17 avril 2012

Plurielles... Non mais vraiment n'importe quoi !

Par Maritxu

Aujourd’hui, un article édifiant de Plurielles.fr… Ca fait longtemps que je vois circuler des merdes pareilles, mais là, je crois qu’on a atteint un sommet. Non, les mecs ne sont pas parfaits, mais nous non plus. Aussi bien les doléances que les conseils donnés par cet articles sont ineptes, voire complètement abrutis. Attention, c’est long, mais j’ai besoin de me lâcher…

Aurélie : « Sa mère »
« Mon homme n'a pas coupé le cordon avec sa mère. Il appelle sa môman chérie tous les soirs. Il lui a même filé les clés de l'appartement, du coup elle débarque à l'improviste, c'est l'angoisse»
Le conseil de Plurielles.fr : Arrangez-vous pour vous faire surprendre en pleine action dans le salon avec votre chéri. Après un épisode comme celui-là, il lui supprimera définitivement les clés.

Mais bien sûr. Le but du jeu est de manipuler la situation au lieu d’expliquer calmement à l’homme qu’on aime que cette situation n’est pas normale, et qu’elle vous gêne. C’est chez vous, pas chez la belle-mère. Moi, encore, j’ai du bol avec ma belle-mère actuelle, mais j’ai connu une ancienne relation où ce n’était pas le cas. Vous savez quoi ? Le problème ce n’est pas la belle-mère, mais bien le type en question. Si le gars n’a pas coupé le cordon, c’est qu’il n’est pas prêt à vivre en couple, et vous pouvez changer de crèmerie dès à présent !

Laetitia : «Sa passion pour le foot»
« Quand il y a un match de foot à la télé, mon homme est sur une autre planète, il hurle comme un gamin et il va même jusqu'à porter le maillot de son équipe préférée»
Le conseil de Plurielles.fr : Videz toutes les bières du frigo, ou alors n'hésitez pas à commenter chaque action du match comme si vous vous sentiez concernée, ça devrait le dissuader de continuer à regarder le match chez vous.

Il aime le foot, et alors ? Vous pensez que vous avez l’ai plus intelligente quand on vous met votre passion sous les yeux ? (moi, on ne me tient plus quand je suis dans un magasin de BD, même pas la peine de me parler) Le conseil du mag est affligeant : le faire chier. Moi je dis bravo. Mais foutez-lui la paix et allez faire un tour, ça lui fera de l’air !!

Laurence : « Son laisser-aller»
« Alors que je suis tranquillement en train de prendre mon bain, il s'installe à côté de moi et se coupe les ongles des pieds. Ca lui arrive aussi de laisser la porte des toilettes ouverte et de cracher en se lavant les dents, un bonheur ! »
Le conseil de Plurielles.fr :
Dites-lui que quand il fait ça, ça vous enlève toute envie câline, un argument qui devrait certainement le convaincre ...

Pour dire, j’ai eu un mal fou à empêcher le mien de faire caca à 1,5m de mon bain. Parce que je trouvais ça franchement gore. Alors les ongles, hein… Vous ne serez pas un peu chochotte des fois ?

Tatiana : « Ses ronflements »
« Chaque nuit, c'est un supplice, il ronfle tellement fort qu'il pourrait réveiller un mort. Résultat : je ne dors pas, et je suis incapable de travailler la journée... »
Le conseil de Plurielles.fr : Pincez lui le nez, mettez-le sur le ventre, supprimez le vin pendant le diner. Et s'il refuse de coopérer, menacez le de faire chambre à part !

Il n’y a rien qui m’insupporte plus que quelqu’un qui se plaint de n’avoir pas pu dormir à cause des ronflements d’un autre. Quelqu’un qui ronfle dort profondément. Donc, il ne faut avoir aucun scrupule, lui coller un bon coup dans les côtes pour le réveiller et le faire changer de position afin qu’il arrête de ronfler. Je parle en connaissance de cause, mon mari me réveille en moyenne une fois par nuit, parce que c’est MOI qui ronfle dans mon couple.

Clémence : « Son look »
«Il adore porter des tee-shirts publicitaires des années 80, et moi j'ai trop honte ! »
Le conseil de Plurielles.fr : Prévoyez l'air de rien une virée shopping pour lui acheter de nouveaux vêtements.
Solution plus radicale : Jeter tous ses tee-shirt et mettez tout sur le dos de la femme de ménage !

Encore une fois, le conseil est édifiant : jeter ses affaires. Ben voyons. Et on va lui interdire de nous en vouloir après, j’en suis sûre. Non mais vous vous imaginez qu’il fasse la même chose ? Qu’il benne toutes vos affaires parce qu’elles ne lui plaisent pas ? Entre parenthèses, la virée shopping ne fonctionne qu’à moitié : s’il mettra les t-shirts neufs, ce n’est pas pour autant qu’il arrêtera de porter les vieux. Moi, j’ai résolu problème comme ça : 2 piles ; une pour quand il veut me faire plaisir, et l’autre pour aller bosser tout seul.

Julie : « Mon mec ne veut jamais sortir avec mes amis »
« Dès que je lui propose de voir mes copains, il prétexte un mal de tête ou une soirée boulot et me dit toujours d'y aller sans lui »
Le conseil de Plurielles.fr : Dites-lui que c'est fou ce qu'une femme seule peut avoir du succès pendant un diner...surtout quand on la croit célibataire. Il va vite rappliquer !

Ca doit être la seule doléance intéressante de cet article de merde. Malheureusement, le conseil est encore une fois pitoyable. Le mien est plus radical : s’il ne veut pas voir tes amis cocotte, c’est qu’il ne veut pas s’investir, ou qu’il est agoraphobe. Dans les deux cas, si tu veux construire quelque chose, ce ne sera pas avec lui.

Fabienne : « Il est bordélique»
«J'en ai marre de ses chaussettes sales qui traînent dans la salle de bains, de son caleçon au pied du lit, mon mec laisse tout traîner et me prend pour sa bonne ! »
Le conseil de Plurielles.fr : Employez une femme de ménage peu attrayante nymphomane, laissez les tous les deux ensemble, et il devrait vous supplier de faire le ménage lui-même.

Mais c’est quoi ce conseil ??? Non seulement il est d’une rare crétinerie, mais en plus, expliquez moi pourquoi le mec rangerait maintenant qu’il a une femme de ménage (qu’importe son apparence) ??

Claire : « Ses remarques sur ma conduite »
« Mon homme est insupportable quand je conduis, il me critique, me donne des leçons. A chaque fois qu'il est dans ma voiture, j'ai l'impression de repasser mon permis »
Le conseil de Plurielles.fr : Méthode douce : Laissez-le toujours conduire. Méthode choc : N'hésitez pas à le lâcher sur le bord de la route, ça lui permettra de réfléchir.

Il est temps un peu de réfléchir par vous-même et de prendre vos responsabilités. Soit vous conduisez mal, et il a raison, soit vous conduisez bien, et il convient donc d’ignorer ses remarques, voire de les lui reprocher vertement puisqu’elles risquent de vous déconcentrer. Quant à le lâcher au bord de la route, bien sûr, c’est la meilleure façon d’aborder et de régler un conflit.

Justine : « Il se retourne toujours sur les femmes dans la rue »
« Alors qu'on est tranquillement en train de se balader, mon homme ne peut s'empêcher de se retourner sur les jolies filles, et il croit que je n'y vois que du feu »
Le conseil de Plurielles.fr : Prenez-le à son propre jeu en faisant des commentaires très élogieux sur la fille ou alors faites comme lui et zieutez tous les hommes qui passent !

Vous êtes jalouse. La belle affaire ! N’est-ce pas ce qu’on reproche à longueur de temps aux hommes ?

Caroline : « Il ne m'aide pas à la maison ! »
« Il est incapable de préparer un diner, de donner le bain aux enfants, je dois donc toujours me débrouiller par moi-même, et ce n'est pas simple à gérer »
Le conseil de Plurielles.fr : Faites donc la grève pendant une semaine, il se rendra compte de l'ampleur des dégâts, et vous verrez qu'il s'investira un peu plus...

Le meilleur conseil pour la fin. Celui ou celle qui a écrit ce torchon n’a pas d’enfants, et ça se sent. Faire la grève pendant une semaine, non seulement n’aura aucun effet, parce qu’il ne s’en rendra même pas compte, mais essayez un peu de ne pas faire manger vos enfants pendant une semaine. Juste pour voir.

Moralité, rien ne vaut une bonne engueulade dans les règles pour faire avancer un couple.
Ca, et éviter de lire les conseils à deux balles de magazines à la con.
(Oui, je suis vulgaire dans cet article et alors ??? Je suis vulgaire quand je ne trouve pas de mot classe assez fort pour décrire la connerie humaine)


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01 mars 2012

Aujourd'hui : deux belles !

par Maritxu

Aujourd’hui, deux infos me font bondir.
En un, Dexia, qui change de nom aujourd’hui. Après deux sauvetages par l’état, ils pensent sérieusement que changer de nom va arranger les choses ? Qu’importe ! Pas de restructuration de fond et pas de remise en question massive de leur gestion, changeons juste de nom, les gens ne verront rien. Mais bien sûr, les erreurs de gestion sont liées au nom qu’on porte, tout le monde sait ça. Allez, ils gagnent de la pub gratuite. Ha ben non, même pas. Vous imaginez les frais pour changer toutes les enseignes, les en-têtes, j’en passe et des meilleurs ?
C’est moi ou les banques, non contentes d’être à côté de la plaque, nous prennent vraiment pour des veaux ?

Ensuite, l’éthylotest obligatoire dans les voitures à partir du 1er juillet. Et dire qu’il y a des abrutis qui se félicitent de ça au nom de la sécurité routière. Ben voyons. Qui va croire, qu’après une soirée arrosée, le gars qui est assez con pour reprendre le volant va prendre le soin de vérifier son alcoolémie, et surtout, tenir compte du résultat ? D’autant plus que vu le prix, les gens vont se contenter du seul obligatoire dans l’habitacle. Et que donc, s’ils l’utilisent avant de reprendre le volant (soyons fous), qu’ils sont sobres (miracle), hé ben ils se retrouvent quand même en infraction : il est utilisé lors du contrôle. Et va prouver au flic que tu viens de l’utiliser, hein, espère.
Non, vraiment, autant les triangles et les gilets j’étais pour, autant là… Je me demande vraiment à qui profite cette loi. Sarko aurait-il des copains directeurs d’usine d’éthylotest ? Ou il veut réduire le budget de la police et fait donc acheter au conducteur l’outil même de sa prune ?

Mesdames et messieurs, bonsoir.


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27 février 2012

Une semaine sans enfants

Par Maritxu

Samedi soir : Récupération
Dimanche soir : Chinois à emporter + film en amoureux
Lundi soir : Resto en amoureux (libanais, un délice)
Mardi après-midi : Coiffeur, pour me faire du bien. Le soir, un copain à manger à la maison.
Mercredi midi : Pot de départ d’un collègue, la suite est tellement prévisible que j’ai pris congé l’après-midi. J’ai bien fait.
Jeudi soir : Couple d’amis à manger à la maison, sans enfants eux non plus. Ca fait du bien de parler entre adultes des fois…
Vendredi soir : Fête à fracture spatio-temporelle. Ce genre de fête où tu passes une super bonne soirée, et il n’est que minuit, et qu’à peine 10 minutes plus tard il est 5 heures du matin et tu dors sur un banc. Y avait longtemps.

Il était temps qu’on récupère nos moutards, ma vie est fatigante sans eux.


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24 février 2012

Autosatisfaction

Par Maritxu

Ou comment TOUT tourner à son avantage.

C'est un super-pouvoir que je n'ai pas. Moi je suis plutôt du genre à demander pardon au poteau que je viens d'emplafonner et en plus me sentir coupable après.
Par contre, mon mari, lui, il est champion du monde.

Genre, pas plus tard qu'il y a quelques jours, il cale dans un carrefour après un redémarrage au feu.
Sans s'affoler, il reste en roue libre et redémarre en seconde pour ne pas s'arrêter en plein milieu.
Normal.
- houaa, t'as vu comme j'ai bien négocié !
- Comment ça ? T'as calé !
- Oui, bon, mais la gestion de la relance ! Nickel ! Personne n'a rien vu !
- Ben moi j'ai vu. T'as calé.
- Toi ça compte pas. J'ai géré comme un chef.
- Je REVE. T'as calé, et t'arrives encore à être fier de toi ! T'es juste pas possible comme gars...
- C'est ça la classe.

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22 février 2012

Coiffeur

Par Maritxu

Dans la série "je voulais faire des choses en 2012", hier j'ai profité de l'absence de mes enfants et d'un demi jour de congé de Carnaval (quoi, vous n'avez pas de jour férié de Carnaval en France ? Comme c'est malheureux, je vous plains), pour aller chez le coiffeur.
Comme je ne vais presque jamais chez le coiffeur, j'aime sortir de là avec une nouvelle tête. Carré très très plongeant avec nuque dégagée, mèches rouges pour me rappeler ma jeunesse. Je suis contente, j'ai changé de tête.

Verdict.

Entre mon mari, un copain passé manger hier et mes collègues de bureau exclusivement masculins, les deux seuls qui ont noté la transformation sont ceux à qui je l'avais dit la veille. Cette constatation appelle deux réflexions :
- le sens aigü de l'observation des hommes n'est pas un mythe
- les hommes ont imprimé le fait qu'aller chez le coiffeur pour une femme, et la complimenter après sur sa nouvelle coupe était important. Et donc, il enregistrent bien l'information.

L'un dans l'autre, je trouve ça positif.

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10 février 2012

Machine à laver

par Maritxu

Hier soir, macérant dans mon bain, je demande à mon Belge de remplir la machine de linge. Il revient avec la panière vide, et un sourire hilare sur sa face. Je soupçonne instantanément une entourloupe. Il me dit qu’il a laissé un message subliminal dans la maison, en se marrant. Je vérifie le programme, ok ; la lessive, ok. Comme il me dit que c’est pas grave, et qu’il n’a qu’une seule envie, c’est que je le tanne pour savoir, je lâche l’affaire, il ne dira rien de toutes façons.
Ce matin, j’ai trouvé.
Il a laissé TOUTES mes culottes sales dans la panière, et a caché TOUTES mes culottes du placard. Obligée de partir en string au bureau.
Message subliminal ?
Mon œil.


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10 janvier 2012

Mes envies

En ce début d’année 2012, j’ai envie de plein de choses.

Envie d’aller au ski.
Ca fait des années que je n’ai pas mis un pied sur une piste, et ça me manque. Oui, je sais, c’est pour la bonne cause, on n’a pas de sous, mon Belge monte sa société, de toutes façons les enfants sont trop petits, mon Belge n’a jamais de vacances, les stations sont loin, c’est cher…etc. La liste est longue des excuses pour ne pas y aller. Mais là, j’ai envie. Vraiment envie. Ma forme physique est tout sauf au top, mais tant pis. Mon Belge m’a donné sa bénédiction pour y aller en solitaire, il gardera les enfants le temps d’un grand week-end. C’est pour ça que je l’aime.

Envie d’aller chez le coiffeur.
Pourquoi ? Pour prendre du temps pour moi déjà. Ensuite pour faire quelque chose de mes cheveux, qui sont toujours attachés. Pour ne plus avoir la tête d’une étudiante. Non pas que je veuille faire mon âge, mais au moins changer de tête. En fait, je regrette justement mes mèches rouges d’étudiante. Et pourquoi pas ?
   
Envie de consacrer du temps à mon couple.
Ca, je vais essayer le plus rapidement possible de le faire. Étape 1 : s’inscrire à la ligue des familles pour avoir des baby-sitters. J’ai rendez-vous ce soir. Essayer de se faire une soirée tous les mois au moins en tête à tête avec mon amoureux. Et parler, parler, parler. On en a besoin tous les deux.
   
Envie de visiter des trucs avec les enfants.
Déjà, ce week-end, on a failli aller au zoo d’Anvers. Failli. J’en ai marre de faillir, et maintenant je vais faire. Et tant pis si la Pucine est trop petite, le Demi-Belge est assez grand, lui. Il faut arrêter de sans cesse repousser. J’ai envie d’action !
   
Envie d’acheter une maison.
La location, c’est bien, c’est pratique, tous les travaux sont faits par quelqu’un d’autre, mais dès que j’ai envie d’accrocher un tableau au mur (genre, une superbe affiche), je pense au trou que je vais devoir reboucher à l’état des lieux de sortie. Quand mon Belge me propose des aménagements pour notre chambre, ma première pensée est que c’est du temps et de l’argent perdu puisque ces aménagements ne pourront pas être adaptés ailleurs. Alors on ne fait rien et les cartons continuent à s’aligner le long du mur. On avait repéré une superbe maison, bien en ruine comme on voulait, mais elle n’est pas à vendre. Samedi on en visite une autre, moche, mais il faut voir s’il n’y a pas des trésors sous le lino et le béton de la façade. Vu l’emplacement, c’est bien possible… Et comme elle est, elle n’est pas très chère du coup. Même si ça ne convient pas, j’ai l’impression d’avancer. Rien qu’un rendez-vous me met de bonne humeur !
   
Envie de faire baptiser la Pucine.
Ca n’a l’air de rien, mais je suis terrorisée à l’idée de téléphoner. Faut dire qu’en ce moment, on ne rentre dans des églises que pour des enterrements. Je suis moyen motivée, mais c’est quand même important pour moi.
   
   Allez, GO !


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11 novembre 2011

De la mauvaise (voire nulle) information des jeunes mamans


Il y avait longtemps que j'avais envie de pondre cet article, parce que j'en ai marre. La société actuelle nous pousse à toujours vouloir faire mieux, plus vite, à nous couler dans un moule, et si on n'est pas parfait, on est montrés du doigt.
Je dis stop.

Un couple qui s'engage dans l'aventure de l'enfantement n'est pas sorti de l'auberge mes amis. Déjà, la pression sociale. Vous ne pouvez pas être en couple depuis deux ans ou mariés depuis un an que toute la famille et amis vous pressent « et les enfants, c'est pour quand ? » Je rappelle qu'il y a des couples qui n'en veulent pas. Que c'est leur choix. Qu'ensuite, il n'y a rien de pire d'être en essai bébé et de s'entendre rabâcher toutes les semaines « toujours pas ? ». Que de toutes façons, on ne l'annoncera pas avant trois mois de grossesse, alors arrêtez de pomper l'air aux gens.

Je ne parle même pas de ceux qui galèrent en procréation médicalement assistée (PMA), ceux-là sont encore plus à plaindre, et je n'étais heureusement pas dans ce cas.

Quand on est enceinte, la galère continue. Avant, les gens étaient beaucoup plus proches, et les grands-parents habitaient souvent sous le même toit. Les grands-mères pouvaient conseiller les femmes enceintes, les rassurer. Internet n'existait pas, donc on ne pouvait pas aller sur des forums où faire part de toutes ses angoisses, trouver des réponses non adaptées, et endosser en plus les angoisses des autres futures mamans. Non, sans rire, ce truc est un piège, je connais, je suis tombée dedans. On finit par flipper tous les jours parce que Machin a eu un problème, et pourquoi pas moi ??

Les cours de préparation à l'accouchement aussi sont sujets à question. Avec la multitude des offres proposées, on ne sait plus à quel saint se vouer. Haptonomie ? Classique ? Chant choral ? Piscine ? Sophrologie ? Le plus drôle c'est que toutes ces préparations passent sous silence le point le plus important de l'accouchement : ça fait atrocement mal. Si. Que les filles qui se demandent si elles vont vraiment reconnaître une vraie contraction quand le travail va commencer se rassurent : on ne peut pas se tromper. C'est extrêmement douloureux. Heureusement, on oublie. Et pour celles qui ne sont pas contre, la péridurale est un acte médical miraculeux, il faut vraiment élever un monument au type qui a inventé ça.

Enfin, le bébé arrive. Et là, c'est inconnu. On rentre dans un territoire vierge, sans repère. On s'imagine un bébé parfait, tout rose et tout beau, passant sa vie à dormir, manger (et faire caca pour les plus réalistes). S'il est vrai que quelques bébés sont comme ça, ils ne sont pas légion. Un bébé, ça pleure. Beaucoup. Bruyamment. Et la majorité du temps, on ne sait pas pourquoi. On est désemparés.
Encore une fois, lorsque la vie était communautaire, les tantes, grands-mères, cousines, sœurs prenaient le relais. Elles partageaient leur expérience. De nos jours, la cellule familiale est réduite à sa plus simple expression, et le passage des grands-mères se limite à une semaine, les autres, encore moins. Comment aider efficacement la maman débordée en aussi peu de temps ? Comment comprendre le bébé, et conseiller utilement la mère ? Réponse : pas. On doit se débrouiller toute seule, et en plus s'occuper de l'intendance, du ménage et de sa silhouette. Parce que si tu n'as pas retrouvé ta taille mannequin en un mois, tu es montrée du doigt (« oh, tu pourrais faire un effort quand même. » « Et l'allaitement, ça fait fondre, pourquoi tu as aussi peu perdu ? ») Je ne sais pas si je suis foutue comme les autres, mais moi, je n'ai pas perdu UN gramme pendant mes deux allaitements. Voilà, c'est comme ça, tenez-le vous pour dit.

Avec de la chance, le papa est là le soir ou même la journée pour passer le relais. Mais pas toujours. Je voue une admiration éperdue à ces mères célibataires ou à ces femmes de militaires qui doivent tout assurer toutes seules.
Chapeau les filles.

Chaque visite chez le pédiatre est sujet à questionnements. Il n'est pas assez gros, trop gros, ne suit pas assez bien des yeux, boit trop, ne sait pas encore se retourner, et le pédiatre, s'il est vraiment mauvais, se permet encore des conseils d'éducation « vous devriez faire comme ci, comme ça. » Mais comment peut-il connaître les réalités de notre vie au quotidien ? On fait comme on peut figurez-vous ! Moi on m'avait traumatisé avec « 5 kilos, 5 tétées ». Mon premier buvait trop soit-disant, et je me le trimbalais donc dans toute la maison, hurlant, en lorgnant désespérément sur l'horloge que l'heure soit venue de lui redonner le sein.

Cette erreur – ces erreurs, il n'y a pas eu que celle-là – je ne les ai pas recommencées pour la deuxième. On dit que les seconds sont plus calmes. C'est faux. C'est la maman qui est plus décontractée, parce qu'elle sait où elle met les pieds.

J'ai refusé les diktats de la pression sociale.
J'ai laissé mon appartement en friche, et, du coup les gens se proposaient pour le ranger et le nettoyer (merci maman).
J'ai dormi en même temps que ma fille.
Mon fils ainé a beaucoup été chez ses grands-parents, et il a – pour son plus grand bonheur – passé un temps fou devant des dessins animés pour que la maison soit calme.
J'ai porté ma fille presque non-stop pendant deux mois, en ignorant superbement ceux qui me disaient qu'elle allait devenir acro et qu'il ne fallait pas que je l'habitue.
Ma fille a terminé TOUTES ses nuits dans le lit parental pendant un mois parce que c'était le seul lieu où elle se rendormait facilement. Bien entendu, j'en ai entendu des vertes et des pas mûres sur les risques d'étouffement et d'écrasement. Il faut savoir que des parents exténués ne bougent pas d'un poil de la nuit. Et qu'à un mois, les bébés non plus. Le risque est donc maitrisé, non ?
J'ai allaité ma fille à la demande pendant trois mois. Elle mangeait jusqu'à 9 fois par jour. Et je m'en cognais. Elle demandait ? Qu'elle mange ! Il a juste fallu un petit réajustement vers un mois et demi, parce que j'avais confondu les pleurs de faim des pleurs de demande d'attention. Du coup, elle a eu mal au bide pendant une soirée. UNE SOIREE seulement. Et de cette erreur, j'ai pu mieux comprendre les besoins de ma fille.
Depuis qu'elle est passée au biberon, ses besoins se sont d'ailleurs régulés d'eux-mêmes, et elle est rentrée « dans le moule » en un rien de temps. Évidemment, le biberon, c'est plus calorique, ça cale mieux, et on maîtrise les quantités. Au sein, c'est assimilé en un rien de temps, et on ne sait jamais combien le bébé a pris. Quand il ne s'endort pas au milieu d'une tétée ! A quoi bon vouloir régir tout ça ? Une sage-femme intelligente m'avait dit qu'un bébé au sein ne pourrait jamais trop manger, qu'il se régulait de lui-même. Alors, foin des horaires, lâchez-vous !

Et même quand tout se passe bien, qu'il n'y a aucun problème de santé, que j'annonce fièrement au pédiatre que ma fille est passée au biberon sans aucun problème, et qu'en plus elle les prend froids, on trouve encore le moyen d'essayer de me faire culpabiliser. « mais madame, donner chaud à un bébé, ça lui fait des calories, c'est mieux pour son développement, et bla et bla... » J'ai acquiescé, suis rentrée chez moi, ai fait chauffer un bib', me suis rendu compte de ma connerie et de mon influencabilité et suis revenue aux biberons froids. Ma fille n'est toujours pas morte et nos déplacements sont beaucoup plus simples sans chauffe-biberon. En plus, mon fils ainé n'est pas mort lui non plus, et n'a jamais pris un biberon de lait maternisé chauffé. Il ne s'en est jamais plaint, même si ses chocolats du matin sont chauds, maintenant !

Voilà,
c'était mon coup de gueule du jour.
J'espère qu'il vous a plu et je vous remercie de l'avoir lu jusqu'au bout.

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17 octobre 2011

Ca m'éneeeeeeerve

La semaine dernière, un journaliste – Christophe Hondelatte – a demandé la démission d’Audrey Pulvar du service public en raison de sa relation PRIVEE avec Montebourg. Cette même Audrey à qui iTélé avait retiré son programme politique l’année dernière pour cause de « confusion des genres » - lire les mêmes raisons que Hondelatte. Tout en ne remettant pas en cause son « impartialité journalistique ». Sans blagues, ils arrivent vraiment à se regarder en face ? Comment peut-on oser dire des choses pareilles ? Comme si une journaliste ne pouvait pas faire la part des choses entre sa vie privée et sa vie professionnelle ? Et si, pendant qu’on y était, on n’interdirait pas d’antenne tous les journalistes qui ne sont pas impartiaux ? A mon avis, il ne resterait pas grand monde…On ne peut pas demander la neutralité totale à quelqu’un, c’est impossible. Aurait-on dû interdire à Royal/Hollande de se présenter contre son ex-conjoint aux primaires du PS au vu de leur passé commun ? N’y aurait-il pas là plus de « confusion des genres » ?

Je suis révoltée qu’on dénie le droit à une journaliste de penser par elle-même, et qu’on mélange vie privée et vie publique. N’avait-elle pas le droit de fêter une victoire de son compagnon avec lui ? Parce qu’elle est journaliste, elle aurait dû rester cloitrée à l’abri des caméras, alors qu’elle n’était pas apparue pendant la campagne, qu’elle n’a pas voté à cette élection et que la campagne était justement FINIE ??

Qu’on foute un peu la paix aux gens et qu’on les laisse bosser.


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22 septembre 2011

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Il y a des moments où je me dis qu'en fait, tout ça n'est qu'une vaste blague. Qu'il va pousser la porte un jour en se marrant de nous avoir fait flipper.

Il y a des jours où je me dis que c'est pas juste. Qu'il avait pas le droit de partir comme ça, en laissant maman toute seule. Qu'il y a encore un millier de choses qu'il doit faire et qu'il ne fera jamais. Comme emmener ma soeur à l'autel. Comme voir grandir ses petits-enfants.

ll serait tellement fier du grand, mon Dieu. Les progrès que son fillot fait, dont il était si fier, et qu'il ne voit pas. Et la seconde... Elle a ses yeux, évidemment, des yeux bleus qu'il avait pourtant réussi à ne filer à aucun de ses enfants. Il ne l'a jamais vue. Il a à peine eu le temps d'entendre que c'était une fille. Il se raccrochait à ça, il est parti juste après.

Il y a des jours où je pleure comme une madeleine, et je suis sure que s'il regarde, il doit bien se ficher de moi. Encore qu'il avait l'air bien embêté de nous laisser, sur la fin...

J'aime croire qu'il nous regarde. Qu'il admire les yeux de sa petite-fille. Qu'il écoute les mots doux confiés à la lune par maman.

T'es qu'un con de nous avoir laissés.

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