivement, je savais bien que ce n’était pas si normal que ça, la couleur était franchement rouge. Je remarque aussi une trace sous le nez et deux taches à l’arrière du crâne.

 

La première puéricultrice qui est passée m’a dit que c’était un angiome et que ce n’était pas grave.
Bon, c’est déjà ça, mais ça s’en va quand ? Pour avoir la réponse, il va falloir attendre la visite du pédiatre.
La pédiatre passe une heure après notre arrivée dans la chambre.
Je la laisse faire tous les examens nécessaires (et au passage, changer la couche pleine de méconium) avant de poser la question qui me brûle les lèvres.
Elle me dit que ce n’est pas grave, que ça arrive à beaucoup de bébés et que ça va partir au bout de quelques mois. Mois ? Hé oui, de plusieurs mois en fait, 3 ans environ.

Ben voilà. Comme dit l’autre, va falloir faire le deuil du bébé parfait. Objectivement, mon bébé est assez joli, mais il a des taches. Va falloir s’y faire.

Dans un moment de libre, je potasse son carnet de santé. J’ai un choc quand je remarque que la case « anomalie » au cours de l’examen clinique à la naissance est remplie : « Angiome plan sur le front, paupière droite crâne et cou ». Pourquoi est-ce mentionné comme anomalie si c’est fréquent ? Mon bébé n’est pas anormal ! Si ?

Une copine infirmière est passée à la maternité. Je lui demande quelle est la différence entre l’angiome de mon bébé et une tache de vin. Aucune. C’est une tache de vin. Mon bébé a une tache de vin. Mais ça ne s’en va pas une tache de vin ! Celle-là si ? Comment ils le savent ? Pourquoi celle-là et pas d’autres ??

Je me répète que ça n’est pas grave, qu’il va bien, mais je n’y peut rien, je focalise. Je sais bien que l’apparence ne compte pas, et que par ailleurs il est en excellente santé et que c’est ça qui est important. Je sais bien qu’il ne faut pas se laisser aller à la mode du tout beau tout parfait. Mon mari m’a même asséné la phrase qui tue : « Mais enfin, tu ne veux pas le prendre comme il est et pas comme tu aurais souhaité qu’il soit ? » Oh que ça fait mal ça, parce qu’il a raison. Mais rien à faire, je n’arrive pas à le trouver beau. Il est mignon, mais pas beau. Tout le monde m’avait dit que quoi qu’il arrive on trouve toujours son bébé magnifique. Ben pas moi.

Je dois être anormale. C’est grave docteur d’être objectif avec son propre bébé ?

Au moins, sa tache n’est pas en relief, c’est plat, c’est moins grave.

J’angoisse parce que je sais qu’à la maternité on ne dit pas tout. Que certaines mauvaises nouvelles s’annoncent à la première consultation chez le médecin, parce que le médecin traitant connaît mieux la maman que les gens de l’hôpital (quelle connerie, entre nous). C’est comme ça que notre mère a appris que Amaia, prématurée, avait été transférée dans un autre hôpital pour subir des examens cardiaques, sans qu’elle en soit informée. Et qu’elle avait une malformation cardiaque qu’il allait falloir opérer. Classe qu’on ne lui ai rien dit à l’hôpital. Alors quand on m’annonce qu’une tache rouge va s’en aller et que ce n’est pas grave, moi, je n’y crois qu’à moitié…

Quand je rentre de la maternité, je prends donc rendez-vous tout de suite chez le pédiatre: il est fixé la semaine suivante.
J’ai tenu trois jours avant d’aller chercher des informations sur internet. Grossière erreur de ma part. On ne devrait jamais aller sur internet jouer à l’apprenti docteur. Tous les sites sont formels : l’angiome plan est bien plus grave que l’angiome en relief.
Il peut être la marque de problèmes neurologiques.
Il s’accentue avec l’âge.
Il faut débuter au plus tôt un traitement au laser.
Je savais bien qu’il ne fallait pas que je regarde. J’ai pleuré sans m’arrêter pendant deux heures…

Quand arrive le rendez-vous tant attendu, je suis au bord des larmes en posant la question. Mon belge s’en rend compte et pose la main sur ma nuque pour me rassurer… Mais le pédiatre prend la chose très à la légère : « Ce n’est rien du tout, c’est très fréquent, il y a un bébé sur 10 qui présente ce genre de marque. D’ailleurs, ce n’est pas un angiome à proprement parler, c’est une aigrette, c’est souvent accompagné d’autres taches à l’arrière du crâne. (Oui, oui, il a ça aussi) Quoi, ils ne vous l’ont pas dit à l’hôpital que ce n’était pas grave ? »
Si, si, bien sûr qu’il me l’ont dit, mais comment avouer qu’il faut qu’on me le répète 20 fois avant que j’en soit sure ? Mais je suis maintenant apaisée, je commence à me persuader que ce n’est pas si grave et que je vais arriver à surmonter cette marque de naissance.

Suite à ça, je retourne sur internet (on ne se refait pas) chercher des informations sur cette fameuse aigrette. Déjà, entre nous, « aigrette du front », c’est beaucoup plus joli et beaucoup plus acceptable qu’ « angiome » ou pire, « tache de vin ». Et là, soulagement, je lis des choses tellement plus rassurantes ! Que c’est effectivement courant, que ça n’est pas grave, que ça s’en va au bout d’un an… Les photos que j’arrive à trouver (uniquement sur les forums au passage) montrent des bébés avec des taches semblables à la mienne, mais moins marquée. Donc moi, on m’a annoncé 3 ans, c’est normal parce qu’elle est un peu plus foncée que la norme. Je revis. Mon bébé n’aura pas de problèmes neurologiques finalement !

 

La question que je me pose, c’est pourquoi ils ont appelé ça « angiome plan » à l’hôpital si ça n’en est pas un ? Juste pour le plaisir de faire flipper les parents ? Si on avait appelé ça tout de suite « aigrette », ben j’aurais cherché ça sur internet et j’aurais pas flippé. Excusez-moi de savoir lire, hein.

arthur_166Et maintenant, bêtement, juste parce que mon bébé a une aigrette du front et pas un angiome plan, ben je trouve que c’est le plus beau bébé du monde.

Il a un mois et il fait des sourires aux anges que ses parents bêtifiants prennent pour eux.

Il est parfait mon bébé tout taché !

 

 

EDIT : La suite de ce billet, avec l'évolution de la tache en photos http://sortinghat.canalblog.com/archives/2009/08/31/index.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 septembre 2007

Avertissement : accouchement fleuve

Par Maritxu

Alors…

Commençons par le commencement…

Ca démarre sur les chapeaux de roues

J’ai déjà dit qu’Amaia était venue passer quelques jours avec moi, pour m’aider dans mes derniers jours de grossesse, et profiter un peu de mes BD avant de s’exiler en Irlande-verte-et-fleurie. On avait évidemment le secret espoir que le monstre pointerai le bout de son nez au cours de son séjour, tout en sachant pertinemment que, avec tout l’esprit de contradiction qui caractérise son père, il allait attendre qu’elle soit partie. Ca n’a pas raté, il n’a pas fait mentir ses gènes.
Dès qu’Amaia a quitté l’appartement, les premières contractions sont arrivées, et je vous ai écrit le petit mot du 13 septembre ici. Donc, des contractions assez fortes et très rapprochées.
Après un bain et des Spasfons, on arrive à la maternité vers une heure de l’après-midi. Depuis 10 heures du matin, j’ai des contractions régulières toutes les 5 minutes, mais je ne me suis pas pressée, je sais qu’un premier accouchement est souvent long. Je n’imaginais pas à quel point le mien allait l’être…

On m’installe dans une salle d’examen, et la sage-femme constate que je suis effectivement ouverte à deux doigts, ce qui confirme que le travail a commencé. Le col est néanmoins toujours tonique. Elle me met sous monitoring pendant une demi-heure ( qui se transformera en une heure, mais bon), pour vérifier que les contractions sont bien régulières. Elles le sont ! Cool ! Je ne me suis pas affolée pour rien, ce n’est pas un faux travail. Je suis super fière de moi, à ne pas avoir appelé mon chéri pour rien, on est partis à la maternité exactement quand il fallait dixit la sage-femme. Je suis vraiment trop forte.

Comme je n’en suis qu’à deux doigts, elle nous dit d’aller nous balader pendant une heure, le temps d’amollir mon col et de passer à la vitesse supérieure.

On se retrouve donc à la cafétéria, j’ai pas trop faim, mais j’en profite pour grignoter un peu : je sais qu’en salle de travail ce sera interdit. D’ailleurs, petit truc pour celles qui n’ont jamais accouché : vous vous demandez sûrement - comme je l’ai fait - pourquoi on conseille un brumisateur en salle de travail. Bon, ok, on doit avoir mal, on doit être fatiguée, mais j’ai toujours mal compris pourquoi j’aurai besoin d’eau en fines gouttelettes sur la goule. Ben, en fait, en travail, on n’a pas le droit de boire. Rien, nada, que pouic. C’est en prévision d’une éventuelle anesthésie générale. Donc le brumisateur, c’est pas pour le front, c’est pour la soif. Pour humidifier la bouche, c’est la seule source d’eau à laquelle on aura droit pendant le travail. Voilà, c’est une chose qu’on oublie fréquemment de dire aux futures accouchées, et le découvrir au dernier moment, ben c’est pas cool. Heureusement, j’étais équipée, rassurez-vous.

J’ai mal. Mais c’est gérable. Je m’étire, je m’accroupis sur les bancs, les gens me regardent bizarrement… C’est rigolo ! Hé oui, on est dans une maternité ici : j’accouche moi ! On appelle nos parents, ils voulaient être prévenus au début du travail pour avoir le temps de s’organiser : ils habitent tous les deux à 3 heures de route, mais les grands-mères ne rateraient le premier jour de bébé pour rien au monde !

Et ça stagne

Quand on revient en salle d’examen une heure plus tard, elles me font passer directement en salle de pré-travail, dans la partie obstétrique de la maternité. Je suis toute excitée : ça y est, je vais avoir mon bébé, les choses avancent ! On me remet sous monitoring, mais personne ne vient m’examiner. Zut, j’aurais bien aimé savoir quel effet avait eu notre heure de marche autour de la maternité. Au bout d’une heure, je suis toujours enchaînée à mes câbles et toujours personne. Les contractions ne se sont pas calmées du tout et je commence à trouver la position franchement inconfortable. Chéri va aux nouvelles. En fait, personne n’est venu parce que comme je n’ai pas droit à la péridurale, il n’y a pas lieu de contrôler tout le temps : il faut laisser le travail se faire quoi. (pour savoir en détail pourquoi je n’ai pas le droit à la péridurale, c’est par ici, mais en résumé, j’ai fait une phlébite à 16 ans et du coup j’ai des piqûres d’anticoagulant tous les jours, et le produit de la péridurale est pas compatible avec mes piqûres) Mais j’ai envie de savoir où j’en suis, alors j’ai droit à un contrôle.

Deux doigts larges. Col tonique.

Super. Je suis passée de deux doigts à deux doigts larges. Trop hyper super. Je suis dégoûtée. Ca fait deux heures que je douille et il n’y a presque pas eu d’évolution ! Mais bon, au moins je suis délivrée du monitoring. C’est déjà ça. Pendant les deux prochaines heures, je marche, je bouge, je fais des allers et retours de bassin sur le ballon, bref, j’applique à la lettre tout ce qui est écrit dans le bouquin « j’accouche-facile » (non, j’rigole, il existe pas, mais si je l’ai raté, prévenez-moi, ça m’intéresse). On me pose une perfusion sur le bras gauche. J’ai déjà horreur des prises de sang, mais j’avais gardé un très mauvais souvenir de ma dernière perf’, il y a pourtant 12 ans de ça. Ben l’élève sage-femme a été formidable : je n’ai rien senti. Je douillais déjà sévère, mais elle me dit qu’elle préfère la poser maintenant parce que après, ça va être pire, et elle ne sait pas si elle pourra la poser entre deux contractions. Ca promet !

On me remet sous monitoring. Chéri et moi on essaie de passer les contractions avec l’haptonomie. Le résultat est pas mal, mais il faut que je me concentre vachement pour arriver à faire « passer » ma douleur. Dès que je me déconcentre, c’est foutu, je dérouille. Mon belge demande une pause pipi. Durant les 10 minutes où il m’abandonne, je perds les eaux. C’est vraiment marrant comme sensation, c’est vrai que c’est impossible à confondre avec autre chose. Crever la poche des eaux est vraiment une expression super bien choisie, puisque c’est exactement l’impression que j’ai eue : limite j’ai entendu le pop de rupture de la poche ! Et j’ai inondé le lit, évidemment ! Je n’osais pas bouger, et coup de bol, la sage femme est venue juste à ce moment là pour m’ausculter. Elle change les draps du lit et me regarde le col. Le verdict ? Je vous le donne en mille : deux doigts larges, col tonique.

J’aurais assassiné quelqu’un. Je me maudis d’être aussi stressée, je pensais avoir fait preuve de détachement pendant cette grossesse, avoir réussi à gérer mon stress, et être détendue. Ben non, mon naturel revient au galop : je suis une boule de nerfs. Et la boule de nerfs, par définition, est pleine de nerfs, donc plus réceptive à la douleur.

La sage-femme me dit que maintenant que la poche des eaux est rompue le travail va s’accélérer, mais être un peu plus douloureux. Super. Quoi, j’ai déjà dit super ? Coup de chance dans tout ça : la tête du bébé est « fixée », c’est à dire qu’elle obstrue bien le col. Donc il n’y a pas de risque que le cordon ou des membres sortent avant l’accouchement proprement dit et je peux me balader debout. Sinon, j’aurai été vissée au lit, ça aurait été trop du ballon.

Ca devient insupportable

Vers 10 heures du soir, je commence à accuser le choc, et à ne plus savoir comment gérer mes contractions. Chéri est formidable, il tente de me concentrer pour que je puisse faire de l’haptonomie, mais ça commence à faire trop mal pour que j’en sois capable, et je rate quasiment une contraction sur deux. L’infirmière me passe une perfusion de morphine pour tenter d’apaiser la douleur.

Ca n’a rien fait. Mais alors rien du tout, je n’ai pas vu la différence.

A minuit je suis à trois doigts, avec un col toujours tonique. Il paraît que tant que le col est tonique, le travail n’avancera pas. Génial. Et qu’est ce qu’on fait pour rendre un col mou ? Pas de recette magique : il faut attendre que ça se fasse.

Bon, la suite est sensiblement répétitive : toutes les deux heures environ une sage-femme venait constater que ça n’avançait qu’à pas de fourmi et moi je commençais à ne plus savoir comment je m’appelais, et à devenir une boule de douleur. Chéri me regardait désespéré avoir de plus en plus mal à chaque contraction, et ne pouvait rien faire. Ha oui, parce que pour couronner le tout, j’ai oublié de vous dire que mes contractions étaient centrées sur les reins, dans le dos. J’ai su après coup que c’est la façon la plus douloureuse de ressentir les contractions. Evidemment.

Toute l’équipe soignante me fait des malheureux sourires quand je passe dans les couloirs en essayant de faire descendre ce p**ain de bébé, et là je me rends compte que je hurle dès que je suis dans l’intimité de ma chambre de pré-travail. Ils doivent forcément m’entendre. Arg, les pauvres, j’ai honte. Heureusement, je ne pleure pas. Non, en fait, je ne peux plus pleurer, je n’ai plus assez d’eau dans le corps pour ça…

Ca fait 18 heures que je suis là et je n’ai toujours pas intégré une salle de travail. La loose. L’enfer. Achevez-moi !

Le nirvana existe et il s’appelle péridurale

Vers 4 heures du matin, la sage-femme me prend en pitié et décide de m’installer la pompe à morphine à laquelle j’ai droit alors que je suis toujours à trois centimètres.

Elle m’installe en salle de travail (enfin !) et appelle l’anesthésiste, qui me sort la phrase qui tue : « et encore, je ne peux pas vous promettre que ça va avoir un quelconque effet sur votre douleur ». Là je craque et je pleure (sans larmes) que c’est pas possible, qu’il faut qu’ils fassent quelque chose, que j’ai trop mal, etc.

Le gars me regarde deux minutes puis il me demande à quelle heure j’ai fait mon injection de Lovenox. Je réponds 9 heures du matin, la veille. Il sort et revient un quart d’heure plus tard : « j’ai appelé le chef anesthésiste et votre douleur est supérieure au risque de la péridurale. Vous avez trop mal, ça dure depuis trop longtemps, on vous la pose. » Je l’aurais embrassé. J’aurai accepté qu’il m’assomme pour que je n’aie plus mal de toutes façons. J’étais à un stade où une césarienne aurait été une bonne nouvelle, alors la péridurale, c’est la panacée !

Je m’installe sur le bord de la table, il fait la piqûre anesthésiante et, évidemment, j’ai une méga contraction pendant qu’il ne faut absolument pas bouger. Et quand on sait que l’aiguille fait 12 centimètres et qu’elle passe pas loin de moelle épinière, ben on ne bouge pas. Par contre, la main de chéri a dû perdre quelques millimètres de diamètre là où je l’ai serrée. Dix minutes après – soit encore deux contractions bonus – le machin commence à faire effet. C’est le bonheur. Au bout de 20 minutes, la péridurale fonctionne à pleine puissance, et je ne sens plus rien du tout. C’est décidé, je vais élever un monument au type qui a inventé ce truc, c’est merveilleux, c’est miraculeux. On passe de l’enfer le plus profond au paradis le plus rose. Le calvaire est fini ! D’ailleurs, juste après la pose de la péridurale-miracle, mon col est devenu mou, et je suis passée à 5 centimètres. Merci petit Jésus.

Comme bébé a le dos à droite et que l’accouchement est plus facile quand le dos est à gauche, la sage-femme me met dans une position bizarre pour faciliter le retournement du bébé. J’y resterai pendant 4 heures encore. On essaie de dormir un peu, mais tous les quarts d’heure on est réveillés par quelqu’un de l’équipe soignante qui vient prendre de mes nouvelles. Ils sont tellement gentils qu’on n’ose pas les rembarrer. On sent qu’ils sont soulagés pour moi. J’ai fait vraiment tant de bruit que ça ?

Chéri sort de la salle vers 7h30 juste après un check qui me donne à 8 centimètres (c’est pour bientôt !) pour prévenir nos parents que ça ne s’est toujours pas fait, mais qu’il n’y a pas de problème. Oui, ils attendaient l’annonce de la naissance par texto, et ne voyant rien venir, on se doutait bien qu’ils se demanderaient ce qui se passait. A 8h, quand il rentre, la sage-femme me re-check : et là, branle-bas le combat, elle annonce qu’on va pouvoir y aller.

La naissance, enfin !

En un temps record, la salle est pleine de monde. Elle me demande de pousser, respirer-bloquer, comme dans les films, c’est rigolo. Apparemment, je fais du super boulot. Comme je m’y attendais, elle me fait respirer par tranches de 20 secondes. Alors après la première poussée, je lui dis que je peux pousser vachement plus longtemps que ça, que j’ai une assez grande autonomie en apnée. Elle me dit ok, et effectivement, à la suivante, elle me fait pousser vachement plus longtemps en continu. Du coup, moi, ça me fatigue moins et les poussées sont plus efficaces. Après seulement 3 poussées, elle me prend la main et me la met entre les jambes « tenez, touchez ! » C’est tout mou et tout doux. Ca forme une excroissance entre mes jambes. C’est la tête de mon bébé !!

Deux contractions plus tard, elle me demande si je veux le sortir moi-même : bien sûr que je veux ! J’ai tellement imaginé ce moment ! En fait, je l’ai tellement rêvé qu’il a fallu que je demande quelques jours après à mon belge si je l’avais réellement sorti. Il est tout beau, tout fini, avec encore des plaques de vernix sur le corps. Il a les yeux ouverts. J’ai vaguement vu que c’était un garçon, mais je ne ressens pas le besoin de vérifier s’il a tous ses doigts, comme avait bizarrement fait ma mère à ma naissance. Je compte quand même, au cas où. Ce qui me frappe, c’est qu’il n’a pas de sourcils. Je trouve ça rigolo. En fait, il en a, mais tellement blonds qu’ils ne se voient pas. D’ailleurs, ce bébé a beaucoup de cheveux je trouve. Je m’étais tellement attendue à ce qu’il soit chauve connaissant ses deux parents ! Il a une houppette c’est marrant. Un vrai demi-belge quoi : il fait déjà Tintin ! Il a une petite rougeur sur l’œil et le front : je mets ça sur le compte du traumatisme de l’accouchement et remets ça à plus tard.

Je réalise soudain que la salle d’accouchement est pleine de monde : toute l’équipe est là, même ceux qui devaient terminer leur service à 8h. Arthur est né à 8h24 et certains sont restés pour voir la bouille qu’il aurait. Ca me fait vraiment plaisir.

arthur_005On me le prend pour le peser et le mesurer. Son papa coupe le cordon. Il me dira après s’y être repris à deux fois tellement leurs ciseaux sont pourris. Mais il comprend par la suite pourquoi ils sont aussi nazes : on nous les donne en souvenir. N’étant pas fétichiste, je me demande encore quoi en faire ; j’ai du mal à me résoudre à les jeter… Sinon, il pèse 3,830 kg pour 51 cm. Un beau bébé quoi, bien à terme.

On me le pose en peau à peau pour la tétée de bienvenue pendant les deux heures où je reste au bloc pour évacuer les restes de placenta et autres trucs dégueu et sanguinolents.

D’ailleurs, encore un truc qu’on ne nous dit pas avant d’être enceinte : quand on croit que tout est fini, que ça y est, bébé est là et qu’on aura plus mal, ben on se goure. Trois fois d’affilée, espacées d’un quart d’heure, alors que t’es tranquillement occupée à faire des papouilles à ton bébé, y a une sadique qui vient t’appuyer sur le ventre comme une dingue pour en faire sortir dieu sait quoi. Et ça fait vachement mal, puisque péridurale-miracle il n’y a plus (surtout qu’en prévision de l’expulsion, j’avais arrêté de me faire des shoots pour avoir le maximum de sensations).

Chéri est parti envoyer des textos à tout va. Mes parents sont déjà partis de Paris, en route vers Lille.

Dès que mon belge réintègre la salle de travail, on me monte dans une chambre avec bébé toujours en peau à peau.

Ca y est, je suis maman, et je ne réalise pas encore !

La suite plus tard…

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20 septembre 2007

Juste une photo...

Par Maritxu

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Merci pour tous vos petits mots, je vous promets une bien belle note dès que je peux m'assoir plus de 5 minutes d'affilée (oui, mon coccyx a mal supporté l'accouchement...) Je vous promets donc une bien belle note qui va vous faire aimer la péridurale, détester les accouchements par les reins qui dépassent les 18 heures, apprendre ce qu'est un angiome, et évidemment, apprendre que coccyx s'écrit bien comme ça.

A très bientôt !

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13 septembre 2007

C'est parti ! (j'espère)

Par Maritxu

Ben voilà, je suis au pied du mur, c'était mathématique : Amaia vient passer quelques jours avec moi, c'était fatal que les contractions commencent 5 minutes après son départ !
Elle est donc partie à 10h, et depuis, ben, ça travaille...

Première contatation : ça fait TRES mal.
Deuxième constatation : elles sont TRES rapprochées : 5 minutes, alors qu'on m'avait dit que ça commencait avec des intevalles de 20 minutes.

Donc on prend deux spasfons, un grand bain chaud et on attend.
Aucun changement, ça continue...

Alors j'appelle mon belge, et dès qu'il est enfin là (il s'est arrêté au carrefour de Tournai pour acheter des Kwaks pour fêter la naissance, vous y croyez vous ? ben si, véridique), on part à la maternité.

Aïe... Tiens, il m'a fallu plus de 5 minutes pour écrire cet article, je douille là...

J'espère que ce n'est pas un faux travail, et que dans quelques heures je serai.... MAMAN !

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03 septembre 2007

Marre

Par Maritxu

baleineJ'ai lu il n'y a pas très longtemps, quelque part, que Dame Nature, dans sa grande sagesse, a rendu délibérément les derniers jours de grossesse très inconfortables afin que les femmes surmontent leur peur d'accoucher dans le seul but d'en avoir terminé.

C'est vrai.

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