09 janvier 2012

Bisous

Mon Demi-belge est très affecteux avec sa petite soeur. Il la bisoute fréquemment, et il ne se passe pas une journée sans gros calin. L'attitude de la Pucine est adorable : elle ne bouge pas, laisse passer l'ouragan en ouvrant grands les yeux et la bouche, et dès que le grand frère a fini, elle manifeste son contentement à coups de sourires et de gazouillis. Mes enfants sont parfaits, je sais. Quoi ? Non ? Le Demi-belge ne dort pas la nuit ? Il est odieux en sortant de la sieste ? Non, mais enfin, fichez-moi la paix, le sujet de ce post ce sont les bisous, pas la nuit, suivez un peu, zut.

Mon demi-belge, délicatement pour une fois, pose un bisou sur l'arête du nez de sa petite soeur.
Puis il pose son doigt sur l'endroit du bisou et masse consciencieusement.

Comme je suis une (vilaine) curieuse, je lui demande ce qu'il fabrique :

- J'étale maman.
- Tu étales ?
- Oui, moi j'étale mon bisou.
- Et pourquoi faire?
- Parce que comme ça, avec un seul bisou, on est ravi, on a l'impression d'en avoir beaucoup.

(le "ravi" est de lui, je n'invente rien)

Mes enfants sont parfaits je vous dis. Tiens, j'vous mets une photo de loin d'eux. Si j'ai AU MOINS 3 commentaires (de personnes différentes, j'entends, et Amaia ne compte pas, de toutes façons, elle peut les avoir toutes, si elle veut), je vous en mets une de près et pas floue. Oui, c'est du chantage, je sais. Et je ne suis même pas sure d'avoir autant de lecteurs...

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29 décembre 2011

Zombie

Moi : Ouhh, j'ai l'impression d'être un zombie ce matin

Demi-belge : Non maman, t'es pas un zombie t'es une maman ! T'es même MA maman ! Et aussi la maman de Boulette ! Comme tout le monde !

(hahahahaha)

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21 décembre 2011

L'hiver

Pour une fois, cette perle n'a pas été récoltée par moi, mais par mon Belge qui a vécu ma vie pendant 4 jours... et qui n'est pas super chaud pour recommencer tout de suite ! Je crois que pendant quelques temps, je vais récolter les fruits de ce grand week-end passé en tête à tête avec ses enfants. Ce n'est pas si facile de tout gérer !

Bon, la perle.

Après moults enguirlandages pour levages nocturnes intempestifs, notre Demi-belge a affirmé à son père :
"Papa, c'est parce que les journées sont trop courtes, alors moi quand la nuit est là, je suis pas fatigué."

Imparable.

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14 décembre 2011

Doudou(s)

Certains parents stockent les doudous identiques en cas de perte du doudou-en-titre.

Pas moi.

Déjà, c’est un peu de la faute du Demi-belge lui-même : il n’a jamais eu de doudou attitré. Avant un an, peu lui importait ce qu’il avait dans son lit. Ensuite, les doudous changeaient tous les mois. Pris d’une affection soudaine pour Monsieur le Mouton, il l’a ensuite échangé contre l’éfélant ET Didou. Sur une aire d’autoroute, Monsieur Lion lui a fait un effet bœuf, il ne l’a plus quitté pendant quelques temps (je n’ai JAMAIS aussi bien investi 2,99€). A Noël, Hobbes a eu un succès immédiat, et a donc d’office remplacé les intérimaires. Intérimaires qui refaisaient surface occasionnellement. Il n’est toujours pas rare de voir mon loupiot avec pas moins de 5 peluches dans les bras, toutes étant essentielles à son endormissement.

Depuis la naissance de Boulette, c’est Plouplette, son unique poupée (rose) qui tient la dragée haute. Cela fait donc 6 mois, et seul Hobbes avait duré aussi longtemps.

Ceci étant, à cause de cette multitude de doudous (grâce à, plutôt), les oublis sont mieux tolérés. Il nous arrive d’oublier des doudous en déplacement, et le Demi-belge se fait une raison, ou remplace le manquant par un autre. Pour Plouplette, une fois, on a eu un moment de flou, mais les Playmobils sont venus me sauver.

A la grande époque de Hobbes, qui avait pourtant été si difficile à trouver, on était tombés nez à nez dans un magasin avec 5 peluches identiques. J’avais alors demandé à mon Demi-belge s’il n’en voulait pas un deuxième. Sa réponse avait été magnifique (3 ans, je précise) :

- Mais non maman, j’en ai déjà un !

- Oui, mais si tu le perds ?

- Mais je veux pas le perdre !

- Mais si tu le perds quand même ?

- Ben s’il est perdu, alors, tant pis !

La maturité de mon fils m’étonnera toujours.

Boulette semble suivre le même schéma : un doudou à la crèche (il y reste, aucun risque de perte), et des multitudes de doudous dans son lit (majoritairement hérités de son frère, qui avait été inondé). Elle s’en tape, tant que c’est doux, et sur sa tête.

C’est moi qui ai des enfants faciles ou ils sont juste exceptionnels ?


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13 décembre 2011

Oedipe

« Moi, j’aime que les mamans, les mamies, les petites sœurs et les copains à l’école. Moi j’aime pas les papas et les papys. »

Nous voilà bien barrés. Mon fils a un sérieux complexe d’Œdipe. Ca s’aggrave d’autant plus que mon Belge n’est pas souvent présent à la maison et qu’il n’aime pas faire respecter les lois en vigueur. Il est plus dans le jeu et les négociations.
En cas de crise, nous nous retrouvons donc dans une situation totalement improbable : il me réclame à cors et à cris, en interdisant à son père d’intervenir, de le toucher et même de le regarder, en sachant pertinemment que si c’est moi qui viens, il va se faire punir…
Heureusement, ce n’est pas tous les jours comme ça, et il y a des moments où il accepte son père. Mais dès qu’il s’agit de le faire obéir quand il n’est pas disposé à le faire, son père peut danser sur sa tête (j’adore cette expression belge !), il n’arrivera à rien, il n’y a que moi.
Par exemple, s’il m’arrive de partir travailler sans le voir le matin, il est ingérable. Mon Belge à toutes les peines du monde à l’habiller et l’emmener à l’école. Récemment, je l’ai réveillé alors qu’il dormait profondément pour lui faire un bisou. Je lui ai dit qu’il pouvait se rendormir, et chose extraordinaire, il l’a fait. Une heure plus tard, il ne s’en rappelait plus et hurlait dans la maison en me réclamant.
C’est épuisant, à la longue.

Il parait que ça peut durer jusqu’à 7 ans. Super !

J’attends avec impatience que Boulette grandisse et adule son père à tel point qu’il doive tout faire… Juste retour des choses, non ? Vu l’accueil qu’il a quand il rentre du travail (grands sourires et cris de joie) et celui que j’ai quand je vais la chercher à la crèche (c’est clair, elle me snobe. Je n’ai pas droit à un sourire), c’est bien parti !


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05 décembre 2011

Quand je serai grand

- Tu sais maman, la maitresse elle a dit qu'on pouvait faire toooout ce qu'on voulait.
- Comment ça, tout ce que tu veux ?
- Tu sais, quand on sera grand, hé ben on peut faire .... heuuu... conducteur de camion de pompier... ouuuuu... construire des maisons...
- Et toi alors, tu sais ce que tu voudras faire quand tu seras grand ?
- Oui. Moi, quand je serai grand, je serai un amoureux.

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30 novembre 2011

Initiation au solide

Point de géométrie dans cette histoire, rassurez-vous !

Il s'agit ici de déversification alimentaire. Ca m'amuse. Ma Pucine n'a que 5 mois, mais depuis un bon mois, je lui fais goûter des trucs. Forte de mon expérience avec le demi-belge, j'ai commencé avec les fruits, beaucoup mieux acceptés par l'aîné.
Au menu donc, pommes, pêches, poires et autres joyeusetés.
J'ai choisi le moment avec soin, avant le bain, là où la faim commence à se faire sentir, mais sans trop d'insistance encore. C'est qu'après le bain, quelle que soit l'heure, le biberon ne doit pas trainer...

Elle a goûté. Avec beaucoup d'étonnement, il faut bien le dire. Ses mimiques n'étaient pas écoeurées, mais elle était loin d'être ravie non plus. Au bout de trois cuillères, invariablement, la bouche se fermait. Sans hurler, dans le calme, mais le message était très clair : pas plus, non merci, n'insistez pas.
J'ai fait un flop total avec mes fruits en croyant lui faire plaisir.
Le seul demi-succès a été un quartier de pomme qu'elle a sucé avec bonheur pendant un bon quart d'heure dans un resto.

Et puis hier soir, j'étais en mal d'émotions fortes, alors j'ai tenté les légumes. Avec de la soupe que j'avais moi-même préparé avec amoûûr.
Elle a adoré. Positivement.
A grands renforts de "pfffffttt" de contentements qui m'en mettaient partout, elle a vite compris qu'avec une cuillère, point de succion, il fallait ouvrir la bouche. Par contre, comme c'est (bien) ma fille, elle ne sait pas l'ouvrir sans proférer un son, et c'était vraiment marrant de la voir se gargariser la bouche grande ouverte. Dès que je relachais un peu la cadence, elle s'énervait ! C'est qu'il fallait tenir le rythme !
Bilan : je l'ai arrêtée à une quinzaine de mini-cuillères. Il a bien fallu, c'était juste pour goûter à la base ! Comme elle demandait encore, je l'ai vite collée dans son bain pour la calmer : elle adore.

Bref, encore une fois, inutile de vouloir comparer les gosses, ça ne sert à RIEN.

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26 octobre 2011

Mots croisés

Mon fils a parfaitement saisi le principe des mots croisés. Ne reste plus qu'à savoir écrire... et à respecter les affaires de maman !

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06 octobre 2011

VDM

Aujourd'hui, mon fils est dans son bain et chantonne :

"1, 2, 3, qui a pété ? Ca sent la chicorée !"
"1, 2, 3, ce sera bien... Papa !"

Morte de rire, j'émerge de la salle de bain avec mon mouflet pour qu'il rechante sa comptine à son père.

C'est lui qui la lui a appris.

VDM.

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26 septembre 2011

Au printemps

Oui, je sais, on entre en hiver, mais voyez-vous l'été a décidé qu'il serait là cette semaine, alors on ne va pas le rater ! Bon, sans rire, je parle du magasin.

Je déteste les magasins. Mais là, j'ai un mariage la semaine prochaine, et il devenait urgent de me trouver quelque chose à me mettre. J'échois donc au Printemps, munie de mon demi-belge qui n'a pas voulu rester avec son père et sa soeur.

C'est moche.
C'est cher.
Je me sens énorme rien qu'à regarder les modèles exposés.
En plus, c'est blindé de monde, et depuis que je suis installée en belgerie, habituée aux petites villes sympas et petits villages, la surpopulation des rues commerçantes de Lille m'étouffe.

Puisqu'on est là, autant rentabiliser : je fais une partie de cache-cache avec mon fils qui est ravi de ce moment de déconnade avec sa mère. On court partout dans les rayons, je le surprends, il adore ça.

Au moment de sortir, il me prend la main parce qu'il y a beaucoup de monde, et me dit d'une petite voix :
"Maman, je me sens tout petit"

J'adore cette réflexion d'adulte dans sa bouche d'enfant, et je comprends bien son malaise : ici en ville, personne ne fait attention à lui, il est bousculé tout le temps. Je comprends bien son angoisse, car finalement, je la partage un peu.

Vivent les petits villages !

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