14 novembre 2017

Moi aussi, j'ai besoin d'en parler.

Je vois pas mal de personnes – presqu’uniquement des hommes d’ailleurs – se plaindre un peu de la surenchère médiatique et des accusations de harcèlement qui pleuvent ces derniers temps, suite à l’affaire Weinstein.

Permettez-moi de ne pas être d’accord. Ce qui sort maintenant est tout simplement tout ce qui a été retenu depuis trop longtemps. C’est sûr que ça fait beaucoup en une fois, mais on rattrape des années de silence… Le sac est chargé, très chargé, il fallait bien qu’il se vide un jour.

Il ne faut pas oublier que cette culture du viol, les femmes aussi ont grandi avec.

Moi aussi j’ai grandi en souhaitant secrètement qu’un grand beau gosse me plaque contre un mur en me disant qu’il était un gentil vaurien.

Moi aussi je pensais que le viol conjugal n’existait pas. Dans un couple, tout était permis.

Moi aussi, j’ai laissé faire les sifflets, les remarques sur mes tenues, les apostrophes non sollicitées, en me disant qu’après tout, c’étaient de simples compliments, et que je n’allais pas me formaliser pour si peu.

Sauf que tout ceci encourage les hommes à penser qu’ils sont tous puissants, et que tout est permis. Beaucoup pensent encore que le « non » d’une femme n’est pas recevable, et que secrètement, elles pensent « oui ». Le pire, c’est que ce mythe est souvent entretenu par les femmes elles-mêmes.

Cette période de déballage, qui entraîne une perte de repères, est à mon sens totalement nécessaire pour que les gens, hommes comme femmes, se rendent compte de l’ampleur de la situation. Il faut absolument qu’on prenne conscience de nos comportements, qu’on se rende compte de leur portée, qu’on corrige le tir.

Nous vivons en ce moment une date clé, importante, qui va ENFIN normaliser les rapports hommes-femmes.

Que des jeunes types en voiture sifflent des scoutes de 12 ans sur un trottoir, ce n’est PAS NORMAL. Ce n’est PAS RESPECTEUX. Ce n’est pas de la drague, c’est du harcèlement.
C’est arrivé sous mes yeux hier.

Vivement que les enfants que nous élevons aujourd’hui grandissent…

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09 novembre 2017

L'écriture inclusive

Je pense que tout un chacun a entendu parler de cette nouvelle façon d’écrire, qui tente d’introduire une certaine parité dans notre langue écrite, dominée par le masculin. En effet, depuis l’enfance, on entend « le masculin l’emporte » ; comment donc dans ce cas accéder à une éducation donnant les mêmes chances aux filles comme aux garçons ?

Pour résumer, il s’agit ici d’associer les deux genres quand, justement, le masculin est censé l’emporter. Par exemple : « Nous avons été ému.e.s », en lieu et place de « nous avons été émus » ou encore « les agriculteur.trice.s ».

Franchement, je ne trouve pas ça si mal, mais il faut reconnaitre que c’est difficile à lire, et que ce n’est absolument pas applicable à l’oral. De plus, il va toujours rester le problème de la préséance, pourquoi pas « agricultrice.teur » ? Je trouve que notre langue française est bien mal adaptée à cet exercice, et quoique féministe, j’y suis pourtant attachée. Un jour, peut-être, nous parlerons tous anglais ou un mélange de toutes nos langues, et ces problèmes ne se poseront plus. En attendant, il faut faire avec ce que l’on a, et faire évoluer la langue – même imparfaitement – est nécessaire.

Evoluons, donc. Mais on pourrait pousser la réflexion plus loin.

Pour évoluer, il faut toujours prendre exemple du passé. Je viens d’apprendre que les langues anciennes ne privilégiaient pas le masculin à tous les coups, qu’il y avait une ‘règle de proximité’ en latin : l’adjectif s’accordait avec le nom le plus proche. Que voilà une belle nouvelle, on pourrait améliorer notre grammaire sans faire hurler les conservateurs… Cependant, je ne suis toujours pas satisfaite…

Pourquoi ne pas accepter nos différences plutôt que de ramener tout le monde au même niveau ? Les hommes et les femmes sont différents, je répète à l'envi que si les mecs pouvaient se charger d'accoucher, je leur aurais laissé ma place avec bonheur.

Je prends comme exemple un livre de Barjavel, auteur misogyne de son époque, que j’ai pourtant adoré étant jeune. Dans la Nuit des Temps, il décrit une société dans laquelle les hommes et les femmes ne parlent pas la même langue, et se comprennent néanmoins, chacun étant bilingue. Et pourquoi pas ?

Si les femmes appliquaient un « féminin l’emporte », tandis que les hommes conserveraient leur masculin ? Notre langue n’aurait pas à s’adapter à une nouvelle façon d’écrire, et chacun pourrait écrire ou parler comme bon lui semblerait, au féminin ou au masculin, selon ses affinités.

Si entre deux transitions orthographiques, il est permis de faire cohabiter nénufar et nénuphar, pourquoi ne pas autoriser la cohabitation définitive du féminin et du masculin en fonction de la personne qui s’exprime ?

Franchement, ce serait simple, et pas si mal.

J’essaie dès aujourd’hui.

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02 octobre 2017

Le surréalisme à la belge

Vendredi, le Belge m'a téléphoné. Comme à chaque fois, j'ai décroché avec un soupçon d'angoisse, cette réaction va mettre des années à s'en aller je pense.

Il avait une demande pour Demi-belge à propos du judo, on en a profité pour passer en revue les mille petits détails du quotidien des enfants. La conversation a duré un petit quart d'heure. C'était fluide, presque amical. A un moment, j'ai même ri. Nous avons trouvé des accords sur tous les sujets.

Plus de deux ans. Il nous aura fallu plus de deux ans pour en arriver là. Je suis tellement contente que maintenant que les problèmes financiers sont soldés, il ne reste plus que le bien-être des enfants entre nous. Le pas est franchi : avant, il nous fallait communiquer par mail pour résoudre les problèmes, maintenant, on peut prendre son téléphone pour en discuter. Quel soulagement... Je me rends compte de la chance que j'ai dans ce divorce; les histoires que je peux entendre dans mon entourage sont si terribles, si incompréhensibles...

Même au coeur de nos différends, nous avons toujours su préserver les enfants. Ils n'ont jamais été les témoins de nos dissentions, jamais été impliqués. Je ne l'ai jamais fait, et je vois bien que lui non plus.

Il faut au moins lui rendre ça : il aura été un mari pitoyable, mais c'est un bon père. J'ai eu raison de rester en Belgique.

Et je suis infiniment mieux sans lui.

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17 juillet 2017

3 semaines

Une fête, deux anniversaires, un festival. Et quelques autres imprévus j'espère. Des bandes dessinées à descendre. Un arbre à dessiner puis à peindre dans mon escalier. Du sport auquel me remettre. Voilà le programme pour ces trois prochaines semaines. C'est beaucoup. Et pourtant, c'est tellement peu, pour meubler ces trois semaines de silence dans lesquelles aucun "Mammmaaaaaannnn" ne retentira.

Quelle idée d'avoir autant de minutes à moi, moi qui en ai tant manqué ces deux dernières semaines ?
Pourquoi regretter d'avoir une maison pour moi toute seule quand on a passé les 15 derniers jours entassés ?

Allez, déjà un jour. Plus que 20.

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11 janvier 2017

Toi et moi, c'est fini

On a été longtemps ensemble, trop longtemps. Comme toutes mes histoires d'amour, j'ai trop tiré sur la corde, histoire d'être bien sûre que je ne voulais plus de toi.

Pendant des années, à cause de toi, j'ai été obligée d'avoir froid, de m'éloigner des gens que j'aime. Tu m'environnais en permanence d'un halo qui m'identifiait immédiatement. Tu m'as pompé tout mon fric aussi.

Il était vraiment temps que ça cesse.

Aujourd'hui, j'ai mis un patch, c'est sérieux, notre divorce est consumé.

Adieu, cigarette.

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07 novembre 2016

L’art du non-dit

Depuis quelques temps, je vois quelqu’un. Cette romance improbable est le fruit d’une rencontre de bar, entre deux personnes bourrées qui voulaient s’amuser. C’est simple, si ce type m’avait été présenté sur papier, je n’aurais même pas tourné la tête. Nous sommes très différents, à bien des points de vue.

Et puis on s’est revus, une seconde fois, une troisième fois, et encore, on s’est découverts, on s’est trouvés tellement d’intérêts en commun, on était tellement bien ensemble qu’on a décidé de tenter quelque chose, malgré tout.

Quelque chose… Mais quoi, finalement ?

Je ne sais pas où je me situe avec lui. Je ne suis pas bien sûre de mes propres sentiments, qui existent pourtant, mais ce dont je suis certaine c’est que lui évite soigneusement d’en parler.

Quant à moi, j’ai du mal à me sentir en couple. Je me surprends dans beaucoup de situations à me définir comme célibataire, alors que dans les faits, non. Quand on me pose la question franchement, j’hésite. Je réponds que c’est récent, que je ne sais pas encore. Qu’il n’a de toutes façons pas rencontré mes enfants, alors que ce n’est pas vraiment sérieux. Je me rends compte que j’ai peur, peur, peur de m’engager, de recommencer quoi que ce soit.

Selon mes amis au courant, selon les siens qui me cuisinent, c’est pareil pour lui. Il n’est pas prêt, pas sûr d’être amoureux.

Alors on n’en parle pas. Cette situation me convient très bien. J’ai mes enfants la moitié du temps, et l’autre moitié, j’ai un amoureux des bras tendres et doux. Il est attentif et facile à vivre. En gros, il est tout ce que le Belge n’était pas. On découvre un peu les activités de l’un ou de l’autre au dernier moment, parce qu’on ne discute pas quand j’ai mes enfants (– un texto par jour !), mais le temps que l’on passe ensemble est toujours bien.

Et puis, quand il me demande pour quelle raison un de mes meilleurs amis s’est fait larguer, je me retrouve muette…  Je me vois mal lui avouer qu’elle l’a largué parce qu’il n’était pas amoureux d’elle, et qu’elle sentait bien qu’ils ne finiraient pas leur vie ensemble. Mais qu’il est triste quand même. Non, je me vois mal lui dire ça. Je sens arriver gros comme une maison la discussion que je ne veux pas avoir avec lui, si je lui raconte ça. Je n’ai pas envie qu’on fasse le point sur nos sentiments respectifs, je ne veux pas perdre toute cette douceur maintenant. J’ai d’autres chats à fouetter. Il me stabilise, il me plait, tant pis s’il n’est pas amoureux de moi, s’il ne le sera jamais. Je le garde tant que je peux. « Profite ! » m’ont dit tous mes potes. J’ai posé mes incertitudes et mes questions, mis un mouchoir dessus, et oui, je profite, tant que ça dure.

Alors j’ai répondu : « Pour de bonnes raisons. »

Et comme il est respectueux, il a cru que je protégeais l’histoire de mon ami, et il n’a rien demandé de plus.

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24 août 2016

Les amis

C’est un sujet difficile, pour moi en tous cas. Selon la définition Facebook, il faut avoir le plus d’amis possible, et que ça se sache. Si la qualité de la vie dépendait de ça, je serais bien mal barrée, croyez-moi.

Je pense que je paye mes choix de vie, qui m’ont tous plus ou moins coupé de mes amis. Ceux qui restent n’en sont que plus précieux.

Déjà, j’ai beaucoup déménagé étant enfant, il ne me reste donc absolument personne de la primaire, puisque c’est seulement en CM2 que mes parents se sont fixés dans un village. Je n’étais pas très populaire à l’école ; j’étais très complexée et puis qui aime la première de la classe, celle qui dit qu’elle a raté et récolte un 18 ?

J’ai donc été dans un autre lycée que celui dans lequel tout le monde allait, pour faire des études littéraires - que je n'ai finalement pas faites, scientifique que je suis, mais aussi pour faire table rase. Ça a marché. J’ai passé 3 belles années, mais curieusement, le groupe d’amis que j’y avais n’a pas survécu. Nous ne nous revoyons plus, ni moi ni les autres.

Etudes à Paris, sans y habiter. C’était difficile de rester tard aux soirées… Et puis je m’étais encombrée d’un amoureux agoraphobe, qui refusait toutes les sorties avec mes amis. A force, je n’étais plus invitée, puisque je refusais toujours… A la rupture, j’ai réalisé que j’avais fait une connerie. Quant aux amis de ma promotion, nous nous sommes tous retrouvés éparpillés aux quatre coins de la France – voire du monde. Quand nous réussissons à nous voir, c’est toujours à l’unité. J’avais moi-même déménagé à Lille, où je ne connaissais personne, pour mon premier job.

J’y ai rencontré leBelge, qui m’a entrainé dans ses projets fous en Belgique, où je ne connaissais évidemment personne non plus. De toutes façons, d’une manière générale, j’étais la baby-sitter de mes propres enfants, cloitrée à la maison, et comme nous avions de moins en moins d’argent, nos seules sorties étaient familiales ; et dans le village où nous habitions, strictement des amis-collègues à lui. A la rupture, j’ai réalisé que j’avais fait une connerie. (Le sentiment de déjà-vu est fait exprès).
Encore.

Il ne me restait personne de proche, géographiquement. Enfin, si, deux. Deux survivors qui ont réussi le tour de force de m’apprécier au moment où je m’appréciais le moins dans ma vie. Deux qui ont su me trouver intéressante alors que je n’étais qu’un gouffre de solitude.

Alors, à 36 ans, j’ai d’abord commencé par me reconstruire. Il m’a fallu un an. Puis, avec l’aide de la famille et du peu qu’il me restait, je suis sortie. Toute seule, dans un premier temps avec un coup de pied au cul, et puis de plus en plus facilement. C’est difficile de se faire des amis, je veux dire, des vrais amis, pas des collègues, des connaissances de soirée ou pire des coups d’un soir, quand on travaille et qu’on n’a que la moitié du temps de libre ; c’est difficile, mais ce n’est pas impossible. C’est juste long.

Je ne peux que me promettre de faire mentir l’adage et de ne surtout pas réitérer une troisième fois la même erreur.

Ceux que j’ai me sont précieux. Je les ai choisi avec soin, ou ils sont restés à la force de leurs bras – je n’avais vraiment plus rien pour les retenir.

A tous ceux-là : merci.

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08 juillet 2016

Les chaussures

Je n'aime pas faire les magasins. Je suis très difficile avec les chaussures, parce qu'il faut qu'elles aillent avec mon bas de contention et mon style de vie : rien entre les orteils, une sangle à l'arrière, et EN PLUS, il faut évidemment qu'elles me plaisent, ce qui n'est pas évident.

Ca fait donc des années que je me traine les mêmes godasses d'été fermées, qui me font un peu mal au pied (oui, un seul) quand je les porte sans chaussettes.

Hier, soldes. Inhabituel pour moi. Comme d'habitude, je ne trouve rien qui me plait, mais depuis un certain temps, je m'oblige à rentrer dans les boutiques pour tenter de trouver des jolies choses, à un moment où je n'en ai pas forcément besoin. Histoire d'en avoir, au moment où j'en aurais besoin !

Je rentre dans cette boutique de chaussures pas très convaincue : la vitrine ne me plait pas plus que ça. Toutes les chaussures sont étalées par taille au milieu de la boutique, sur des trétaux. Je fais du 40, c'est tout au fond, j'ai le temps de bien regarder et de me persuader qu'il n'y a rien pour moi ici.

Et puis elle est là. Bleue ciel, sans paillettes, avec un lacet comme attache. Mon style. Elle détonne avec toutes les autres. Des Kickers, evidemment, c'est pas comme si j'en avais pas déjà aux pieds :) Il n'y a qu'une seule pointure, la mienne. L'autocollant est bleu, alors que les soldes affichent rouge-jaune-vert / 10-20-30%.

Je demande la paire complète à la vendeuse, elles me vont comme des chaussons. C'est la dernière paire.
50%

On trouve toujours chaussure à son pied, finalement...

 

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07 juin 2016

J’ai demandé à la rencontrer

J’ai envie de lui dire qu’on n’est pas ici pour parler du Belge, et que donc je me bornerai à dire que je n’essaierai jamais de le lui reprendre, elle peut se tranquilliser là-dessus, et puisque ceci est dit, on peut maintenant passer à autre chose.

Je ne suis pas son ennemie. Loin de là. Elle fait déjà partie du processus d’éducation de mes enfants, elle en fera de plus en plus partie dès qu’ils habiteront ensemble, et que le Belge « oubliera de rentrer ». Je ne le lui souhaite pas, bien entendu. Mais c’est ce qui va se passer. Et bien entendu, je ne le lui dirai pas comme ça.

J’ai un bon a priori sur elle. Les échos que j’ai des enfants sont très bons. Elle a vraiment l’air chouette. Les cadeaux qu’elle leur fait sont tout à fait ciblés, leur font plaisir, et sont la preuve qu’elle s’y intéresse réellement.

J’ai besoin qu’on parle d’eux, des choses qu’ils aiment, de leurs envies, de leur position dans ce divorce. C’est pas parce que ça se passe bien jusqu'à présent qu’il faut baisser la garde.

Je veux qu’elle sache qu’elle peut m’appeler à n’importe quel moment pour avoir un conseil. Après tout, je ne sais pas si elle a l’habitude de côtoyer des enfants, et si le Belge n’est pas disponible, il faut qu’elle sache qu’elle peut compter sur moi.

J’aimerais qu’on discute des horaires de dessins animés, de coucher, de menus, de sorties, de protection, d’école, de goûters d’anniversaire, de tout ce qui fait leur vie.

Je vais pas vous mentir, hein.
Je suis terrorisée.

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10 avril 2016

Au musée

J'achète mon ticket :

- Bonjour, une entrée pour l'expo Sarcophagi.
- Bien sûr. Vous êtes étudiante ?
- Haha, non, c'est gentil à vous de le penser, mais non.
- Ok. Tarif moins de 26 ans ?
- Toujours pas. Loin de là !
- D'accord, 13€. Mais vous n'êtes pas déjà venue ?
- Super. En moins de 2 minutes, vous avez mis le doigt sur les deux problèmes principaux dans ma vie : je fais jeune et je ressemble à tout le monde. Merci.

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Posté par Maritxu à 18:06 - - Commentaires [2] - Permalien [#]