19 mars 2013

Déjà mars...

Par Maritxu

Déjà en mars, et j'abandonne le blog... Pourtant, les enfants grandissent et je suis en train de laisser passer des perles.

Entre le Demi-Belge, qui s'intéresse à de plus en plus de choses, et la Pucine, qui baragouine, devient de plus en plus indépendante, j'ai de la matière.

Bon, une du Demi-Belge :

Il ne vous aura pas échappé que nous avons changé de Pape. Passer à côté de cette information relève de l'exploit. Donc, même mon fils est tombé sur une photo d'un magazine affiché dans la rue de Benoit XVI.
- Maman, c'est qui lui ? C'est un curé ? (N'oublions pas que Demi-belge est dans une école catholique. Ne me jetez pas la pierre, c'est la seule du village. Il a catéchisme tous les mercredi matin. Moi, j'essaie de rectifier derrière)
- Finement observé ptit gars. C'est même mieux qu'un curé, c'est le chef des curés. On appelle ça un pape.
- Pourquoi il est dans le journal ?
- Parce qu'il a décidé qu'il était trop vieux pour être pape. Il prend sa retraite. Certaines personnes pensent que c'est bien, et d'autres pensent qu'il faut être pape jusqu'à la mort, comme les autres papes ont fait. Toi, tu en penses quoi ?
-silence-
- J'ai le droit de rien en penser ?
- Tu as parfaitement le droit mon coeur, si tout le monde faisait comme toi et s'occupait de ses affaires, tout irait mieux.

Une autre. Je voulais carrément en faire une note et intituler ça " le mariage gay expliqué à mon fils ". Puis j'ai eu des lessives à faire.

- Maman, qu'est-ce que ça veut dire adopter ?
- Adopter un enfant, c'est lui donner une famille quand il n'a plus de papa et de maman.
- C'est quand les mamans n'aiment plus leurs enfants alors ?
- Pas de tout ! Les mamans aiment toujours leurs enfants. Mais des fois, les mamans meurent, tu sais. Ou elles ne peuvent vraiment vraiment pas garder leur bébé, pour des tas de raisons compliquées, mais c'est rare. Alors quelqu'un décide de confier le bébé tout seul à quelqu'un qui veut aimer un bébé, et qui ne peut pas en avoir.
- Comme quand il y a deux mamans alors ?
- EXACTEMENT ! Pour faire un bébé, tu sais ce qu'il faut ?
- Oui. Un papa, et une maman.
- Bien. Donc, quand il y a deux mamans, ou deux papas qui sont amoureux, ils ne peuvent pas avoir des enfants tout seuls.
- Oui.
- Alors ils adoptent quand ils ont envie d'avoir un enfant, et ils décident d'aimer cet enfant qui est tout seul. Comme ça, l'enfant est heureux, et les parents aussi. C'est clair ?
- Oui. C'est bien comme ça.

Je suis bien consciente que je ne livre que des conversations en moment, avec le demi-belge, mais ce sont vraiment ces conversations avec lui que je trouve intéressantes. Et puis de toute façons, c'est mon blog, débrouillez-vous avec.

Pucine, quant à elle, a un véritable don pour la délégation. Plus tard, cette enfant sera un chef quelquonque, à n'en pas douter.
Zut, je crois que j'ai déjà blogué ça. Bon, une autre.

Son vocabulaire s'étend. C'est amusant pour nous parce que le Demi-Belge n'a jamais voulu répéter des mots, et s'était inventé un vocabulaire bien à lui. Alors, les "popopom" pour "pommes" et autres "ssoooss" pour chaussures (ou chaussettes d'ailleurs) nous émeuvent aux larmes. Ok, je pousse un peu. Mettons que ça nous fait rire.

En revanche, elle lance, et je n'ai toujours pas trouvé de parade pour ça. Dès qu'elle est contrariée dans ses objectifs, c'est à dire 24 fois par jour, elle manifeste son désaccord par des hurlements stridents, et en lançant au loin tout ce qui se trouve à sa portée, doudou inclus. Evidemment, la proximité d'une baignoire remplie devient hautement dangereuse, parce que le doudou sus-mentionné a fini plus d'une fois dans la flotte, à 20 minutes du dodo, et même si elle le balance avec la dernière énergie quand elle ne veut pas dormir, il est quand même nécessaire à son endormissement. Cette gamine est pleine de paradoxes, je sais, ce n'est pas ma fille pour rien.

Pour l'empêcher de lancer, j'ai essayé la gentillesse, gronder, menacer, taper sur les doigts, rien n'a changé. A la première fessée, j'ai décidé que j'allais changer mon fusil d'épaule parce que décidement, je n'aime pas taper sur mes enfants. J'ai essayé le coin, ça a fonctionné une fois. A la suivante, elle avait bien compris qu'elle pouvait revenir hurler au milieu du salon toute seule, et je ne voyais pas comment j'allais bien pouvoir l'attacher à son coin. Parce que la petite fille est maligne, la crapule. Etape suivante, salle de bain fermée. Succès mitigé. Je ne l'y mets plus depuis qu'elle a pigé que mettre le réhausseur contre la porte lui permet d'atteindre la poignée et qu'elle s'est cassé la goule en ouvrant. Le lit ? Vous croyez vraiment que les barreaux vont la retenir longtemps ? La dernière fois, je suis rentrée in extrémis, elle avait déjà presque tout escaladé.

Je n'ai plus d'autres solutions, alors j'ai repris au début. J'explique calmement.

Je l'aurai à l'usure, vous allez voir.


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19 décembre 2012

Un peu de féminisme

Par Maritxu

Une amie m’a dit un jour que je pouvais ranger mon féminisme si je m’estimais traitée à égalité avec les hommes. S’il est vrai que dans mon métier et dans ma vie en général, je prends ma place et je m’affirme à l’égal des hommes, il m’arrive de m’insurger. Je prends ma cape et mon épée, bougez pas, j’arrive.

Ce midi, à la radio, je prends en cours une émission sur l’avortement. Apparemment un collectif demande l’abrogation de la loi dépénalisant l’avortement en Belgique (loi de 1990 seulement). Au téléphone, des « pro-vie » clament le droit à la vie des fœtus. Je mets quelques minutes avant de percuter : que des hommes. Que des hommes qui se permettent de dire des choses telles que « on ne devrait pas obliger les femmes à avorter » « les grossesses sont un moment de joie pour la vie à venir » « la majorité des femmes qui se présentent à l’avortement ne veulent pas avorter en réalité » « c’est la vie d’un futur être humain qui est en jeu »

Et le droit des femmes à avoir une vie, ils y ont pensé un peu, ces défenseurs de fœtus ? Parce qui va se fader les nausées / hémorroïdes / varices / vergetures / gonflements de la grossesse ? Et les lochies après pendant 2 mois ? Qui va souffrir le martyre pour mettre au monde le bébé ? Qui ne va pas retrouver sa silhouette après l’accouchement ? Qui ne va pas avoir toutes ses primes au boulot parce qu’elle a renouvelé les générations sans un seul jour de congé pathologique ? Qui va peut-être être obligée de mettre sa carrière entre parenthèse parce qu’elle n’a pas trouvé de mode de garde ? Voire même ne pas commencer de carrière du tout pour celles qui sont jeunes ?

Les mecs, vous êtes bien marrants, mais ce n’est pas vous. C’est nous, et nous seules, sauf éventuellement pour le dernier point, mais reconnaissez que les hommes au foyer ne sont pas légion.

Comme si c’était facile d’avorter. Comme si ça ne déchirait pas les trippes. Comme si ça ne faisait pas physiquement mal. L’avortement n’est pas un moyen de contraception, c’est la solution de la dernière chance. Croyez bien que si on pouvait se passer d’un avortement, on le ferait. Je le sais. Même si c’était pour raisons médicales, j’ai avorté, et ce n'est pas facile. J'ai avorté la mort dans l’âme et un embryon mort en dedans de moi. Je remercie encore cette petite chose de ne pas m’avoir obligé à la tuer, parce que j'avais choisi.

Le jour où on obligera les hommes à prendre la pilule pour contrôler LEUR moitié de futur embryon, on en reparlera. Déjà qu’on a des règles tous les mois, nous, il est temps que les emmerdes de la procréation soient un peu mieux partagées dans ce monde.


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26 novembre 2012

Dimanche pluvieux

Par Maritxu

C'est dimanche, et comme le titre l'indique, il pleut. La matinée a été remplie de dessins animés pour le Demi-Belge, de hurlements pour la Pucine, et de tentatives de lecture de BD pour moi. Belge dort dans le canapé à côté, perclus de courbatures : nous avons cassé du mur dans la nouvelle maison toute la journée de la veille. On avance, c'est bien. La maison est un véritable chantier maintenant.
C'est l'après-midi, il pleuvine et on s'ennuie. On pourrait, il faudrait faire quelque chose, mais personne n'a envie de lancer quoi que ce soit. On entend des tambours au loin. Tiens ? Des tambours ? Mais la saison des marches est finie dans le village, non ?
Ca se rapproche... Ce sont bien des tambours, il y a même une fanfare. Demi-Belge, viens à la fenêtre, viens regarder les costumes. Non ? Ton 4ème film de la journée est plus intéressant ?
DEMI-BELGE, C'EST SAINT NICOLAS DEHORS !!!

En une demi-minute, toute la famille est dans la rue pour recevoir ses bonbons et suivre le cortège. Qui nous amène à la salle communale, où, comme tous les ans, un spectacle est donné gratuitement.
On a perdu le Demi-belge pendant une heure et demie, disparu au premier rang. Nous nous tassons au fond, avec la Pucine debout sur mes genoux, très intéressée par les marionnettes liégeoises et l'emphase des comédiens. Encore une fois, le spectacle est de qualité, adapté aux enfants, mais qui a quand même bien fait rire les adultes. Encore une fois, Demi-Belge est ressorti avec un sachet de bonbons, et un bisou de Saint Nicolas, ravi. Encore une fois, je me félicite d'habiter un village si vivant, si convivial.
Floreffe, ou comment transformer un après-midi pluvieux en un début de Noël. Merci.

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08 novembre 2012

Bon mot

Par Maritxu

On vient de me faire une bonne réplique pour une fois ! J'aime bien quand on remarque mes changements de coiffure, alors je mets un point d'honneur à le faire pour les gens que je cotoie. J'essaie d'y mettre un peu d'humour, tant qu'à faire :
- Tiens, t'as changé de cheveux ?
- Oui, j'ai mis des autres.

Indépendemment du belgicisme, ça faisait longtemps que je n'avais pas trouvé un mot aussi bon.
Bon, ok, papa me manque.

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07 novembre 2012

L'histoire de Blombo

Par Maritxu

Des fois, je me dis qu’il faut que je blogue des vieux machins, sinon, je ne vais plus m’en rappeler. Ou transformer la réalité. C’est que c’est familial ça, comme tare, l’amélioration ou la transformation des souvenirs. Genre, j’en suis sûre de sûre, je m’en souviens comme si c’était hier, et les trois témoins de cette scène incrustée dans ma mémoire me soutiennent que non, non, pas du tout, ça ne s’est pas passé comme ça. J’ai une grand-mère championne du monde du souvenir arrangé.

Alors faisons un test : il y a très longtemps (dans une lointaine galaxie), je vous avais raconté ma phlébite et le teaser de fin c’était que j’allais vous raconter le sternum du frère et l’opération du cœur de la sœur.

Commençons par le frère, et voyons si nos souvenirs concordent…


Je suis en fac. C’est un jour de semaine et je suis à la maison. Est-ce la grève ? Je ne me rappelle plus, mais il est sûr que ce n’étaient pas les vacances puisque Blombo était en cours.

Le lycée appelle ma mère : mon frère s’est fait mal en sport. Ils demandent à ce qu’on l’emmène chez un médecin. Maman est coincée à la maison : elle garde des enfants, il faut attendre la fin de la journée que leurs parents viennent les chercher. Comme j’ai mon permis depuis peu, je prends la petite voiture et je file.
Je n’ai jamais été dans ce lycée, je ne le connais pas du tout. Maman m’a expliqué comment rentrer sur le campus en voiture, et y trouver l’infirmerie. Ca grimpe pas mal.
Je trouve mon frère avachi sur la table d’examen, qui grommelle « ne me touche même pas, j’ai mal ». L’infirmière a l’air de le prendre par-dessus la jambe et ne pas prendre son mal en considération. Bon d’accord, il est douillet, mais quand même, je trouve qu’un minimum de compassion ne ferait pas de mal.

Il monte en voiture et refuse catégoriquement de boucler sa ceinture : il a trop mal. Ceux qui connaissent le mauvais caractère de Blombo adolescent comprendront pourquoi je n’ai pas insisté. Les autres peuvent imaginer ! Je passe vite sur une splendide marche arrière avec l’AX des familles dans une pente abrupte parce qu’un ingénieur qui s’est cru intelligent a décidé que dans un lycée, les voitures n’avaient que peu de chance de se croiser et que des crétins s’entassent dans un accès qu’ils voient pourtant clairement déjà occupé. Et sans caler, s’il vous plait.
On arrive chez le médecin qui nous prend entre deux rendez-vous. Blombo explique qu’un double salto avant s’est mal passé, qu’il n’a eu le temps de tourner qu’une fois et demie et qu’il est ensuite retombé à plat dos. Son menton a alors violemment heurté son sternum. Depuis, il a mal. Le médecin ouvre des grands yeux et l’ausculte.

Il lui prend très délicatement la tête entre les mains et la fait tourner lentement vers la droite.
*crac*
Sans déconner, j’ai vu le médecin pâlir. Sa tête était tellement comique que même Blombo lui est venu en aide en lui disant « Non, ne vous inquiétez pas, c’est normal, je craque de partout ». Alors que bon, Blombo n’était pas DU TOUT en mode « j’aide les gens ». Le médecin termine son mouvement, et démarre la rotation vers la gauche.
*crac*
« C’est TOUJOURS normal ? »
« Oui, oui »

L’examen se termine : les cervicales n’ont rien.
Le médecin tapote partout sur son torse avec deux doigts en demandant si ça fait mal. Non.
Il prend une pause et, avec un seul doigt, effleure exactement au milieu, sur le sternum. Blombo se plie en deux : « Vous recommencez ça, je vous bute ».

(En y réfléchissant, il n’a pas pu dire ça, mon frère est bien élevé quand même. Même si ça fait horriblement mal. T’as dit quoi en vrai ? Parce que dans mon souvenir c’est vraiment ça)

Le médecin commente qu’il ne comprend pas, il a l’air de s’être cassé le sternum, alors que dans ce cas de figure, normalement, ce sont les cervicales qui auraient dû trinquer. Finalement, il a plutôt eu du bol que les cervicales aient tenu. Il vaut mieux avoir mal que ne plus sentir son corps du tout, non ?

Maman arrive et prend le relais. Je rentre à la maison pendant qu’elle l’emmène passer une radio. Après s’être bien foutu de lui, quand le cliché revient, il parait que le radiologue a commenté « Ah oui, c’est bien cassé. Tu dois avoir mal ». Ce à quoi mon frère a répondu avec un brin d’énervement « Sans blague ».

Que faire pour un sternum brisé ? Rien. On ne peut pas plâtrer, on ne peut pas maintenir, donc on se gave d’anti-inflammatoires et c’est tout. Alors, pendant quelques semaines, Blombo n’a pas pu tousser, rire, lever les bras, crier, sans avoir mal. Même parler trop fort était douloureux.

Comme on est méchants avec Amaia et le père, on lui racontait des blagues, et lui se retenait de rire en maugréant « Bande de connards ».

Alors ? Fidèle ou pas ?
Verdict dans les commentaires, et on verra si Blombo lit toujours le blog !

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06 novembre 2012

Soleil, lune et étoiles

par Maritxu

La Pucine et moi avons depuis sa naissance une relation assez fusionnelle. Même si j'ai toujours été très prêteuse de mes enfants, elle n'est bien que dans mes bras, sur mes genoux, ou sur toute autre partie de mon anatomie qu'elle peut escalader.

La semaine dernière, elle est partie en vacances, avec pas moins de 3 grands-parents pour s'occuper d'elle et de son frère.

Elle est revenue,contente de me revoir, mais plus accrochée à moi. Je pouvais m'absenter de la pièce sans déclencher des hurlements angoissés.

J'étais un peu triste de ça. Je n'étais plus son centre du monde. Mais d'un autre côté, j'étais contente de son émancipation - et de ma liberté retrouvée, il faut bien le dire...

A la crèche, le lundi, elle m'a carrément snobé. Je n'existais pas, c'était bien simple. Il a fallu que je l'embarque de force, elle refusait de venir seulement me faire un bisou.

Et en rentrant, le soir, bardaf (c'est l'embardée), j'ai retrouvé mon pot de colle. Exactement le même que la semaine passée. Il a fallu que j'aille faire pipi avec la miss sur les genoux ! Mais où (où ?) est passée l'indépendance ?

J'ai eu 48h de liberté.

C'était un sursis.


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31 octobre 2012

Léa

Par Maritxu

Depuis le temps que je dis qu'il faut que je le blogue...

Le week-end dernier nous faisions des courses, et je prépare (hé oui, déjà) mes cadeaux de Noël. Nous sommes dans un magasin de jouets, nous faisons le plein pour les petits cousins qui nous sont proches. Un cadeau pour Timothée, un cadeau pour Clémentine, un cadeau pour Léa. Pendant que je regarde les colliers fantaisies pour cette dernière, Demi-Belge vient me voir.
- Tu fais quoi ?
- Je cherche un collier pour Léa.
- Oh ! Moi c'est celui-là que je préfère pour Léa (évidemment, le plus bling-bling du rayon, qui a dit que les enfants avaient bon goût ?)
Il repart fureter ailleurs pendant que j'en choisis un autre.

Plus tard à la caisse, je paye mes achats et Demi-Belge demande à revoir le collier de Léa (?). La vendeuse le lui montre avant de fermer le paquet, et mon fils dit avec un désespoir que je ne comprends pas :
- Mais c'est pas celui-là que j'avais choisi !
- Enfin, je ne vais tout de même pas suivre tes idées à chaque fois ! J'ai le droit de choisir moi aussi !
- Mais c'est MON amoureuse !

HAAAAAA, j'ai compris, il y a maldonne. Il se trouve que l'amoureuse de mon Demi-Belge s'appelle AUSSI Léa. Je percute instantanément tout le quiproquo. Zut, il va falloir faire un cadeau que je n'avais pas prévu.
On retourne aux colliers. Autant je veux bien mettre 10€ pour une petite cousine, autant pour une amoureuse de maternelle, ça fait un peu plus mal au fion. Quand je lui dis que c'est un peu cher pour sa Léa, voilà mon minot qui commence à fondre en larmes. C'est à peine à caprice, il est vraiment malheureux. Booon.
Je trouve une petite bague, qui brille, pour 3€. Ca rentre mieux dans mon budget.
Mon Demi-belge est soulagé, moi aussi.

Le lundi suivant, je suis assez curieuse de la réaction de ma belle-fille : Demi-belge était tellement impatient de lui offrir son cadeau !
- Alors, tu lui as donné sa bague à Léa ?
- Oui.
- Et elle était contente ?
- Oui.
- Et elle t'a fait un bisou d'amour ?
- Non.
(Etttttttt ??? C'est tout ? Manifestement, il n'a pas envie de s'étendre, je lâche l'affaire)
Une heure plus tard, il me dit d'un air embêté :
-Tu sais maman, Léa, c'est plus mon amoureuse.

QUOIIII ? C'est qui cette fille à qui on offre une bague et qui largue mon fils dans la même journée ?? Oh ?

- Et comment tu le sais ? Elle te l'a dit ?
- Non, c'est Anne-Lise qui me l'a dit.
- Ben commence d'abord par lui demander son avis à elle, tu ne crois pas ?

Tous les jours de la semaine, je lui demande s'il a demandé à Léa, et il procrastine.

Le vendredi, enfin, il me dit :
- Léa m'a dit qu'elle n'était plus mon amoureuse; maintenant, c'est celle de Martin.
- Ha. Et tu es triste ?
- Un peu.
- Tu vas faire quoi ?
- Trouver une autre amoureuse.

La vie est paradoxalement très compliquée et très simple à 5 ans...


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18 octobre 2012

Fail

Par Maritxu

J'ai acheté le tome 11 d'une série de gare dont je tairai le nom, parce que c'est VRAIMENT cul-cul la praline, j'ai un peu honte, mais je lis ça avec une délectation infinie, c'est comme ça. Je me rassure en me disant que je viens de finir un Simenon, j'ai eu mon quota de (vraie) littérature pour le mois.

Donc, je lis - avec délectation, toujours - mon tome 11. Et je me rends compte que j'ai du mal à suivre le fil. Les références à des événements que je n'ai pas lus sont nombreuses. Zut. J'ai pas lu le tome 10 ou quoi ?

Je fouille ma bibliothèque : si si, il est bien là. Certaines pages sont mêmes cornées, donc, je l'ai bien lu.

Je finis mon tome 11, et par acquis de conscience, je feuillette mon tome 10. Ca ne me dit rien. Enfin, pas grand chose. J'avance dans les chapitres en ayant l'impression de lire un bouquin tout neuf. A un moment, une petite feuille s'échappe du livre : c'est l'échographie de la Pucine, à 15 semaines de grossesse.

TOUT S'EXPLIQUE !

J'étais enceinte au moment de la lecture, avec un demi-neurone actif, et j'ai tout oublié. Voilà.


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17 octobre 2012

Un garçon et une fille ? Ou un intellectuel et un bulldozer ?

Par Maritxu

C'est marrant comme les gosses peuvent être différents. Oui, bon, je sais, il y a un garçon et une fille, mais d'un point de vue caractère, éveil, motricité, ils sont absolument dissemblables.

Vidéos à l'appui, au même âge, le Demi-Belge était d'une patience infinie, d'une précision et d'une délicatesse rare pour mettre des crayons dans un pot, faire un puzzle, et recommencer, encore et encore. Sur les mêmes challenges, Pucine essaie la force, crie, arrive à en faire entrer un par hasard, réessaie la force, re-crie, et envoie tout balader. Ca doit être de la délicatesse toute féminine.

Dans le bain, son frère était paniqué à l'idée de taper dans l'eau, et j'ai dû déployer des trésors de patience pour qu'il ne hurle pas si une goutte atteignait son oeil. La Pucine, elle, se jette dedans sans regarder. Il m'a fallu quelques temps avant de me rendre compte qu'il n'était pas nécessaire de me précipiter à chaque plouf : elle flotte. Véridique. Elle flotte, hilare, avalant de grandes goulées d'eau et rigolant comme une bossue. Plutôt que de la redresser moi-même, j'ai eu envie de lui apprendre la vie et de la laisser se dépatouiller. Après plusieurs appels à l'aide bruyants, tant pis, elle s'est retournée dans l'eau pour atterrir à quatre pattes, phasage qui implique nécessairement une immersion totale. Même pas peur. Elle en redemande.

Hier soir, elle s'amusait à sauter debout dans le bain, et à retomber assise, à grands renforts d'éclats de rire et d'éclaboussures. J'ai eu beau me fâcher, à base de "l'eau du bain reste dans le bain" "tu vas finir par te faire mal, je te rappelle que dans la baignore tu n'as pas de couches", "etc..." elle s'en cognait. Résultat, elle a fini par se faire mal à retomber sur un jouet, et à pleurer de douleur. He ben croyez le ou non, elle a recommencé 15 secondes après, alors qu'elle pleurait encore.

Quand je pense que le Demi-belge n'a appris à sauter à pieds joints que l'année dernière...

C'est sûr, chez nous, on ne s'ennuie pas.


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16 octobre 2012

à quoi sert la médecine du travail ?

par Maritxu

En France ou en Belgique, je me pose la même question...

- Vous avez ammené un échantillon d'urine ?
(évidemment madame, j'étais ravie d'acheter en pharmacie le récipent adéquat, de me trimballer avec toute ma journée de boulot, et puis entre nous, ammener soi-même son échantillon, c'est super fiable, on est sûr à 100% que c'est bien mon urine que je vous donne)
- Non
- Ha, bon. Bien, de toutes façons, vous n'avez pas de diabète dans votre famille ?
- Ben si, une arrière-grand-mère et ma cousine.
- Ha. Mais c'est un diabète dû à l'âge ?
- Non, elle a été diagnostiquée vers 30 ans, et c'est le plus mauvais diabète, celui à 5 piqûres par jour.
- Oh. Quelle malchance. Bonne journée madame.

Je ne suis pas médecin, évidemment, mais je vois là comme un petit manque professionnel.

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