08 février 2006

Tempted...

...by an Harry Potterian quizz, girls??

Pour savoir qui serait votre chevalier servant dans le monde magique de JKR, prenez votre dico d'anglais (ou appelez moi, maintenant que j'ai déjà traduit pour ma soeur...), et répondez aux petites questions...^^

http://quizilla.com/users/saintgirl11/quizzes/ et cliquez sur "who is your harry potter love match?"

Personnellement je suis tombée sur Harry du premier coup, c'est rigolo... Après, en répondant le pire pour moi, j'ai trouvé Draco.... et bizarrement en essayant d'avoir Sirius, je suis tombée sur ... Snape. J'ai pas tout compris, mais bon, pas grave.

Et la grande question... peut-on tomber sur Dumbledore???^^

Posté par Whizzbee à 10:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Merde, merde, Javert!

D'abord, une anecdote hallucinante! et désopilante, cela va de soi...^^ (à chaque fois que je dis désopilante, je pense à Gotlib, c'est fou!) Vous rappelez vous le Jean Mineur du cinéma? Oui, celui qui fait du skate sur son ticket de cinéma...

couillon_

Vous ne le trouvez pas énervant?? Vous n'avez jamais eu envie qu'il se casse la gueule de sa place? Jamais? Vous êtes des saints, tout le monde a déjà pensé ça au moins une fois dans sa courte vie!

Enfin, moi il m'énerve. Et avec une amie, que je ne citerai pas, elle se reconnaîtra toute seule comme une grande, on s'est jurées de prier à chaque fois qu'on va au cinéma pour que Jean Mineur se casse la figure, et surtout, surtout, qu'il se prenne une des deux portes, qu'elles restent fermées, je sais pas, mais qu'il tombe! Oui, c'est méchant de s'en prendre comme ça à un enfant, mais maintenant, les plus petits que moi de mon âge sont limités. Donc je m'en prend aux enfants habillés en mineur qui balancent leur pioche dans des cibles et qui nous répètent le même numéro de téléphone depuis 10 ans (zéro un nananein nananin zéro zéro zéro un!)

Je vous rassure, il y a une chute à l'histoire, qui n'est pas "la chute, c'est qu'il n'y a pas de chute!". Si si, je vous jure.

Un soir, un mardi soir, que je me trouvais au Pathé Wepler de la place de clichy (pas de commentaires graveleux sur le pourquoi du comment je me trouvais là-bas, mon lycée se trouve en face dudit cinéma, zut!), pour me remettre d'une colle d'anglais pas terrible, voire assez naze, j'allais donc voir Orgueil et Préjugé (avec des s, je suppose, mais comme je doute, je n'en mettrai pas). Film sympathique en soi, mais qu'il ne faut pas aller voir quand on est déprimé. J'y reviendrais, si besoin est. J'étais donc dans la salle, attendant le film, depuis à peine vingt minutes, quand soudain, le générique de Jean Mineur arrive! Machinalement, je croise les doigts. Et là, quelque chose ne va pas... Jean est malade, il a le nez rouge, il a l'air tout fatigué, il monte sur son ticket sans réel entrain, il amorce sa descente, s'approche du cinéma, et... se prend la vitre à côté de la porte du ciné.

Sous le choc. Jean Mineur venait de tomber de son ticket. Bon, c'était pas exactement la porte, mais peu importe, le résultat est le même! Jean Mineur est tombé!! Mon rêve venait de se réaliser! Je pensais qu'il ne prendrait forme que quand je serais devenue une immense star de cinéma, capable de changer les bandes-annonces qui précèdent son film!!

Et là, grâce à Kleenex (car c'était une pub pour Kleenex, comme quoi on peut travailler chez Kleenex, et être quelqu'un de marrant), j'étais sous le choc! Et dire que personne dans la salle ne semblait se rendre compte de l'événement majeur qui venait de se produire! J'en reste encore pantoise... pfiou!!

Pour ceux qui doutaient encore de ma capacité à meubler avec des conneries, comptez le nombre de lignes qu'il m'a fallu pour raconter une anecdote qui en aurait pris 10 au max.

Sinon.... voilà un truc qui va prendre deux lignes, c'est la question du jour, et je n'ai pas de réponse: comment mon frère fait-il pour retrouver un ordinateur (enfin, une tour, en l'occurence, mais bon, quand même) dans sa chambre, en faisant des cartons pour déménager? Moi au pire, je retrouve une lettre, des godasses, des photos, un bouquin... Comment? ca me dépasse.

Mince, ça fait plus de deux lignes. M'en fiche, jsuis en prépa littéraire, je sais pas compter au delà de deux, alors.

A part ça... je suis en vacances, et j'en profite pour narguer tous ceux qui bossent. Bon, alors, ça, c'est fait, ce sera plus à faire...

(regarde sur sa liste de choses intuiles et stupides à dire dans ce billet, et s'aperçoit avec stupeur et stupéfaction (tiens, ça commence pareil) qu'on est arrivé au bout. Zut.)

Bonne journée!

Posté par Whizzbee à 10:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
22 janvier 2006

Jeunes gens...

...prenez garde aux choses que vous dites!

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! - Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas... -
Ecoutez bien ceci :

Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de coeur, ou, si vous l'aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu ;
Ce mot que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre !
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
- Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle ! -
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et caetera,
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez l'individu dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l'homme en face,
Dit : - Me voilà ! je sors de la bouche d'un tel. -

Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.

Victor Hugo

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21 janvier 2006

Everything is illuminated...

...by the light of the past...

Everything is illuminated est un film de Liev Schreiber, plus connu pour ses prestations dans Sphere, Scream (1 et 2), Hurricane Carter... un peu éclectique, j'avoue. Mais là, ce sont ses débuts derrière la caméra, et honnêtement c'est plutôt réussi.

Bref. Ce film raconte l'histoire d'un juif américain (je jure que woody allen n'est en rien dans la réalisation!!) qui retourne en Ukraine, voir là où son grand-père a grandi, voir ce que son grand-père a fui pendant la seconde guerre mondiale. Il se retrouve pris en charge par deux Ukrainiens, un grand-père et son petit-fils, le premier conduisant la voiture (pourrie, évidemment), le second faisant office d'interprète.

C'est un film tout petit, qui n'a d'ailleurs pas fait de bruit à sa sortie, et pour tout vous dire, si je suis allée le voir, c'est parce qu'Elijah Wood joue le premier rôle... mais aussi parce que j'ai vu la bande-annonce, sur www.allocine.fr, à qui je peux bien faire de la pub parce que leur site est quand bien pratique. La bande-annonce avait ce je-ne-sais-quoi de frais et d'agréable, ce truc qu'ont tous les films un peu déjantés, qui vous transportent pendant 1h30...

On y découvre l'Ukraine, que pour ma part je ne connaissais pas du tout. Et bien, permettez moi de vous dire une chose: la campagne ukrainienne est magnifique. Sans rire, c'est beau l'Ukraine, quand on quitte les villes. Parce que si on y reste, on ne voit que le côté ex-pays faisant parti de l'URSS, ce qui ne revient pas à quelque chose de vraiment reluisant...

Elijah Wood est, comme d'habitude, très bien en juif complètement introverti et un peu fêlé sur les bords. Je dis "comme d'habitude", mais j'entend depuis the Lord of the Rings, parce qu'avant... pfiou! Entre Flipper, The Faculty et Deep Impact, mon coeur balance, vraiment...! Mais depuis Frodon, je dois admettre que sa filmo me plaît de plus en plus: Eternal Sunshine, Sin City. S'il continue comme ça, il va finir dans la rubrique "mes préférés", ce petit! (Oui, je sais, venant de moi, appeler Elijah Wood petit, c'est vraiment pas sympa.)

Everything is illuminated est un film initiaque en fait... Jonathan Safran Foer (Elijah Wood, donc) part à la recherche de son grand-père, mais c'est en fait lui qu'il cherche. Depuis qu'il est petit, il collectionne des objets ayant appartenu à sa famille; tout est classé, épinglé sur le mur, jusqu'au dentier de la grand-mère. L'Ukraine va lui permettre de retrouver qui il est, en retrouvant à Trachimbrod la trace de ce grand-père à qui il ressemble tant. Mais il n'est pas le seul à grandir dans l'aventure: son interprète, Alex, va aussi comprendre beaucoup de choses, sur son pays notamment. Sur son grand-père aussi, qui veut rester muet du début à la fin. Enfin, muet dans le sens où il ne parle pas de la guerre, car sinon, il feint d'être aveugle. Mais non, c'est pas compliqué!

Avec mes références littéraires pré-bac, j'irai presque jusqu'à dire que Trachimbord est leur graal... L'endroit où chacun va se retrouver, va savoir ce qui l'amène ici, et pourquoi il va repartir pour ne sans doute jamais revenir... La seule différence avec Arthur, c'est que eux, ils le trouvent, leur graal. Ce film est un hymne à la vie, à la beauté (des paysages notamment, je vous ai dit que l'Ukraine, c'est magnifique!), et au fait qu'il faut savoir vivre avec son passé pour pouvoir envisager un futur... Il faut se connaître pour pouvoir avancer.

Et vous savez quoi? Je suis dégoutée. Je vous répète depuis le début que l'Ukraine, c'est magnifique, et ce film a été tourné en République Tchèque. Merde. Bon, c'est pas grave, relisez le tout, et remplacez "Ukraine" par "République Tchèque". Vous verrez, ça marche quand même. (n'empêche, je trouve ça con, moi, de dire qu'une histoire se passe à un endroit, et la filmer dans un autre... pfiou.)

Au fait, à titre d'information, juste comme ça, si ça vous intéresse, le dvd sort le 21 mars. Ca vaudrait le coup de voir ce que vous avez sûrement raté en salle... vu le peu de bruit qu'il a fait...

Everything_is_Illuminated_800

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Brokeback Mountain

Séduite par l'affiche, la bande annonce, et par la simple curiosité de voir ce que vaut Jake Gyllenhaal, je suis allée voir Brokeback Mountain Secret... L'histoire en quelques mots: deux cow-boys partent garder des moutons (pas de vaches ou de cochons dans ce film,désolée...) en haute montagne, sans se connaître. Au fur et à mesure du temps qui passe, ils se rapprochent, d'abord amicalement, puis physiquement. Malgré leur éducation ("I ain't a queer"), cet été à Brokeback Mountain va changer leur vie...

Ce que je retiens de ce film, c'est la performance de Heath Ledger... Il est touchant, émouvant, tout en retenue, à l'intérieur... Ennis, son personnage, parle peu, ce qui le rend insondable, mystérieux au premier abord, mais en réalité, ses sentiments et sa détresse n'en sont que plus criants. En effet, comment concilier ces trois aspects dans une vie: être en 1963, être un cow-boy, et être gay? Cela paraît impossible, et ça l'est. Réellement. L'Amérique profonde des années 60 (et même la pas profonde, à l'époque, c'était pareil pour tout le monde) considère l'homosexualité comme un péché, une tare, une maladie... Les homosexuels étaient les "brebis galeuses" à éliminer... C'est toute cette éducation qu'ont reçu nos deux héros, qui les a forgé, et c'est ainsi que leur histoire paraît encore plus improbable.

Et pourtant... pas si improbable que ça. Je trouve le début un peu rapide, on aurait plus pu se focaliser sur l'évolution de leurs sentiments, mais néanmoins, le rapprochement progressif est très visible. Leur relation, qui restera toujours un secret, plus ou moins éventé, mélange violence et tendresse. Elle commence de façon violente, la première scène de sexe le montre bien. Cette scène est extrèmement intéressante (pas pour le sexe, merce, c'est pas la peine), pour la rapidité avec laquelle elle arrive, la façon complètement irréfléchie qu'ils ont d'accomplir l'acte, comme si c'était leur instinct qui décidait, comme si tout cela était presque naturel, évident, nécessaire. La tendresse apparait aussi, dans leurs moments de retrouvailles, où Jack rêve d'un ranch à deux, où Ennis n'oublie pas les tortures qu'on fait sévir aux homosexuels, ou aux supposés homosexuels (dans le Far West, on ne pose pas de questions, on agit).

Ang Lee a réussi à filmer une histoire d'amour entre deux hommes qui ne soit pas que la pâle copie d'une histoire hétéro, qui ne soit pas pleine de clichés qu'on a déjà vu des milliers de fois. Nous n'avons pas ici affaire à des folles, loin de là; ces deux gars sont des cow-boys, purs et durs! Il y a une retenue, une sensiblité dans la façon de filmer... qui fait de ce film une jolie réussite.

Et vous, vous en avez pensé quoi?

Posté par Whizzbee à 10:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]