19 janvier 2011

Papa

Le plus fort, c'est mon père.

J'ai coutume de dire que j'ai eu un père « à l'ancienne ». C'est à dire qu'il était la figure paternelle un peu lointaine, qui ne s'occupait jamais de nous faire à manger, ne vérifiait jamais nos devoirs, qui rentrait tard du travail, et SURTOUT qu'il fallait laisser dormir le matin.

Quand j'étais petite, je lui avais fait un dessin. Je le représentais tel qu’il était dans ma tête de petite fille : assis dans un canapé, avec ses lunettes et ses moustaches, devant la télé allumée.

Sa façon de s’occuper de nous, c’était de nous faire hurler de rire à chaque repas, en racontant des bêtises sans s'arrêter, en faisant voler des petits pois à travers la cuisine et en mettant sa serviette sur la tête et ses lunettes par dessus.

Le plus fort c'est mon père, c'était le seul gars au monde à être capable de raconter une blague, puis d'éclater de rire ensuite en disant « tiens, je la connaissais pas ! ». Seul lui était capable de se demander pendant 5 minutes pourquoi le phylloxera avait bien pu décimer les ignobles français...

Le plus fort c'est mon père, parce quand j'étais en classe de première, il a retrouvé sans aide la formule du déterminant pour calculer les solutions d'un polynôme du second degré. Et en regardant mon cours, il a commenté « ha ben tu commences à faire des trucs intéressants ».

Le plus fort c'est mon père, parce que pour mes 16 ans, il m'a versé d'office un verre de vin à table en me disant « t'as l'âge maintenant, faut connaître les bonnes choses ».

Le plus fort c'est mon père, même s'il était incapable de cuisiner un truc. Quand Amaia est née, il a bien fallu qu'il s'occupe de Blombo et moi : il a raté knackis. Il a traversé la vie avec une décontraction formidable et était de ceux qui ne connaissent pas le prix d’une baguette. Heureusement qu'il t'avait Maman, je ne sais pas ce qu'il aurait fait sans toi.

Le plus fort c'est mon père, parce que grâce à lui, je connais les règles de tous les sports. Même le curling. Même la natation synchronisée. Oui, même l'homme le plus fort du monde. Sauf celles du base ball. Ça l'a toujours tracassé, ça, de ne pas comprendre le base ball.

Le plus fort c'est mon père parce qu'il était fier de nous, ses enfants. Cet été, au détour d'une conversation, il m'a confié qu'il nous avait bien réussis. Que ça avait valu le coup de nous pousser à donner le meilleur de nous.

Voilà l'image que je veux garder de toi papa. L'image d'un gars qui riait beaucoup, qui aimait les bons vins rouges et qui nous aimait nous.

Le plus fort, c'était toi.

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27 août 2008

Désolée...

D'être aussi peu présente sur ce blog, mon dieu! Alors que j'avais promis des articles à tire-larigot sur l'Irlande! :(

Mais j'ai une excuse (valable ou pas, à vous d'en juger): je cherche un appart sur ... Lille! Et oui, dans un mois, ce blog deviendra un blog à quatre mains entre Lille et Lille! L'année prochaine, je commence une première année de master en .. Français Langue Etrangère. Même si j'avais dit que jamais, au grand jamais, je ne ferai d'études en fle... car c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour repartir à l'étranger!! Donc voilà, deux années que j'espère pas trop chiantes...!

Tout ça pour dire: je cherche, plus ou moins activement, et je ne trouve pas! Pour l'instant du moins...! :)

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22 juillet 2008

9 mois 1/2 (en Irlande)

En neuf mois, j'ai eu le temps de me promener, de visiter et découvrir ce pays dont je ne connaissais rien... Et pour découvrir, j'ai découvert! Des paysages magnifiques, des gens attachants, des pubs étonnants...
Je me rends compte que j'aurais pu être plus présente sur ce blog depuis que je suis rentrée (l'inactivité me tuera), mais bon, vous savez ce que c'est... ou pas. :)
Je propose donc de reprendre mes vadrouilles là où je les avais laissées, c'est-à-dire vers février, après mes vacances à Galway et Belfast. Que de choses faites depuis!
Le Connemara, Killarney dans le Ring Of Kerry, Kildare, Birr, Inishmore! Des endroits à voir et revoir, assurément.

Mais avant tout ça, laissez moi vous mettre au parfum de l'actualité: dans deux-trois mois, ce blog deviendra "un blog à quatre mains entre Lille et... Lille", car je pars faire un master de français langue étrangère dans la ville du ch'Nord, et rejoindre ma soeur (pour le moment)! De nouvelles découvertes en perspective pour la petite banlieusarde que je suis... :) Mais pour l'instant, Lille a de nombreux points d'avance sur Paris, surtout au niveau universitaire: à Paris 7, on ne me pose que des problèmes alors que pour l'instant, Lille 3 ne m'a apportée que des solutions! Si c'est pas beau, ça. Ne me manque plus que la colocation, mais ça viendra.

juin_2008_084Ensuite, nous partons (maritxu, le Belge, Arthur, Xabi et moi) à Bayonne en vacances vendredi... L'occasion de revoir la famille qui sera presque au complet, je l'espère... Apparemment nous allons découvrir les nouvelles pièces rapportées, j'ai hâte!:)
Et surtout je vais m'appliquer pour dévorer mon neveu-filleul de bisous, le manger des yeux, m'extasier au moindre rot, la belle vie, quoi. Je vous promet des photos, et si je retrouve comment on fait, une vidéo, peut-être! Car l'Arthur cavale, et n'est pas loin de cavaler à deux pattes seulement!

Tout ça pour dire que je vous promets un peu plus de présence ici... j'ai fait une liste de sujets! ;) En espérant être un peu intéressante!


(photo: Seven Churches, Inis Mor, Aran Islands)

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10 juin 2008

The nicest German in town

J'ai appris le sens des mots “plus jamais”. Je m'en serais passée, je crois. C'est un peu comme le noir total. On croit qu'on a déjà connu ça, dans sa maison, la nuit, ou en pleine forêt, on se dit “oulala, on voit rien!”. Jusqu'à ce qu'on rentre dans une grotte, et à quelques mètres sous terre, le guide éteint toutes les lumières. Et là, sa main devant la figure, à cinq centimètres, on ne la voit pas. On ne distingue rien. On ne devine même pas.

“Plus jamais”, c'est pareil. Je me dis, “je ne vais plus jamais revoir mes élèves”, mais en fait, qu'en sera-t-il? Michael a mon adresse email, ils sur sur Bebo (petit frère de Facebook), je compte bien revenir en Irlande. Ce “plus jamais” n'a aucun sens. Mais avec lui, j'ai compris que ça veut vraiment dire, “plus jamais”. Pour être honnête, ça me plait pas beaucoup! Ce n'est pas tellement qu'il me manque, on ne se connaissait finalement pas beaucoup, mais penser à toutes ces choses qu'il aurait pu faire... Ça fait cinq mois aujourd'hui.

Ce genre d'épreuves nous fait grandir, il parait. Et le pire, dans tout ça, c'est que je sais que ça recommencera un jour.

 

guinness

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03 juin 2008

Vivre au loin...

J'ai presque appris l'indépendance... Enfin, en tout cas, être suffisamment loin de ma famille pour ne pas revenir tous les weekends. Soyons honnête, je ne sais toujours pas me servir un fer à repasser (c'est en partie dû au fait que je ne m'en sers jamais de toutes façons) (mais ne m'en sers-je pas justement parce que je ne sais pas m'en servir? Telle est la question), et je mange pas mal de pâtes. Mais bon, se sentir indépendante, c'est bien... Et du coup, c'est étrange. Je rentre en France, et je rentre en Irlande. Back to France, back to Ireland. C'est un peu pour ça le “presque”: ce n'était que du provisoire.

J'ai appris à être loin des gens que je connais. Et, oui, c'est dur, mais pas autant que je l'aurais cru. Ce qui me conforte dans mon idée: voyager, j'adore. Ce n'est pas que ma famille et mes amis ne me manquent pas, bien au contraire! Nombre de fois, j'aurais voulu être en France pour sortir avec les filles, déjeuner avec les parents, monter à Lille voir la soeur et le neveu, faire un tour chez le frère pour lui piquer des films... Mais j'avais encore plus envie que tous ces gens soient en Irlande avec moi, pour leur faire partager. Là est la différence... Rentrer, oui, bien sûr! Mais pour repartir aussi. En Irlande ou ailleurs. J'ai la bougeotte, je crois...^^ J'ai déjà tellement d'autres idées pour partir: l'Espagne, l'Allemagne, les pays de l'Europe de l'est (encore que plus pour des vacances), le Québec, le Canada, et même un peu les États-Unis. Si je n'étais pas célibataire, peut-être penserais-je autrement. J'espère que tout ça ne restera pas que des idées en l'air...

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01 juin 2008

Ce qu'il me restera - bis

J'ai appris que Xavier, de l'Auberge Espagnole, avait raison: quand on arrive dans un pays étranger, tout est étranger pour nous. Et on va apprendre, petit à petit à faire entrer ces choses dans notre quotidien. On va apprendre à les connaître. C'est dur, de quitter la France et tout ce que je connais pour me plonger dans un nouveau contexte, c'est vrai. Mais c'est tellement bien de s'habituer à autre chose! Tellement bien quand on s'aperçoit que Dunnes Stores, Tesco, Bridge Center ne sonnent plus bizarre à nos oreilles. Quand les prénoms irlandais ne nous font plus ouvrir les yeux en grand parce que, vraiment, c'est trop bizarre (encore que, bon, Iarfhlaidh, hein). Quand on a plus peur de rentrer dans un pub ou une boutique parce qu'on sent trop étranger pour faire ça (bon, d'accord, vous ne vous sentez peut-être pas comme ça, mais c'est ce que j'ai ressenti la première fois que je suis rentrée dans le centre commercial de Tullamore). Quand on sait indiquer le chemin à la personne qui s'arrête. Quand on dit bonjour à quelqu'un qui passe de l'autre côté du trottoir. Quand on se sent intégré à la ville, d'une façon ou d'une autre. Et mine de rien, qu'on reste remarquable (au sens premier du terme) parce qu'on reste étranger (et par là, j'entend “intéressant”, pas “à mettre à l'écart”). Et moi, j'aime bien!

J'ai probablement appris à être un peu plus sûre de moi. Oh, pas de beaucoup, mais bon, la confiance en soi, ça se gagne pas comme ça, hein. Quand on est dans un pays étranger, on est bien obligée de faire un effort. De téléphoner en anglais... Déjà que je déteste téléphoner à des gens que je connais pas en français, téléphoner en anglais, c'est un challenge. J'ai appris que lorsque les gens me voient pour la première fois, ils ont pas forcément envie de se foutre de ma gueule. Même mes élèves! Et ça, c'est un pas énorme. Un premier pas vers l'acception de moi-même? Espérons que je continue sur cette lancée.

J'ai appris que la vraie vie fout la trouille. Oh, oui, ça me terrifie de n'être plus vraiment étudiante. Ces années où on est sûr de rien, où on ne sait pas où on va, ni comment on y va, c'est dramatique. Voyez, quand je dis que professeur, c'est pas mon truc, ce n'est pas tout à fait exact. Je n'ai pas envie d'enseigner, c'est clair. Mais c'est quelque chose que je pourrais faire, au besoin. La grande différence entre vouloir et pouvoir, n'est ce pas? Ce qui me gène dans ce métier, c'est que je suis pas “awesome at it”. Je déchire pas tout quand je suis prof. Or, j'ai vraiment envie de me trouver un métier où on dise de moi “Amaia? Ah oui, elle assure”. Un métier qui me pose des défis que j'ai envie de relever. Quoi de plus normal?! Mais c'est dur d'avoir pensé toute sa vie que tout le monde trouve le métier de ses rêves et que ça m'arrivera aussi, et de se rendre compte que finalement, une grosse partie des gens ont un métier qui ne les passionne pas plus que ça. Je trouve ça un petit peu déprimant, et je n'ai pas particulièrement envie d'être l'une d'entre eux. Mais qu'allais-je faire dans cette galère...?

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30 mai 2008

On the way home... already.

Dans onze jours exactement, je serai en route pour Rosslare, port du Sud-Est de l'Irlande, pour revenir en France... chargée comme une mule! Je n'ai pas encore essayé de faire mes valises, mais ça va être épique, je le sens!

Je n'ai pas envie de partir, maintenant... Il y a huit mois, j'étais terrifiée à l'idée de partir en Irlande, dans une école de garçons, vivre toute seule (notion relative, en fait! ;) dans un pays étranger, exercer un métier dont je ne connaissais pas grand chose...! Et maintenant, je pense sérieusement à revenir plus tard, me trouver (vraiment) un Irlandais, et y rester pour de bon. L'Irlande a un côté attachant!

Mine de rien, en huit mois, j'ai beaucoup appris. J'ai l'impression d'avoir plus grandi en huit mois qu'en trois ans de prépa et fac! Et ça n'est peut-être pas qu'une impression... Qu'est ce que j'ai appris en Irlande? Beaucoup de choses, indeed...

 

2008_03_20___Easter_Holidays__17____ConnemaraJ'ai appris l'Irlande, tout simplement. Quand je suis partie, je situais vaguement Dublin, pas du tout Galway, et je croyais me rappeler qu'une ville s'appellait Cork. J'avais en revanche vachement bien situé Tullamore, en plein milieu, ce qui, à l'époque, me paraissait loin de tout. Aujourd'hui, je connais Dublin, je connais Cork, je connais Galway. Certes pas par coeur, je n'y ai pas vécu, mais j'ai traîné dans leurs rues, dans leurs boutiques, dans leurs pubs (dans cet ordre-là, oui). L'Irlande, c'est tout petit, comparé à la France. On fait Dublin-Galway en quatre heures et des brouettes. De chez moi, on rejoint Cork en trois bonnes heures. Pour aller à Belfast, on met plus de temps, mais c'est bien parce qu'on est obligé de passer par Dublin. Aujourd'hui, quand on me parle du Connemara, je sais. Quand on me parle de Thurles, Mullingar, Kerry, Derry, Carlow, je sais où c'est. Et mine de rien, comparé à ce que je savais de l'Irlande en partant, c'est énorme. (Michel Sardou vs. life experience, quoi)

 

J'ai aussi appris à marcher tous les jours. Ça parait bête comme ça, mais ça va me manquer en France, ces cinquante minutes journalières de marche pour aller à l'école et rentrer chez moi. Et à ceux que j'entends déjà me dire 'rien ne t'empêche de continuer à marcher', je leur rappellerai qu'en plus de me plaindre tout le temps (cqfd: je suis prof), je suis d'une feignantise  (faignantise? Eclairez ma lanterne, s'il vous plaît) à toute épreuve. Et mes résolutions sportives sont celles qui ont une durée de vie la plus limitée. Donc, finalement, j'ai pas vraiment appris à marcher tous les jours. Tant pis. Disons que j'ai appris à apprécier de marcher tous les jours...

La suite au prochain épisode! ;)

 

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17 février 2008

Day off in the holidays!

Jeudi 14 février (apparemment, c'est la Saint Valentin...)

Rentrée à Tullamore, j'en ai profité pour glander à mort...
Ce matin, j'ai enfin regardé Le Secret de Térabithia, sorti il y a quelques années, et dont la bande-annonce annonçait (aha, je sais) quelque chose du genre de Arthur et les Minimoys... Et bein, pas du tout, du tout, du tout. J'en dirai pas plus, mais j'ai été surprise. Pas plus qu'en voyant Une Nuit en Enfer, mais quand même.

La semaine dernière, on est allées voir Juno au ciné, la dernière sensation par Diablo Cody. Ma foi, j'ai bien rigolé, j'ai passé un très bon moment! Ce n'est pas du tout une caricature de l'Amérique, les seconds rôles sont très biens, et l'actrice principale est vraiment, comment dire... elle est très bien dans son rôle, son personnage a un sens de l'humour et une répartie ... appréciable! ;-) Un bon moment.

Et sinon, en voulant entendre à quoi il ressemblait quand il parle, je suis allée dégotter une interview de Paolo Nutini sur
Youtube, et... euh... Ouahou. Enorme, son accent. Incroyable. Je sais qu'il parle anglais parce que je comprends un mot sur quinze, mais à part ça... Rien. Que dalle. Niet. Nada. Je comprends rien à ce qu'il raconte! Faudrait que je montre ça à ma coloc irlandaise, pour voir si elle comprend... parce que là, c'est déprimant!

Allez, courage, demain, je vous raconte ce que j'ai fait à Belfast.

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20 janvier 2008

Des nouvelles de l'Irlande

    Ca fait longtemps.

    La rentrée a été éprouvante, d'abord à cause du voyage: je suis rentrée avec ma colocataire, française et assistante comme moi, qui déteste l'avion. L'occasion rêvée pour essayer un nouveau trajet! Que je ne referai pas, bien trop long... Jugez vous-même: nuit sur Paris, Eurostar to London, train jusqu'à Reading (à l'ouest de Londres), où nous avons attendu que Lars, assistant d'allemand, vienne nous chercher en voiture, pour aller jusqu'à Fishguard, sur la côte galloise. Là, nous avons attendu (encore) le ferry. Arrivée à Rosslare vers 3h du matin, et voiture jusqu'à Tullamore. Tout un périple! Maintenant, je peux dire « je l'ai fait », mais plus jamais, merci.

    Nous avons pu ainsi constater qu'en matière de langage vernaculaire impossible à prononcer, les Gallois se débrouillent assez bien! Voyez plutôt: Blaenplywf, Pant-y-dwr... Quite scary, isn't it?

    Mes élèves se portent toujours aussi bien... Trop bien parfois, même. Mes premières années sont toujours aussi chou, ils n'ont (Dieu merci!) pas grandi pendant les vacances. Je m'occupe des troisièmes années “ordinary level”, ceux qui se fichent du français comme de la dernière bouteille de Lucozade qu'ils ont bu à déjeuner. Encore que, cette horrible bouteille doit leur tenir plus à coeur que mon cours. Je fais passer des oraux blancs aux sixièmes années, terrorisés. Ca me fait tout drôle d'être l'examinateur, après avoir passé tellement d'oraux dans ma jeune vie. Je n'aime pas les voir si stressés, les pauvres petits! Ils tremblent comme des feuilles, ils bafouillent, ils parlent anglais plutôt que français, ils soupirent, ils abandonnent dix fois en dix minutes d'entretien... et ils sont tellement souriants quand ils quittent la classe!

    Petit moment entre étrangères, au cinéma, devant PS: I Love You. La moitié du film (ou presque) se passe dans notre belle contrée d'Irlande, avec du pur accent irlandais... accompagné des bonnes expressions. Ainsi, lorsqu'un personnage répond que “oh, no, thanks, I'm grand”, il y a trois étrangères qui sont les seules à rigoler dans la salle pleine d'Irlandais... parce qu'il n'y a qu'en Irlande qu'on entend “grand” à toutes les sauces! “Thanks a million, you're grand” (merci, t'es trop sympa), “I'm grand” (je vais bien), etc.

    Et puis, hier on est sorties, et on a bu une pinte de Guinness à quatre, pour Lars. Encore que, comme dit Teresa, pour lui rendre vraiment hommage, il aurait fallu en boire six ou sept.

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28 décembre 2007

De la joie d'entendre sa cousine parler

La scène: la salle à manger des grands-parents, où le buffet est installé.

Les personnages: votre serviteur, et ma petite cousine de trois ans, Maylis. On y parle aussi de Maritxu, ma soeur et Xabi,mon frère.

Maylis: Amaiaaaa...
Moi: oui?
Maylis: tu ressembles à Xabi! (avec un petit sourire malicieux qui ne la quitte jamais)
Moi: Ah bon? Bein écoute, c'est normal ma puce, c'est mon frère! (et puis je tente:) Et Maritxu, elle ressemble à Xabi aussi?
Maylis (d'un air de dire "c'est vraiment trop stupide ta question, t'as essayé de me piéger et bein t'y arrivera même pas"): Mais nooon, Maritxu, elle ressemble à son mari, enfin!

On étudiera la question de la génétique plus tard, hein! :D

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