30 décembre 2014

2014 - le bilan

Il n'est pas glorieux.


J'ai un peu l'impression d'avoir tout raté cette année !

J'ai raté ma thérapie de couple.
J'ai raté mon mariage.
J'ai raté ma maison.
J'ai raté mes économies.

MAIS

J'ai réussi ma thérapie personnelle qui m'a ouvert les yeux.
J'ai réussi à détester le Belge suffisamment pour avoir le courage de mettre un terme à une relation qui me détruisait.
J'ai réussi à épargner mes enfants.
J'ai réussi à garder la tête hors de l'eau financièrement.

Alors maintenant, j'ai une TO-DO list :

- Monter un dossier contre le Belge avec un avocat, pour l'obliger à déguerpir de ce troisième étage.
- Changer ces putains de toilettes sèches qui sont une offence à la vision (oui, j'ai pas la version sympa avec de la sciure, chez moi, on voit le caca des autres)
- Modifier les parois du salon pour l'agrandir et VIRER cette serre qui ne sert à rien - enfin, si, "elle participe au réchauffement de l'air qui va circuler partout dans la maison, c'est évident, c'est de la thermique, pourquoi tu comprends pas ? - Attends, laisse-moi réfléchir : je m'en fous. Ce salon est minuscule, la cuisine est immense, faut que ça change, point. Et c'est moi qui décide maintenant.
- Mettre une porte vitrée dans la cuisine pour avoir de la lumière (comme c'était prévu en fait, mais POURQUOI en a-t-il mis une pleine ??)
- Reprendre contact avec mes amis, maintenant que tout le monde sait. Plus la peine de faire semblant et de se refermer sur soi en faisant semblant que tout va bien.
- Vivre la vie que je choisirai, enfin.

2015 ne pourra pas être pire que 2014, même en pleine cohabitation de divorce, parce que je ne suis plus obligée de faire semblant, et qu'il ne dort plus avec moi.

Amen.

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01 décembre 2014

Perles

Demi-Belge est assis à table en face de moi, fixant son verre (de bière, mais rempli d'eau, je ne suis pas folle tout de même).

D'un seul coup, il éclate de rire :
"Maman ! Ca fait slip à l'envers !"

La prochaine fois que quelqu'un commandera une pils en face de moi, je vais avoir du mal à me retenir...

 

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Je lui raconte que quelqu'un m'a dit "salut ma poule" au bureau aujourd'hui. Que ça ne m'a pas fait plaisir du tout, et que je le lui ai vertement fait savoir. Je conclus par un réthorique "Non mais sans blague, est-ce que j'ai vraiment la tête d'une poule ??"

"Oh non  maman , et puis en plus, une poule avec des lunettes, ça ferait vraiment trop bizarre."

 

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06 novembre 2014

La préparation

C'est bientôt Noël. Enfin, bientôt Saint Nicolas. Bref, c'est bientôt le temps des cadeaux, et les enfants le sentent.

Les deux premiers catalogues de jouets sont arrivés dans la boîte aux lettres hier. Avec un sachet de bonbons (je ne vous ai pas déjà dit que la Belgique est un pays formidable ?).

Demi-Belge et Pucine veulent commander tout le catalogue, mais j'ai mis le holà, j'ai bien expliqué que c'était pour donner des IDEES aux gens qui vont leur faire des cadeaux, et qu'ils n'auraient pas tout ce qu'ils choisissent, loin s'en faut, peut-être rien même, mais qu'on essaierait de taper dans ce qui leur plait.

Demi-belge s'est vite rendu compte que le découpage-collage était une mauvaise idée, parce que du coup on ne pouvait plus utiliser le verso de la page halala ma bonne dame, c'est pas comme si je l'avais pas prévenu. Du coup, il recopie les titres dans un joli carnet, et j'ai un exercice d'écriture à moindre coût, je suis machiavélique. De lecture aussi, parce que rien n'est plus formidable que de relire tout ce qu'on espère avoir.

Bon, en matière de souhaits, donc, si vous voulez faire plaisir à mon fils, offrez-lui un attirail d'espion (les talkies walkies ont remporté un franc succès), un double sabre-laser, n'importe quoi en rapport avec les pokémons (mais là c'est maman qui dit stop, parce que bon, les pokémons, hein), j'ai une liste de jeux de société impressionnante (en fait, il a tout recopié, sauf ceux qu'on avait déjà), et surtout, surtout, une méga-piste de billes.

Pucine, quant à elle, est encore au stade du découpage, mais pas du collage, parce que les tubes de colle doivent être déjà dans un carton de déménagement, je n'arrive pas à remettre la main dessus. Je fonce en voler un au bureau dès que je peux. Donc, elle découpe. Avec application. Depuis hier, elle a découpé un sac à main rose immonde, et deux paquets de biscuits.
Quand je lui ai dit que c'était à manger ça, et qu'il faudrait plutôt choisir des cadeaux, elle m'a lancé un regard appuyé en m'affirmant qu'elle voulait AUSSI ça.

J'ai précisé que les biscuits étaient au chocolat ?

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05 novembre 2014

J'ai rencontré Moebius

Et c'est vrai.

Je ne sais pas pourquoi j'ai envie de vous raconter cette histoire aujourd'hui, mais cette rencontre reste un moment fort de ma vie, et je suis heureuse de la fixer sur le support immatériel de ce blog.

Jean Giraud, alias Gir, alias Moebius est un dessinateur de bandes-dessinées touche à tout, mais principalement de science-fiction. Si vous n'y connaissez rien en BD, il est cependant possible que vous ayez entendu parler de Blueberry. C'est lui, dans un style de dessin plus conventionel. C'est un de mes dieux. Il est mort en mars 2012, et le monde de la BD a encore du mal à s'en remettre.

L'ouvrage préféré de ma bibliothèque, un des premiers que je me suis offert après l'avoir lu et relu en bibliothèque, celui que j'ai le plus prêté et donc le plus abîmé, celui que je chérirai pourtant jusqu'à la fin de mes jours, c'est mon intégrale de l'Incal, de Moebius et Jodorowsky.

 

Tout à fait par hasard, en 1996, dans une librairie pas loin de chez moi et dans laquelle je n'étais pas habituée, je tombe sur le flyer que Jean Giraud va venir dédicacer un soir pour Mister Blueberry. Je bloque. Jean Giraud. Moebius. L'Incal. Je fonce au comptoir pour demander des précisions. Faut-il s'inscrire ?  Non, non, il suffit dêtre là un peu avant, ils fermeront la boutique pour être au calme.

LA CLASSE.

La semaine passe à toute allure. Le jour J arrive. J'ai choisi ma tenue avec soin; je me rappelle avoir mis un vernis très particulier, à l'exacte frontière entre le bleu et le vert, en me disant qu'il était immettable et qu'il allait l'apprécier. Quiconque a feuilleté l'incal avec ses couleurs originales comprendront. Quant aux autres, il leur suffira de savoir que justement, ils ont changé toutes les couleurs dans une édition ultérieure...

J'entre dans la librairie avec deux heures d'avance, mon Incal sous le bras.

Là, le drame. Le gars auprès de qui je me renseigne me dit qu'il fallait un ticket. Qu'ils réservaient la dédicace aux habitués de la librairie pour ne pas avoir trop de monde.
Drame.
Je ne fonds pas en larmes, mais presque, j'ai 17 ans, je suis en transe, je lui explique que c'est mon auteur préféré, que je veux juste le voir, que je ne dérangerai pas, promis, promis, juré, je reste au fond et je le regarde, bref, je le saoule tellement qu'il accepte. Nous serons deux dans ce cas là, présents mais sans ticket.

Il arrive. La boutique est pleine de monde, une trentaine de personnes, je ne suis pas grande, je ne le vois pas. Au bout de quelques temps, les gens ayant eu leur dédicace et partant graduellement, ça s'éclaircit. Je me rapproche. J'ai réussi à me poster derrière lui, pas trop près pour ne pas le déranger, mais pas trop loin pour pouvoir le regarder dessiner.

C'est formidable. Je pense être restée une bonne heure à le regarder. Il fait 3 coups de crayon, et au 4ème qui lie le tout, hop ! Un cheval. C'est magique.

A un moment, il se retourne vers moi -MOEBIUS ME REGARDE !!- pour regarder mon Incal :
"Tiens, vous avez l'édition intégrale ? Je peux la voir, je ne l'ai jamais vue encore ?"  -MOEBIUS ME PARLE !!-
"Elle est sympa, la couleur de vos ongles" -MOEBIUS A NOTE MON VERNIS !!-

Franchement, je ne sais absolument pas ce que je lui ai répondu. Je sais que j'essayais désepérement de paraitre intelligente, c'est tout.

Un peu plus tard, il se retourne vers moi et me demande "Depuis le temps que vous attendez, ce n'est pas votre tour maintenant ?"
Je fonds.  -MOEBIUS SE PREOCCUPE DE MOI !!-
Je lui explique le coup du ticket, ma promesse de ne pas l'embêter, tout ça. Il me fait un clin d'oeil "Je pense que je vais pouvoir rester un peu plus pour vous faire un petit quelque chose". Une soupape vient de sauter en dedans de moi. J'ai l'impression que la gravité ne m'affecte plus : la preuve, mes pieds flottent à 15 cm du sol...

Du coup, on a discuté un peu, le temps que la boutique se vide. C'est marrant, dans mon souvenir, il n'a discuté qu'avec moi, alors qu'il y avait des tas de gens qui devaient aussi avoir des tas de choses à lui dire. J'ai dû occulter, et je m'en fous.

Il m'a fait à la toute fin un immense John Difool, et j'ai même l'impression qu'il y a mis plus de coeur que les autres dessins d'avant. Et lui qui m'avait expliqué qu'il mettait toujours la date, il l'a oublié sur mon album...

Tout ça reste un des meilleurs souvenirs de ma vie.
Merci pour tout Moebius, vraiment, merci.

 

 

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03 novembre 2014

Le couple

Une année à le détester. Une année à avoir envie que tout se termine. Une année blanche où je me suis fait marcher dessus. Une année à encaisser sans répondre.

Je suis allée consulter. Moi, la fanfaronne, qui pensais que psy était vraiment la profession la plus inutile au monde, je suis allée en voir une. Pour faire le point sur moi. Pour me donner des pistes. Pour m'entendre dire que je n'étais pas la plus nulle et que c'était sa faute.
Elle m'a écouté. Ca m'a fait un bien fou. Etre écoutée sans jugement, être crue sans devoir sans cesse apporter des preuves, c'était un sentiment que j'avais oublié. Elle m'a répété souvent "et vous acceptez tout ça ?". Je l'ai pris comme un "Que faites-vous encore avec lui ?". J'avais tort. Il fallait comprendre "Vous n'avez pas à accepter ça." Il suffisait de dire "Non, ce comportement n'est pas acceptable".

J'ai explosé. Je lui ai balancé mon mal-être, j'ai mis le divorce sur la table. Sans rire. Droit dans les yeux.

Nous sommes restés ensemble, pour les enfants. Pour les enfants, et grâce à ma formidable belle-famille (surtout ma belle-soeur), nous sommes allés voir une psychologue de couple.

J'attendais ça. J'étais impatiente. J'étais angoissée qu'il triche.

Il n'a pas triché. Il a eu la même attitude devant elle qu'avec moi. J'ai pris conscience qu'il avait des blocages vis-à-vis de moi. C'est peut-être une impression, mais la psy s'est vraiment concentrée sur lui. Je pense qu'il a pris conscience de quelque chose aussi.

Une seule séance, et je note déjà le mieux. Beaucoup de choses sont non résolues encore, et je le lui ai dit. Mais le mieux est là, c'est certain. la discussion est réouverte. La semaine de Toussaint sans les enfants nous a permis de nous retrouver. Une seule séance. je n'en reviens pas.

Je recommence à me sentir bien. Parce que maintenant, je sais dire non. Je peux dire mes peurs sans qu'en face je ne sente une dépréciation de mes sentiments, ou carrément une haine de moi.

Nous faisons des efforts. C'est bien. Est-ce que ça vaut le coup ? Peut-être bien. Oui, peut-être bien.

Encore une fois, tout n'est pas réglé, et je n'ai pas envie qu'il m'accompagne à Noël, dans ma famille. C'est mon choix, pas celui de ma famille, et je le lui ai dit. Je lui ai dit aussi qu'il faudra qu'on en discute, devant la psy. Il n'a pas tempêté, pas essayé d'en parler, il a juste hoché la tête. A-t-il compris ? Je ne sais pas, je ne pense pas, mais il respecte ma décision.
Le jour où il la comprendra, on aura gagné.

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03 octobre 2014

Brève d'école

Je vais chercher Pucine à la maternelle.

Dès que j'ai passé le pas de la porte de la garderie, elle m'aperçoit et hurle du fond de la classe "MAMAN J'AI PERDU MON TELEPHONE". Je la rejoins à la table à laquelle elle est installée, jouant à un jeu de construction avec deux autres enfants.
Restons zen.
"On ne crie pas doucette. Comment ça tu avais un téléphone ? De la maison ?"
"Oui !"

Bon, avant de lancer un plan Orsec, je vais fouiller les poches de sa veste. Bingo, je retrouve l'objet.
Quand je le lui ramène, elle est tellement contente qu'elle laisse tomber sa construction, et la donne à sa voisine. Voisine qui démolit sous ses yeux le patient labeur de ma fille.

- Moment suspendu. Pucine regarde la petite copine qui vient de tout casser. Je me suis arrêté de respirer. -

Elle la pointe d'un doigt accusateur :

"ELLE !"

- Là, sans déconner, j'ai vu la gamine se décomposer, sans quitter Pucine des yeux, attendant la déferlante. -

"ELLE ! Elle, elle est gentille, elle m'a aidé à chercher mon téléphone !"

 

La vache ! J'ai (presque) jamais eu aussi peur de ma vie.

 

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27 août 2014

Mon fils joue à Tryphon

par Maritxu

C'est familial, et ça dure depuis déjà des années : le Demi-belge entend mal. Je fais ce que je peux, mais entre les vacances, les bains de mer et le laisser-aller général, ça ne s'est pas arrangé cet été.

Nous sommes en camping. On est là un peu à l'arrache, et du coup, le matin, j'ai du lait, des cérales, mais rien pour les mettre ensemble.

- Bon, je suis embêtée, parce que j'ai rien pour mettre tes corn flakes, j'ai pas de tasse.
- Ha ? Tu n'as qu'à me donner un bol, ça m'ira bien !
- Huhuhu, tu ferais pas un peu ta Marie-Antoinette toi ?
- Hein ? Je dois me marier avec qui ?
- (hilare) Non, Marie-Antoinette !
- (horrifié) Je dois me marier avec les toilettes ??

Là, je tenais plus, j'ai éclaté de rire.
Puis je lui ai quand même expliqué le coup du pain et de la brioche.

 

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26 août 2014

Les soustractions

par Maritxu

On a vu récemment que mon fils aimait les calculs. Après la corvée de lecture/écriture des vacances, il me réclame des calculs. Je lui ponds des additions volontairement compliquées, avec des retenues, des soustractions simples, et puis une difficile, avec retenue, pour voir un peu sa réaction. Il n'a jamais vu ça et on n'a pas encore abordé le sujet.

85-76 = ?

- Maman, je ne sais pas la faire celle-là.
- C'est normal mon coeur, je l'ai fait exprès. Il faut poser la soustraction comme pour les additions, et après on travaille en colonnes, pareil. Tu l'as fait ? Bien. Bon, dernière colonne, 5-6, ça donne quoi ?

A ce stade de la réflexion, j'attendais quelque chose comme " c'est impossible" et j'aurais rebondi sur la méthode de retenue. Or, sans une hésitation, demi-belge répond :

- Moins 1.

Souffle coupé. Il n'a même pas 7 ans. Je me rappelle parfaitement que cette notion de nombres relatifs est vue à l'entrée au collège. 11 ans quoi. Tout vient d'une fois où il m'avait dit qu'avant zéro il n'y avait rien et que j'avais rigolé en répliquant bien sûr que si, tu comptes à l'envers -1, -2, -3 etc. Mais je savais bien qu'il était trop petit que c'était dans le vent. Ben non. Non seulement il écoute, mais en plus, il enregistre et comprend.

Ce gamin m'étonne tous les jours. 

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25 août 2014

Le jeu de l'oie

Par Maritxu

Madie et son fillot préféré (car unique) aka le demi-belge, jouent au jeu de l'oie. Au lieu de dénombrer les points affichés par le dé, Madie entraine Demi-Belge à additionner les cases. Ca tombe bien, mon fils adorde ça, les calculs.

- Bon, on est à la case 89, le dé affiche 3. Donc 89+3 ça fait ?

Il réfléchit un peu trop longtemps pour Madie, qui répond à sa place :
- Allez, quatre-vingt douze. Déplace ton pion.

Là, je vois mon doucet tout perdu, son pion en main, ne sachant pas où le mettre. Je passe derrière lui et lui murmure :
- Nonante deux.

L'éclair de compréhension se produit. Il fait "haaaaaaa" et rétorque à sa grand-mère :
- Mais Madie, tu vois, il faut compter en belge, puisque c'est aussi écrit en belge sur le jeu !

 

 

 

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30 juillet 2014

Anniversaire

Par Maritxu

Dimanche, c'était mon anniversaire. 35 ans. Ca fait vieux 35 ans ? J'ai l'air vieille ? En fait, je m'en fiche un peu. J'ai d'autres choses à penser en ce moment.

Je n'avais rappelé la date à personne. Je suis allée seule voir mes enfants chez mes beaux-parents. Comme ils ne sont pas très à cheval ni sur les dates ni sur les célébrations, et qu'on avait en plus magistralement oublié l'anniversaire de mon beau-père la semaine dernière, je me suis bien gardée d'en parler.

Et le matin, j'ai eu des fleurs fraichement coupées, et une carte de mes enfants, qu'ils leur avaient fait faire. J'étais émue. Pas de cadeau  matériel, mais le meilleur cadeau qui puisse être : une sieste avec mes enfants.

Tout le monde était fatigué d'une journée "festival médiéval" de la veille, et malgré les protestations de mon grand, j'en ai pris un sous chaque bras, dans mon grand lit. Je ne savais pas si on réussirait à dormir, entre les gigotages de la Pucine et les "mais j'ai pas sommeil moi" du Demi-belge. Tout le monde s'est endormi contre moi en dix minutes à peine.

Et moi, coincée entre mes deux mouflets, j'ai sombré également en pensant que je n'échangerais ma place contre rien au monde. 

Nos trois respirations emmelées étaient mon plus beau cadeau d'anniversaire.

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