06 novembre 2012

Soleil, lune et étoiles

par Maritxu

La Pucine et moi avons depuis sa naissance une relation assez fusionnelle. Même si j'ai toujours été très prêteuse de mes enfants, elle n'est bien que dans mes bras, sur mes genoux, ou sur toute autre partie de mon anatomie qu'elle peut escalader.

La semaine dernière, elle est partie en vacances, avec pas moins de 3 grands-parents pour s'occuper d'elle et de son frère.

Elle est revenue,contente de me revoir, mais plus accrochée à moi. Je pouvais m'absenter de la pièce sans déclencher des hurlements angoissés.

J'étais un peu triste de ça. Je n'étais plus son centre du monde. Mais d'un autre côté, j'étais contente de son émancipation - et de ma liberté retrouvée, il faut bien le dire...

A la crèche, le lundi, elle m'a carrément snobé. Je n'existais pas, c'était bien simple. Il a fallu que je l'embarque de force, elle refusait de venir seulement me faire un bisou.

Et en rentrant, le soir, bardaf (c'est l'embardée), j'ai retrouvé mon pot de colle. Exactement le même que la semaine passée. Il a fallu que j'aille faire pipi avec la miss sur les genoux ! Mais où (où ?) est passée l'indépendance ?

J'ai eu 48h de liberté.

C'était un sursis.


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31 octobre 2012

Léa

Par Maritxu

Depuis le temps que je dis qu'il faut que je le blogue...

Le week-end dernier nous faisions des courses, et je prépare (hé oui, déjà) mes cadeaux de Noël. Nous sommes dans un magasin de jouets, nous faisons le plein pour les petits cousins qui nous sont proches. Un cadeau pour Timothée, un cadeau pour Clémentine, un cadeau pour Léa. Pendant que je regarde les colliers fantaisies pour cette dernière, Demi-Belge vient me voir.
- Tu fais quoi ?
- Je cherche un collier pour Léa.
- Oh ! Moi c'est celui-là que je préfère pour Léa (évidemment, le plus bling-bling du rayon, qui a dit que les enfants avaient bon goût ?)
Il repart fureter ailleurs pendant que j'en choisis un autre.

Plus tard à la caisse, je paye mes achats et Demi-Belge demande à revoir le collier de Léa (?). La vendeuse le lui montre avant de fermer le paquet, et mon fils dit avec un désespoir que je ne comprends pas :
- Mais c'est pas celui-là que j'avais choisi !
- Enfin, je ne vais tout de même pas suivre tes idées à chaque fois ! J'ai le droit de choisir moi aussi !
- Mais c'est MON amoureuse !

HAAAAAA, j'ai compris, il y a maldonne. Il se trouve que l'amoureuse de mon Demi-Belge s'appelle AUSSI Léa. Je percute instantanément tout le quiproquo. Zut, il va falloir faire un cadeau que je n'avais pas prévu.
On retourne aux colliers. Autant je veux bien mettre 10€ pour une petite cousine, autant pour une amoureuse de maternelle, ça fait un peu plus mal au fion. Quand je lui dis que c'est un peu cher pour sa Léa, voilà mon minot qui commence à fondre en larmes. C'est à peine à caprice, il est vraiment malheureux. Booon.
Je trouve une petite bague, qui brille, pour 3€. Ca rentre mieux dans mon budget.
Mon Demi-belge est soulagé, moi aussi.

Le lundi suivant, je suis assez curieuse de la réaction de ma belle-fille : Demi-belge était tellement impatient de lui offrir son cadeau !
- Alors, tu lui as donné sa bague à Léa ?
- Oui.
- Et elle était contente ?
- Oui.
- Et elle t'a fait un bisou d'amour ?
- Non.
(Etttttttt ??? C'est tout ? Manifestement, il n'a pas envie de s'étendre, je lâche l'affaire)
Une heure plus tard, il me dit d'un air embêté :
-Tu sais maman, Léa, c'est plus mon amoureuse.

QUOIIII ? C'est qui cette fille à qui on offre une bague et qui largue mon fils dans la même journée ?? Oh ?

- Et comment tu le sais ? Elle te l'a dit ?
- Non, c'est Anne-Lise qui me l'a dit.
- Ben commence d'abord par lui demander son avis à elle, tu ne crois pas ?

Tous les jours de la semaine, je lui demande s'il a demandé à Léa, et il procrastine.

Le vendredi, enfin, il me dit :
- Léa m'a dit qu'elle n'était plus mon amoureuse; maintenant, c'est celle de Martin.
- Ha. Et tu es triste ?
- Un peu.
- Tu vas faire quoi ?
- Trouver une autre amoureuse.

La vie est paradoxalement très compliquée et très simple à 5 ans...


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17 octobre 2012

Un garçon et une fille ? Ou un intellectuel et un bulldozer ?

Par Maritxu

C'est marrant comme les gosses peuvent être différents. Oui, bon, je sais, il y a un garçon et une fille, mais d'un point de vue caractère, éveil, motricité, ils sont absolument dissemblables.

Vidéos à l'appui, au même âge, le Demi-Belge était d'une patience infinie, d'une précision et d'une délicatesse rare pour mettre des crayons dans un pot, faire un puzzle, et recommencer, encore et encore. Sur les mêmes challenges, Pucine essaie la force, crie, arrive à en faire entrer un par hasard, réessaie la force, re-crie, et envoie tout balader. Ca doit être de la délicatesse toute féminine.

Dans le bain, son frère était paniqué à l'idée de taper dans l'eau, et j'ai dû déployer des trésors de patience pour qu'il ne hurle pas si une goutte atteignait son oeil. La Pucine, elle, se jette dedans sans regarder. Il m'a fallu quelques temps avant de me rendre compte qu'il n'était pas nécessaire de me précipiter à chaque plouf : elle flotte. Véridique. Elle flotte, hilare, avalant de grandes goulées d'eau et rigolant comme une bossue. Plutôt que de la redresser moi-même, j'ai eu envie de lui apprendre la vie et de la laisser se dépatouiller. Après plusieurs appels à l'aide bruyants, tant pis, elle s'est retournée dans l'eau pour atterrir à quatre pattes, phasage qui implique nécessairement une immersion totale. Même pas peur. Elle en redemande.

Hier soir, elle s'amusait à sauter debout dans le bain, et à retomber assise, à grands renforts d'éclats de rire et d'éclaboussures. J'ai eu beau me fâcher, à base de "l'eau du bain reste dans le bain" "tu vas finir par te faire mal, je te rappelle que dans la baignore tu n'as pas de couches", "etc..." elle s'en cognait. Résultat, elle a fini par se faire mal à retomber sur un jouet, et à pleurer de douleur. He ben croyez le ou non, elle a recommencé 15 secondes après, alors qu'elle pleurait encore.

Quand je pense que le Demi-belge n'a appris à sauter à pieds joints que l'année dernière...

C'est sûr, chez nous, on ne s'ennuie pas.


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06 octobre 2012

Brève

Par Maritxu

 

Dans la voiture avec demi-belge à l'arrière. Il a faim. Je lui conseille de fouiller son cartable à la recherche d'un biscuit oublié. Il y trouve, ravi, les pommes de sa collation.
5 minutes après, il avale de travers et tousse. Je lui demande si ça va :

"Oui Maman, ça va, c'est juste que les vitamines ne sont pas passées par le bon trou"

(je me suis retenue d'éclater de rire)

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05 octobre 2012

Une journée ordinaire

Par Maritxu

Pucine, je ne comprends pas pourquoi tu hurles. Qu’est-ce que tu veux ?
Non, Pucine, on n’a pas le droit de jouer avec la poubelle. On ne met que des choses sales dedans.
Demi-belge, arrête de taper ta sœur.
Pucine, arrête de taper ton frère.
Demi-belge, ça fait trois fois que je dis non, la prochaine fois tu auras une tape sur les doigts.
Pucine, ça ne se mange pas.
Pucine, il faut boire ton lait.
Pucine, descend de là, tu vas te casser la figure. Je te l’avais bien dit.
Demi-belge, arrête de gronder ta sœur, c’est à moi de le faire.
Pucine, mais pourquoi tu cries ?

Vous comprenez pourquoi je ne blogue plus ?


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29 août 2012

Première fois au cinéma

Par Maritxu

« Mais non Maman, j’y suis déjà allé avec l’école »
Chut.
Première fois au cinéma avec moi, donc c’est une première tout de même.

De son propre aveu, la salle est beaucoup plus grande qu’avec l’école (YES). C’est un dimanche pluvieux de vacances, la moitié de Namur a eu la même idée que nous. Arrivés avec un quart d’heure d’avance, sans billet, les pubs ont déjà démarré quand on arrive enfin dans la salle. Cela peut sembler court pour un parisien habitué aux salles bondées, mais ici à Namur, c’est exceptionnel de passer 15 minutes dans une queue. D’ailleurs, ici, on dit « file ». Bref. Je m’égare.

Quand on rentre dans la salle, donc, l’écran est allumé. On passe devant pour se trouver deux places. Demi-Belge ne lâche pas l’image des yeux : c’est gigantesque. Il est impressionné. Juste le temps de se rendre compte que sa voisine vient de passer une semaine avec lui en stage de vacances (oui, la Belgique, c’est VRAIMENT tout petit), et l’obscurité se fait.
Ca commence par un joli court-métrage sans paroles. C’est mignon, et, forcément, court. Quand c’est fini, Demi-Belge se retourne vers moi tout content : « C’était bien ! On s’en va maintenant ? »
Non mon chéri.

Le film commence. On a choisi « Rebelle ». La scène d’introduction est bien fichue, avec un gros ours qui fait peur. Demi-Belge a eu peur. Mais pas trop. Enfin, si un peu, mais j’ai peur de rien, moi, tu sais Maman.
Le film passe. Ca se castagne beaucoup, sur le ton de la rigolade.
« T’aimes bien mon cœur ? »
« Moi j’aime pas trop la bagarre, ça fait un tout petit peur, mais pas beaucoup »

L’ours revient, évidemment. Dès les premières minutes, une petite fille devant nous est sortie, en larmes, dans les bras de son papa. Je sens que le mien n’est pas rassuré. Pourtant, il n’a peur de rien, rappelez-vous.
« Finalement si, j’ai peur maman ».

Il a terminé la séance sur mes genoux, bien serré contre moi.

Il retournera avec plaisir au cinéma, bien sûr, mais on choisira biiiiiien le film. C'est vrai que l'image et le son d'un cinéma, ça change la donne et les sensations par rapport à l'écran de notre ordinateur. (Je rappelle que nous n'avons pas la télé, donc encore moins de 16/9ème)

Quant à moi, j’ai passé un excellent moment, merci.


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21 août 2012

Doudou

(Maritxu, évidemment, avec un titre pareil)

Il n'y a pas si longtemps, j'ai fait un article sur les doudous, expliquant en long et en large pourquoi je n'avais jamais acheté de doublon de doudou au demi-belge. (http://sortinghat.canalblog.com/archives/2011/12/14/22964166.html, en attendant de mettre un lien pour de vrai, dès que j'ai un ordinateur sans restriction, aka Maritxu, arrête de bloguer au bureau)

Bon, je sens que je vais changer mon fusil d'épaule rapidement.

Pucine avait donc un doudou à la maison, et un doudou à la crèche. Je ne sais pas comment se passe sa relation avec son doudou à la crèche, mais à la maison, c'est de plus en plus fusionnel.

Entre mes vacances et celles chez les mamies, elle a vécu avec son seul doudou-maison (c'est un lapin, appelons-le doudou-lapin) pendant un mois. Quand nous sommes retournées à la crèche, j'ignorais comment allaient se passer les retrouvailles avec son doudou-ours (celui de la crèche, vous avez compris). j'ai donc ammené l'autre en refort.

Et je l'ai oublié le soir en repartant.

Grave erreur.

Grave, grave, grave.

Tout s'est très bien passé jusqu'au moment du coucher. J'ai bien expliqué à ma fille que j'avais oublié son lapin, et qu'il faudrait qu'elle en choisisse un autre pour la nuit. Arrivée dans son lit, je sentais bien pourtant qu'elle cherchait quelque chose. Je l'ai laissée tout de même, espérant qu'elle s'endorme.

10 minutes de hurlements plus tard, on est remontés la chercher, elle empêchait son frère de dormir.

Plutôt contente de redescendre, elle a joué un peu avant de tomber de fatigue.

Evidemment, elle n'a pas retrouvé son doudou dans son lit.

On décide de la laisser hurler. 20 minutes plus tard, je craque, c'est horrible. J'essaie de la calmer, j'y arrive presque, en lui faisant un massage. Elle est sur le ventre, dans mon lit, et ne bouge plus du tout; elle profite. Je crois l'avoir endormie, et j'arrête en douceur. Dès que mes mains ont quitté son dos, elle se redresse d'un bond. Raté. Comme elle est détendue tout de même, j'essaie de la recoucher. Il y a belle lurette que son grand frère dort.

Au bout d'une demi-heure de cris d'agonie à faire peur, sans interruption, je retourne la chercher. Toutes les peluches, poupées, vêtements à moi que je lui présente sont balancés avec la dernière énergie. Même la tétine y passe. Elle est en manque, je ne vois pas d'autres explications.

On la recouche enfin, parce qu'elle hurle couchée, la face contre le canapé : elle n'en peut plus, mais elle VEUT son doudou.

Elle a déclaré forfait à 22h30, et s'est endormie au milieu d'un hurlement.

On n'est pas sortis de l'auberge mes amis. Quel caractère !

Et je file acheter un doudou de rechange. Plus jamais ça !


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20 août 2012

Bisous

Par Maritxu

En ce moment, Demi-Belge est une machine à me faire des bisous. Est-ce la conséquence de 2 semaines loin de moi pour cause de "il-est-en-vacances-et-moi-pas" ? Possible. Mais, si c'est merveilleux le premier quart d'heure, ça devient envahissant au bout d'une demie-journée, et au bout de deux jours, j'en ai un peu marre. Alors je lui demande gentiement d'arrêter de me faire des bisous comme ça, à tout bout de champ, il faut quand même me laisser respirer.

Il me dévisage outragé (fallait s'y attendre) :

- Mais Maman, tu peux pas m'empêcher de te faire des bisous ! Ca veut dire que je t'aime et moi je t'aime tout le temps !

Bon, ok. Tu peux.

Dieu que j'espère que la deuxième fasse un complexe d'Oedipe et qu'elle tombe amoureuse de son père. Il verra un peu.

Jusqu'à présent, c'est pas gagné, elle arrive à toutes berzingues dès que son frère me fait un calin, et hurle à la mort en tapant sur ma main quand j'ai l'audace de donner la main à une autre petite fille.

Je les couve trop ou quoi ?


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15 juillet 2012

Les rêves

Par Maritxu

 

- Dis-moi, tu as fait des rêves cette nuit ?

- Oui, j'ai fait des rêves méga-super-géniaux, mais je ne m'en souviens pas parce que je dormais trop bien.

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19 juin 2012

La vérité aux enfants

Par maritxu

Et pourquoi pas ? Moi, je n’aime pas mentir. Attention, mentir, je sais très bien faire, même que de l’avis général, j’aurais dû faire du théâtre tellement je mens bien, mais à vrai dire, mentir, j’aime pas. Je préfère balancer la vérité, quitte à ce qu’on s’engueule franchement, je trouve ça plus sain.

Avec les enfants, c’est pareil, mentir, j’aime pas. Je préfère qu’ils pleurent un bon coup, j’explique le pourquoi du comment (souvent c’est pourquoi je ne vais pas lui acheter des bonbons/le dernier magazine hors de prix avec un gadget de spiderman dedans qui va avoir 2 jours de durée de vie), et le plus fort dans tout ça, c’est que mon loupiot comprend. Oh, il râle, mais il comprend. « C’est cher. » « Tu en as déjà eu un la semaine dernière. » Ou encore l’ultime « Mais on ne va quand même pas acheter une bêtise à chaque fois qu’on sort de la maison !? Faut être un peu raisonnable tout de même !»

Moi, je suis scientifique. Alors imaginez, dire la vérité, j’attends que ça. Pourquoi le ciel est bleu ? D’où vient la pluie ? Il y a des gens sur la Lune ? Toutes ces questions, j’ai les réponses. Les scientifiques. Alors, quand récemment il m’a fait remarquer que c’était pas normal de voir la Lune le jour, j’ai commencé par lui répondre que bien sûr que si, c’était tout à fait normal, et que s’il voulait, je pouvais lui expliquer pourquoi.

Il m’a répondu non.

VOILA pourquoi il FAUT dire la vérité aux enfants. Ils se forgent leurs propres limites. S’ils sont trop petits pour comprendre quelque chose, ils ne demandent pas, c’est aussi simple que ça.

Deux minutes après son non, il me dit qu’en fait si, il veut savoir.

Je commence simple : la Terre est ronde, elle tourne autour du Soleil, et la Lune tourne autour de la Terre… et bim, je l’avais déjà perdu. Il avait décroché, c’était trop compliqué pour lui.

L’autre jour, il m’a posé une question sur les bébés. J’étais étonnée, il est un peu jeune pour les questions d’ordre sexuel, mais j’étais prête à répondre à tout.

- Maman, à l’école mon copain m’a dit que les bébés ils venaient des fleurs, c’est vrai ?

- Bien sûr que non ! Tu as bien vu que Pucine était dans mon gros ventre avant de naitre. Rien à voir avec les fleurs !

J’avoue avoir sauté une respiration, de peur qu’il me demande comment les bébés sortaient, mais non, il était ravi de sa réponse et courait déjà vers d’autres aventures. Pas besoin de mentir. Les enfants n’absorbent que ce qu’ils sont capables d’absorber.

Un dernier contre-exemple et je vous fiche la paix :

J’ai décidé de ne pas lui mentir sur le père Noël. Je voulais qu’il remercie les gens pour les cadeaux, et pas qu’il croie que ça tombe du ciel tout cuit. Je lui ai clairement dit que le Père Noël n’existait pas.

Un jour, il revient de l’école :

- Killian m’a dit que le Père Noël, il existait.

- On en a déjà parlé, je t’ai dit que non, c’est une histoire.

*Un blanc*

- Moi ça m’embête que le père Noël n’existe pas.

Je sens bien que ça le tracasse vraiment. Il faut que je lâche du lest.

- Pourquoi, tu penses qu’il existe toi ?

- Oui, moi je crois que oui.

- Tu sais, si tu as besoin d’y croire, tu peux. On a parfaitement le droit de croire aux histoires. C’est ça qui fait la beauté des histoires.

- Alors moi je veux que le Père Noël existe !

Voilà pourquoi il faut dire la vérité aux enfants. Quand ils ne sont pas prêts à l’entendre, ils te disent carrément qu’ils ne sont pas d’accord. Je trouve ça génial.

Et MON contre-exemple à moi, comme on ne peut pas être parfait tout le temps, je lui ai raconté que St Nicolas était vrai. Honte à moi. Mais d’un autre côté, St Nicolas il vient chez toi pour t’apporter tes cadeaux, avec ses noirs, alors il c’est dur de lui raconter qu’il n’existe pas !


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