01 mars 2012

Aujourd'hui : deux belles !

par Maritxu

Aujourd’hui, deux infos me font bondir.
En un, Dexia, qui change de nom aujourd’hui. Après deux sauvetages par l’état, ils pensent sérieusement que changer de nom va arranger les choses ? Qu’importe ! Pas de restructuration de fond et pas de remise en question massive de leur gestion, changeons juste de nom, les gens ne verront rien. Mais bien sûr, les erreurs de gestion sont liées au nom qu’on porte, tout le monde sait ça. Allez, ils gagnent de la pub gratuite. Ha ben non, même pas. Vous imaginez les frais pour changer toutes les enseignes, les en-têtes, j’en passe et des meilleurs ?
C’est moi ou les banques, non contentes d’être à côté de la plaque, nous prennent vraiment pour des veaux ?

Ensuite, l’éthylotest obligatoire dans les voitures à partir du 1er juillet. Et dire qu’il y a des abrutis qui se félicitent de ça au nom de la sécurité routière. Ben voyons. Qui va croire, qu’après une soirée arrosée, le gars qui est assez con pour reprendre le volant va prendre le soin de vérifier son alcoolémie, et surtout, tenir compte du résultat ? D’autant plus que vu le prix, les gens vont se contenter du seul obligatoire dans l’habitacle. Et que donc, s’ils l’utilisent avant de reprendre le volant (soyons fous), qu’ils sont sobres (miracle), hé ben ils se retrouvent quand même en infraction : il est utilisé lors du contrôle. Et va prouver au flic que tu viens de l’utiliser, hein, espère.
Non, vraiment, autant les triangles et les gilets j’étais pour, autant là… Je me demande vraiment à qui profite cette loi. Sarko aurait-il des copains directeurs d’usine d’éthylotest ? Ou il veut réduire le budget de la police et fait donc acheter au conducteur l’outil même de sa prune ?

Mesdames et messieurs, bonsoir.


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27 février 2012

Une semaine sans enfants

Par Maritxu

Samedi soir : Récupération
Dimanche soir : Chinois à emporter + film en amoureux
Lundi soir : Resto en amoureux (libanais, un délice)
Mardi après-midi : Coiffeur, pour me faire du bien. Le soir, un copain à manger à la maison.
Mercredi midi : Pot de départ d’un collègue, la suite est tellement prévisible que j’ai pris congé l’après-midi. J’ai bien fait.
Jeudi soir : Couple d’amis à manger à la maison, sans enfants eux non plus. Ca fait du bien de parler entre adultes des fois…
Vendredi soir : Fête à fracture spatio-temporelle. Ce genre de fête où tu passes une super bonne soirée, et il n’est que minuit, et qu’à peine 10 minutes plus tard il est 5 heures du matin et tu dors sur un banc. Y avait longtemps.

Il était temps qu’on récupère nos moutards, ma vie est fatigante sans eux.


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24 février 2012

Autosatisfaction

Par Maritxu

Ou comment TOUT tourner à son avantage.

C'est un super-pouvoir que je n'ai pas. Moi je suis plutôt du genre à demander pardon au poteau que je viens d'emplafonner et en plus me sentir coupable après.
Par contre, mon mari, lui, il est champion du monde.

Genre, pas plus tard qu'il y a quelques jours, il cale dans un carrefour après un redémarrage au feu.
Sans s'affoler, il reste en roue libre et redémarre en seconde pour ne pas s'arrêter en plein milieu.
Normal.
- houaa, t'as vu comme j'ai bien négocié !
- Comment ça ? T'as calé !
- Oui, bon, mais la gestion de la relance ! Nickel ! Personne n'a rien vu !
- Ben moi j'ai vu. T'as calé.
- Toi ça compte pas. J'ai géré comme un chef.
- Je REVE. T'as calé, et t'arrives encore à être fier de toi ! T'es juste pas possible comme gars...
- C'est ça la classe.

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22 février 2012

Coiffeur

Par Maritxu

Dans la série "je voulais faire des choses en 2012", hier j'ai profité de l'absence de mes enfants et d'un demi jour de congé de Carnaval (quoi, vous n'avez pas de jour férié de Carnaval en France ? Comme c'est malheureux, je vous plains), pour aller chez le coiffeur.
Comme je ne vais presque jamais chez le coiffeur, j'aime sortir de là avec une nouvelle tête. Carré très très plongeant avec nuque dégagée, mèches rouges pour me rappeler ma jeunesse. Je suis contente, j'ai changé de tête.

Verdict.

Entre mon mari, un copain passer manger hier et mes collègues de bureau exclusivement masculins, les deux seuls qui ont noté la transformation sont ceux à qui je l'avais dit la veille. Cette constatation appelle deux réflexions :
- le sens aigü de l'observation des hommes n'est pas un mythe
- les hommes ont imprimé le fait qu'aller chez le coiffeur pour une femme, et la complimenter après sur sa nouvelle coupe était important. Et donc, il enregistrent bien l'information.

L'un dans l'autre, je trouve ça positif.

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10 février 2012

Machine à laver

par Maritxu

Hier soir, macérant dans mon bain, je demande à mon Belge de remplir la machine de linge. Il revient avec la panière vide, et un sourire hilare sur sa face. Je soupçonne instantanément une entourloupe. Il me dit qu’il a laissé un message subliminal dans la maison, en se marrant. Je vérifie le programme, ok ; la lessive, ok. Comme il me dit que c’est pas grave, et qu’il n’a qu’une seule envie, c’est que je le tanne pour savoir, je lâche l’affaire, il ne dira rien de toutes façons.
Ce matin, j’ai trouvé.
Il a laissé TOUTES mes culottes sales dans la panière, et a caché TOUTES mes culottes du placard. Obligée de partir en string au bureau.
Message subliminal ?
Mon œil.


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10 janvier 2012

Mes envies

En ce début d’année 2012, j’ai envie de plein de choses.

Envie d’aller au ski.
Ca fait des années que je n’ai pas mis un pied sur une piste, et ça me manque. Oui, je sais, c’est pour la bonne cause, on n’a pas de sous, mon Belge monte sa société, de toutes façons les enfants sont trop petits, mon Belge n’a jamais de vacances, les stations sont loin, c’est cher…etc. La liste est longue des excuses pour ne pas y aller. Mais là, j’ai envie. Vraiment envie. Ma forme physique est tout sauf au top, mais tant pis. Mon Belge m’a donné sa bénédiction pour y aller en solitaire, il gardera les enfants le temps d’un grand week-end. C’est pour ça que je l’aime.

Envie d’aller chez le coiffeur.
Pourquoi ? Pour prendre du temps pour moi déjà. Ensuite pour faire quelque chose de mes cheveux, qui sont toujours attachés. Pour ne plus avoir la tête d’une étudiante. Non pas que je veuille faire mon âge, mais au moins changer de tête. En fait, je regrette justement mes mèches rouges d’étudiante. Et pourquoi pas ?
   
Envie de consacrer du temps à mon couple.
Ca, je vais essayer le plus rapidement possible de le faire. Étape 1 : s’inscrire à la ligue des familles pour avoir des baby-sitters. J’ai rendez-vous ce soir. Essayer de se faire une soirée tous les mois au moins en tête à tête avec mon amoureux. Et parler, parler, parler. On en a besoin tous les deux.
   
Envie de visiter des trucs avec les enfants.
Déjà, ce week-end, on a failli aller au zoo d’Anvers. Failli. J’en ai marre de faillir, et maintenant je vais faire. Et tant pis si la Pucine est trop petite, le Demi-Belge est assez grand, lui. Il faut arrêter de sans cesse repousser. J’ai envie d’action !
   
Envie d’acheter une maison.
La location, c’est bien, c’est pratique, tous les travaux sont faits par quelqu’un d’autre, mais dès que j’ai envie d’accrocher un tableau au mur (genre, une superbe affiche), je pense au trou que je vais devoir reboucher à l’état des lieux de sortie. Quand mon Belge me propose des aménagements pour notre chambre, ma première pensée est que c’est du temps et de l’argent perdu puisque ces aménagements ne pourront pas être adaptés ailleurs. Alors on ne fait rien et les cartons continuent à s’aligner le long du mur. On avait repéré une superbe maison, bien en ruine comme on voulait, mais elle n’est pas à vendre. Samedi on en visite une autre, moche, mais il faut voir s’il n’y a pas des trésors sous le lino et le béton de la façade. Vu l’emplacement, c’est bien possible… Et comme elle est, elle n’est pas très chère du coup. Même si ça ne convient pas, j’ai l’impression d’avancer. Rien qu’un rendez-vous me met de bonne humeur !
   
Envie de faire baptiser la Pucine.
Ca n’a l’air de rien, mais je suis terrorisée à l’idée de téléphoner. Faut dire qu’en ce moment, on ne rentre dans des églises que pour des enterrements. Je suis moyen motivée, mais c’est quand même important pour moi.
   
   Allez, GO !


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11 novembre 2011

De la mauvaise (voire nulle) information des jeunes mamans


Il y avait longtemps que j'avais envie de pondre cet article, parce que j'en ai marre. La société actuelle nous pousse à toujours vouloir faire mieux, plus vite, à nous couler dans un moule, et si on n'est pas parfait, on est montrés du doigt.
Je dis stop.

Un couple qui s'engage dans l'aventure de l'enfantement n'est pas sorti de l'auberge mes amis. Déjà, la pression sociale. Vous ne pouvez pas être en couple depuis deux ans ou mariés depuis un an que toute la famille et amis vous pressent « et les enfants, c'est pour quand ? » Je rappelle qu'il y a des couples qui n'en veulent pas. Que c'est leur choix. Qu'ensuite, il n'y a rien de pire d'être en essai bébé et de s'entendre rabâcher toutes les semaines « toujours pas ? ». Que de toutes façons, on ne l'annoncera pas avant trois mois de grossesse, alors arrêtez de pomper l'air aux gens.

Je ne parle même pas de ceux qui galèrent en procréation médicalement assistée (PMA), ceux-là sont encore plus à plaindre, et je n'étais heureusement pas dans ce cas.

Quand on est enceinte, la galère continue. Avant, les gens étaient beaucoup plus proches, et les grands-parents habitaient souvent sous le même toit. Les grands-mères pouvaient conseiller les femmes enceintes, les rassurer. Internet n'existait pas, donc on ne pouvait pas aller sur des forums où faire part de toutes ses angoisses, trouver des réponses non adaptées, et endosser en plus les angoisses des autres futures mamans. Non, sans rire, ce truc est un piège, je connais, je suis tombée dedans. On finit par flipper tous les jours parce que Machin a eu un problème, et pourquoi pas moi ??

Les cours de préparation à l'accouchement aussi sont sujets à question. Avec la multitude des offres proposées, on ne sait plus à quel saint se vouer. Haptonomie ? Classique ? Chant choral ? Piscine ? Sophrologie ? Le plus drôle c'est que toutes ces préparations passent sous silence le point le plus important de l'accouchement : ça fait atrocement mal. Si. Que les filles qui se demandent si elles vont vraiment reconnaître une vraie contraction quand le travail va commencer se rassurent : on ne peut pas se tromper. C'est extrêmement douloureux. Heureusement, on oublie. Et pour celles qui ne sont pas contre, la péridurale est un acte médical miraculeux, il faut vraiment élever un monument au type qui a inventé ça.

Enfin, le bébé arrive. Et là, c'est inconnu. On rentre dans un territoire vierge, sans repère. On s'imagine un bébé parfait, tout rose et tout beau, passant sa vie à dormir, manger (et faire caca pour les plus réalistes). S'il est vrai que quelques bébés sont comme ça, ils ne sont pas légion. Un bébé, ça pleure. Beaucoup. Bruyamment. Et la majorité du temps, on ne sait pas pourquoi. On est désemparés.
Encore une fois, lorsque la vie était communautaire, les tantes, grands-mères, cousines, sœurs prenaient le relais. Elles partageaient leur expérience. De nos jours, la cellule familiale est réduite à sa plus simple expression, et le passage des grands-mères se limite à une semaine, les autres, encore moins. Comment aider efficacement la maman débordée en aussi peu de temps ? Comment comprendre le bébé, et conseiller utilement la mère ? Réponse : pas. On doit se débrouiller toute seule, et en plus s'occuper de l'intendance, du ménage et de sa silhouette. Parce que si tu n'as pas retrouvé ta taille mannequin en un mois, tu es montrée du doigt (« oh, tu pourrais faire un effort quand même. » « Et l'allaitement, ça fait fondre, pourquoi tu as aussi peu perdu ? ») Je ne sais pas si je suis foutue comme les autres, mais moi, je n'ai pas perdu UN gramme pendant mes deux allaitements. Voilà, c'est comme ça, tenez-le vous pour dit.

Avec de la chance, le papa est là le soir ou même la journée pour passer le relais. Mais pas toujours. Je voue une admiration éperdue à ces mères célibataires ou à ces femmes de militaires qui doivent tout assurer toutes seules.
Chapeau les filles.

Chaque visite chez le pédiatre est sujet à questionnements. Il n'est pas assez gros, trop gros, ne suit pas assez bien des yeux, boit trop, ne sait pas encore se retourner, et le pédiatre, s'il est vraiment mauvais, se permet encore des conseils d'éducation « vous devriez faire comme ci, comme ça. » Mais comment peut-il connaître les réalités de notre vie au quotidien ? On fait comme on peut figurez-vous ! Moi on m'avait traumatisé avec « 5 kilos, 5 tétées ». Mon premier buvait trop soit-disant, et je me le trimbalais donc dans toute la maison, hurlant, en lorgnant désespérément sur l'horloge que l'heure soit venue de lui redonner le sein.

Cette erreur – ces erreurs, il n'y a pas eu que celle-là – je ne les ai pas recommencées pour la deuxième. On dit que les seconds sont plus calmes. C'est faux. C'est la maman qui est plus décontractée, parce qu'elle sait où elle met les pieds.

J'ai refusé les diktats de la pression sociale.
J'ai laissé mon appartement en friche, et, du coup les gens se proposaient pour le ranger et le nettoyer (merci maman).
J'ai dormi en même temps que ma fille.
Mon fils ainé a beaucoup été chez ses grands-parents, et il a – pour son plus grand bonheur – passé un temps fou devant des dessins animés pour que la maison soit calme.
J'ai porté ma fille presque non-stop pendant deux mois, en ignorant superbement ceux qui me disaient qu'elle allait devenir acro et qu'il ne fallait pas que je l'habitue.
Ma fille a terminé TOUTES ses nuits dans le lit parental pendant un mois parce que c'était le seul lieu où elle se rendormait facilement. Bien entendu, j'en ai entendu des vertes et des pas mûres sur les risques d'étouffement et d'écrasement. Il faut savoir que des parents exténués ne bougent pas d'un poil de la nuit. Et qu'à un mois, les bébés non plus. Le risque est donc maitrisé, non ?
J'ai allaité ma fille à la demande pendant trois mois. Elle mangeait jusqu'à 9 fois par jour. Et je m'en cognais. Elle demandait ? Qu'elle mange ! Il a juste fallu un petit réajustement vers un mois et demi, parce que j'avais confondu les pleurs de faim des pleurs de demande d'attention. Du coup, elle a eu mal au bide pendant une soirée. UNE SOIREE seulement. Et de cette erreur, j'ai pu mieux comprendre les besoins de ma fille.
Depuis qu'elle est passée au biberon, ses besoins se sont d'ailleurs régulés d'eux-mêmes, et elle est rentrée « dans le moule » en un rien de temps. Évidemment, le biberon, c'est plus calorique, ça cale mieux, et on maîtrise les quantités. Au sein, c'est assimilé en un rien de temps, et on ne sait jamais combien le bébé a pris. Quand il ne s'endort pas au milieu d'une tétée ! A quoi bon vouloir régir tout ça ? Une sage-femme intelligente m'avait dit qu'un bébé au sein ne pourrait jamais trop manger, qu'il se régulait de lui-même. Alors, foin des horaires, lâchez-vous !

Et même quand tout se passe bien, qu'il n'y a aucun problème de santé, que j'annonce fièrement au pédiatre que ma fille est passée au biberon sans aucun problème, et qu'en plus elle les prend froids, on trouve encore le moyen d'essayer de me faire culpabiliser. « mais madame, donner chaud à un bébé, ça lui fait des calories, c'est mieux pour son développement, et bla et bla... » J'ai acquiescé, suis rentrée chez moi, ai fait chauffer un bib', me suis rendu compte de ma connerie et de mon influencabilité et suis revenue aux biberons froids. Ma fille n'est toujours pas morte et nos déplacements sont beaucoup plus simples sans chauffe-biberon. En plus, mon fils ainé n'est pas mort lui non plus, et n'a jamais pris un biberon de lait maternisé chauffé. Il ne s'en est jamais plaint, même si ses chocolats du matin sont chauds, maintenant !

Voilà,
c'était mon coup de gueule du jour.
J'espère qu'il vous a plu et je vous remercie de l'avoir lu jusqu'au bout.

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17 octobre 2011

Ca m'éneeeeeeerve

La semaine dernière, un journaliste – Christophe Hondelatte – a demandé la démission d’Audrey Pulvar du service public en raison de sa relation PRIVEE avec Montebourg. Cette même Audrey à qui iTélé avait retiré son programme politique l’année dernière pour cause de « confusion des genres » - lire les mêmes raisons que Hondelatte. Tout en ne remettant pas en cause son « impartialité journalistique ». Sans blagues, ils arrivent vraiment à se regarder en face ? Comment peut-on oser dire des choses pareilles ? Comme si une journaliste ne pouvait pas faire la part des choses entre sa vie privée et sa vie professionnelle ? Et si, pendant qu’on y était, on n’interdirait pas d’antenne tous les journalistes qui ne sont pas impartiaux ? A mon avis, il ne resterait pas grand monde…On ne peut pas demander la neutralité totale à quelqu’un, c’est impossible. Aurait-on dû interdire à Royal/Hollande de se présenter contre son ex-conjoint aux primaires du PS au vu de leur passé commun ? N’y aurait-il pas là plus de « confusion des genres » ?

Je suis révoltée qu’on dénie le droit à une journaliste de penser par elle-même, et qu’on mélange vie privée et vie publique. N’avait-elle pas le droit de fêter une victoire de son compagnon avec lui ? Parce qu’elle est journaliste, elle aurait dû rester cloitrée à l’abri des caméras, alors qu’elle n’était pas apparue pendant la campagne, qu’elle n’a pas voté à cette élection et que la campagne était justement FINIE ??

Qu’on foute un peu la paix aux gens et qu’on les laisse bosser.


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22 septembre 2011

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Il y a des moments où je me dis qu'en fait, tout ça n'est qu'une vaste blague. Qu'il va pousser la porte un jour en se marrant de nous avoir fait flipper.

Il y a des jours où je me dis que c'est pas juste. Qu'il avait pas le droit de partir comme ça, en laissant maman toute seule. Qu'il y a encore un millier de choses qu'il doit faire et qu'il ne fera jamais. Comme emmener ma soeur à l'autel. Comme voir grandir ses petits-enfants.

ll serait tellement fier du grand, mon Dieu. Les progrès que son fillot fait, dont il était si fier, et qu'il ne voit pas. Et la seconde... Elle a ses yeux, évidemment, des yeux bleus qu'il avait pourtant réussi à ne filer à aucun de ses enfants. Il ne l'a jamais vue. Il a à peine eu le temps d'entendre que c'était une fille. Il se raccrochait à ça, il est parti juste après.

Il y a des jours où je pleure comme une madeleine, et je suis sure que s'il regarde, il doit bien se ficher de moi. Encore qu'il avait l'air bien embêté de nous laisser, sur la fin...

J'aime croire qu'il nous regarde. Qu'il admire les yeux de sa petite-fille. Qu'il écoute les mots doux confiés à la lune par maman.

T'es qu'un con de nous avoir laissés.

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02 décembre 2010

Tartine

Par Maritxu

Hier, j'ai eu une conversation étrange avec un collègue qui était en train de perdre son père. Pour situer parfaitement, on était en train de faire demi-tour en urgence, sa famille venant d'être contactée par l'hopital. Son père est décédé une heure après.
Bref, en plein broyage de noir, il me raconte que son grand-père avait coutume de dire que la vie était une tartine de merde qu'il fallait manger tous les jours.
Je lui ai répondu que je n'étais pas d'accord. Qu'à mon avis, la vie était une tartine de confiture, mais qu'une fois qu'elle avait été mangée, ben il n'y en avait plus.

Je ne sais pas vraiment si ça lui a fait du bien, mais bizarrement, à moi, si.

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