20 septembre 2015

La reine des Neiges

Puce chantonne en arrière-plan :

"Libéréééééeeee, massacréééééeeee, je ne mentirai plus jamaiiiiiiiis"

J'adore son interprétation toute personnelle.

Voilà, c'était juste pour vous dire. Je suis bien contente de l'avoir interdit à la maison, ça rend la chanson bien plus intéressante.

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04 septembre 2015

Capucine(s)

Retour de vacances, station-service, on cherche de quoi manger sur le pouce.
Ma fille est évidemment en vadrouille, je l'appelle pour lui demander son avis.

La vendeuse qui place des produits en rayon tique en m'entendant : "ça c'est rigolo, la jeune fille qui est à la caisse s'appelle aussi Capucine, ce n'est pourtant pas si commun comme prénom". Je renchéris, en disant que même si la popularité de ce prénom est en hausse, c'est assez rare d'en rencontrer une d'une vingtaine d'année.

Lorsque je fais la queue pour payer, je m'apprète donc à relever l'homonymie à la caissière (une jolie brune), quand j'entends une maman dire derrière moi : "Allez Capucine, on y va maintenant !"

Voilà, voilà : sur cette aire d'autoroute, nous avions donc 3 Capucines, 4 ans, 10 ans et 20 ans, une blonde, une rousse, une brune. Toutes les trois belles comme des coeurs.

Il y a des jours, faudrait jouer au loto.

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27 août 2015

Les questions

Je me pose des questions, des milliers, des cruciales, des anodines. Tout le temps.
Je fais des plans, j’imagine comment telle ou telle situation pourrait évoluer, je prends des paris, j’imagine tous les cas de figure possibles. Tout le temps.
A propos de tout.

Le super pouvoir de profiter simplement du moment présent ne m’est accessible qu’au moment présent justement. Quand une situation doit être mise sur pause, je cogite, je pense, je projette, j’analyse, je défais, je refais dans ma tête mille et une choses. Je suis incapable de la laisser tranquillement dans son coin en attendant d’y revenir plus tard.

Je suis déjà passée pour une grande stressée, pour une imbécile, juste parce que j’avais partagé mes questions.

Je n’osais plus en parler. J’avais l’impression d’être tellement ridicule !

Et puis, depuis la rupture, j’ai décidé d’être simplement moi-même, avec mes qualités et mes défauts. Ce besoin d’être honnête, surtout avec moi-même, ce besoin que je n’ai pas pu combler ces dernières années, je veux vraiment y être fidèle tout le reste de ma vie. Plus jamais je ne ferai de concessions à ma façon d’être pour quelqu’un.

Alors maintenant je dis ce que je veux, au moment où je le veux. C’est libérateur.
J'ai de nouveau l'impression d'être moi.

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22 juillet 2015

La suite ... ?

LeBelge m'a envoyé un texto pour discuter de "la suite". J'ai naïvement cru que c'était pour les vacances des enfants, dans un premier temps. Et puis comme je le connais (c'est pour ça que je l'ai quitté d'ailleurs), je me suis doutée que ce serait pour l'argent.

Gagné.

Il veut que ça aille plus vite.  
     Ben non, on ne peut pas aller plus vite que la musique, il faut attendre d'être divorcés définitivement, en octobre.
Il veut que ça aille plus vite.
     L'argent sera versé au notaire, on doit attendre le divorce (bis-ter-quatro-??).
Il a besoin de cet argent pour vivre.
     Ha ? Mais ce n'était pas à ton entreprise que je le dois prétendument cet argent ?
Il estime que cet argent a été dépensé, et qu'il doit être remboursé.
     Mais je n'étais pas d'accord pour le dépenser moi, cet argent. Ca faisait des mois que je hurlais qu'on n'en avait plus et qu'il fallait arrêter de faire travailler les ouvriers.
Il me dit que si je ne suis pas d'accord, il va venir démonter ce qui a été fait, notamment la cuisine.
     Ha. C'est une menace ça ? 
Il me dit que ce n'est pas une menace. 
     Ben pourtant je trouve que ça y ressemble vachement. Et puis au passage, je te rappelle que tu n'as plus le droit de rentrer ici sans ma permission, que c'est ma résidence, par décision de justice.
Il n'a jamais signé ça.
     Heu... si, implicitement. Tu avais reçu les papiers avant, et devant le juge, tu as dit que tu étais d'accord. Le jugement a justement été rendu il y a quelques jours.
Il n'a jamais signé ça.
     Ok. Je laisse tomber.

Devant mon attitude aggressive, il préfère s'en aller.

Mais au passage, avant de partir, il me signale qu'il va extrêmement bien, que "lui" avance dans sa vie, et qu'il va bientôt présenter sa nouvelle copine aux enfants.

- petit apparté ici, je le savais déjà, et très curieusement, ça ne me fait ni chaud ni froid (passés 10 minutes de légitime énervement, hein, je suis humaine) -

- Bon, ben j'ai rien à dire, hein, tu fais ce que tu veux. Je trouve juste que ça arrive trop tôt.
- Ca ne te regarde absolument pas.
- En effet, mais j'ai le droit d'émettre un jugement. J'espère qu'elle sera sympa avec les enfants.
- Ca ne te regarde absolument pas.
- Ha, si, ça concerne les enfants, donc ça me regarde. J'espère qu'elle sera sympa.

Parce qu'au final, cette fille à qui je souhaite bien du courage, c'est elle qui va élever mes enfants quand je ne serai pas là. Je ne vois aucune évolution dans sa façon d'être, et si on arrive enfin à mettre en place une garde alternée (ce qui est encore loin d'être le cas), mes enfants vont se retrouver seuls avec elle, parce qu'il travaillera toujours trop. Ou oubliera de rentrer. Il a déjà oublié ces deux semaines-ci que les enfants étaient en plaine de vacances, et ne leur a donc réservé aucun créneau. Il a pu se libérer deux soirs pour eux. Youhou.

 

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29 juin 2015

Etre soi-même

Avec la liberté est venu également le temps de l’anonymat.

J’ai eu besoin de me perdre un peu pour me retrouver moi-même. J’ai eu besoin de retrouver la confiance en moi que j’avais perdue. De m’entendre dire, encore et encore, par des gens différents, que oui, je valais quelque chose. J’ai eu besoin de m’entendre dire que j’étais jolie, drôle et intelligente. J’ai eu besoin de ne pas parler de mes enfants, et de surtout ne pas me définir par eux.

Puis un jour, ce besoin s’arrête, et on se retrouve avec soi-même, avec l’envie de poursuivre sa vie. Sa propre vie, peuplée d’enfants, de maison à continuer, de remboursements à assumer, de villes à visiter, de livres à lire, de films à voir, de sorties à prévoir, de copains à visiter.

Qu’importe le moyen par lequel j’y suis arrivée, je suis vraiment contente de m’être retrouvée.

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19 juin 2015

La grenadine

C'est bientôt l'anniversaire de la Pucine.

Les préparatifs de la fête sont entreposés sur une étagère de la cuisine, c'est à dire, ballons, bonbons, boisson.

- Maman, c'est quoi cette grenadine à la salade ?

J'ai mis une bonne minute à comprendre qu'elle parlait du sirop de menthe, et dix de plus à m'arrêter de rire.
4 ans, quel bel âge !

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11 mai 2015

Sur le chemin de l'école

Je suis en pleine période fofolle post-rupture. Je n'ai pas été aussi mince depuis 10 ans, je me trouve super belle en ce moment - d'autant qu'on me le dit - bref, j'ai une patate d'enfer.

Dans la rue, alors que nous marchions, la Puce me regarde la main, y voit des veines (à peine) saillantes et me regarde d'un air navré : "Tu deviens vieille maman. Mais c'est pas grave tu sais."

Merci Puce.

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27 février 2015

Parfum et autres brèves Pucinesques

*Pucine met du parfum*
- Maintenant, j'ai le nez plein de bon !*

---

Puce : "Hoquet Koukolle"
Moi : D'où tu sors ça toi ?
Puce : Mais c'est toi qui dis ça !
Moi : Sans rire ? 
DemiBelge : C'est quand tu parles à ton téléphone, maman.
...
Note 1 : Arrêter d'utiliser la reconnaissance vocale du téléphone (ok Google)
Note 2 : Heureusement que j'ai DemiBelge, mes conversations avec Pucine seraient beaucoup plus difficiles sinon.

---

Pucine : à la queue mauviette mauviette !
Moi : Quoi ? 
DemiBelge : Mais si maman c'est dans Madagascar.
Moi : Ahhhh... I like to move it.

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Moi : dis donc il fait un temps magnifique aujourd'hui !
Pucine : Oui maman,  c'est parce qu'il y a du matin bleu et jaune.

 

 

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19 février 2015

Pourquoi je suis allée consulter un psy

Parce qu'un jour, au détour d'une conversation avec une amie, j'ai pensé que LeBelge pouvait avoir un comportement de pervers narcissique. Je m'étais déjà renseignée sur le profil du manipulateur, mais il ne rentrait pas vraiment dans les cases. En revanche, lorsque je suis allée voir celui du pervers narcissique, je l'ai reconnu. Et ça m'a fait peur. Vraiment peur. La seule solution, de tous les avis que j'ai pu lire, c'est la fuite. La particularité de cette tendance, c'est que le malade l'ignore, et pire, qu'il ne voudra jamais l'admettre.

Avec le recul, aujourd'hui, je nuancerai mon propos. Pervers est un mot extrêmement fort, et je pense qu'il ne s'applique pas réellement au Belge. Il y a dans ce mot une intention de nuire qui à mon avis n'existe pas chez lui. Il le fait inconsciemment, en pensant être dans son bon droit. Et puis je ne suis pas psychiatre pour lui coller une étiquette.
Le seul point positif, c'est que j'ai eu suffisament peur pour aller consulter, afin de me protéger, protéger mes enfants, et me faire mettre les points sur les "i". Non, ces comportements ne sont pas acceptables.

Puisque c'est mon blog, voyons donc pourquoi j'ai paniqué :

Voici quelques pistes pour reconnaître ces prédateurs, inspirées des travaux de spécialistes tels que Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste et Isabelle Nazare-Aga, thérapeute comportementaliste (1) : (Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20120315.OBS3872/pervers-narcissiques-20-pistes-pour-les-reconnaitre.html)

1. Il ou elle vampirise l'énergie de l'autre : l'expression "se faire bouffer" prend tout son sens.
Oui, toute mon énergie, toutes mes ressources, tout mon argent. Oui, je me suis fait bouffer.

2. Il ou elle est dénué(e) d'empathie, fait preuve de froideur émotionnelle.
C'est exactement ça. Quand je suis en train de pleurer, il me regarde avec ce que j'interprète comme de la haine et part en claquant la porte.

3. Il ou elle souffre d'insatisfaction chronique, il y a toujours une bonne raison pour que ça n'aille pas.
Il est incapable de se satisfaire de ce que j'ai pu lui donner. C'est toujours trop ou trop peu, que je dise oui ou non ce ne sera jamais la réponse qu'il attendait.

4. Il ou elle use de dénigrement insidieux, sous couvert d'humour au début, puis de plus en plus directement.
Tout lui ! Il ne sait pas communiquer autrement que par sarcasme. J'ai eu le sentiment d'être nulle et de ne rien savoir pendant trop longtemps.

5. Il ou elle est indifférent aux désirs de l'autre.
Comment dire... Oui ? Parfaitement !

6. Il ou elle s'inscrit dans une stratégie d'isolement de sa proie.
En y réfléchissant, c'est ça qui s'est passé dans mon couple. Il a ouvert sa société en Belgique, loin de ma famille et de mes amis. Comme on avait de moins en moins d'argent, on ne voyait que de plus en plus rarement mes amis, et ces derniers temps, plus du tout. J'ai même réussi à me couper de ma meilleure amie, tellement il m'a bourré le mou à son mariage, comme quoi c'étaient tous des fils à papa. Dieu que je regrette ça. C'est promis, j'essaierai d'arranger les choses, maintenant que j'ai pris conscience de tout ça.

7. Il ou elle fait preuve d'égocentrisme forcené.
Evidemment. Il sait tout, mieux que tout le monde. Voir mon post précédent.

8. Il ou elle vous fait culpabiliser.
Tout était de ma faute, toujours. Si notre couple allait mal, c'était de ma faute. Si la maison était en retard, ma faute, parce que je disais oui ou non sans savoir, sans prendre le temps de réfléchir. Le but c'était pas d'avancer pourtant ?

9. Il ou elle est incapable de se remettre en cause ou de demander pardon (sauf par stratégie).
Ma principale récrimination.

10. Il ou elle s'inscrit dans un déni de réalité.
Ca aussi ! Un exemple parmi des milliers d'autres : lors de la rupture, il m'a accusé d'avoir tout comploté dans mon coin et que ça lui tombait dessus sans prévenir, qu'il n'avait rien vu venir. En niant le fait que notre couple battait de l'aile depuis des années, que ça faisait 2 ans que je réclamais une thérapie de couple, que je l'avais quitté l'année dernière, que j'avais annoncé vouloir divorcer 6 mois auparavant et que la thérapie que nous avions effectivement entamée s'annonçait être un échec cuisant. Rien vu venir, vraiment ??

11. Il ou elle joue un double jeu : le pervers narcissique se montre charmant, séducteur, brillant - voire altruiste - pour la vitrine ; tyrannique, sombre et destructeur en privé. 
Oui, mais celle-ci, il n'y avait que moi pour le voir. C'est d'ailleurs pour ça qu'un des conseils donnés pour ce profil est d'en parler aux proches, qui ignorent totalement ce qui se passe. La chance que j'ai eue, c'est qu'il s'est lâché à peine un jour, mais devant ma mère et mon frère. Pour moi, ça a été le déclic.

12. Il ou elle est obsédé(e) par l'image sociale.
Ha tiens, ça, non. Bon, on ne peut pas remplir TOUTES les cases.

13. Il ou elle manie redoutablement la rhétorique : le dialogue pour dépasser le conflit tourne à vide.
Ouiiiii, j'ai toujours eu l'impression de perdre quand je discutais avec lui. il était impossible d'avoir raison, et même si j'étais tellement sûre de moi qu'il sentait qu'il perdait, il rebondissait sur autre chose, et s'en tirait tout le temps par une pirouette. J'ai mis un temps fou à m'en rendre compte.

14. Il ou elle alterne le chaud et le froid, maîtrise l'art de savoir jusqu'où aller trop loin.
Vrai. Sauf cette dernière année justement, où je lui ai opposé un mur blanc.

15. Il ou elle est psychorigide.
*va chercher la définition exacte de psychorigide* *Qui se trouve psychiquement dans l'incapacité à se mettre à la place de l'autre*
Ben oui. Mais c'est un peu la même chose que le manque d'empathie, non ?

16. Il ou elle souffre d'anxiété profonde, ne supporte par le bien-être de son partenaire. 
L'anxiété profonde, oui, mais qu'il ne supporte pas mon bien-être, j'en suis moins sûre. C'est dès que je montrais des signes de faiblesse qu'il m'enfonçait encore plus. Et en y repensant, il est possible qu'il ait cherché à faire ça. Heureusement que je suis d'un naturel optimiste, et que quand j'allais bien, je ne le laissais pas me miner.

17. Il ou elle ressent le besoin compulsif de gâcher toute joie autour de lui.
A chaque fois qu'on raconte une histoire, il a toujours fait/dit quelque chose de mieux, ou de pire. Il ramène toujours tout à lui. Il a le don de me gâcher mes vacances par ses remarques, sa façon d'être blasé de tout, de faire la gueule parce qu'il fait trop chaud / trop froid / pas assez de bières.

18. Il ou elle inverse les rôles et se fait passer pour la victime.
Bien, sûr, évidemment qu'il fait ça !! Vous pensez que c'est la faute de qui s'il se retrouve dans la merde aujourd'hui ? Moi, moi, moi, toujours moi ! Aucune remise en question ! Franchement, 35 ans, un boulot à plus que plein temps, et pas être foutu de se payer à manger, il n'y a pas comme un problème quelque part ?

19. Il ou elle use d'injonctions paradoxales et contradictoires : la cible perd ses repères, son esprit devient confus, même quand il est des plus brillants. Paul-Claude Racamier, inventeur de la notion de pervers narcissique, parle d'un véritable "détournement de l'intelligence". 
Oui, et à mon sens, LeBelge est très intelligent. Supérieurement intelligent. Il est dommage qu'il n'ait pas eu l'intelligence de bien traiter sa famille. Quant aux injonctions paradoxales et contradictoire, oui, plusieurs de mes amis l'ont relevé : il se contredit dans la même conversation, l'air de rien, pour arriver à ses fins : avoir raison, à l'encontre de tous.

20. Il ou elle éprouve un soulagement morbide quand l'autre est au plus bas.
Alors là, je n'en sais rien, je ne suis pas dans sa tête. Mettons non, parce que quand j'étais au plus bas, il n'était pas là /pour le voir, mais ailleurs, avec ses copains, pendant que je gardais les enfants à la maison.

18/20.
PUTAIN, 18 SUR 20.

Vous comprenez pourquoi j'ai eu peur ?

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15 février 2015

Orgueil

Alors qu'il me reprochait de dépenser de l'argent pour changer le mode de chauffage de la maison (alors que c'était absolument indispensable pour la mère célibataire que je suis devenue), me disant que c'était dégueulasse parce que je devais des factures à son entreprise, je n'ai rien répondu.

En effet, l'expérience m'a prouvé que lui répondre n'avait aucun effet, il n'écoute pas, ne veut pas comprendre, et trouvera de toutes façons quelque chose à me reprocher. Alors à quoi sert-il de lui dire que je n'ai effectivement pas d'argent, que c'est ma famille qui m'aide ? Que ces factures 1/ ne m'ont jamais été présentées 2/ que nous sommes toujours mariés alors il les doit autant que moi 3/mi-décembre, il m'avait dit que c'était fini, on ne payait plus rien, et que donc quand il m'a annoncé ça à la rupture, je suis tombée des nues ?

Quand il m'a dit qu'à cause de moi, personne n'était payé dans son entreprise et qu'ils étaient tous dans la merde, là, j'ai répondu.

Je lui ai dit que je n'étais en aucun cas responsable de cette situation. Que c'était son orgueil seul qui l'avait mis là où il est.

Je pense avoir trouvé le terme adéquat. Orgueil. Cette capacité qu'il a à ignorer les sentiments des autres, aussi bien dans le cadre privé que professionnel, en pensant qu'il détient la réponse unique et préférable à toute autre. Cette fierté qui l'empêche de dire ce qu'il pense et qui lui interdit de reconnaitre le moindre tort. Dans la même veine, son incapacité à s'excuser.

Ma colère est passée. Maintenant, je sais où je vais, et je suis sure d'y aller seule, sereinement. Ma famille et la sienne (!!) sont avec moi. Je ne compte plus sur un revirement de sa part, il est d'ailleurs hautement improbable que ça arrive un jour.

Le cheminement ne sera pas facile, mais il est possible, et je suis capable d'y arriver. Cette perspective est rassurante. Je sais que je peux compter sur mes proches, après m'être coupée d'eux pendant longtemps, leur cachant la situation. Il est bon de renouer avec les gens qui nous font du bien. Dire la réalité a été difficile, mais libérateur.

Je me sens apaisée. 2015 sera compliqué pratiquement et financièrement, mais les promesses d'avenir sont les meilleures que j'aie eues depuis des années.

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