04 janvier 2016

Non, merci.

Le célibat, à 36 ans, ce n’est qu’une seule grande question « Mais pourquoi tu es toute seule ? Tu es jolie/marrante/intelligente (rayez la mention inutile), tu devrais facilement te retrouver quelqu’un ! »

Sauf, que non, merci. Je ne cours pas après l’Homme. Certes, c’est agréable d’en rencontrer. Oui, je pourrais « facilement » me mettre avec n’importe qui. Mais je ne cherche pas à me caser absolument, et surtout pas avec n’importe qui. Je ne sais pas ce que je dirai dans quelques temps, quand je serai devenue vieille, moche et aigrie, mais pour l’instant, il est hors de question de me mettre en couple juste pour être en couple.

« C’est pour ne pas finir tes jours toute seule… »

Ben non, même cette excuse-là ne fonctionne pas. Les gens meurent, figurez-vous et souvent, ce n’est pas inclus dans les plans de vie. On peut parfaitement se retrouver veuve au seuil de la retraite (Coucou Maman !).

En ce début d’année 2016, je vous le dis, c’est le meilleur que j’attends, et il est non négociable.
Je suis autonome financièrement, alors je n’ai besoin de personne.
J’ai déjà des enfants, alors je n’ai aucune horloge biologique à satisfaire.
J’ai des problèmes de divorce par-dessus la tête à gérer, alors je n’ai plus aucune envie de me marier.
J’ai une idée assez précise de ce que je ne veux pas chez un homme, alors que le champ de ce que veux est assez ouvert.

Ce sera réellement réfléchi si je décide de me mettre en couple. Après une longue période d’essai. Histoire de vérifier qu’il n’y a pas de problèmes psychologiques derrière.

« Et pourtant, tu es un cœur d’artichaut ! », me diront ceux qui me connaissent bien. Oui, oui, c’est vrai. Mais ce n’est pas incompatible. Je peux tenter ma chance avec certains, et m’exposer à une rupture douloureuse, que j’aurais d’ailleurs probablement moi-même provoquée, mais tant pis.
L’amour est suffisamment beau quand on l’éprouve pour valoir quelques pleurs.

Alors je cherche ma perle rare, celui qui m’acceptera comme je suis.
Celui avec lequel je partagerai des intérêts communs, mais aussi des différences.
Celui qui aura besoin de moi exactement comme j’aurai besoin de lui.
Et tant pis si je ne le trouve jamais. Il me restera toujours mes enfants et ma famille.

Posté par Maritxu à 11:43 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

15 décembre 2015

This awkward moment

Ce moment où tu descends du train, et où tu dois prendre la ligne 4, ta ligne à toi, la dorsale Nord-Sud de Paris, celle que tu as pris un nombre incalculable de fois, Porte d'Orléans - Porte de Clignancourt, tu te sens encore de nommer toutes les stations dans l'ordre.

Le nez au vent, ton ticket de métro arraché de haute lutte au distributeur, tu fonces dans les couloirs connus.

Et là, tu doutes. Mairie de Montrouge - Porte de Clignancourt. Merde. Je me suis trompée de direction. Où est la porte d'Orléans ? Tu te retournes, tu cherches le violet de la 4 ailleurs. Non, il n'y en a qu'ici...... Oh.
Montrouge est au sud. Comme la Porte d'Orléans.

Ils ont prolongé MA ligne, sans me prévenir. Depuis combien de temps ?

Rendez-moi ma porte d'Orléans !

Posté par Maritxu à 12:17 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
19 octobre 2015

Le bar à jeux

J'ai un nouveau bar à jeux. Le concept est super simple : il y a un mur entier de jeux à disposition gratuitement, et on paye seulement les conso. L'ambiance est super, quoique un peu jeune, et je partage beaucoup d'intérêts communs avec les gens que je rencontre ici. Bref, c'est mon nouveau bar préféré. (NON, je ne vire pas cougar. Promis)

J'y entraine mes enfants ce dimanche, pour que Demi-Belge apprenne à jouer aux cartes Pokémons au lieu de bêtement les collectionner. On a rendez-vous avec un type que j'ai rencontré à un quizz dessins animés nommé Baloo (ne me demandez pas son vrai nom), qui est un archétype du geek à lui tout seul. Il est super.

Evidemment, j'offre à boire à tout le monde.

Au bout de quelques minutes, la Puce me dit :
"Il a un gout bizarre, Maman, ce jus d'orange"

C'est normal ma chérie. Parce que tu as demandé de la grenadine.

Posté par Maritxu à 10:51 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
20 septembre 2015

La reine des Neiges

Puce chantonne en arrière-plan :

"Libéréééééeeee, massacréééééeeee, je ne mentirai plus jamaiiiiiiiis"

J'adore son interprétation toute personnelle.

Voilà, c'était juste pour vous dire. Je suis bien contente de l'avoir interdit à la maison, ça rend la chanson bien plus intéressante.

Posté par Maritxu à 11:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
04 septembre 2015

Capucine(s)

Retour de vacances, station-service, on cherche de quoi manger sur le pouce.
Ma fille est évidemment en vadrouille, je l'appelle pour lui demander son avis.

La vendeuse qui place des produits en rayon tique en m'entendant : "ça c'est rigolo, la jeune fille qui est à la caisse s'appelle aussi Capucine, ce n'est pourtant pas si commun comme prénom". Je renchéris, en disant que même si la popularité de ce prénom est en hausse, c'est assez rare d'en rencontrer une d'une vingtaine d'année.

Lorsque je fais la queue pour payer, je m'apprète donc à relever l'homonymie à la caissière (une jolie brune), quand j'entends une maman dire derrière moi : "Allez Capucine, on y va maintenant !"

Voilà, voilà : sur cette aire d'autoroute, nous avions donc 3 Capucines, 4 ans, 10 ans et 20 ans, une blonde, une rousse, une brune. Toutes les trois belles comme des coeurs.

Il y a des jours, faudrait jouer au loto.

Posté par Maritxu à 13:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 août 2015

Les questions

Je me pose des questions, des milliers, des cruciales, des anodines. Tout le temps.
Je fais des plans, j’imagine comment telle ou telle situation pourrait évoluer, je prends des paris, j’imagine tous les cas de figure possibles. Tout le temps.
A propos de tout.

Le super pouvoir de profiter simplement du moment présent ne m’est accessible qu’au moment présent justement. Quand une situation doit être mise sur pause, je cogite, je pense, je projette, j’analyse, je défais, je refais dans ma tête mille et une choses. Je suis incapable de la laisser tranquillement dans son coin en attendant d’y revenir plus tard.

Je suis déjà passée pour une grande stressée, pour une imbécile, juste parce que j’avais partagé mes questions.

Je n’osais plus en parler. J’avais l’impression d’être tellement ridicule !

Et puis, depuis la rupture, j’ai décidé d’être simplement moi-même, avec mes qualités et mes défauts. Ce besoin d’être honnête, surtout avec moi-même, ce besoin que je n’ai pas pu combler ces dernières années, je veux vraiment y être fidèle tout le reste de ma vie. Plus jamais je ne ferai de concessions à ma façon d’être pour quelqu’un.

Alors maintenant je dis ce que je veux, au moment où je le veux. C’est libérateur.
J'ai de nouveau l'impression d'être moi.

Posté par Maritxu à 11:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 juillet 2015

La suite ... ?

LeBelge m'a envoyé un texto pour discuter de "la suite". J'ai naïvement cru que c'était pour les vacances des enfants, dans un premier temps. Et puis comme je le connais (c'est pour ça que je l'ai quitté d'ailleurs), je me suis doutée que ce serait pour l'argent.

Gagné.

Il veut que ça aille plus vite.  
     Ben non, on ne peut pas aller plus vite que la musique, il faut attendre d'être divorcés définitivement, en octobre.
Il veut que ça aille plus vite.
     L'argent sera versé au notaire, on doit attendre le divorce (bis-ter-quatro-??).
Il a besoin de cet argent pour vivre.
     Ha ? Mais ce n'était pas à ton entreprise que je le dois prétendument cet argent ?
Il estime que cet argent a été dépensé, et qu'il doit être remboursé.
     Mais je n'étais pas d'accord pour le dépenser moi, cet argent. Ca faisait des mois que je hurlais qu'on n'en avait plus et qu'il fallait arrêter de faire travailler les ouvriers.
Il me dit que si je ne suis pas d'accord, il va venir démonter ce qui a été fait, notamment la cuisine.
     Ha. C'est une menace ça ? 
Il me dit que ce n'est pas une menace. 
     Ben pourtant je trouve que ça y ressemble vachement. Et puis au passage, je te rappelle que tu n'as plus le droit de rentrer ici sans ma permission, que c'est ma résidence, par décision de justice.
Il n'a jamais signé ça.
     Heu... si, implicitement. Tu avais reçu les papiers avant, et devant le juge, tu as dit que tu étais d'accord. Le jugement a justement été rendu il y a quelques jours.
Il n'a jamais signé ça.
     Ok. Je laisse tomber.

Devant mon attitude aggressive, il préfère s'en aller.

Mais au passage, avant de partir, il me signale qu'il va extrêmement bien, que "lui" avance dans sa vie, et qu'il va bientôt présenter sa nouvelle copine aux enfants.

- petit apparté ici, je le savais déjà, et très curieusement, ça ne me fait ni chaud ni froid (passés 10 minutes de légitime énervement, hein, je suis humaine) -

- Bon, ben j'ai rien à dire, hein, tu fais ce que tu veux. Je trouve juste que ça arrive trop tôt.
- Ca ne te regarde absolument pas.
- En effet, mais j'ai le droit d'émettre un jugement. J'espère qu'elle sera sympa avec les enfants.
- Ca ne te regarde absolument pas.
- Ha, si, ça concerne les enfants, donc ça me regarde. J'espère qu'elle sera sympa.

Parce qu'au final, cette fille à qui je souhaite bien du courage, c'est elle qui va élever mes enfants quand je ne serai pas là. Je ne vois aucune évolution dans sa façon d'être, et si on arrive enfin à mettre en place une garde alternée (ce qui est encore loin d'être le cas), mes enfants vont se retrouver seuls avec elle, parce qu'il travaillera toujours trop. Ou oubliera de rentrer. Il a déjà oublié ces deux semaines-ci que les enfants étaient en plaine de vacances, et ne leur a donc réservé aucun créneau. Il a pu se libérer deux soirs pour eux. Youhou.

 

Posté par Maritxu à 15:55 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
29 juin 2015

Etre soi-même

Avec la liberté est venu également le temps de l’anonymat.

J’ai eu besoin de me perdre un peu pour me retrouver moi-même. J’ai eu besoin de retrouver la confiance en moi que j’avais perdue. De m’entendre dire, encore et encore, par des gens différents, que oui, je valais quelque chose. J’ai eu besoin de m’entendre dire que j’étais jolie, drôle et intelligente. J’ai eu besoin de ne pas parler de mes enfants, et de surtout ne pas me définir par eux.

Puis un jour, ce besoin s’arrête, et on se retrouve avec soi-même, avec l’envie de poursuivre sa vie. Sa propre vie, peuplée d’enfants, de maison à continuer, de remboursements à assumer, de villes à visiter, de livres à lire, de films à voir, de sorties à prévoir, de copains à visiter.

Qu’importe le moyen par lequel j’y suis arrivée, je suis vraiment contente de m’être retrouvée.

Posté par Maritxu à 14:36 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
19 juin 2015

La grenadine

C'est bientôt l'anniversaire de la Pucine.

Les préparatifs de la fête sont entreposés sur une étagère de la cuisine, c'est à dire, ballons, bonbons, boisson.

- Maman, c'est quoi cette grenadine à la salade ?

J'ai mis une bonne minute à comprendre qu'elle parlait du sirop de menthe, et dix de plus à m'arrêter de rire.
4 ans, quel bel âge !

Posté par Maritxu à 11:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
11 mai 2015

Sur le chemin de l'école

Je suis en pleine période fofolle post-rupture. Je n'ai pas été aussi mince depuis 10 ans, je me trouve super belle en ce moment - d'autant qu'on me le dit - bref, j'ai une patate d'enfer.

Dans la rue, alors que nous marchions, la Puce me regarde la main, y voit des veines (à peine) saillantes et me regarde d'un air navré : "Tu deviens vieille maman. Mais c'est pas grave tu sais."

Merci Puce.

Posté par Maritxu à 14:06 - - Commentaires [2] - Permalien [#]