04 mars 2006

Yeah, that's right!

Donc, le mardi 21 février, je suis allée à Bercy voir Depeche Mode. Bon, personnellement, j'aurais bien évité Bercy, mais bon, c'est vrai, pour tous les fans, c'était pas trop grand, et mon salon n'aurait visiblement pas suffi. C'est Marie (Dracounette aussi, à ses heures) qui m'a embarqué dans cette galère... qui heureusement s'est bien terminée!

Je dis galère, parce que j'avais encore jamais attendu quatre heures dans le froid pour un concert. D'ailleurs, j'avais encore jamais attendu quatre heures dans le froid tout court... Parce que, vous comprenez, on avait des billets pour la fosse de Bercy. Et qui dit fosse, dit soit au fond, soit derrière un grand, soit les deux, souvent les deux, d'ailleurs! Et pour éviter ça, peu de solutions, en fait; on peut avoir un super pote, grand et costaud pour te porter sur ses épaules, en dépit des protestations des autres petits qui, eux, n'ont pas cette chance, ou on peut arriver super en avance pour pas être coincée contre la barrière du fond. Ayant oublié mon équipe de rugby (il faut au moins ça pour me porter), on a décidé d'arriver en avance. D'où les quatre heures dans le froid...

D'autant plus qu'avant, on avait aussi décidé de manger un grec, histoire d'être bien calées pour toute l'après-midi, et toute la soirée. Malheureusement, il semblerait qu'il y ait eu quelque chose qui n'aurait absolument pas dû se trouver dans la sauce de mon sandwich d'abord et dans mon estomac après. Chose que mon estomac a tenté, pendant quatre heures, de rejeter. Dieu merci, ce fut une brillante victoire de l'esprit sur le corps, mais à quel prix... J'ai eu envie de vomir tout le temps, ce qui fait que les gens autour dans la queue ont été extrêmement gentils avec moi... La peur que je me déleste sur eux, sans doute. Je ne les blâme pas, j'en aurais fait autant! Enfin, malgré les imprécations d'un jeune homme qui me disait qu'il fallait que je vomisse (ne parlons pas de ça, voulez-vous?), que ça ira mieux après (oui, mais non, n'en parlons pas, vraiment), et est-ce que je veux une bière (non, merci, ça ira, ni manger, ni boire pour le restant de mes jours me parait une bonne solution)... j'ai réussi 1: à ne pas vomir, et 2: à ne plus avoir envie de vomir. Chouette, dirait hedwige!

Donc, vers 18h30, nous sommes (enfin!) rentrées dans Bercy, où nous n'avons attendu "que" deux heures pour voir la première partie, pour la demie heure réglementaire. A ce qu'il parait, les premières parties de DM étant généralement nulles, celle-ci était plutôt pas mal. Notez que c'est une excellente technique: mettre une première partie qu'on sait que le public va détester pour arriver ensuite comme une fleur. Le public est tellement content que le premier groupe soit parti qu'il a oublié que ça fait plus de six heures qu'il attend... Ingénieux, vraiment... Cela dit, on peut découvrir des choses très bien en première partie! Quoi qu'il en soit, The Bravery, objectivement, ça casse pas trois pattes à un canard.

Encore une heure, et à 21h30, enfin, enfin, ils sont là, ils arrivent sur scène, les Depeche Mode! Pas trop tôt, murmure-je en mon for intérieur, mais Marie laisse sortir son hystérie, qu'elle contenait depuis des jours, des mois, et depuis elle ne semble pas avoir retrouvé sa santé mentale... Ca doit aussi venir du fait qu'elle retrouve les DM à Nîmes en juillet; elle est persuadée qu'ils joueront happy birthday Marie, mais je crains que la désillusion soit cruelle...

Et là, c'est parti pour deux heures de concert, et ma foi, je dois avouer que les petits vieux se débrouillent plutôt pas mal sur scène... ^^ Oui, Marie, ceci est écrit uniquement pour te faire réagir... *ticone te sort toutes ses dents dans son sourire*. Le spectacle est porté par Dave Gahan, qui chante preque tout le temps; parfois, Martin Gore prend le micro pour pousser, assez brillamment d'ailleurs, la chansonnette.

A ce propos, petite mise au point sur le groupe, pour les incultes comme moi. Dave Gahan est l'emblème, le symbole, le personnage médiatique, le monsieur qui finit tous les concerts trempé de sueur, sans chemise, torse poil, et arborant fièrement ses tatouages. En un mot comme en cent, c'est le chanteur. Martin Gore, c'est le premier petit blond sur le côté (là, c'était à gauche) (attendez...) (oui, c'était la gauche), et selon les dires de Marie, c'est le pilier du groupe, sans Martin, pas de Depeche Mode. En deux mots comme en cent: c'est l'auteur-compositeur. Reste le dernier troublion: Andrew Fletcher, l'autre petit blond sur la scène; alors lui, mon inculture m'empêche de dire à quoi il sert, si ce n'est pianoter sur son... piano toute la soirée, chose que quelqu'un d'autre pourrait faire, je crois. J'attend le commentaire de Marie pour me dire à quoi sert Andrew, qu'elle a elle-même surnommé "l'homme à la tête de steak". Si affectueux, on reconnait tout de suite Dracounette.

Donc, le spectacle était plutôt rondement mené, avec des rappels de trois kilomètres, alors que tout le monde sait que: il y a encore des chansons qu'ils ne peuvent pas ne pas chanter avant de partir; tant que les lumières se sont pas rallumées, le concert continue; s'ils reviennent pas, Bercy leur éclate la face. Donc bon, nous faire applaudir et hurler encore pendant cinq bonnes minutes, c'est définitivement de l'auto satisfaction. Mais bon, qui ne fait pas ça? Pendant que vous cherchez, je continue.

Donc, même si on a attendu au final sept heures avant de voir l'objet de tous les désirs de Marie, c'était quand même bien. C'était vachement bien, même si mon envie de vomir est revenue me faire des petits coucou pendant le concert; à part ça, elle a été assez sage. C'était vachement bien, même si en sortant, j'avais envie d'aller directement à l'hôpital pour une amputation des pieds tellement j'avais mal. C'était vachement bien, même si je connaissais que trois chansons: Personal Jesus, Enjoy the silence (ze success of DM), et Precious, leur dernière. Ah tiens non, il y a aussi "I'm taking a ride with my best friend...", donc du coup, ça fait quatre. C'était vachement bien, même si je persiste à dire que Martin avait l'air d'un poulet avec ses ailes et sa crète, quelle qu'ait été son intention esthétique et artistique.

Non, vraiment, c'était un bon concert.

yeah, that's right!

DM

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13 février 2006

Michel Eyquem de Montaigne...

... sous son meilleur jour!

J'ai retrouvé une petite photo qui m'a, somme toute, bien fait rigoler!

Je la replace dans son contexte, avant de vous la montrer... J'étais en train de réviser joyeusement des textes littéraires dans mon Lagarde et Michard préféré, en l'occurrence le 16ème, sans doute à l'occasion du bac anticipé (à moins que ce n'ait été en hypo... mystère.). Il faut dire avant toute chose que nos Lagarde et Michard ont vécu, c'est rien de le dire, et du scotch parait à peine suffisant pour maintenir les couvertures ensemble, et je ne parle même pas des pages.

Je naviguais donc joyeusement, dis-je, entre Ronsard, Rabelais, Du Bellay, et... Montaigne lui-même. Le temps de lire deux trois textes, des Essais, sans doute, et de tomber sur... ça:

Montaigne

Autant vous dire que ça m'a plutôt détendue!!! Le stress des examens s'était envolé comme par magie...

Je ne sais pas quelle tante, oncle, frère ou soeur a décidé de punir Montaigne de la sorte, mais je le remercie bien...

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12 février 2006

Harry... *soupir*!

L'été dernier, j'ai passé deux semaines à Cambridge... Bon, ça, tout le monde s'en contrefout. Ce qui est un chouia plus intéressant, c'est que pendant ce séjour à Cambridge, on a décidé d'aller faire un petit tour à Londres, le temps d'une journée...

Etant accompagnés d'une Italienne qui n'y était jamais allée, on s'est (re)fait tous les sites touristiques, Big Ben, Tower of London, musée de Sherlock Holmes (pendant ce temps moi j'étais dans la Beatles Store juste à côté, en train d'acheter mon deuxième poster hors de prix), etc... Et on a raté le British Museum(je suis maudite, je n'y rentrerai jamais...) de peu, étant donné que les Anglais pratiquent le "nine to five", c'est-à-dire que presque tout ferme à cinq heures, et qu'on est arrivés à ... cinq heures moins le quart.

Et en reprenant le métro vers la gare, pour rentrer à Cambridge, on s'est aperçus qu'on était super en retard, et qu'on allait louper notre train... Donc on a commencé à courir (pas dans le métro, on n'est pas stupides à ce point là)...

Et je n'avais pas réalisé que je prenais le train à la voie de 9, dans la gare de King's Cross...

Et en arrivant sur le quai, ça a donné ça:

Platform_9_3_4

Le choc! :-) Bon, on a pas eu le temps de prendre une photo où je me serais éclatée la gueule sur le mur, mais il était hors de question que je laisse passer l'occasion!!^^

Bon, voilà, c'est tout.

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Asterix et Obelix, mission Cleopatre

"C’est une bonne situation, ça, scribe ?

Mais vous savez, moi je crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation, hein… En fait, moi j’ai toujours eu la passion, depuis que je suis enfant, de la peinture et de l’écriture, c’est-à-dire finalement quasiment la même chose, et ce qui est assez amusant, c’est que j’ai eu plus tard l’occasion de vivre cette passion, de l’habiter, de faire ce qu’on appelle profession-passion.. J’ai.. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui, avec vous, je dirai que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi, et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres, forgent une destinée, parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste comme on dit chez nous, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face, je dirai, le miroir qui vous aide à avancer. Alors, moi, ça n’est pas mon cas, comme je le disais là, parce que moi au contraire, j’ai pu, et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu’amour, je chante l’amour. Mais ce qui est amusant d’être là ensemble, et qu’on évoque ça aujourd’hui, c’est que je suis à ce tournant là de la vie aujourd’hui, je réalise pleinement par ce travail avec mon maître, je réalise cette passion. Mais quand je dis passion, c’est vraiment, c’est le cœur, c’est les tripes, c’est le vécu d’un homme, un homme qui peut s’exprimer. Je crois que je vous embête un tout petit peu là, non ?

Pas du tout…

Mais, finalement, quand beaucoup de gens me disent aujourd’hui, « mais comment fais-tu pour avoir cette humanité », et bah, je leur répond très simplement, je leur dis, c’est ce goût de l’amour, le goût de faire une chaîne d’amour, a « love channel », comme disent nos amis d’Outre Manche, ce goût donc qui m’a poussé, aujourd’hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? peut-être tout simplement à me mettre au service de la communauté, et à faire le don, le don de soi. Je vous embête pas un petit peu avec mes histoires ?

Du tout."

Film écrit et réalisé par Alain Chabat, et ici, prestation d'Edouard Baer. Il faut quand même rendre à César ce qui lui appartient.

Respect et robustesse, mes amis.

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08 février 2006

Tempted...

...by an Harry Potterian quizz, girls??

Pour savoir qui serait votre chevalier servant dans le monde magique de JKR, prenez votre dico d'anglais (ou appelez moi, maintenant que j'ai déjà traduit pour ma soeur...), et répondez aux petites questions...^^

http://quizilla.com/users/saintgirl11/quizzes/ et cliquez sur "who is your harry potter love match?"

Personnellement je suis tombée sur Harry du premier coup, c'est rigolo... Après, en répondant le pire pour moi, j'ai trouvé Draco.... et bizarrement en essayant d'avoir Sirius, je suis tombée sur ... Snape. J'ai pas tout compris, mais bon, pas grave.

Et la grande question... peut-on tomber sur Dumbledore???^^

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Merde, merde, Javert!

D'abord, une anecdote hallucinante! et désopilante, cela va de soi...^^ (à chaque fois que je dis désopilante, je pense à Gotlib, c'est fou!) Vous rappelez vous le Jean Mineur du cinéma? Oui, celui qui fait du skate sur son ticket de cinéma...

couillon_

Vous ne le trouvez pas énervant?? Vous n'avez jamais eu envie qu'il se casse la gueule de sa place? Jamais? Vous êtes des saints, tout le monde a déjà pensé ça au moins une fois dans sa courte vie!

Enfin, moi il m'énerve. Et avec une amie, que je ne citerai pas, elle se reconnaîtra toute seule comme une grande, on s'est jurées de prier à chaque fois qu'on va au cinéma pour que Jean Mineur se casse la figure, et surtout, surtout, qu'il se prenne une des deux portes, qu'elles restent fermées, je sais pas, mais qu'il tombe! Oui, c'est méchant de s'en prendre comme ça à un enfant, mais maintenant, les plus petits que moi de mon âge sont limités. Donc je m'en prend aux enfants habillés en mineur qui balancent leur pioche dans des cibles et qui nous répètent le même numéro de téléphone depuis 10 ans (zéro un nananein nananin zéro zéro zéro un!)

Je vous rassure, il y a une chute à l'histoire, qui n'est pas "la chute, c'est qu'il n'y a pas de chute!". Si si, je vous jure.

Un soir, un mardi soir, que je me trouvais au Pathé Wepler de la place de clichy (pas de commentaires graveleux sur le pourquoi du comment je me trouvais là-bas, mon lycée se trouve en face dudit cinéma, zut!), pour me remettre d'une colle d'anglais pas terrible, voire assez naze, j'allais donc voir Orgueil et Préjugé (avec des s, je suppose, mais comme je doute, je n'en mettrai pas). Film sympathique en soi, mais qu'il ne faut pas aller voir quand on est déprimé. J'y reviendrais, si besoin est. J'étais donc dans la salle, attendant le film, depuis à peine vingt minutes, quand soudain, le générique de Jean Mineur arrive! Machinalement, je croise les doigts. Et là, quelque chose ne va pas... Jean est malade, il a le nez rouge, il a l'air tout fatigué, il monte sur son ticket sans réel entrain, il amorce sa descente, s'approche du cinéma, et... se prend la vitre à côté de la porte du ciné.

Sous le choc. Jean Mineur venait de tomber de son ticket. Bon, c'était pas exactement la porte, mais peu importe, le résultat est le même! Jean Mineur est tombé!! Mon rêve venait de se réaliser! Je pensais qu'il ne prendrait forme que quand je serais devenue une immense star de cinéma, capable de changer les bandes-annonces qui précèdent son film!!

Et là, grâce à Kleenex (car c'était une pub pour Kleenex, comme quoi on peut travailler chez Kleenex, et être quelqu'un de marrant), j'étais sous le choc! Et dire que personne dans la salle ne semblait se rendre compte de l'événement majeur qui venait de se produire! J'en reste encore pantoise... pfiou!!

Pour ceux qui doutaient encore de ma capacité à meubler avec des conneries, comptez le nombre de lignes qu'il m'a fallu pour raconter une anecdote qui en aurait pris 10 au max.

Sinon.... voilà un truc qui va prendre deux lignes, c'est la question du jour, et je n'ai pas de réponse: comment mon frère fait-il pour retrouver un ordinateur (enfin, une tour, en l'occurence, mais bon, quand même) dans sa chambre, en faisant des cartons pour déménager? Moi au pire, je retrouve une lettre, des godasses, des photos, un bouquin... Comment? ca me dépasse.

Mince, ça fait plus de deux lignes. M'en fiche, jsuis en prépa littéraire, je sais pas compter au delà de deux, alors.

A part ça... je suis en vacances, et j'en profite pour narguer tous ceux qui bossent. Bon, alors, ça, c'est fait, ce sera plus à faire...

(regarde sur sa liste de choses intuiles et stupides à dire dans ce billet, et s'aperçoit avec stupeur et stupéfaction (tiens, ça commence pareil) qu'on est arrivé au bout. Zut.)

Bonne journée!

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22 janvier 2006

Jeunes gens...

...prenez garde aux choses que vous dites!

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! - Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas... -
Ecoutez bien ceci :

Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de coeur, ou, si vous l'aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu ;
Ce mot que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre !
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
- Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle ! -
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et caetera,
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez l'individu dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l'homme en face,
Dit : - Me voilà ! je sors de la bouche d'un tel. -

Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.

Victor Hugo

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21 janvier 2006

Everything is illuminated...

...by the light of the past...

Everything is illuminated est un film de Liev Schreiber, plus connu pour ses prestations dans Sphere, Scream (1 et 2), Hurricane Carter... un peu éclectique, j'avoue. Mais là, ce sont ses débuts derrière la caméra, et honnêtement c'est plutôt réussi.

Bref. Ce film raconte l'histoire d'un juif américain (je jure que woody allen n'est en rien dans la réalisation!!) qui retourne en Ukraine, voir là où son grand-père a grandi, voir ce que son grand-père a fui pendant la seconde guerre mondiale. Il se retrouve pris en charge par deux Ukrainiens, un grand-père et son petit-fils, le premier conduisant la voiture (pourrie, évidemment), le second faisant office d'interprète.

C'est un film tout petit, qui n'a d'ailleurs pas fait de bruit à sa sortie, et pour tout vous dire, si je suis allée le voir, c'est parce qu'Elijah Wood joue le premier rôle... mais aussi parce que j'ai vu la bande-annonce, sur www.allocine.fr, à qui je peux bien faire de la pub parce que leur site est quand bien pratique. La bande-annonce avait ce je-ne-sais-quoi de frais et d'agréable, ce truc qu'ont tous les films un peu déjantés, qui vous transportent pendant 1h30...

On y découvre l'Ukraine, que pour ma part je ne connaissais pas du tout. Et bien, permettez moi de vous dire une chose: la campagne ukrainienne est magnifique. Sans rire, c'est beau l'Ukraine, quand on quitte les villes. Parce que si on y reste, on ne voit que le côté ex-pays faisant parti de l'URSS, ce qui ne revient pas à quelque chose de vraiment reluisant...

Elijah Wood est, comme d'habitude, très bien en juif complètement introverti et un peu fêlé sur les bords. Je dis "comme d'habitude", mais j'entend depuis the Lord of the Rings, parce qu'avant... pfiou! Entre Flipper, The Faculty et Deep Impact, mon coeur balance, vraiment...! Mais depuis Frodon, je dois admettre que sa filmo me plaît de plus en plus: Eternal Sunshine, Sin City. S'il continue comme ça, il va finir dans la rubrique "mes préférés", ce petit! (Oui, je sais, venant de moi, appeler Elijah Wood petit, c'est vraiment pas sympa.)

Everything is illuminated est un film initiaque en fait... Jonathan Safran Foer (Elijah Wood, donc) part à la recherche de son grand-père, mais c'est en fait lui qu'il cherche. Depuis qu'il est petit, il collectionne des objets ayant appartenu à sa famille; tout est classé, épinglé sur le mur, jusqu'au dentier de la grand-mère. L'Ukraine va lui permettre de retrouver qui il est, en retrouvant à Trachimbrod la trace de ce grand-père à qui il ressemble tant. Mais il n'est pas le seul à grandir dans l'aventure: son interprète, Alex, va aussi comprendre beaucoup de choses, sur son pays notamment. Sur son grand-père aussi, qui veut rester muet du début à la fin. Enfin, muet dans le sens où il ne parle pas de la guerre, car sinon, il feint d'être aveugle. Mais non, c'est pas compliqué!

Avec mes références littéraires pré-bac, j'irai presque jusqu'à dire que Trachimbord est leur graal... L'endroit où chacun va se retrouver, va savoir ce qui l'amène ici, et pourquoi il va repartir pour ne sans doute jamais revenir... La seule différence avec Arthur, c'est que eux, ils le trouvent, leur graal. Ce film est un hymne à la vie, à la beauté (des paysages notamment, je vous ai dit que l'Ukraine, c'est magnifique!), et au fait qu'il faut savoir vivre avec son passé pour pouvoir envisager un futur... Il faut se connaître pour pouvoir avancer.

Et vous savez quoi? Je suis dégoutée. Je vous répète depuis le début que l'Ukraine, c'est magnifique, et ce film a été tourné en République Tchèque. Merde. Bon, c'est pas grave, relisez le tout, et remplacez "Ukraine" par "République Tchèque". Vous verrez, ça marche quand même. (n'empêche, je trouve ça con, moi, de dire qu'une histoire se passe à un endroit, et la filmer dans un autre... pfiou.)

Au fait, à titre d'information, juste comme ça, si ça vous intéresse, le dvd sort le 21 mars. Ca vaudrait le coup de voir ce que vous avez sûrement raté en salle... vu le peu de bruit qu'il a fait...

Everything_is_Illuminated_800

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Brokeback Mountain

Séduite par l'affiche, la bande annonce, et par la simple curiosité de voir ce que vaut Jake Gyllenhaal, je suis allée voir Brokeback Mountain Secret... L'histoire en quelques mots: deux cow-boys partent garder des moutons (pas de vaches ou de cochons dans ce film,désolée...) en haute montagne, sans se connaître. Au fur et à mesure du temps qui passe, ils se rapprochent, d'abord amicalement, puis physiquement. Malgré leur éducation ("I ain't a queer"), cet été à Brokeback Mountain va changer leur vie...

Ce que je retiens de ce film, c'est la performance de Heath Ledger... Il est touchant, émouvant, tout en retenue, à l'intérieur... Ennis, son personnage, parle peu, ce qui le rend insondable, mystérieux au premier abord, mais en réalité, ses sentiments et sa détresse n'en sont que plus criants. En effet, comment concilier ces trois aspects dans une vie: être en 1963, être un cow-boy, et être gay? Cela paraît impossible, et ça l'est. Réellement. L'Amérique profonde des années 60 (et même la pas profonde, à l'époque, c'était pareil pour tout le monde) considère l'homosexualité comme un péché, une tare, une maladie... Les homosexuels étaient les "brebis galeuses" à éliminer... C'est toute cette éducation qu'ont reçu nos deux héros, qui les a forgé, et c'est ainsi que leur histoire paraît encore plus improbable.

Et pourtant... pas si improbable que ça. Je trouve le début un peu rapide, on aurait plus pu se focaliser sur l'évolution de leurs sentiments, mais néanmoins, le rapprochement progressif est très visible. Leur relation, qui restera toujours un secret, plus ou moins éventé, mélange violence et tendresse. Elle commence de façon violente, la première scène de sexe le montre bien. Cette scène est extrèmement intéressante (pas pour le sexe, merce, c'est pas la peine), pour la rapidité avec laquelle elle arrive, la façon complètement irréfléchie qu'ils ont d'accomplir l'acte, comme si c'était leur instinct qui décidait, comme si tout cela était presque naturel, évident, nécessaire. La tendresse apparait aussi, dans leurs moments de retrouvailles, où Jack rêve d'un ranch à deux, où Ennis n'oublie pas les tortures qu'on fait sévir aux homosexuels, ou aux supposés homosexuels (dans le Far West, on ne pose pas de questions, on agit).

Ang Lee a réussi à filmer une histoire d'amour entre deux hommes qui ne soit pas que la pâle copie d'une histoire hétéro, qui ne soit pas pleine de clichés qu'on a déjà vu des milliers de fois. Nous n'avons pas ici affaire à des folles, loin de là; ces deux gars sont des cow-boys, purs et durs! Il y a une retenue, une sensiblité dans la façon de filmer... qui fait de ce film une jolie réussite.

Et vous, vous en avez pensé quoi?

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