15 août 2010

Des fois, on est surpris

Des fois, plus les légumes sont bios, plus ils ont l'air transgéniques...

Ceci est une courgette. Sisi.

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11 août 2010

Les vacances d'Arthur - 2

La découverte de la montagne se fait avec plaisir. La maison est assez grande pour un petit garçon de presque trois ans, nous avons emporté un petit camion Fisher Price avec lequel sa mère, sa tante, son oncle et tous les cousins ont joué étant petit et qui reprend du service avec l’arrière-petit-fils. Il y a derrière la bâtisse un petit ruisseau et surtout un enclos avec une jument bien malade (couverte de verrues sur les pattes et le ventre, la pauvre), qui mange nos carottes avec un plaisir non dissimulé.

Arthur apprend à dire « montagne », « tracteur », « a-rri-vé » (et pas aviré) correctement, et il se reprend parfois de lui-même.

Puisque c’est un moulin à parole, c’est le temps des perles qui nous font hurler de rire….

Par exemple, sur la montagne, on trouve des animaux, qu’Arthur voit très bien de la voiture, au milieu des arbres sur l’autre versant… mais on y trouve aussi selon lui des cow-boys et des indiens ! Les Pyrénées sont la « new frontier » ?

 

De la maison on a vue sur toute la vallée, et parfois Arthur montre la montagne en face de son petit doigt en disant : « ooh ! Un ours !! ». Il en a compté pas moins de cinq, et en plus ils étaient bleus. Je crois qu’il faut qu’on fasse attention.

 

Et la montagne est composée de deux types d’arbres : les sapins et les arbres. La faute un peu aux adultes, incapables de reconnaître les types d’arbres…

 

Dès qu’on croise un tracteur, un camion ou une voiture, ou n’importe quoi, on a droit à une description très fidèle de la ou les couleurs de l’objet ou l’animal… Un peu de vert, beaucoup de rouge, et beaucoup de bleu aussi, le tracatateur ! (« le quoi ? » « le traaaat… teur ! »)

 

Et puis, la conversation mythique… En deux jours nous avons : cassé la poubelle de la salle de bains et fait pipi au lit, alors on se demandait ce qui allait arriver le troisième jour ! Je défends à Arthur de vomir dans son lit (je dors dans la même chambre), et puis je lui demande :

(moi) Arthur, tu sais ce que ça veut dire « vomir » ?

(Arthur) Aaaah, oui ! Vomir la soupe ! (il en a mangé la veille et a moyennement apprécié)

(Madie, qui s’insurge) Ah non ! La soupe, c’est très bon, on ne la vomit pas. En revanche, on vomit la bière…

(Grand-Pa) Oui, la bière, oui. D’ailleurs, j’en connais un, qui a dû souvent vomir à cause de la bière…

(moi) Un qui boit beaucoup de bière, et oui, ça peut faire vomir, en effet… Mais on ne dira pas qui c’est, ah non… Dis, Arthur, la bière, c’est pour qui ?

(Arthur, grand sourire) C’est pour Papa !

 

Et puis une autre… c’est le soir, et le lendemain on accueille un frère de Madie et sa femme, qui font étape dans les Pyrénées. On explique donc au demi-belge que c’est aussi sa famille, et il répond sans sourciller :

- Oui, comme mon copain Youf ! (le chien des grands-parents côté Belge…)

Posté par Whizzbee à 10:55 - Commentaires [2] - Permalien [#]
10 août 2010

Les vacances d'Arthur - 1

Par Amaia.


Arthur est un petit garçon comme beaucoup d’autres : entre maman (et éventuellement papa) et quelqu’un d’autre, il choisira toujours la première option. Même quand on n’avait pas franchement l’intention de lui donner le choix.

Lorsque Maritxu est dans le coin, donc, si vous tentez de vous occuper d’Arthur, vous risquez fort de vous heurter à l’affirmation suivante : "ze veux ma maman". Notez l’accent mis sur le possessif, comme si on allait lui refiler par erreur la maman de quelqu'un d’autre.

Jusque-là, tout est plutôt normal : qui mieux que maman pourrait s’occuper de lui ? Je pense qu’on s’accorde tous là-dessus, et si on regrette de ne pouvoir soulager la maman en vacances, on s’amuse bien à regarder le neveu/fillot gesticuler et faire n’importe quoi.

Mais Madie, Grand-Pa et moi-même étions quand même (presque) contents de laisser Maritxu à Pau (direct vers la Belgique, merci RyanAir), pour qu’on puisse "enfin" profiter du demi-Belge, là-bas, dans les montagnes pyrénéennes. Pour pallier à la détresse de voir maman partir en avion, Madie avait prévu le coup : la boite de cinq tracteurs, reçue à l’aéroport. Ce fut un franc succès, il ne les a pas quittés du séjour.

L’autre succès de cette histoire, c’est qu’en une petite demi-heure en voiture, on est passé du dialecte arthurien "tracatateur" à un français plus correct "traaat… teur !!". On l’a repris pendant quelques jours, mais ouf, enfin, on a pu arrêter de chercher l’horodateur quand Arthur nous parlait d’un tracteur.

On lui répète donc pendant tout le voyage, qu’on va voir les montagnes ("matongn" - il parle subitement vietnamien), et vingt minutes avant d’arriver, il s’endort dans la voiture. Il se réveille dans un apéro avec beaucoup trop de gens pour un petit garçon fatigué, mais grâce à Tool, "le sien marron et avegue botou de blanc", Arthur devient plus agréable, à force de faire des "doudouces" ("Non, Arthur, on dit des calins") au chien, qui heureusement ne s’en lasse pas.

S’ensuit une après-midi où, entouré de cinq filles à ses pieds, Arthur nous a fichu une paix royale. Tellement royale qu’on l’a récupéré la figure couverte de rouge à lèvre ! Les filles (plus agées, de cinq à huit ans) jurent qu’il a fait ça tout seul sans qu’elles s’en aperçoivent, et l’intéressé prétend que "c’est était pour fairrre un clown, moi". Mouais. L’accusation n’est que moyennement convaincue par la défense, mais tant pis, on s’en contentera.

La journée se termine un peu moins bien, car après la sieste, le demi-Belge est tout perdu et désemparé, et réclame sa maman à chaudes larmes. Après négociations, menaces, tentatives de calins et tentative de fuite, il finit par se réfugier dans mes bras, m’appelle brièvement "maman", ce que je refuse de suite ! Je lui propose d’être sa maman d’adoption jusqu’au retour en Belgerie, et il accepte d’un petit oui. Ça m’ira pour ce soir, demain est un autre jour !

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08 août 2010

Soupe

Moi, z'aime pas la soupe.

C'est pas bon. Maman dit c'est bon la soupe. Moi dit non.
Maman dit il faut manger la soupe. Moi dit non, non, non, maman dit si, si, si.

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07 août 2010

Pluriel ou singulier

dangerJ'ai remarqué un truc rigolo sur les autoroutes belges : lorsque la route est rendue glissante par la pluie, les panneaux de danger sont assortis de la mention

" par temps de pluies "

Amusant d'utiliser le pluriel plutôt que le singulier comme en France. Est-ce à dire qu'il pleut plus en Belgique ? Quand je vous disais que les différences tenaient à peu de choses. En y réfléchissant, à l'inverse, il est possible en Belgique de commander "une" frite sans passer pour un débile, et en recevant un cornet entier !

Interrogé sur le sujet, la réponse de mon Belge a été sans équivoque :
"Tu sais, en Belgique, quand on dit qu'on va boire une bière, il y en a rarement qu'une..."

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22 juillet 2010

Il y a des matins qui vous déchirent le cœur

par Maritxu

- Maman, va où ?
- Maman va travailler mon cœur.
- Moi je veux pas maman va cravailler.
- Mais je suis obligée mon cœur, il faut bien que je gagne de l’argent pour que tu puisses manger.
- Moi veut pas manger.
- Il faut bien mon chéri, tu sais.
- Moi je peux aller cravailler avec toi ?
- Non mon chéri, c’est pas possible.
- Mais moi je veuuux.
(Les larmes commencent à monter)
- Je veux venir cravailler avec toi, maman, au cravail !
- Non mon chéri, toi, tu vas à la ferme aujourd’hui, avec tes copains, et tu vas bien t’amuser.
- Moi veux pas aller voir la feeeeerme (il pleure pour de vrai). Moi je veux aller au cravail avec toiiiii !

Heureusement, un bib’ de lait et un bon dessin animé, et hop, le chagrin est oublié, Maman peut s’éclipser en douceur…
Merci Flash MacQueen.


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19 juillet 2010

Sablés !!

Par Maritxu

Ma grand-mère m'a légué une recette de sablés que je customise... Jugez plutôt :

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Les jolis dessins sont copyright Maritxu, demi-belge et parrain du demi-belge.

SABLES AU BEURRE (anorexiques s'abstenir)

Sel
300g de farine
125g de sucre
175g de beurre ramolli
1 oeuf

Mélanger tous les ingrédients.
Faire un rouleau de 5 cm de diamètre, le rouler dans 2 cuillères à soupe de sucre.
L'envelopper de papier aluminium et mettre au frigo 12h.

Couper en tranches de 1cm environ.
Poser les tranches sur une surface huilée ou du papier sulfurisé.

Mettre au four 15mn à 180°C.

Bon appétit !

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18 juillet 2010

Drache.

Par Maritxu

Après quelques jours caniculaires, les orages ne pardonnent pas. En week-end chez mes beaux-parents, dans les Ardennes, nous avions déjà essuyé une tempête avec des grêlons gros comme des balles de tennis. La semaine précédente, mon Belge préféré, après avoir déposé le Demi-belge à la plaine de jeux, s'est tapé un aller-retour à la maison pour fermer les fenêtres, juste en voyant la couleur du ciel... Bien lui en a pris, la suite de l'histoire va le prouver.

Vous vous doutez de la suite ? Vous avez raison. La semaine dernière, l'orage a éclaté en fin de journée. Tous les vélux ouverts à la maison. J'arrive, après avoir été recherché le Demi-belge sous un torrent de pluie, 15 minutes après le début des hostilités. Je me précipite en haut et me casse monumentalement la figure en glissant sur une flaque d'eau : notre étage est totalement inondé.

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avant le nettoyage                                    pendant le nettoyage

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l'état du lit (2 jours de séchage)

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l'étendue des dégâts : à sécher              à laver

Et encore, on a eu de la chance, rien de vital n'a été touché ! Mais on a passé 3 jours à faire tourner les machines, et on ne nous y reprendra plus !

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14 juillet 2010

Fête Nationale

par Maritxu

Aujourd'hui, 14 juillet, je bosse. C'est la première fois de ma vie. Dur.

En parlant de ça, c'est assez amusant de demander à un belge à quoi correspond le 14 juillet français. Ils savent tous. Maintenant, demandez-leur à quoi correspond leur 21 juillet. Etonnamment, personne ne sait. Ils ont beaucoup d'idées, mais ne sont sûrs de rien. L'indépendance ? L'accession au trône ?
Allez, je donne la réponse, c'est un peu les deux : la fête nationale commémore le serment prêté, le 21 juillet 1831 par Léopold de Saxe-Cobourg, premier roi des Belges, de rester fidèle à la Constitution. Ce serment marque le début de la Belgique indépendante.

Dans le même ordre d'idée, ils connaissent la Marseillaise comme n'importe quel français, mais savent seulement fredonner la Brabançonne. "nananaa.... le Roi, la Loi, la Libertééééééé !" Quand on s'attache un peu au fond, on comprend, surtout dans le contexte actuel, qu'elle tombre en désuétude :

Ô Belgique, ô mère chérie,
À toi nos cœurs, à toi nos bras,
À toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !

C'est surtout "invincible unité" qui me fait marrer, évidemment.

Allez, lecteurs français, profitez bien de votre jour de congé, moi je me rattraperai le 21 juillet !

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12 juillet 2010

Sous le choc

Par Maritxu

Hier, il faisait très très chaud. Nous avons décidé d’aller nous rafraichir en nous trempant dans un lac. On n’était pas les seuls à avoir eu cette idée, et la petite plage surveillée était noire de monde. Nous nous sommes installés juste à côté de la pataugeoire pour les petits. Notre demi-belge était ravi, et fabriquait des « glaufres » en sable, les petits cailloux faisant office de morceaux de sucre.
Puis soudain, on voit une vive agitation sur la plage principale. Un attroupement se forme et un bruit court : un petit garçon s’est noyé.
C’est sidérant à quel point les mauvaises nouvelles vont vite : nous ne nous sommes pas approchés, nous n’avons rien demandé, et nous sommes quand même au courant. L’attitude des gens m’écœure : ils sont tous en tas autour du corps et des gens qui essaient de lui porter secours. On se demande comment ça a pu se produire : cette plage est surveillée non ? C’est seulement aujourd’hui que je pense à une possible hydrocution : il faisait tellement chaud…
Ils auront fait le massage cardiaque jusqu’à ce que les secours arrivent… 20 minutes plus tard. Sans blagues : 20 MINUTES.
On les croisera juste en partant, parce qu’il nous est impossible de rester assis sur notre serviette pendant qu’un drame comme celui-là se joue à moins de 50 mètres.

Je ne veux juger personne, sauf peut-être la lenteur de l’arrivée des secours. Il est suffisamment traumatisant pour des parents de perdre un enfant pour que j’en rajoute.
Je n’arrive pas à m’enlever ces images de la tête. Même si on n’a pas regardé, c’était impossible de l’ignorer. Et puis l’attitude des gens ! Jusqu’aux voitures qui demandent ce qui se passe au gars chargé de faire la circulation : écœurant, encore une fois.

Moi je ne regarde jamais un accident, je tiens à m’éviter des cauchemars. Et puis, ça avance à quoi de savoir ? Si des pompier-ambulance-police sont là, évidemment que c’est une mauvaise nouvelle ! A QUOI CA SERT ??

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