27 février 2012

Une semaine sans enfants

Par Maritxu

Samedi soir : Récupération
Dimanche soir : Chinois à emporter + film en amoureux
Lundi soir : Resto en amoureux (libanais, un délice)
Mardi après-midi : Coiffeur, pour me faire du bien. Le soir, un copain à manger à la maison.
Mercredi midi : Pot de départ d’un collègue, la suite est tellement prévisible que j’ai pris congé l’après-midi. J’ai bien fait.
Jeudi soir : Couple d’amis à manger à la maison, sans enfants eux non plus. Ca fait du bien de parler entre adultes des fois…
Vendredi soir : Fête à fracture spatio-temporelle. Ce genre de fête où tu passes une super bonne soirée, et il n’est que minuit, et qu’à peine 10 minutes plus tard il est 5 heures du matin et tu dors sur un banc. Y avait longtemps.

Il était temps qu’on récupère nos moutards, ma vie est fatigante sans eux.


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24 février 2012

Autosatisfaction

Par Maritxu

Ou comment TOUT tourner à son avantage.

C'est un super-pouvoir que je n'ai pas. Moi je suis plutôt du genre à demander pardon au poteau que je viens d'emplafonner et en plus me sentir coupable après.
Par contre, mon mari, lui, il est champion du monde.

Genre, pas plus tard qu'il y a quelques jours, il cale dans un carrefour après un redémarrage au feu.
Sans s'affoler, il reste en roue libre et redémarre en seconde pour ne pas s'arrêter en plein milieu.
Normal.
- houaa, t'as vu comme j'ai bien négocié !
- Comment ça ? T'as calé !
- Oui, bon, mais la gestion de la relance ! Nickel ! Personne n'a rien vu !
- Ben moi j'ai vu. T'as calé.
- Toi ça compte pas. J'ai géré comme un chef.
- Je REVE. T'as calé, et t'arrives encore à être fier de toi ! T'es juste pas possible comme gars...
- C'est ça la classe.

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23 février 2012

Pourquoi j'aime la Belgique ?

Par Maritxu

Cette soirée avait mal commencé.

Déjà, j'avais pas du tout envie d'aller faire les courses. J'ai horreur de ça. Mais comme on est bien obligés de manger et qu'en plus, nous avions des invités le lendemain, il fallait bien que quelqu'un s'y colle. C'est là qu'on comprend toute la stratégie de mon Belge qui part travailler à vélo... le petit malin.

C'est un supermarché d'une grande enseigne dans lequel je n'ai encore jamais mis les pieds.
Je fouille mon porte monnaie pour chercher une pièce d'un euro. Zutre. Je n'en n'ai pas. Avec un peu de chance... Ouf, il n'y a pas besoin de jeton, les caddies sont en libre-service.

Je grimpe la rampe d'accès au magasin. Arrivée en haut, je fais demi-tour : j'ai oublié mes sacs. Scregneugneu.

Je course, je course. Prise d'un doute, je veux vérifer une information qui se trouve dans mon portefeuille.
Damned. Où est mon portefeuille ??
Une fulgurance : à la maison. Devant l'ordinateur. Avec mes cartes de crédit dedans. Et tous mes papiers. Et forcément, j'ai choisi un magasin près de mon boulot plutôt que près de chez moi...

Booooon, c'était vraiment pas le jour de faire les courses. J'appelle Belge pour qu'il vienne m'amener tout ça. Coup de bol, je l'ai, second coup de bol, il est disponible, troisième coup de bol, il a une voiture. Ouf, tout s'arrange.
Il me rappelle 20 secondes après : finalement, il n'a pas de voiture. Rester zen. Je me résigne à tout redéposer dans les rayons, quand mon Belge me suggère de demander à ce qu'on me garde tout en chambre froide jusqu'à demain.

Pas bête.

Je cherche quelqu'un pour poser la question, et on me dirige vers le responsable.

Je lui explique mon problème, il me répond qu'il n'y a pas de souci : quel brave homme. Pour un peu je l'embrasserai. Tandis que je me confonds en remerciements, il me dit que finalement, il a réfléchi, comme je travaille à côté, je peux repartir avec mes courses ce soir et le payer demain.

J'en reste sans voix. Je lui explique bien que j'ai oublié mon portefeuille à la maison avec tous mes papiers dedans, que je n'ai aucun moyen de lui prouver mon identité. Il a bien compris, il me fait confiance.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gérants de magasins qui vous laissent repartir avec plus de 100€ de courses, sans une assurance, juste un nom et un numéro de téléphone ?

Vraiment, j'AIME la Belgique. D'amour.

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22 février 2012

Coiffeur

Par Maritxu

Dans la série "je voulais faire des choses en 2012", hier j'ai profité de l'absence de mes enfants et d'un demi jour de congé de Carnaval (quoi, vous n'avez pas de jour férié de Carnaval en France ? Comme c'est malheureux, je vous plains), pour aller chez le coiffeur.
Comme je ne vais presque jamais chez le coiffeur, j'aime sortir de là avec une nouvelle tête. Carré très très plongeant avec nuque dégagée, mèches rouges pour me rappeler ma jeunesse. Je suis contente, j'ai changé de tête.

Verdict.

Entre mon mari, un copain passer manger hier et mes collègues de bureau exclusivement masculins, les deux seuls qui ont noté la transformation sont ceux à qui je l'avais dit la veille. Cette constatation appelle deux réflexions :
- le sens aigü de l'observation des hommes n'est pas un mythe
- les hommes ont imprimé le fait qu'aller chez le coiffeur pour une femme, et la complimenter après sur sa nouvelle coupe était important. Et donc, il enregistrent bien l'information.

L'un dans l'autre, je trouve ça positif.

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13 février 2012

Horaires

Par Maritxu

Hier soir, lancement de la procédure de nuit à 19h30. Atterrissage dans le lit à 19h45, fin de l'histoire à 20h05.
Nous sommes dans les temps. C'est qu'il y a école demain madame.

20h10 - "Je veux refaire pipi"
20h15 - "mhouhahahauouuu" (oui, ma fille pleure comme un chat)
20h20 - "Pucine m'a réveillé" (sans blagues)
20h30 - "Maman, j'ai mal au piiiiiiiieed"
20h45 - Recouchage du grand
20h46 - Réveil de la petite
21h02 - On lache l'affaire, elle redescend avec nous. Mon Belge reste avec son fils pour le rendormir.
21h15 - Mon Belge redescend, la Pucine ne manifeste aucun signe d'endormissement. Pire, elle est charmante, fait des sourires et joue avec nous.
21h45 - Bon, on y retourne, elle va bien finir par être fatiguée.
21h50 - J'ai l'impression que ça y est, elle a fermé les yeux.
21h51 - Je me fais (enfin) couler mon bain. Belge va fumer dehors.
22h00 - "Maaaaaamaaaaan !!! J'ai mal au piiiiiied" (mais je suis dans l'eau moiiii)
22h01 - "Whaouuuhahahahahiiiiouuuu" (comme de bien entendu)
22h05 - Le Demi-Belge a un bandage autour de son pied pour son mal imaginaire artisitiquement fait par son père.
22h06 - Fin du bain, faut bien rendormir la monstresse.
22h10 - Tout est calme.
22h30 - Anticipant une nuit des plus grandioses, je vais me coucher, histoire de faire des réserves de sommeil.
23h00 - Mais que fait le Demi-Belge dans mon lit ? Veux-tu bien retourner dans ta chambre ? Ha ? Pucine pleure et papa la console ? Bon, ok, tu peux rester un peu.

5h00 - "Mwawwawhahahhouuuhahwawa"
5h01 - Tétine
6h00 - Mouhouhahahahaouhouhou"
6h01 - Tétine
6h10 - Tétine
6h15 - Bon ok, ça marche pas, on mange, t'as gagné.
6h30 - "Maman, je peux venir avec vous ?"

Mais qu'il est doux de retrouver ses enfants après 3 jours d'absence.
Vous m'aviez manqué.

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10 février 2012

Machine à laver

par Maritxu

Hier soir, macérant dans mon bain, je demande à mon Belge de remplir la machine de linge. Il revient avec la panière vide, et un sourire hilare sur sa face. Je soupçonne instantanément une entourloupe. Il me dit qu’il a laissé un message subliminal dans la maison, en se marrant. Je vérifie le programme, ok ; la lessive, ok. Comme il me dit que c’est pas grave, et qu’il n’a qu’une seule envie, c’est que je le tanne pour savoir, je lâche l’affaire, il ne dira rien de toutes façons.
Ce matin, j’ai trouvé.
Il a laissé TOUTES mes culottes sales dans la panière, et a caché TOUTES mes culottes du placard. Obligée de partir en string au bureau.
Message subliminal ?
Mon œil.


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09 février 2012

C’est presque trop facile

Par Maritxu (faut préciser, maintenant qu'Amaia est revenue on-line !)

Comme je l’ai évoqué récemment, j’en ai marre de payer un loyer, marre de penser à chaque clou planté dans un mur qu’il faudra reboucher le trou à l’état des lieux de sortie, bref, marre de ne pas être chez moi.

Alors on visite. Pour être franche, c’était sans réelle optique d’achat, mais c’était le début d’année, mettons que ça faisait partie de mes bonnes résolutions pour ne pas déprimer. A chaque visite, le Belge et moi ne sommes jamais d’accord… Soit c’est l’ampleur des travaux, soit la taille de la maison, soit l’orientation, soit le jardin super en pente, bref, on ne trouve pas.

On nous avait bien parlé d’une maison à moins de 100m de chez nous, mais on nous avait dit aussi qu’elle n’avait pas de jardin, alors on n’était même pas allé voir. Et puis, par hasard, je suis retombée sur elle sur internet. Il était noté 136 m² de jardin. 136m², ce n’est pas beaucoup, ok, mais ce n’est pas rien. Et puis les photos ont vraiment l’air super, et en plus, elle n’est pas chère : où est l’arnaque ?

J’en parle à mon Belge, on décide de prendre rendez-vous.

La standardiste est charmante, on discute, j’apprends qu’il y a déjà une offre moins-disante. Le rendez-vous est fixé pour le jeudi midi, même si ça me pose un petit problème d’agenda. Elle me dit que j’ai raison de le fixer rapidement, parce qu’elle a des demandes, et qu’elle a peur qu’elle nous passe sous le nez. « C’est marrant, je me dis en raccrochant, c’est comme si elle était sure qu’elle sera à nous ».

On visite.

C’est grand, ça a du cachet, il y a des possibilités énormes.
Le toit est à refaire, les fenêtres du second aussi. La salle de bain est minuscule et vraiment naze. C’est peut-être à cause de tout ça qu’elle n’est pas très chère.
La vue est superbe du premier.
On pourrait démolir les annexes pour se créer un jardinet.

C’est la première fois que je vois ce qu’un bâtiment pourrait devenir. Je m’y vois. Vraiment. En posant les questions à la vendeuse, j’en parle comme si c’était déjà à nous.

Et si mon Belge n’était pas d’accord ?

En sortant, j’arrête de respirer pendant 5 secondes : « et alors, t’en penses quoi ? »
« Si c’est bon pour toi, c’est ok pour moi »

Yeepee ! Il dit oui pour des raisons totalement différentes des miennes, mais l’essentiel est qu’on soit d’accord !

Pour lui, le remplacement de la toiture, c’est « les doigts dans le nez », et il a des idées plein la tête… Ouiiiiiii

On envoie une promesse de vente le lendemain matin. Comme on la veut vraiment, on a offert le prix demandé : on sait que sinon les autres acheteurs pourraient surenchérir. Mais on signe avec une clause suspensive, nous n’avons toujours pas demandé aux banques…

Toute la journée, mon Belge fait le tour des banques, et les avis sont plutôt favorables.

Le samedi, la nana de l’agence nous rappelle : il y a une offre au même prix, mais sans clause suspensive. Pour garder notre priorité, elle nous demande de la lever. Je dis non. Sans un accord écrit des banques, il ne faut pas vendre la peau de l’ours, hein. Mon Belge essaie de me faire changer d’avis, mais je tiens bon, je n’ai pas envie de me coller moi-même dans une situation impossible. Si on doit l’avoir, on l’aura. Et sinon, tant pis, on aura au moins fait le travail pour la prochaine occasion.

Le lundi, une banque nous dit oui par écrit. Quand j’en informe – dans la minute ! – l’agence immobilière, elle me répond que de toutes façons ce n’était pas nécessaire, les propriétaires nous ont préféré à l’autre offre. C’était un groupe immobilier qui voulait faire des logements, ils préfèrent une famille. Je pense que le fait qu’on habite déjà le village a joué aussi.

Et voilà…

On a signé aujourd’hui le compromis de vente. Nous sommes plus légers de quelques milliers d’euros, et nous sommes ravis !

 

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05 février 2012

*Weekend Update*

Par Amaia

Aloors… weekly update!


J’ai trouvé un appartement, ou plutôt, une chambre dans un appartement ! Je vais emménager dans le quartier de Whitechapel, dans l’est de Londres. Le proprio est Irlandais, un bon point pour lui. Il y a un salon, ce qui est manifestement dur à trouver dans les appartements londoniens… et pourtant capital pour la cohésion d’une coloc ! J’ai visité un appartement, sans salon, pour 5 personnes, avec trois chaises dans la cuisine… ça ne donne pas envie.
J’ai croisé un type dans l’ascenseur du boulot avec le même téléphone que moi ! Ca peut paraitre bizarre, dit comme ça, mais j’ai un petit Nokia tout vieux qui ne reçoit pas les MMS… donc, à l’ère du smartphone, c’est assez rare pour être noté !
La neige est arrivée hier soir, avec quatre petits centimètres sur Londres… qui sont en train de fondre ! Il est supposé reneiger dans la semaine ; j’aime beaucoup la neige, mais j’ai un peu peur qu’elle paralyse toute la ville… D’après les colocs, les Londoniens ne gèrent pas mieux la neige que les Parisiens ! :/
En ce qui concerne le boulot, je commence à m’habituer… et à devenir autonome, ouf ! Les projets ont démarré, et je peux participer un peu plus qu’en écrivant les bilans et rapports pour les clients – qu’il faut bien que je sache faire, mais au bout d’un moment… :) On ne m’a pas – encore – remonté les bretelles alors je suppose que je fais du bon boulot !


Lundi dernier, papa aurait eu 60 ans. Je m’imaginais cette date comme une étape. Un jour à marquer d’une pierre blanche – ou noire.  Au final, j’ai eu plus une impression de soulagement. Comme si, à partir de ce lundi, je n’ai plus à faire référence à mon père malade, mais je peux penser à papa tout court. Avant, c’était un peu se dire : « l’an dernier, à la même époque, papa faisait ça ». Maintenant, je ne peux plus faire ça, mais j’ai le sentiment de faire un pas de plus vers l’avant, de « dépasser » l’an dernier. Enfin, un tout petit pas, mais un pas quand même…


Et pour finir sur une note plus « joyeuse », vendredi soir je suis allée à un vrai concert de hipsters, dans un bar de hipsters. Le premier groupe aurait pu être dans un générique de Buffy (pas nécessairement une mauvaise chose), mais c’était vraiment toujours la même chose. Le deuxième était pas mal, mais on sent peut-être le groupe meilleur en live qu’en studio. Le dernier type était un peu trop confiant, et surtout beaucoup hipster – se prenait bien trop au sérieux avec sa chemise léopard bordeaux…
J’ai donc eu ma dose de pantalons trop courts, coupes de cheveux faites à l’aveugle, pulls portés « ironically » et d’assortiment de couleurs improbables en une soirée.


 

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26 janvier 2012

La jalousie : un mythe ?

Par Maritxu

Depuis que la Pucine est née, j’ai l’impression que la question qui revient le plus souvent c’est : « le grand frère est-il jaloux ? » Dès que je réponds que non, ce n’est pas le cas du tout, l’immense majorité des gens me répondent « ha ben chez moi non plus, on n’a pas eu de problème ».
Question : la jalousie entre frères et sœurs est-elle un mythe ? Vraiment rares sont les gens que je connais qui ont eu le problème.

Je lisais récemment sur l’excellent blog de Mme Sololine sa méthode pour que tout se passE bien à l'arrivée d'un enfant. Je n’ai pas DU TOUT fait la même chose. Parfois même franchement le contraire. Et tout se passe pourtant très bien des deux côtés. J’en déduis donc qu’il n’y a pas de méthode miracle, et qu’il faut, encore une fois, faire à sa sauce sans écouter les autres. 

Nous on l’a dit au Demi-Belge dès que ça a commencé à se voir. Faut qu’on était contents comme tout, puisqu’on avait raté la précédente. C’est aussi pour ça qu’on a attendus d’être bien surs pour l’annoncer.

Par contre, on l’a entouré de beaucoup de précautions : c’est dans très longtemps, t’inquiète pas, on a le temps, tu seras presque en vacances, etc.

Quand j’ai commencé à devenir baleine, il m’a appelé sa maman-ballon, c’était adorable. Là on a commencé à nuancer l’arrivée du bébé : tu ne pourras pas jouer tout de suite avec, ça ne sait rien faire un bébé, ça pleure beaucoup, elle dormira avec nous pour ne pas te réveiller la nuit, etc, encore une fois. En gros, on a bien insisté sur les points négatifs pour ne pas qu’il soit surpris à l’arrivée. Ensuite seulement on lui parlait du positif : elle fera des sourires, elle sera en admiration devant toi, son grand frère, tu pourras la faire rire, lui donner le biberon… on a fait gaffe à ne pas en parler trop non plus, pour ne pas l’étouffer avec. Il fallait que nous continuions à vivre pour lui aussi, et pas juste pour le bébé à venir.

Puis, à la naissance, on l’a réveillé la nuit pour lui annoncer notre départ à l’hôpital. Etant donné que j’ai accouché à 5h23, mon Belge est retourné à la maison pour aller le chercher avant son départ à l’école, et c’est tout excité qu’il est venu découvrir sa petite sœur. Je l’ai d’entrée pris dans mes bras, dans mon lit, avec la Pucine. Il était vraiment associé à la naissance, impliqué. Il répétait « c’est MA p’tite sœur, je suis un grand frère ». Il est revenu tous les jours, mais jamais très longtemps, pour ne pas qu’il s’ennuie. Ma mère a été une baby-sitter formidable tout au long de mon congé maternité.

Nous n’avons pas transformé l’arrivée de la Pucine à la maison en grand’messe. Mon Belge est venu me chercher tout seul, et je suis ensuite allée chercher le demi-belge à l’école avec la Puce, pour la présenter à toute sa classe. Il était fier comme un pou.

Au jour le jour, ensuite, tout s’est fait naturellement. Nous avons fait attention à lui porter autant d’attention qu’avant. Nous nous réservons des moments entre nous. Je le laisse faire beaucoup de choses avec sa sœur, il faut bien qu’elle aussi apprenne à vivre avec un grand frère.

Bref, beaucoup d’intuition, la vérité sans fioritures, et ne pas en faire une affaire d’état, je pense bien qu’on peut tout résumer dans ces trois points.

En plus, comme la Pucine est une enfant particulièrement facile et qui pleure très peu, l’intégration a été d’une facilité presque confondante. En gros, ils s’adorent. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, alors je profite.

 

La semaine dernière, j’ai quand même posé la question à mon Demi-Belge : « Tu trouves qu’on aime plus la Pucine que toi ? » Il m’a regardé d’un air effaré « ben non ! » « et tu trouves qu’on t’aime plus que la Pucine ? » « Ben non, c’est pas possible ça, c’est pareil nous deux ! » Le tout sans une hésitation.

J’ai comme l’impression d’avoir gagné le prix de la meilleure mère.

Sauf que la mienne est mieux, je sais.

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24 janvier 2012

Allons donc!

Par Amaia (pour une fois)

Aujourd’hui, j’ai racheté une carte SIM, et j’ai rallumé mon vieux téléphone débloqué… Et en faisant le tri dans mes contacts, je suis retombée dans des souvenirs vieux d’Irlande ! Un petit côté nostalgique de faire le tri mais comme beaucoup de choses cette année, je prends ça comme un nouveau départ.

Et oui, car je suis donc à Londres pour au moins les cinq mois à venir ! « Donc », parce que je ne me fais pas d’illusion sur le lectorat de ce blog ! :)

Je fais mon stage dans une agence de communication, et si pour l’instant le travail est un peu rébarbatif, je pense que ça va vraiment devenir très intéressant. Je suis maintenant en plein dans la découverte des dossiers, des termes plus ou moins techniques… mais les projets ne vont pas tarder à se mettre en route et je vais regretter le temps où je flânais sur l’ordi à la recherche de quelque chose à faire ! Le dilemme du stagiaire qui ne veut pas avoir l’air d’un boulet mais qui ne peut pas être autonome direct…

Le bon côté d’une boite française, c’est que tout le monde – presque tout le monde – parle français, ce qui facilite grandement les choses. Le mauvais côté, c’est que… tout le monde parle français. Et que je ne suis pas montée à Londres pour parler ma langue maternelle ! Heureusement, on alterne souvent… D’ailleurs je me suis aperçue que ma réactivité en anglais a baissé. Je comprends sans problème, mais quand il s’agit de répondre du tac au tac, je fais des fautes bêtes, je balbutie… Ça reviendra, hein, mais bon, ce n’est pas plaisant que de le réaliser !

Le rythme de la semaine n’est pas trop difficile (9h-17h30), mais j’ai du mal à m’habituer aux weekends trop courts !

Sinon, en vrac :
-    Les raccourcis clavier me sauvent la vie pour les accents sur l’ordi, je pourrais même écrire en norvégien !
-    La mode est aux collants moutarde, ne me demandez pas pourquoi.
-    Richmond, c’est très joli, et la Tamise a l’air d’une petite rivière.
-    Les Anglais ne doivent pas être bon en escalateurs : il y a des panneaux partout pour dire aux gens de faire attention, de ne pas courir, de regarder où ils mettent les pieds… Étrange.
-    Je me sens comme à la maison, ici. La preuve :


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