15 décembre 2015

This awkward moment

Ce moment où tu descends du train, et où tu dois prendre la ligne 4, ta ligne à toi, la dorsale Nord-Sud de Paris, celle que tu as pris un nombre incalculable de fois, Porte d'Orléans - Porte de Clignancourt, tu te sens encore de nommer toutes les stations dans l'ordre.

Le nez au vent, ton ticket de métro arraché de haute lutte au distributeur, tu fonces dans les couloirs connus.

Et là, tu doutes. Mairie de Montrouge - Porte de Clignancourt. Merde. Je me suis trompée de direction. Où est la porte d'Orléans ? Tu te retournes, tu cherches le violet de la 4 ailleurs. Non, il n'y en a qu'ici...... Oh.
Montrouge est au sud. Comme la Porte d'Orléans.

Ils ont prolongé MA ligne, sans me prévenir. Depuis combien de temps ?

Rendez-moi ma porte d'Orléans !

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27 août 2015

Les questions

Je me pose des questions, des milliers, des cruciales, des anodines. Tout le temps.
Je fais des plans, j’imagine comment telle ou telle situation pourrait évoluer, je prends des paris, j’imagine tous les cas de figure possibles. Tout le temps.
A propos de tout.

Le super pouvoir de profiter simplement du moment présent ne m’est accessible qu’au moment présent justement. Quand une situation doit être mise sur pause, je cogite, je pense, je projette, j’analyse, je défais, je refais dans ma tête mille et une choses. Je suis incapable de la laisser tranquillement dans son coin en attendant d’y revenir plus tard.

Je suis déjà passée pour une grande stressée, pour une imbécile, juste parce que j’avais partagé mes questions.

Je n’osais plus en parler. J’avais l’impression d’être tellement ridicule !

Et puis, depuis la rupture, j’ai décidé d’être simplement moi-même, avec mes qualités et mes défauts. Ce besoin d’être honnête, surtout avec moi-même, ce besoin que je n’ai pas pu combler ces dernières années, je veux vraiment y être fidèle tout le reste de ma vie. Plus jamais je ne ferai de concessions à ma façon d’être pour quelqu’un.

Alors maintenant je dis ce que je veux, au moment où je le veux. C’est libérateur.
J'ai de nouveau l'impression d'être moi.

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22 juillet 2015

La suite ... ?

LeBelge m'a envoyé un texto pour discuter de "la suite". J'ai naïvement cru que c'était pour les vacances des enfants, dans un premier temps. Et puis comme je le connais (c'est pour ça que je l'ai quitté d'ailleurs), je me suis doutée que ce serait pour l'argent.

Gagné.

Il veut que ça aille plus vite.  
     Ben non, on ne peut pas aller plus vite que la musique, il faut attendre d'être divorcés définitivement, en octobre.
Il veut que ça aille plus vite.
     L'argent sera versé au notaire, on doit attendre le divorce (bis-ter-quatro-??).
Il a besoin de cet argent pour vivre.
     Ha ? Mais ce n'était pas à ton entreprise que je le dois prétendument cet argent ?
Il estime que cet argent a été dépensé, et qu'il doit être remboursé.
     Mais je n'étais pas d'accord pour le dépenser moi, cet argent. Ca faisait des mois que je hurlais qu'on n'en avait plus et qu'il fallait arrêter de faire travailler les ouvriers.
Il me dit que si je ne suis pas d'accord, il va venir démonter ce qui a été fait, notamment la cuisine.
     Ha. C'est une menace ça ? 
Il me dit que ce n'est pas une menace. 
     Ben pourtant je trouve que ça y ressemble vachement. Et puis au passage, je te rappelle que tu n'as plus le droit de rentrer ici sans ma permission, que c'est ma résidence, par décision de justice.
Il n'a jamais signé ça.
     Heu... si, implicitement. Tu avais reçu les papiers avant, et devant le juge, tu as dit que tu étais d'accord. Le jugement a justement été rendu il y a quelques jours.
Il n'a jamais signé ça.
     Ok. Je laisse tomber.

Devant mon attitude aggressive, il préfère s'en aller.

Mais au passage, avant de partir, il me signale qu'il va extrêmement bien, que "lui" avance dans sa vie, et qu'il va bientôt présenter sa nouvelle copine aux enfants.

- petit apparté ici, je le savais déjà, et très curieusement, ça ne me fait ni chaud ni froid (passés 10 minutes de légitime énervement, hein, je suis humaine) -

- Bon, ben j'ai rien à dire, hein, tu fais ce que tu veux. Je trouve juste que ça arrive trop tôt.
- Ca ne te regarde absolument pas.
- En effet, mais j'ai le droit d'émettre un jugement. J'espère qu'elle sera sympa avec les enfants.
- Ca ne te regarde absolument pas.
- Ha, si, ça concerne les enfants, donc ça me regarde. J'espère qu'elle sera sympa.

Parce qu'au final, cette fille à qui je souhaite bien du courage, c'est elle qui va élever mes enfants quand je ne serai pas là. Je ne vois aucune évolution dans sa façon d'être, et si on arrive enfin à mettre en place une garde alternée (ce qui est encore loin d'être le cas), mes enfants vont se retrouver seuls avec elle, parce qu'il travaillera toujours trop. Ou oubliera de rentrer. Il a déjà oublié ces deux semaines-ci que les enfants étaient en plaine de vacances, et ne leur a donc réservé aucun créneau. Il a pu se libérer deux soirs pour eux. Youhou.

 

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29 juin 2015

Etre soi-même

Avec la liberté est venu également le temps de l’anonymat.

J’ai eu besoin de me perdre un peu pour me retrouver moi-même. J’ai eu besoin de retrouver la confiance en moi que j’avais perdue. De m’entendre dire, encore et encore, par des gens différents, que oui, je valais quelque chose. J’ai eu besoin de m’entendre dire que j’étais jolie, drôle et intelligente. J’ai eu besoin de ne pas parler de mes enfants, et de surtout ne pas me définir par eux.

Puis un jour, ce besoin s’arrête, et on se retrouve avec soi-même, avec l’envie de poursuivre sa vie. Sa propre vie, peuplée d’enfants, de maison à continuer, de remboursements à assumer, de villes à visiter, de livres à lire, de films à voir, de sorties à prévoir, de copains à visiter.

Qu’importe le moyen par lequel j’y suis arrivée, je suis vraiment contente de m’être retrouvée.

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19 février 2015

Pourquoi je suis allée consulter un psy

Parce qu'un jour, au détour d'une conversation avec une amie, j'ai pensé que LeBelge pouvait avoir un comportement de pervers narcissique. Je m'étais déjà renseignée sur le profil du manipulateur, mais il ne rentrait pas vraiment dans les cases. En revanche, lorsque je suis allée voir celui du pervers narcissique, je l'ai reconnu. Et ça m'a fait peur. Vraiment peur. La seule solution, de tous les avis que j'ai pu lire, c'est la fuite. La particularité de cette tendance, c'est que le malade l'ignore, et pire, qu'il ne voudra jamais l'admettre.

Avec le recul, aujourd'hui, je nuancerai mon propos. Pervers est un mot extrêmement fort, et je pense qu'il ne s'applique pas réellement au Belge. Il y a dans ce mot une intention de nuire qui à mon avis n'existe pas chez lui. Il le fait inconsciemment, en pensant être dans son bon droit. Et puis je ne suis pas psychiatre pour lui coller une étiquette.
Le seul point positif, c'est que j'ai eu suffisament peur pour aller consulter, afin de me protéger, protéger mes enfants, et me faire mettre les points sur les "i". Non, ces comportements ne sont pas acceptables.

Puisque c'est mon blog, voyons donc pourquoi j'ai paniqué :

Voici quelques pistes pour reconnaître ces prédateurs, inspirées des travaux de spécialistes tels que Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste et Isabelle Nazare-Aga, thérapeute comportementaliste (1) : (Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20120315.OBS3872/pervers-narcissiques-20-pistes-pour-les-reconnaitre.html)

1. Il ou elle vampirise l'énergie de l'autre : l'expression "se faire bouffer" prend tout son sens.
Oui, toute mon énergie, toutes mes ressources, tout mon argent. Oui, je me suis fait bouffer.

2. Il ou elle est dénué(e) d'empathie, fait preuve de froideur émotionnelle.
C'est exactement ça. Quand je suis en train de pleurer, il me regarde avec ce que j'interprète comme de la haine et part en claquant la porte.

3. Il ou elle souffre d'insatisfaction chronique, il y a toujours une bonne raison pour que ça n'aille pas.
Il est incapable de se satisfaire de ce que j'ai pu lui donner. C'est toujours trop ou trop peu, que je dise oui ou non ce ne sera jamais la réponse qu'il attendait.

4. Il ou elle use de dénigrement insidieux, sous couvert d'humour au début, puis de plus en plus directement.
Tout lui ! Il ne sait pas communiquer autrement que par sarcasme. J'ai eu le sentiment d'être nulle et de ne rien savoir pendant trop longtemps.

5. Il ou elle est indifférent aux désirs de l'autre.
Comment dire... Oui ? Parfaitement !

6. Il ou elle s'inscrit dans une stratégie d'isolement de sa proie.
En y réfléchissant, c'est ça qui s'est passé dans mon couple. Il a ouvert sa société en Belgique, loin de ma famille et de mes amis. Comme on avait de moins en moins d'argent, on ne voyait que de plus en plus rarement mes amis, et ces derniers temps, plus du tout. J'ai même réussi à me couper de ma meilleure amie, tellement il m'a bourré le mou à son mariage, comme quoi c'étaient tous des fils à papa. Dieu que je regrette ça. C'est promis, j'essaierai d'arranger les choses, maintenant que j'ai pris conscience de tout ça.

7. Il ou elle fait preuve d'égocentrisme forcené.
Evidemment. Il sait tout, mieux que tout le monde. Voir mon post précédent.

8. Il ou elle vous fait culpabiliser.
Tout était de ma faute, toujours. Si notre couple allait mal, c'était de ma faute. Si la maison était en retard, ma faute, parce que je disais oui ou non sans savoir, sans prendre le temps de réfléchir. Le but c'était pas d'avancer pourtant ?

9. Il ou elle est incapable de se remettre en cause ou de demander pardon (sauf par stratégie).
Ma principale récrimination.

10. Il ou elle s'inscrit dans un déni de réalité.
Ca aussi ! Un exemple parmi des milliers d'autres : lors de la rupture, il m'a accusé d'avoir tout comploté dans mon coin et que ça lui tombait dessus sans prévenir, qu'il n'avait rien vu venir. En niant le fait que notre couple battait de l'aile depuis des années, que ça faisait 2 ans que je réclamais une thérapie de couple, que je l'avais quitté l'année dernière, que j'avais annoncé vouloir divorcer 6 mois auparavant et que la thérapie que nous avions effectivement entamée s'annonçait être un échec cuisant. Rien vu venir, vraiment ??

11. Il ou elle joue un double jeu : le pervers narcissique se montre charmant, séducteur, brillant - voire altruiste - pour la vitrine ; tyrannique, sombre et destructeur en privé. 
Oui, mais celle-ci, il n'y avait que moi pour le voir. C'est d'ailleurs pour ça qu'un des conseils donnés pour ce profil est d'en parler aux proches, qui ignorent totalement ce qui se passe. La chance que j'ai eue, c'est qu'il s'est lâché à peine un jour, mais devant ma mère et mon frère. Pour moi, ça a été le déclic.

12. Il ou elle est obsédé(e) par l'image sociale.
Ha tiens, ça, non. Bon, on ne peut pas remplir TOUTES les cases.

13. Il ou elle manie redoutablement la rhétorique : le dialogue pour dépasser le conflit tourne à vide.
Ouiiiii, j'ai toujours eu l'impression de perdre quand je discutais avec lui. il était impossible d'avoir raison, et même si j'étais tellement sûre de moi qu'il sentait qu'il perdait, il rebondissait sur autre chose, et s'en tirait tout le temps par une pirouette. J'ai mis un temps fou à m'en rendre compte.

14. Il ou elle alterne le chaud et le froid, maîtrise l'art de savoir jusqu'où aller trop loin.
Vrai. Sauf cette dernière année justement, où je lui ai opposé un mur blanc.

15. Il ou elle est psychorigide.
*va chercher la définition exacte de psychorigide* *Qui se trouve psychiquement dans l'incapacité à se mettre à la place de l'autre*
Ben oui. Mais c'est un peu la même chose que le manque d'empathie, non ?

16. Il ou elle souffre d'anxiété profonde, ne supporte par le bien-être de son partenaire. 
L'anxiété profonde, oui, mais qu'il ne supporte pas mon bien-être, j'en suis moins sûre. C'est dès que je montrais des signes de faiblesse qu'il m'enfonçait encore plus. Et en y repensant, il est possible qu'il ait cherché à faire ça. Heureusement que je suis d'un naturel optimiste, et que quand j'allais bien, je ne le laissais pas me miner.

17. Il ou elle ressent le besoin compulsif de gâcher toute joie autour de lui.
A chaque fois qu'on raconte une histoire, il a toujours fait/dit quelque chose de mieux, ou de pire. Il ramène toujours tout à lui. Il a le don de me gâcher mes vacances par ses remarques, sa façon d'être blasé de tout, de faire la gueule parce qu'il fait trop chaud / trop froid / pas assez de bières.

18. Il ou elle inverse les rôles et se fait passer pour la victime.
Bien, sûr, évidemment qu'il fait ça !! Vous pensez que c'est la faute de qui s'il se retrouve dans la merde aujourd'hui ? Moi, moi, moi, toujours moi ! Aucune remise en question ! Franchement, 35 ans, un boulot à plus que plein temps, et pas être foutu de se payer à manger, il n'y a pas comme un problème quelque part ?

19. Il ou elle use d'injonctions paradoxales et contradictoires : la cible perd ses repères, son esprit devient confus, même quand il est des plus brillants. Paul-Claude Racamier, inventeur de la notion de pervers narcissique, parle d'un véritable "détournement de l'intelligence". 
Oui, et à mon sens, LeBelge est très intelligent. Supérieurement intelligent. Il est dommage qu'il n'ait pas eu l'intelligence de bien traiter sa famille. Quant aux injonctions paradoxales et contradictoire, oui, plusieurs de mes amis l'ont relevé : il se contredit dans la même conversation, l'air de rien, pour arriver à ses fins : avoir raison, à l'encontre de tous.

20. Il ou elle éprouve un soulagement morbide quand l'autre est au plus bas.
Alors là, je n'en sais rien, je ne suis pas dans sa tête. Mettons non, parce que quand j'étais au plus bas, il n'était pas là /pour le voir, mais ailleurs, avec ses copains, pendant que je gardais les enfants à la maison.

18/20.
PUTAIN, 18 SUR 20.

Vous comprenez pourquoi j'ai eu peur ?

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15 février 2015

Orgueil

Alors qu'il me reprochait de dépenser de l'argent pour changer le mode de chauffage de la maison (alors que c'était absolument indispensable pour la mère célibataire que je suis devenue), me disant que c'était dégueulasse parce que je devais des factures à son entreprise, je n'ai rien répondu.

En effet, l'expérience m'a prouvé que lui répondre n'avait aucun effet, il n'écoute pas, ne veut pas comprendre, et trouvera de toutes façons quelque chose à me reprocher. Alors à quoi sert-il de lui dire que je n'ai effectivement pas d'argent, que c'est ma famille qui m'aide ? Que ces factures 1/ ne m'ont jamais été présentées 2/ que nous sommes toujours mariés alors il les doit autant que moi 3/mi-décembre, il m'avait dit que c'était fini, on ne payait plus rien, et que donc quand il m'a annoncé ça à la rupture, je suis tombée des nues ?

Quand il m'a dit qu'à cause de moi, personne n'était payé dans son entreprise et qu'ils étaient tous dans la merde, là, j'ai répondu.

Je lui ai dit que je n'étais en aucun cas responsable de cette situation. Que c'était son orgueil seul qui l'avait mis là où il est.

Je pense avoir trouvé le terme adéquat. Orgueil. Cette capacité qu'il a à ignorer les sentiments des autres, aussi bien dans le cadre privé que professionnel, en pensant qu'il détient la réponse unique et préférable à toute autre. Cette fierté qui l'empêche de dire ce qu'il pense et qui lui interdit de reconnaitre le moindre tort. Dans la même veine, son incapacité à s'excuser.

Ma colère est passée. Maintenant, je sais où je vais, et je suis sure d'y aller seule, sereinement. Ma famille et la sienne (!!) sont avec moi. Je ne compte plus sur un revirement de sa part, il est d'ailleurs hautement improbable que ça arrive un jour.

Le cheminement ne sera pas facile, mais il est possible, et je suis capable d'y arriver. Cette perspective est rassurante. Je sais que je peux compter sur mes proches, après m'être coupée d'eux pendant longtemps, leur cachant la situation. Il est bon de renouer avec les gens qui nous font du bien. Dire la réalité a été difficile, mais libérateur.

Je me sens apaisée. 2015 sera compliqué pratiquement et financièrement, mais les promesses d'avenir sont les meilleures que j'aie eues depuis des années.

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03 février 2015

J'ai la grippe

J'ai attrapé la grippe de mon fils. C'est pas étonnant. Ce qui l'est plus c'est que lui, à 40°C paraissait moins cassé que moi à seulement 38.5°C.

J'ai des frissons. J'ai chaud, j'ai froid. Je sens des odeurs atroces qui remontent de la cave que je suis la seule à sentir (mes enfants et deux copines passées confirment). J'en peux plus de ces toilettes sèches et de ce putain de chauffagiste qui répond pas. J'en peux plus de la corvée de bois pour cette chaudière qui n'offre même pas un jour d'autonomie. Même avec des trous partout, franchement, UN JOUR !!

Cette maison sans LeBelge n'a aucun sens. Je n'en veux plus. J'y arriverai jamais seule. J'ai envie de tout arrêter, de vendre. En sachant pertinement qu'elle n'est pas vendable en l'état cette foutue maison. Elle aura tout pourri, tout cristallisé jusqu'au bout. Elle va me faire chier jusqu'à ce que j'en sois débarassée.

Je veux que tout s'arrête. J'ai envie de m'enfermer au fond de mon lit et de ne plus jamais en sortir.

D'un autre côté, j'ai de la fièvre. Ca ira mieux en fin de semaine. Peut-être que le médecin a eu raison de m'arrêter aussi longtemps finalement. J'en ai probablement besoin. Paniquez pas, maman et Amaia, hein. Ca ira vraiment mieux. Mais de fond de ma fièvre, j'avais besoin d'écrire.

 

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30 janvier 2015

Il part, il part pas...

Bien bien bien

Dans une séparation, le principe, c'est d'être séparé. Etant donné que je suis la seule capable de rembourser la maison, et assumer toutes les charges, il m'a semblé évident depuis le début que c'était à lui de partir.

Dans sa phase de colère, il m'a menacé. Il a annoncé qu'il allait me pourrir la vie, qu'il pouvait être "un connard bien pire que ce que j'imaginais". C'était dans sa phase de colère. De plus, je comprends un peu, parce qu'en le quittant, je le mets dans une merde financière noire. Ca fait des années qu'il travaille d'arrache-pied sans aucun revenu, et comme il est sous le coup d'une décision de justice, il a bien fait attention à ne rien posséder en propre, à part sa société, qui bat de l'aile depuis.... le début ?

Est-ce parce qu'il n'a pas de ressources financières que je devrais rester avec lui ? Malgré tout ce que j'endure depuis des années ? Croyez-moi, s'il avait été autonome, je l'aurais quitté depuis longtemps. Il n'avait qu'à pas mordre la main qui le nourissait. Je sais que ça fait cliché à mort, mais au final, c'est un peu ça. Je ne demandais pas grand chose pourtant. Un respect élémentaire dû entre deux êtres humains. Même pas en tant qu'époux, juste en tant qu'êtres humains. J'ai été méprisée à un point que vous n'imaginez pas. Il a davantage vu ses enfants depuis que je l'ai quitté, soit un mois, que toute cette dernière année. Quasiment.

Donc, je suis la méchante.

Au début, il a commencé à monter des opérations financières fantaisistes dont il a le secret, que je savais d'entrée être vouées à l'échec. C'était le cas. Il m'a ensuite affirmé que je n'avais pas le droit de le virer de la maison, que jusqu'à preuve du contraire, c'était aussi chez lui. C'est vrai. Il va bien falloir qu'on cohabite le temps que tout ça se calme un peu.

Il y a une semaine, il m'a annoncé qu'il allait faire des efforts pour restaurer le dialogue (youhou !) et qu'il allait partir (re-youhou).

Il est parti. Une semaine. Puis il est revenu avec agressivité, parce qu'il s'était rendu compte que le logement qu'on lui prêtait, ben, il y avait quand même les charges à payer. Ben oui. A force de se reposer sur moi, la réalité de la vie va le frapper de plein fouet ces prochains mois. Quoi ? On ne peut pas monter des combines financières pour manger ?? On paye l'eau et l'électricité ?
Il est allé voir une psy qui a été lui raconter -selon lui- que si je pensais qu'il était pervers narcissique, c'était que j'étais vicieuse et perverse moi-même. Que je projetais quoi. Alors, à froid ce coup-ci, il m'a redit qu'il allait me pourrir la vie. Qu'il allait "me faire cracher le maximum". Fair enough.

Ce soir, sans signes avant-coureurs, il a fait son sac à dos et il est parti. Quand je lui ai demandé quand les enfants le reverraient, parce que avoir des enfants c'était pas seulement quand ça l'arrangeait, il m'a répondu qu'il n'en savait rien, et que je n'avais qu'à leur raconter que je l'avais obligé à une vie misérable. Quand je lui ai demandé si c'était définitif et où il allait habiter, parce que c'est une obligation légale pour moi de le savoir tant qu'on est mariés, il m'a répondu qu'il n'en savait rien, et que c'était moi qui l'obligeait à partir. J'ai réussi à lui dire avant que la porte ne se referme que c'était lui qui prenait la décision de partir avant d'en avoir les moyens.

Vous ai-je déjà dit qu'il ne m'a JAMAIS dit ce qu'il pensait de tout ça, qu'il n'a JAMAIS essayé de me faire changer d'avis, et qu'il n'a JAMAIS tenté de faire son auto-critique ou de reconnaitre une quelconque responsabilité dans ce qui lui arrive ?

Et c'est moi la méchante ?

 

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20 janvier 2015

C'est la meilleure

Entre des milliers d'autres choses, Il (oui, je n'ai plus envie l'appeler "le Belge", et cette majuscule va bien avec son complexe de supériorité) m'a reproché ce week-end de l'avoir harcelé pendant la rénovation de la maison, en ayant osé poser souvent les questions suivantes :
Combien ça va coûter ?
Combien de temps ça va durer ?

Puis je lui aurais reproché de ne tenir ni les délais ni les budgets. Je rappelle qu'il est architecte de formation et que c'est son entreprise de construction qui nous rénove la maison. Pardon de penser qu'il est un peu au courant.

Alors, oui, je plaide coupable.
Dans une rénovation, avec un remboursement et un loyer en cours, et un seul salaire pour tout ça parce que le peu de salaires que lui a touché sont tous partis dans son entreprise au bord de la faillite comme augmentation de capital, ces deux questions, oui, je me les suis posées quotidiennement. Et oui, j'ai OSE lui demander occasionnellement de me rassurer. Inutile de dire que je n'ai récolté que des yeux au ciel, des soupirs, des reproches et des portes qui claquent, car comme je 'lui cassais les couilles avec mes questions', Il a passé 95% de ses soirées avec les ouvriers dans la maison en travaux. Ses soirées, hein, quand le travail était fini, me laissant seule à la maison face à mes peurs.

Alors - cerise sur le gâteau - alors qu'avec sa soeur comme médiateur Il a annoncé qu'il s'en irait bientôt de la maison, il refuse de donner un délai, parce que je lui reprocherais encore de ne pas tenir ce délai.

Je ne suis qu'incompréhension.

Je ne comprends plus ce type. Du tout. Ses réactions vont à l'encontre de toutes les réactions normales.

Dieu que j'ai pris la bonne décision.

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30 décembre 2014

2014 - le bilan

Il n'est pas glorieux.


J'ai un peu l'impression d'avoir tout raté cette année !

J'ai raté ma thérapie de couple.
J'ai raté mon mariage.
J'ai raté ma maison.
J'ai raté mes économies.

MAIS

J'ai réussi ma thérapie personnelle qui m'a ouvert les yeux.
J'ai réussi à détester le Belge suffisamment pour avoir le courage de mettre un terme à une relation qui me détruisait.
J'ai réussi à épargner mes enfants.
J'ai réussi à garder la tête hors de l'eau financièrement.

Alors maintenant, j'ai une TO-DO list :

- Monter un dossier contre le Belge avec un avocat, pour l'obliger à déguerpir de ce troisième étage.
- Changer ces putains de toilettes sèches qui sont une offence à la vision (oui, j'ai pas la version sympa avec de la sciure, chez moi, on voit le caca des autres)
- Modifier les parois du salon pour l'agrandir et VIRER cette serre qui ne sert à rien - enfin, si, "elle participe au réchauffement de l'air qui va circuler partout dans la maison, c'est évident, c'est de la thermique, pourquoi tu comprends pas ? - Attends, laisse-moi réfléchir : je m'en fous. Ce salon est minuscule, la cuisine est immense, faut que ça change, point. Et c'est moi qui décide maintenant.
- Mettre une porte vitrée dans la cuisine pour avoir de la lumière (comme c'était prévu en fait, mais POURQUOI en a-t-il mis une pleine ??)
- Reprendre contact avec mes amis, maintenant que tout le monde sait. Plus la peine de faire semblant et de se refermer sur soi en faisant semblant que tout va bien.
- Vivre la vie que je choisirai, enfin.

2015 ne pourra pas être pire que 2014, même en pleine cohabitation de divorce, parce que je ne suis plus obligée de faire semblant, et qu'il ne dort plus avec moi.

Amen.

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