09 juillet 2010

J'ai un chéri prévenant

Par Maritxu

Enfin, un peu trop. Mon chéri est un petit peu accro aux câlins, et ce même lorsque ce n’est pas le moment DU TOUT. Genre, quand je dors.

Exemple : pas plus tard que hier soir, j’étais crevée et je suis allée me coucher tôt. Quand mon amoureux est venu me rejoindre, je dormais à poings fermés, ce qui ne l’a pas empêché de venir m’ennuyer… Je l’ai repoussé en râlant, et en me promettant de mettre les choses au point rapidement.

Le lendemain, donc, je choisis mes mots avec soin pour essayer de faire comprendre à l’amour de ma vie que les câlins, oui, mais il y a une limite. Il se vexe un petit peu, et j’essaye la méthode par l’exemple :
   - Tu vois, par exemple, hier soir, je dormais…
   - Parlons-en d’hier soir, j’ai rien compris ! Tu dormais en travers du lit, je t’ai mis une main sur le bras pour que tu te pousses et je me suis pris une beigne !

*Oups.*

Mauvais exemple.
Mettons que je n’aie rien dit.

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07 juillet 2010

Sambre

Par Maritxu

En ce moment, à la citadelle de Namur, il y a deux Sambre… Une qui coule, et l’autre qui se joue !

Il se trouve que dans ma bibliothèque, les volumes de Sambre, de Yslaire, figurent à une bonne place. Alors quand, au début de l’été, j’ai vu fleurir les publicités pour une pièce de théâtre se basant sur cette histoire, dans le cadre somptueux de la citadelle, je n’ai pas hésité longtemps avant de prendre mes billets !

« Un spectacle itinérant en plein air » disait l’affiche. Mais du théâtre tout de même ? Ma curiosité est piquée, je ne demande qu’à voir… en priant pour qu’il fasse beau.

Me voici donc à la citadelle, attendant de voir. Que vont-ils faire de l’histoire que j’ai lue ?

Tous les spectateurs sont dans une zone plus ou moins fermée de la citadelle, sur le site de l’ancienne poudrière. On voit bien qu’il y a différents lieux, un cimetière, deux bâtiments, une table, des gradins…

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C’est le fossoyeur qui ouvre le bal. Il nous invite à nous rendre à l’enterrement d’Hugo Sambre, décédé peu de temps auparavant.

Et la magie commence…

Ils n’ont pas touché à une seule ligne du texte original : tout est là. Les attitudes, les costumes, même les acteurs ressemblent aux personnages. Le fait d’être physiquement proches d’eux augmente encore l’impact de cette histoire si sombre et si violente. Tout est soigné, jusqu’aux yeux rouges de Julie.

Le public est magistralement géré. Nous sommes pour ainsi dire inclus dans l’histoire, nous en faisons partie. Si les acteurs partent à Paris, le cocher nous invite à les suivre… et c’est l’entracte ! Lorsqu’un bal se donne, nous sommes debout, tous autour de l’action. Les acteurs naviguent entre nous pour jouer leur scène. C’est fantastique. Quel boulot !

Tout est tellement minuté qu’il ne reste aucun temps mort pour applaudir. Il faudra attendre la fin pour ça. La nuit est déjà tombée et les canons de la Commune tonnent. Nous sommes en 1848, et même à cette époque, les histoires d’amour finissent mal.

C’est triste, c’est poignant, c’est beau. C’est novateur.

Bravo à tous les acteurs de cette plongée dans un autre univers, un autre temps, pendant presque trois heures.

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01 juillet 2010

Nouveau boulot

Par Maritxu

Juste une mise en lumière de ce qui change par rapport à mon ancien job en France :
   - Je suis fonctionnaire, avec toute la glande que ça implique
   - Je finis à 16h tapantes, alors que je terminais à 19h en France, et que tout le monde me faisait les gros yeux parce que j’étais la première à partir
   - Je suis payée plus (voire « pas mal » plus)
   - Je n’ai AUCUNE responsabilité, mon chef signe tout ce que je fais
   - Les impôts sont prélevés à la source, ce qui fait que je n’ai pas besoin de provisionner un mois de salaire en septembre
   - Je récupère mes heures supplémentaires
   - J’ai des tickets-restaurant qui peuvent servir aussi bien au restaurant qu’à faire les courses (5,55€ par jour travaillé, quand même)
   - Je suis payée plus cher quand je vais sur le terrain m’amuser

Les points noirs :
   - Je n’ai pas de voiture de société
   - Je m’ennuie (mais du coup, vous avez plus à lire)

Je pense pouvoir m’adapter.


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28 juin 2010

C’est l’histoire (vraie) de deux gars bourrés

Par Maritxu

L’un achète des clopes dans une boutique, en marge d’un grand festival de musique.
Tout d’un coup, l’autre gars se met à beugler :
   - NON ! NON ! ACHETE PAS CES CLOPES !
   - Ben pourquoi ? demande l’autre
   - Regarde, celles-là, elles donnent le cancer. Achète plutôt celles qui tuent, c’est plus sûr.

Vraiment bourrés je vous avais prévenus.

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25 juin 2010

Des fois, je ne comprends pas les gens

Par Maritxu

Quand
on refuse la télévision pour ses enfants sous prétexte que ça abruti, qu’on refuse le micro-ondes sous prétexte que ça fait des mauvaises ondes,

alors que
on boit une bière sous prétexte que c’est pas vraiment de l’alcool ou qu’on fume sous prétexte qu’on n’arrive pas à arrêter, alors qu’on est enceinte,

je suis sidérée.

Mais bon. J'imagine que je ne suis pas en droit de juger.

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24 juin 2010

Damned

Par Maritxu

Hier mon chéri-belge me dit : j’ai besoin de faire des photos d’identité, tu as de la monnaie ?
Ce matin en partant, la table basse est couverte de pièces, je me dis qu’il a bien vidé ses poches… et surtout qu'il m'a mis du bazar partout.

porte_monnaieCe midi, en achetant mon sandwich, ces deux faits prennent un relief nouveau : mon porte-monnaie est vide. Vide, comme désert, rien, pauvre, quoi.

En rentrant dans la tête de mon mari, on récapitule : « Je te prends tous tes sous, j’utilise ce dont j’ai besoin, et je remets la monnaie sur la table pour que tu la reprennes demain. »
Damned, je n’avais pas mon décodeur avec moi. 

C’est à moi. Je sais qu’il est inutile de tenter de payer par chèque, ça n’existe plus en Belgique. On passe pour un dinosaure. Je le sais, j’ai testé.

« Vous prenez la Visa ? Non ?
La bancontact (moyen belge de paiement auquel j’ai souscrit) ? Non ?
Quoi ?
Proton ? (par déduction, moyen de paiement belge auquel je n’ai PAS souscrit)
Heuuu… Je peux vous payer demain ? »

Heureusement que les belges sont accommodants.

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23 juin 2010

La technique de l’avocat fictif

Par Maritxu

Depuis notre déménagement, nous nous battons avec les institutions. Deux exemples : l’électricité et internet.

L’électricité
Au moment de l’emménagement, notre propriétaire était chez Electrabel (l’équivalent d’EDF, le fournisseur historique). Il clôture son compte pour l’appartement, et je demande les formulaires pour mon nouveau compte. Sauf qu’en Belgique, il existe une loi pour le libre choix du fournisseur d’énergie. Mon belge décide de passer un contrat avec un fournisseur d’énergie verte. Le dossier est demandé, rempli, les premières factures arrivent. Entre temps, Electrabel envoie la proposition de contrat, qui doit selon eux être renvoyée pour valider notre inscription. Evidemment, on ne renvoie rien. Pourtant, quelques jours après, les factures commencent à tomber. On ne paie pas, les factures augmentent des frais de relance, puis d’avocat. Là, on s’énerve.

Internet
Ca aurait dû être plus simple, puisque nous sommes restés chez le même fournisseur (Je le nomme ? Je ne le nomme pas ? Allez : c’est VOO). Ca a été une véritable catastrophe. Décrire toutes leurs erreurs serait trop long, mais sachez en vrac qu’ils ont ignoré deux de mes demandes de déménagement, posé 3 lapins pour faire le raccordement, annulé notre abonnement sans notre consentement, continué d’envoyer des factures avec un abonnement plus valide (??), oublié de transmettre à leurs différents services notre changement d’adresse, coupé un câble de connexion qui arrivait déjà chez nous pour nous en installer un autre en trouant le mur de façade, etc. Ce coup-ci on s’est énervés encore plus vite, et on ne doit notre remise on line qu’à un coup de gueule monumental tapé par ma petite personne dans une boutique dont on ne dépendait même pas.

La solution : l’avocat fictif
Dans les deux cas, il s’est passé la même chose : après un courrier recommandé incendiaire qui est resté lettre morte, mon chéri-belge téléphone et les menace de faire intervenir son avocat (que nous n’avons pas, évidemment, mais eux ne le savent pas, c’est l’essentiel). Nous sommes entièrement dans notre droit, leur attitude est inadmissible.
Dans les deux cas, ils ont rappelé, l’après-midi même de l’engueulade téléphonique avec mon belge pour s’excuser, platement, rembourser, et annuler les factures.

Le temps qu’on dépense pour faire valoir ses droits, c’est inimaginable. C’est dingue aussi de devoir menacer pour obtenir ce qui nous est dû.
Vivent les avocats fictifs.

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18 juin 2010

Nom de jeune fille

Par Maritxu

Voilà, je ne sais pas si je l’ai déjà dit ici, mais je suis mariée avec mon Belge. Nous nous sommes mariés civilement en France et nous y habitions de toute façon. J’étais au courant que je pouvais garder mon nom de jeune fille selon une loi récente, ou accoler nos deux noms, ou que sais-je encore. Comme je suis une flemmarde, je n’ai fait aucune démarche, genre « on verra bien ce que ça donnera ». En plus, comme mon nom de famille est assez compliqué, et celui de mon belge plus simple, garder mon nom n’était pas un impératif pour moi.
A ma grande surprise, j’ai été quasiment OBLIGEE de prendre le nom de mon nouveau mari-belge. Mon boulot, sans me poser de questions, m’a fait mes fiches de paie avec le nom de mon mari. Ma banque aussi. Les impôts ont décrété tous seuls qu’il était le chef de famille. Quand nous avons eu le demi-belge, c’est à son nom que sont arrivées les allocations familiales...
Comme vous commencez à me connaître, vous pourrez comprendre que ça m’a légèrement énervé. Mais c’est qui la française ici ?? C’est quoi ce patriarcat ? Pourquoi le chef de famille est-il obligatoirement l’homme ?
A chaque fois, j’ai dû appeler, me déplacer, pour demander que les papiers soient établis à mon nom (enfin, au moins le prénom, parce que mon nom de jeune fille, ils ne voulaient catégoriquement pas l’employer).
Bref, j’ai un peu eu l’impression d’être spoliée. Ben oui, pardon, quand on s’appelle untel pendant presque 30 ans, ça fait bizarre de changer. Même si c’est par amour.

En Belgique, c’est différent.
J’ai appris la chose bêtement, en m’inscrivant à la bibliothèque. La dame s’est étonnée que je porte le même nom de famille que mon fils.
-   Quoi, il n’a pas pris le nom de son père ?
-   Si, mais comme on est mariés, moi aussi j’ai pris son nom.
-   Mais pourquoi vous avez fait ça ? Et si vous divorcez ?
Entre nous, de quoi je me mêle, hein, mais somme toute, elle avait raison. Et j’ai donc appris qu’en Belgique, ton nom, c’est pour la vie, ce qui est bien plus simple, bien plus normal, et bien moins embêtant.
Il est donc tout à fait normal que des mamans ne s’appellent pas pareil que leurs enfants.
J’ai donc retrouvé avec bonheur mon nom compliqué, avec encore plus d’assurance qu’auparavant.

Maintenant, avec le systême belge, lorsque les impôts arrivent à la maison, ils sont adressés à mon mari (c'est lui le belge), ce qui est normal, certes, mais à mon mari EPOUX MARITXU. J'adore.

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16 juin 2010

Nouveau job

Par Maritxu

Comme mon demi-belge va à l’école, il était temps que je retrouve un job ; maîtresse de maison n’étant pas exactement le style de vie auquel je rêve. J’aimerai vous dire que j’ai pris les choses en main à cet instant, et que les résultats ont été rapides, et à la hauteur de mes espérances.
Il n’en est rien.

Tout est dû à une coïncidence… Il se trouve que l’été dernier, j’avais répondu à 2 offres d’emploi, dans un élan de motivation qui ne s’est pas renouvelé avant le déménagement. L’une m’a répondu que c’était trop tard, l’autre n’a pas donné de nouvelles avant septembre (pas pressés les gens). Pour me dire que mon diplôme français était bien beau, mais qu’ils voulaient une équivalence belge. J’ai gentiment répondu que c’était écrit dessus Master Européen, nenni, ils n’ont rien voulu savoir.
Je me renseigne donc. 270€. Ok, vu le marasme financier dans lequel je suis, ils peuvent aller se brosser. J’ai laissé courir.

Finalement, en décembre, ils me recontactent pour passer une épreuve écrite, même s’ils n’ont pas reçu mon équivalence. Bon, moi, on me demande de venir, j’y vais, hein. Même si c’est le lendemain de mon IMG !
Je réussis. Je suis sélectionnée pour passer l’oral, fin mars. Là je me retrouve en face de 7 vieux messieurs, qui me bombardent de questions. Comme j’y suis allée très décontractée (je n’ai rien à perdre), je la joue naturelle. Je la joue honnête. « Ça je sais faire, ça non. J’ai fait ci et ça, mais pas ça » etc. J’ai même réussi à caser que j’avais un enfant. Ils ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été prévenus.

Deux jours après, ils me rappellent : je suis embauchée.
Voilà, je reprends le boulot 15 jours après que mon demi-belge soit rentré à l’école. Timing parfait.

-   Qu’est-ce qu’il fait comme travail Papa ?
-   Construit des maisons en bottes paille !
-   Et maman ?
-   Maman construit routes pour les voitures !

Elle est pas belle la vie ?

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14 juin 2010

Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes

par Maritxu

C’est vrai en France, mais c’est absolument faux en Belgique. Une des choses les plus compliquées en Belgique, ce sont bien les essuies. Pour faire simple, un essuie est un truc qui sert à essuyer. Voilà, c’est la généralité. Maintenant, corsons l’affaire, il y a des points particuliers.

torchons1_vignetteIl existe toute sorte d’essuies. Entre les essuies de bain, les essuies de vaisselle, les essuie-mains, on ne sait plus à quel torchon se vouer.
Allez donc demander à un belge du Sopalin. Il vous rira au nez, et il aura raison, c’est nous qui sommes en tort d’utiliser une marque à la place du nom de l’objet (essuie-tout).
Par contre, si en voulant demander un essuie de vaisselle, vous lui demandez un torchon, il reviendra avec une serpillère. Et la serpillère, me direz-vous, comment l’appellent-ils donc ? Ben essuie de sol, évidemment !
Si on veut retrouver un générique à la place du générique, on pourra toujours leur demander une lavette. Là, au choix, votre belge pourra revenir avec un torchon, une serpillère ou une éponge.

Les taches ménagères, ce n’est pas simple, au royaume de Belgique.

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