17 avril 2013

Je tousse

par Maritxu

Je tousse, et pas qu'un peu. Une saleté de toux sèche d'irritation qui a fait dire à ma mère en boucle toute ma semaine de vacances, "ce serait bien d'arrêter de fumer, non ?". Elle a raison, mais non. En plus, Demi-belge tousse aussi, et à lui, personne ne lui demande d'arrêter de fumer.

J'avais dans un premier temps mon remède de grand-mère miracle qui fonctionne contre toute idée recue : l'oignon coupé en deux posé au pied du lit. Sans rire, quand j'ai lu ça sur internet, je me suis dit que c'était tellement simple, qu'il fallait essayer. Et ça marche.
Sauf que là, la toux n'est pas passé toute seule. Inutile d'aller chez le médecin, je sais parfaitement qu'il va nous diagnostiquer une magnifique trachéite, à mon fils et moi, on connait, on est des habitués. Je suis donc passée à la pharmacie hier pour acheter un sirop "toux sèche" pour enfants, histoire de compenser le sirop "toux grasse" vendu en France, qui, évidemment, n'avait eu aucun effet. Demi-belge a eu une rasade hier soir, et il a plutôt bien dormi. Moi aussi, je m'en suis servi, mais je dois être d'une autre nature, parce que je n'ai pas vu la différence.

J'étais donc en train de décéder de fatigue à tousser dans mon lit, vers 1h30 du matin, quand je sens mon Belge se lever et descendre à la cuisine. Je suis trop fatiguée pour ouvrir les yeux, ma bouche travaille déjà pour deux. Il revient avec un plateau complet :
- des pastilles au thym pour la toux
- DEUX oignons coupés
- un spray pour la gorge
- une casserole d'eau chaude avec des gouttes à l'eucalyptus dedans
- un mug bouillant de lait aux herbes de provence et au miel

"Tu m'empêches de dormir"
(N'est-il pas adorable ?) - Cette phrase, dans ce contexte particulier, peut être prise au premier ou au second degré, au choix. - Ou comment mon Belge arrive à être désagréable en faisant des choses gentilles.

Je goute mon lait. "Berk, t'as mis quoi dedans ?"
Il se marre : "Du cognac"
Croyez-le ou non, ce cocktail détonnant a eu raison de ma toux en 2 minutes. J'ai tout pris en une fois, et j'ai dormi comme un bébé.

Merci Chéri.

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19 décembre 2012

Un peu de féminisme

Par Maritxu

Une amie m’a dit un jour que je pouvais ranger mon féminisme si je m’estimais traitée à égalité avec les hommes. S’il est vrai que dans mon métier et dans ma vie en général, je prends ma place et je m’affirme à l’égal des hommes, il m’arrive de m’insurger. Je prends ma cape et mon épée, bougez pas, j’arrive.

Ce midi, à la radio, je prends en cours une émission sur l’avortement. Apparemment un collectif demande l’abrogation de la loi dépénalisant l’avortement en Belgique (loi de 1990 seulement). Au téléphone, des « pro-vie » clament le droit à la vie des fœtus. Je mets quelques minutes avant de percuter : que des hommes. Que des hommes qui se permettent de dire des choses telles que « on ne devrait pas obliger les femmes à avorter » « les grossesses sont un moment de joie pour la vie à venir » « la majorité des femmes qui se présentent à l’avortement ne veulent pas avorter en réalité » « c’est la vie d’un futur être humain qui est en jeu »

Et le droit des femmes à avoir une vie, ils y ont pensé un peu, ces défenseurs de fœtus ? Parce qui va se fader les nausées / hémorroïdes / varices / vergetures / gonflements de la grossesse ? Et les lochies après pendant 2 mois ? Qui va souffrir le martyre pour mettre au monde le bébé ? Qui ne va pas retrouver sa silhouette après l’accouchement ? Qui ne va pas avoir toutes ses primes au boulot parce qu’elle a renouvelé les générations sans un seul jour de congé pathologique ? Qui va peut-être être obligée de mettre sa carrière entre parenthèse parce qu’elle n’a pas trouvé de mode de garde ? Voire même ne pas commencer de carrière du tout pour celles qui sont jeunes ?

Les mecs, vous êtes bien marrants, mais ce n’est pas vous. C’est nous, et nous seules, sauf éventuellement pour le dernier point, mais reconnaissez que les hommes au foyer ne sont pas légion.

Comme si c’était facile d’avorter. Comme si ça ne déchirait pas les trippes. Comme si ça ne faisait pas physiquement mal. L’avortement n’est pas un moyen de contraception, c’est la solution de la dernière chance. Croyez bien que si on pouvait se passer d’un avortement, on le ferait. Je le sais. Même si c’était pour raisons médicales, j’ai avorté, et ce n'est pas facile. J'ai avorté la mort dans l’âme et un embryon mort en dedans de moi. Je remercie encore cette petite chose de ne pas m’avoir obligé à la tuer, parce que j'avais choisi.

Le jour où on obligera les hommes à prendre la pilule pour contrôler LEUR moitié de futur embryon, on en reparlera. Déjà qu’on a des règles tous les mois, nous, il est temps que les emmerdes de la procréation soient un peu mieux partagées dans ce monde.


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18 octobre 2012

Fail

Par Maritxu

J'ai acheté le tome 11 d'une série de gare dont je tairai le nom, parce que c'est VRAIMENT cul-cul la praline, j'ai un peu honte, mais je lis ça avec une délectation infinie, c'est comme ça. Je me rassure en me disant que je viens de finir un Simenon, j'ai eu mon quota de (vraie) littérature pour le mois.

Donc, je lis - avec délectation, toujours - mon tome 11. Et je me rends compte que j'ai du mal à suivre le fil. Les références à des événements que je n'ai pas lus sont nombreuses. Zut. J'ai pas lu le tome 10 ou quoi ?

Je fouille ma bibliothèque : si si, il est bien là. Certaines pages sont mêmes cornées, donc, je l'ai bien lu.

Je finis mon tome 11, et par acquis de conscience, je feuillette mon tome 10. Ca ne me dit rien. Enfin, pas grand chose. J'avance dans les chapitres en ayant l'impression de lire un bouquin tout neuf. A un moment, une petite feuille s'échappe du livre : c'est l'échographie de la Pucine, à 15 semaines de grossesse.

TOUT S'EXPLIQUE !

J'étais enceinte au moment de la lecture, avec un demi-neurone actif, et j'ai tout oublié. Voilà.


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16 octobre 2012

à quoi sert la médecine du travail ?

par Maritxu

En France ou en Belgique, je me pose la même question...

- Vous avez ammené un échantillon d'urine ?
(évidemment madame, j'étais ravie d'acheter en pharmacie le récipent adéquat, de me trimballer avec toute ma journée de boulot, et puis entre nous, ammener soi-même son échantillon, c'est super fiable, on est sûr à 100% que c'est bien mon urine que je vous donne)
- Non
- Ha, bon. Bien, de toutes façons, vous n'avez pas de diabète dans votre famille ?
- Ben si, une arrière-grand-mère et ma cousine.
- Ha. Mais c'est un diabète dû à l'âge ?
- Non, elle a été diagnostiquée vers 30 ans, et c'est le plus mauvais diabète, celui à 5 piqûres par jour.
- Oh. Quelle malchance. Bonne journée madame.

Je ne suis pas médecin, évidemment, mais je vois là comme un petit manque professionnel.

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31 août 2012

C'est difficile de garder un lien

Par Maritxu

Quand on habite loin.
Quand on est à l’étranger et que le téléphone est plus cher.
Quand on a des enfants qui vous prennent tellement de temps qu’on n’émerge qu’à 21h30 des obligations, et qu’il est déjà presque trop tard pour appeler.
Quand c’est toujours moi qui relance.
Quand il faut planifier au millimètre ses vacances pour arriver à caser quoi que ce soit.
Quand mon mari travaille trop, et est rarement disponible.
Quand, du coup, il faut entretenir son couple dès que l’occasion se présente au lieu d’entretenir ses amitiés.
Quand on a besoin de souffler toute seule aussi.
Quand on se pose des questions qu’on n’ose pas poser, alors que tout devrait être simple.
Quand le lien qui était pourtant si fort se dilue dans l’absence.
Quand ça fait tellement longtemps qu’on ne s’est pas vues que proposer une rencontre devient difficile, alors qu’on en a envie.
Quand les promesses d’organisation ne tiennent pas.
Quand les copains sont dans la merde et qu’ils n’appellent pas.
Quand on est prévenus d’une grossesse avec le faire-part de naissance.
Quand on est même carrément prévenu d’un mariage par Facebook.

Des fois, c’est triste et foutu, des fois, c’est réparable.
Cette fois-ci, j’ai tout envoyé baladé, mes enfants ne seront pas si traumatisés que ça si je ne suis pas là quand ils rentrent de vacances, merde, faut bien que leur père serve un peu à quelque chose. Puis ça fait une semaine qu’ils ne m’ont pas vue, ils ne vont pas mourir avec 8 heures de plus. Je rentrerai le soir, et je profiterai des mes copines.
Limite, je rentrerai le lendemain.
On verra.


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22 août 2012

Opposer la raison aux sentiments

par Maritxu

Tout le monde a entendu parler de l’ignoble affaire Dutroux. La Belgique en est encore toute retournée, et elle a donné lieu à de profonds remaniements dans les services de police. Moi qui suis maman à présent, j’ai du mal à en entendre parler sans éprouver une envie de vomir.
Sa femme, Michelle Martin, est elle aussi en prison. Elle y a passé suffisamment de temps pour pouvoir demander une libération conditionnelle. Il est question qu’elle aille vivre dans un couvent. Il y a évidemment une levée de boucliers dans un sens comme dans l’autre. Je suis plutôt dans le camp de ceux qui croient en la seconde chance, qu’un homme (ou une femme en l’occurrence) ne doit pas être défini uniquement sur ses actes passés. Qu’une conditionnelle ne se donne pas à la légère, surtout après des actes aussi dramatiques et médiatisés que ceux dont elle s’est rendue coupable. De plus, un couvent est une situation idéale pour vivre en recluse.

Sauf que le couvent en question est dans la même ville que celle où Pucine est à la crèche.
Dans la même rue.
C’est le numéro à côté.

De savoir que ma fille-chérie-prunelle-de-mes-yeux sera à moins de 80m de quelqu’un qui a aidé à enlever, torturer et tuer des enfants, et qui en a laissé sciemment deux mourir de faim, tout mon être se hérisse.
Faut que j’arrive à rationnaliser.

C’est pas facile.


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18 juillet 2012

Et si ?

par Maritxu

Souvent, quand ma vie part en cacahuète, je me pose la question. Et si j’avais choisi cette option-là, que ce serait-il passé ? Sachant ce que je sais, aurais-je fait la même chose ?

Je suis globalement contente de ma vie et de mes choix professionnels. Je pense honnêtement que je n’aurais eu aucun débouché en lettres par exemple, mon esprit est résolument scientifique. C’est plutôt dans la sphère amoureuse que ces questions se posent.

Je me suis investie dans certaines relations (une en particulier) qui ont été un échec au final. Aurais-je seulement débuté ces relations le sachant ? Je ne crois pas. Pas toutes en tous cas. Mais du coup, me voilà célibataire à une époque où je ne l’étais pas. Que pouvait-il se passer ? Aurais-je pu rencontrer quelqu’un ?
Je me dis que si je devais être à nouveau célibataire, avec mon corps de mes 20 ans et ma mentalité d’aujourd’hui, j’aurais fait des ravages. J’étais très complexée à l’époque. Je me trouvais grosse (j’en hurle de rire rétrospectivement), j’étais peu sûre de moi, je faisais beaucoup de bruit pour cacher le fait que j’étais mal à l’aise, très attentive à ce que les autres pouvaient penser de moi. Je n’osais jamais faire le premier pas. Limite, je fuyais quand on me draguait, ou je ne le voyais carrément pas.

Je me rappelle notamment un steward dans un avion (beau gosse en plus) qui avait très lourdement insisté pour que je remplisse le papier pour s’abonner aux vols fréquents, et à qui j’ai expliqué deux fois poliment que je ne prenais pas assez souvent l’avion pour que ça valle le coup. Deux heures après être sortie de l’aéroport, je percute que je suis la seule de toute l’allée à qui il a proposé ça. Quelle conne. J’aurais dû tiquer quand il a demandé « juste le nom et le numéro de téléphone ça ira ». Quelle conne, vraiment.

Bref, revenons à nos digressions.
Par exemple, que ce serait-il passé si j’avais seulement osé aborder « les yeux verts » à cette si mémorable soirée à l’ENPC ? Il aurait peut-être été en couple, mais au moins, je ne me serais pas trainé le regret de ne pas le savoir encore aujourd’hui. On s’est croisés au moins 5 fois tout au long de la nuit, en se regardant de loin, de façon insistante, chacun dans son groupe de potes, sans que jamais l’un fasse un pas vers l’autre. On m’enterrera avec mes regrets !

Et puis, Charles ? Charles était à la fac avec moi. Mais Charles n’était pas dans mon amphi, et on ne se croisait que très rarement. Mais à chaque fois qu’on se voyait, on quittait tout pour venir bavarder ensemble, 5 à 10 minutes avant que nos cours respectifs commencent. Avec lui, il y avait moyen, je le savais. Et comme il n’a jamais rien tenté, je suis restée dans mon coin. Et pourtant… Le genre de garçon que tu présentes à tes parents, beau, intelligent, solide. Et si ça se trouve un nul au lit, et un connard dans l’intimité, mais je ne le saurais jamais. Et franchement, Charles est un grand regret.

Mais, dans tous ces peut-être, aurais-je eu les magnifiques enfants que mon Belge m’a fait ? Dès que cette pensée atteint mon cerveau, je m’arrête de divaguer. Ho. Stop. Mes enfants sont la prunelle de mes yeux, et l’idée seulement qu’ils puissent ne pas exister me hérisse.
Finalement, on ne change rien à ma vie.
Rendez-moi mes enfants !


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05 juillet 2012

Bref

Par Maritxu

Un soir comme un autre, on regarde une connerie sur l'ordi. Le téléphone sonne, Chéri décroche, ce sont surement les enfants, c'est l'heure du coup de fil du soir.

Je pige assez vite, à entendre la conversation, à base de "Ouais" "t'es dingue" "put**", et autres joyeusetés, qu'il ne s'agit pas des enfants, mais d'un pote. Une fois qu'il a raccroché, Belge vient se coller amoureusement contre moi et commence à me faire des bisous dans le cou... Je suis RAVIE de ce moment tendresse, mais je m'interroge : quel pote peut bien lui faire cet effet-là ??

- "Dis, mon coeur.... (oui ?) Ya Steph qui va passer ... (donc, c'est Steph. Mais pourquoi ??) ....
....
... Pour regarder le match de foot."

OK. j'ai compris.

 

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28 juin 2012

Vacances

par Maritxu

Ce soir, premier soir de vacances scolaires pour mon Demi-Belge (mais quelle idée de finir l’année un jeudi, je vous demande un peu ?) et donc, ce soir, début du planning de garde des vacances.

Si vous êtes adeptes du dernier moment, des vacances choisies au pied levé, de l’improvisation, un conseil : ne faites jamais d’enfants. Entre le grand en congé d’école, la petite et sa crèche à congés imposés, mon boulot qui me réclamait mes dates de vacances d’été dès mars, et les différents mariages de l’année, autant dire que tout est planifié depuis belle lurette.
Faut dire que le choix est grand au beau royaume de Belgique. Notre petit village permettrait de fourguer notre demi-belge scolarisé pendant tout l’été à différents organismes chargés de l’occuper pendant que nous gagnerions péniblement de quoi le faire manger. A des tarifs tout à fait convenables, en plus. Plaines de vacances organisées par la commune, ateliers organisés par le centre culturel, stages sportifs organisés par un organisme national, et je passe autant de sorties ponctuelles de visites diverses et variées… On a de la chance, on a même pu se permettre de choisir, et en plus, comme on habite la commune, on était prioritaires. Pour une fois que tout roule ! Mais bon, il faut aussi caser la Puce, qui n'aura d'autre recours que les mamies quand la crèche fermera ses portes...

Ce soir donc, l’agenda prévoyait l’arrivée de ma belle-mère pour garder le Demi-Belge vendredi pendant que la Puce irait à la crèche. Nous avions un diner de famille commun prévu le samedi, et il était prévu que ma belle-mère et les loupiots partiraient ensuite passer une semaine chez elle. Mais, mais… finalement, il fait beau (enfin !) et ma belle-mère préfère les emmener tout de suite, pour profiter du jardin. Elle a raison. Mais psychologiquement, je n’étais pas prête à les lâcher dès ce soir.
Vous avez noté l’imparfait ? Etais.
J’attends ce soir avec appréhension, mais avec soulagement aussi. Prendre un peu de temps pour moi, savoir à quelle heure je vais me réveiller, ne pas prévoir les repas, finie la corvée de bain, ne pas avoir d’horaires imposés, sauf par moi-même…

Mauvaise mère ? Non, même pas la plus petite once de culpabilité. Je crois que j’ai besoin de vacances, moi aussi.


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17 avril 2012

Plurielles... Non mais vraiment n'importe quoi !

Par Maritxu

Aujourd’hui, un article édifiant de Plurielles.fr… Ca fait longtemps que je vois circuler des merdes pareilles, mais là, je crois qu’on a atteint un sommet. Non, les mecs ne sont pas parfaits, mais nous non plus. Aussi bien les doléances que les conseils donnés par cet articles sont ineptes, voire complètement abrutis. Attention, c’est long, mais j’ai besoin de me lâcher…

Aurélie : « Sa mère »
« Mon homme n'a pas coupé le cordon avec sa mère. Il appelle sa môman chérie tous les soirs. Il lui a même filé les clés de l'appartement, du coup elle débarque à l'improviste, c'est l'angoisse»
Le conseil de Plurielles.fr : Arrangez-vous pour vous faire surprendre en pleine action dans le salon avec votre chéri. Après un épisode comme celui-là, il lui supprimera définitivement les clés.

Mais bien sûr. Le but du jeu est de manipuler la situation au lieu d’expliquer calmement à l’homme qu’on aime que cette situation n’est pas normale, et qu’elle vous gêne. C’est chez vous, pas chez la belle-mère. Moi, encore, j’ai du bol avec ma belle-mère actuelle, mais j’ai connu une ancienne relation où ce n’était pas le cas. Vous savez quoi ? Le problème ce n’est pas la belle-mère, mais bien le type en question. Si le gars n’a pas coupé le cordon, c’est qu’il n’est pas prêt à vivre en couple, et vous pouvez changer de crèmerie dès à présent !

Laetitia : «Sa passion pour le foot»
« Quand il y a un match de foot à la télé, mon homme est sur une autre planète, il hurle comme un gamin et il va même jusqu'à porter le maillot de son équipe préférée»
Le conseil de Plurielles.fr : Videz toutes les bières du frigo, ou alors n'hésitez pas à commenter chaque action du match comme si vous vous sentiez concernée, ça devrait le dissuader de continuer à regarder le match chez vous.

Il aime le foot, et alors ? Vous pensez que vous avez l’ai plus intelligente quand on vous met votre passion sous les yeux ? (moi, on ne me tient plus quand je suis dans un magasin de BD, même pas la peine de me parler) Le conseil du mag est affligeant : le faire chier. Moi je dis bravo. Mais foutez-lui la paix et allez faire un tour, ça lui fera de l’air !!

Laurence : « Son laisser-aller»
« Alors que je suis tranquillement en train de prendre mon bain, il s'installe à côté de moi et se coupe les ongles des pieds. Ca lui arrive aussi de laisser la porte des toilettes ouverte et de cracher en se lavant les dents, un bonheur ! »
Le conseil de Plurielles.fr :
Dites-lui que quand il fait ça, ça vous enlève toute envie câline, un argument qui devrait certainement le convaincre ...

Pour dire, j’ai eu un mal fou à empêcher le mien de faire caca à 1,5m de mon bain. Parce que je trouvais ça franchement gore. Alors les ongles, hein… Vous ne serez pas un peu chochotte des fois ?

Tatiana : « Ses ronflements »
« Chaque nuit, c'est un supplice, il ronfle tellement fort qu'il pourrait réveiller un mort. Résultat : je ne dors pas, et je suis incapable de travailler la journée... »
Le conseil de Plurielles.fr : Pincez lui le nez, mettez-le sur le ventre, supprimez le vin pendant le diner. Et s'il refuse de coopérer, menacez le de faire chambre à part !

Il n’y a rien qui m’insupporte plus que quelqu’un qui se plaint de n’avoir pas pu dormir à cause des ronflements d’un autre. Quelqu’un qui ronfle dort profondément. Donc, il ne faut avoir aucun scrupule, lui coller un bon coup dans les côtes pour le réveiller et le faire changer de position afin qu’il arrête de ronfler. Je parle en connaissance de cause, mon mari me réveille en moyenne une fois par nuit, parce que c’est MOI qui ronfle dans mon couple.

Clémence : « Son look »
«Il adore porter des tee-shirts publicitaires des années 80, et moi j'ai trop honte ! »
Le conseil de Plurielles.fr : Prévoyez l'air de rien une virée shopping pour lui acheter de nouveaux vêtements.
Solution plus radicale : Jeter tous ses tee-shirt et mettez tout sur le dos de la femme de ménage !

Encore une fois, le conseil est édifiant : jeter ses affaires. Ben voyons. Et on va lui interdire de nous en vouloir après, j’en suis sûre. Non mais vous vous imaginez qu’il fasse la même chose ? Qu’il benne toutes vos affaires parce qu’elles ne lui plaisent pas ? Entre parenthèses, la virée shopping ne fonctionne qu’à moitié : s’il mettra les t-shirts neufs, ce n’est pas pour autant qu’il arrêtera de porter les vieux. Moi, j’ai résolu problème comme ça : 2 piles ; une pour quand il veut me faire plaisir, et l’autre pour aller bosser tout seul.

Julie : « Mon mec ne veut jamais sortir avec mes amis »
« Dès que je lui propose de voir mes copains, il prétexte un mal de tête ou une soirée boulot et me dit toujours d'y aller sans lui »
Le conseil de Plurielles.fr : Dites-lui que c'est fou ce qu'une femme seule peut avoir du succès pendant un diner...surtout quand on la croit célibataire. Il va vite rappliquer !

Ca doit être la seule doléance intéressante de cet article de merde. Malheureusement, le conseil est encore une fois pitoyable. Le mien est plus radical : s’il ne veut pas voir tes amis cocotte, c’est qu’il ne veut pas s’investir, ou qu’il est agoraphobe. Dans les deux cas, si tu veux construire quelque chose, ce ne sera pas avec lui.

Fabienne : « Il est bordélique»
«J'en ai marre de ses chaussettes sales qui traînent dans la salle de bains, de son caleçon au pied du lit, mon mec laisse tout traîner et me prend pour sa bonne ! »
Le conseil de Plurielles.fr : Employez une femme de ménage peu attrayante nymphomane, laissez les tous les deux ensemble, et il devrait vous supplier de faire le ménage lui-même.

Mais c’est quoi ce conseil ??? Non seulement il est d’une rare crétinerie, mais en plus, expliquez moi pourquoi le mec rangerait maintenant qu’il a une femme de ménage (qu’importe son apparence) ??

Claire : « Ses remarques sur ma conduite »
« Mon homme est insupportable quand je conduis, il me critique, me donne des leçons. A chaque fois qu'il est dans ma voiture, j'ai l'impression de repasser mon permis »
Le conseil de Plurielles.fr : Méthode douce : Laissez-le toujours conduire. Méthode choc : N'hésitez pas à le lâcher sur le bord de la route, ça lui permettra de réfléchir.

Il est temps un peu de réfléchir par vous-même et de prendre vos responsabilités. Soit vous conduisez mal, et il a raison, soit vous conduisez bien, et il convient donc d’ignorer ses remarques, voire de les lui reprocher vertement puisqu’elles risquent de vous déconcentrer. Quant à le lâcher au bord de la route, bien sûr, c’est la meilleure façon d’aborder et de régler un conflit.

Justine : « Il se retourne toujours sur les femmes dans la rue »
« Alors qu'on est tranquillement en train de se balader, mon homme ne peut s'empêcher de se retourner sur les jolies filles, et il croit que je n'y vois que du feu »
Le conseil de Plurielles.fr : Prenez-le à son propre jeu en faisant des commentaires très élogieux sur la fille ou alors faites comme lui et zieutez tous les hommes qui passent !

Vous êtes jalouse. La belle affaire ! N’est-ce pas ce qu’on reproche à longueur de temps aux hommes ?

Caroline : « Il ne m'aide pas à la maison ! »
« Il est incapable de préparer un diner, de donner le bain aux enfants, je dois donc toujours me débrouiller par moi-même, et ce n'est pas simple à gérer »
Le conseil de Plurielles.fr : Faites donc la grève pendant une semaine, il se rendra compte de l'ampleur des dégâts, et vous verrez qu'il s'investira un peu plus...

Le meilleur conseil pour la fin. Celui ou celle qui a écrit ce torchon n’a pas d’enfants, et ça se sent. Faire la grève pendant une semaine, non seulement n’aura aucun effet, parce qu’il ne s’en rendra même pas compte, mais essayez un peu de ne pas faire manger vos enfants pendant une semaine. Juste pour voir.

Moralité, rien ne vaut une bonne engueulade dans les règles pour faire avancer un couple.
Ca, et éviter de lire les conseils à deux balles de magazines à la con.
(Oui, je suis vulgaire dans cet article et alors ??? Je suis vulgaire quand je ne trouve pas de mot classe assez fort pour décrire la connerie humaine)


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