06 octobre 2012

Brève

Par Maritxu

 

Dans la voiture avec demi-belge à l'arrière. Il a faim. Je lui conseille de fouiller son cartable à la recherche d'un biscuit oublié. Il y trouve, ravi, les pommes de sa collation.
5 minutes après, il avale de travers et tousse. Je lui demande si ça va :

"Oui Maman, ça va, c'est juste que les vitamines ne sont pas passées par le bon trou"

(je me suis retenue d'éclater de rire)

Posté par Maritxu à 09:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 octobre 2012

Une journée ordinaire

Par Maritxu

Pucine, je ne comprends pas pourquoi tu hurles. Qu’est-ce que tu veux ?
Non, Pucine, on n’a pas le droit de jouer avec la poubelle. On ne met que des choses sales dedans.
Demi-belge, arrête de taper ta sœur.
Pucine, arrête de taper ton frère.
Demi-belge, ça fait trois fois que je dis non, la prochaine fois tu auras une tape sur les doigts.
Pucine, ça ne se mange pas.
Pucine, il faut boire ton lait.
Pucine, descend de là, tu vas te casser la figure. Je te l’avais bien dit.
Demi-belge, arrête de gronder ta sœur, c’est à moi de le faire.
Pucine, mais pourquoi tu cries ?

Vous comprenez pourquoi je ne blogue plus ?


Posté par Maritxu à 09:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 septembre 2012

Olympiques et Paralympiques

Par Amaia

Cet été, Londres est devenu le centre du monde sportif – et au final le centre du monde tout court. Les J.O. sont terminés et les Paralympiques viennent de commencer.

P1090456

Pendant des mois avant la cérémonie d’ouverture du 27 juillet, tout a été fait pour dégouter les Londoniens de ce qui allait arriver. Et franchement, ce n’était pas difficile de se laisser impressionner : métro lamentable, météo pourrie, scandale du personnel de sécurité… Les journaux étaient formels : l’apocalypse de 2012 commencerait à Londres avec les J.O.

On se voyait déjà submergés de touristes qui ne savent pas où ils vont, coincés dans des rames de métro bondées, bloqués par les courses dans Londres. Difficile de s’enthousiasmer à l’idée du « greatest show on earth » dans ces conditions !!

Et puis le 27 juillet est arrivé, la reine a joué dans son premier James Bond, Danny Boyle a soufflé tout le monde avec une cérémonie grandiose et émouvante… Et Londres a prouvé qu’elle était à la hauteur du pari olympique.

Je ne suis pas très sport : je déteste le foot, je regarde un match de rugby de temps en temps (mais je ne connais pas le nom d’un seul joueur) et je ne m’intéresse au tennis que parce que c’est le seul sport dont je connais plus ou moins les règles. Mais, comme beaucoup, je me suis laissée prendre par la magie olympique. D’abord, ces gens ont travaillé dur pour être là, et ça se voit. Quand ils gagnent, ils sont vraiment fiers d’avoir gagné. Et voir l’histoire du sport s’écrire avec des athlètes comme Oscar Pistorius, premier athlète handicapé à concourir aux Paralympiques et aux J.O., franchement, ça fait quelque chose !

J’ai réussi – je ne sais pas trop comment – à avoir un ticket pour aller voir les préliminaires du taekwondo, la veille de la fin des J.O. J’étais un peu nerveuse, je ne connais pas du tout ce sport, et franchement, j’avais un peu peur de m’ennuyer. Je ne pensais pas rester jusqu’au bout ! Mais l’ambiance dans les gradins était fantastique, on se sent presque comme à un concert ! Je suis vraiment contente d’avoir pu voir du taekwondo live, c’est un sport très impressionnant (exemple ci-dessous, ça donne des photos un peu surréelles).

 P1090527   P1090533

Et vendredi dernier, grâce à une collègue qui avait un ticket en trop, j’ai pu aller voir les Paralympiques – et visiter le parc olympique ! Le taekwondo se passait ailleurs, et on ne peut rentrer dans le parc qu’avec un ticket, évidemment. Le parc est absolument immense et très bien organisé. Les toilettes sont propres, nombreuses, c’est parfait ! Et le clou des J.O., pour moi, ce sont vraiment les volontaires : quasiment tous ont le sourire, vous accueillent le matin avec des « good morning, how are you today ? I hope you enjoy the show, have a good day ! ». Je ne sais pas si ça tient plus à la politesse innée des Britanniques ou si les volontaires sont simplement juste contents de faire partie des J.O., mais je pense que ce sera le challenge de Rio : faire mieux que les volontaires de Londres !

Mais revenons aux Paralympiques. Nos tickets étaient pour la natation, préliminaires le matin et finales le soir. Si les J.O. voulaient « inspire a generation » (le slogan des Jeux), franchement, je crois que c’est avec les Paralympiques que c’est le plus évident ! Voir des gens handicapés aller contre leur handicap pour être sportif de haut niveau, c’est vraiment impressionnant. Et je suis d’autant plus gênée de savoir que la dernière fois que je suis allée à la gym, c’était il  a cinq ans.

C’est assez étrange de voir une course, surtout en natation apparemment. Il y a des handicaps très différents, et je me demande comment on peut faire pour évaluer les compétences des athlètes. Les différences de niveau sont parfois frappantes, et c’est dû au fait que les handicaps sont parfois très différents entre les athlètes. Mais de même que pour les J.O., l’ambiance dans le centre aquatique était au top, et les gens encourageaient jusqu’au dernier des athlètes à rejoindre le bord de la piscine. Encore plus qu’avec les athlètes de juillet, il y a un certain respect vis-à-vis de ces gens que la vie n’a pas gâté, et qui accomplissent plus que le commun des mortels.

P1090593  P1090598    P1090609

(le stade olympique avec le "Orbit" dans lequel on peut monter pour £15, la foule du parc olympique, et la piscine olympique du centre aquatique)

Et finalement, les J.O. se sont très bien passés, vu que la moitié des Londoniens ont préféré partir en vacances plutôt que de rester ! A voir comment les Paralympiques vont affecter la vie ici, vu que demain c’est la rentrée scolaire…

Posté par Whizzbee à 19:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 août 2012

C'est difficile de garder un lien

Par Maritxu

Quand on habite loin.
Quand on est à l’étranger et que le téléphone est plus cher.
Quand on a des enfants qui vous prennent tellement de temps qu’on n’émerge qu’à 21h30 des obligations, et qu’il est déjà presque trop tard pour appeler.
Quand c’est toujours moi qui relance.
Quand il faut planifier au millimètre ses vacances pour arriver à caser quoi que ce soit.
Quand mon mari travaille trop, et est rarement disponible.
Quand, du coup, il faut entretenir son couple dès que l’occasion se présente au lieu d’entretenir ses amitiés.
Quand on a besoin de souffler toute seule aussi.
Quand on se pose des questions qu’on n’ose pas poser, alors que tout devrait être simple.
Quand le lien qui était pourtant si fort se dilue dans l’absence.
Quand ça fait tellement longtemps qu’on ne s’est pas vues que proposer une rencontre devient difficile, alors qu’on en a envie.
Quand les promesses d’organisation ne tiennent pas.
Quand les copains sont dans la merde et qu’ils n’appellent pas.
Quand on est prévenus d’une grossesse avec le faire-part de naissance.
Quand on est même carrément prévenu d’un mariage par Facebook.

Des fois, c’est triste et foutu, des fois, c’est réparable.
Cette fois-ci, j’ai tout envoyé baladé, mes enfants ne seront pas si traumatisés que ça si je ne suis pas là quand ils rentrent de vacances, merde, faut bien que leur père serve un peu à quelque chose. Puis ça fait une semaine qu’ils ne m’ont pas vue, ils ne vont pas mourir avec 8 heures de plus. Je rentrerai le soir, et je profiterai des mes copines.
Limite, je rentrerai le lendemain.
On verra.


Posté par Maritxu à 12:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 août 2012

Première fois au cinéma

Par Maritxu

« Mais non Maman, j’y suis déjà allé avec l’école »
Chut.
Première fois au cinéma avec moi, donc c’est une première tout de même.

De son propre aveu, la salle est beaucoup plus grande qu’avec l’école (YES). C’est un dimanche pluvieux de vacances, la moitié de Namur a eu la même idée que nous. Arrivés avec un quart d’heure d’avance, sans billet, les pubs ont déjà démarré quand on arrive enfin dans la salle. Cela peut sembler court pour un parisien habitué aux salles bondées, mais ici à Namur, c’est exceptionnel de passer 15 minutes dans une queue. D’ailleurs, ici, on dit « file ». Bref. Je m’égare.

Quand on rentre dans la salle, donc, l’écran est allumé. On passe devant pour se trouver deux places. Demi-Belge ne lâche pas l’image des yeux : c’est gigantesque. Il est impressionné. Juste le temps de se rendre compte que sa voisine vient de passer une semaine avec lui en stage de vacances (oui, la Belgique, c’est VRAIMENT tout petit), et l’obscurité se fait.
Ca commence par un joli court-métrage sans paroles. C’est mignon, et, forcément, court. Quand c’est fini, Demi-Belge se retourne vers moi tout content : « C’était bien ! On s’en va maintenant ? »
Non mon chéri.

Le film commence. On a choisi « Rebelle ». La scène d’introduction est bien fichue, avec un gros ours qui fait peur. Demi-Belge a eu peur. Mais pas trop. Enfin, si un peu, mais j’ai peur de rien, moi, tu sais Maman.
Le film passe. Ca se castagne beaucoup, sur le ton de la rigolade.
« T’aimes bien mon cœur ? »
« Moi j’aime pas trop la bagarre, ça fait un tout petit peur, mais pas beaucoup »

L’ours revient, évidemment. Dès les premières minutes, une petite fille devant nous est sortie, en larmes, dans les bras de son papa. Je sens que le mien n’est pas rassuré. Pourtant, il n’a peur de rien, rappelez-vous.
« Finalement si, j’ai peur maman ».

Il a terminé la séance sur mes genoux, bien serré contre moi.

Il retournera avec plaisir au cinéma, bien sûr, mais on choisira biiiiiien le film. C'est vrai que l'image et le son d'un cinéma, ça change la donne et les sensations par rapport à l'écran de notre ordinateur. (Je rappelle que nous n'avons pas la télé, donc encore moins de 16/9ème)

Quant à moi, j’ai passé un excellent moment, merci.


Posté par Maritxu à 15:54 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

25 août 2012

Madeleines

Par Maritxu

 

Hier, j'ai fait ça :

DSC00539

 

Et croyez-moi, elles étaient aussi délicieuses que belles. Pucine et Demi-Belge se sont régalés, et même mon Belge-chéri a reconnu qu'elles étaient bonnes. C'est dire.

Merci au blog de Piroulie sur lequel j'ai trouvé la recette ! J'ai fait celle de Lenôtre, en remplaçant le citron par un bouchon de fleur d'oranger.

 

Posté par Maritxu à 08:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 août 2012

Opposer la raison aux sentiments

par Maritxu

Tout le monde a entendu parler de l’ignoble affaire Dutroux. La Belgique en est encore toute retournée, et elle a donné lieu à de profonds remaniements dans les services de police. Moi qui suis maman à présent, j’ai du mal à en entendre parler sans éprouver une envie de vomir.
Sa femme, Michelle Martin, est elle aussi en prison. Elle y a passé suffisamment de temps pour pouvoir demander une libération conditionnelle. Il est question qu’elle aille vivre dans un couvent. Il y a évidemment une levée de boucliers dans un sens comme dans l’autre. Je suis plutôt dans le camp de ceux qui croient en la seconde chance, qu’un homme (ou une femme en l’occurrence) ne doit pas être défini uniquement sur ses actes passés. Qu’une conditionnelle ne se donne pas à la légère, surtout après des actes aussi dramatiques et médiatisés que ceux dont elle s’est rendue coupable. De plus, un couvent est une situation idéale pour vivre en recluse.

Sauf que le couvent en question est dans la même ville que celle où Pucine est à la crèche.
Dans la même rue.
C’est le numéro à côté.

De savoir que ma fille-chérie-prunelle-de-mes-yeux sera à moins de 80m de quelqu’un qui a aidé à enlever, torturer et tuer des enfants, et qui en a laissé sciemment deux mourir de faim, tout mon être se hérisse.
Faut que j’arrive à rationnaliser.

C’est pas facile.


Posté par Maritxu à 10:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 août 2012

Doudou

(Maritxu, évidemment, avec un titre pareil)

Il n'y a pas si longtemps, j'ai fait un article sur les doudous, expliquant en long et en large pourquoi je n'avais jamais acheté de doublon de doudou au demi-belge. (http://sortinghat.canalblog.com/archives/2011/12/14/22964166.html, en attendant de mettre un lien pour de vrai, dès que j'ai un ordinateur sans restriction, aka Maritxu, arrête de bloguer au bureau)

Bon, je sens que je vais changer mon fusil d'épaule rapidement.

Pucine avait donc un doudou à la maison, et un doudou à la crèche. Je ne sais pas comment se passe sa relation avec son doudou à la crèche, mais à la maison, c'est de plus en plus fusionnel.

Entre mes vacances et celles chez les mamies, elle a vécu avec son seul doudou-maison (c'est un lapin, appelons-le doudou-lapin) pendant un mois. Quand nous sommes retournées à la crèche, j'ignorais comment allaient se passer les retrouvailles avec son doudou-ours (celui de la crèche, vous avez compris). j'ai donc ammené l'autre en refort.

Et je l'ai oublié le soir en repartant.

Grave erreur.

Grave, grave, grave.

Tout s'est très bien passé jusqu'au moment du coucher. J'ai bien expliqué à ma fille que j'avais oublié son lapin, et qu'il faudrait qu'elle en choisisse un autre pour la nuit. Arrivée dans son lit, je sentais bien pourtant qu'elle cherchait quelque chose. Je l'ai laissée tout de même, espérant qu'elle s'endorme.

10 minutes de hurlements plus tard, on est remontés la chercher, elle empêchait son frère de dormir.

Plutôt contente de redescendre, elle a joué un peu avant de tomber de fatigue.

Evidemment, elle n'a pas retrouvé son doudou dans son lit.

On décide de la laisser hurler. 20 minutes plus tard, je craque, c'est horrible. J'essaie de la calmer, j'y arrive presque, en lui faisant un massage. Elle est sur le ventre, dans mon lit, et ne bouge plus du tout; elle profite. Je crois l'avoir endormie, et j'arrête en douceur. Dès que mes mains ont quitté son dos, elle se redresse d'un bond. Raté. Comme elle est détendue tout de même, j'essaie de la recoucher. Il y a belle lurette que son grand frère dort.

Au bout d'une demi-heure de cris d'agonie à faire peur, sans interruption, je retourne la chercher. Toutes les peluches, poupées, vêtements à moi que je lui présente sont balancés avec la dernière énergie. Même la tétine y passe. Elle est en manque, je ne vois pas d'autres explications.

On la recouche enfin, parce qu'elle hurle couchée, la face contre le canapé : elle n'en peut plus, mais elle VEUT son doudou.

Elle a déclaré forfait à 22h30, et s'est endormie au milieu d'un hurlement.

On n'est pas sortis de l'auberge mes amis. Quel caractère !

Et je file acheter un doudou de rechange. Plus jamais ça !


Posté par Maritxu à 08:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
20 août 2012

Bisous

Par Maritxu

En ce moment, Demi-Belge est une machine à me faire des bisous. Est-ce la conséquence de 2 semaines loin de moi pour cause de "il-est-en-vacances-et-moi-pas" ? Possible. Mais, si c'est merveilleux le premier quart d'heure, ça devient envahissant au bout d'une demie-journée, et au bout de deux jours, j'en ai un peu marre. Alors je lui demande gentiement d'arrêter de me faire des bisous comme ça, à tout bout de champ, il faut quand même me laisser respirer.

Il me dévisage outragé (fallait s'y attendre) :

- Mais Maman, tu peux pas m'empêcher de te faire des bisous ! Ca veut dire que je t'aime et moi je t'aime tout le temps !

Bon, ok. Tu peux.

Dieu que j'espère que la deuxième fasse un complexe d'Oedipe et qu'elle tombe amoureuse de son père. Il verra un peu.

Jusqu'à présent, c'est pas gagné, elle arrive à toutes berzingues dès que son frère me fait un calin, et hurle à la mort en tapant sur ma main quand j'ai l'audace de donner la main à une autre petite fille.

Je les couve trop ou quoi ?


Posté par Maritxu à 13:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 juillet 2012

Et si ?

par Maritxu

Souvent, quand ma vie part en cacahuète, je me pose la question. Et si j’avais choisi cette option-là, que ce serait-il passé ? Sachant ce que je sais, aurais-je fait la même chose ?

Je suis globalement contente de ma vie et de mes choix professionnels. Je pense honnêtement que je n’aurais eu aucun débouché en lettres par exemple, mon esprit est résolument scientifique. C’est plutôt dans la sphère amoureuse que ces questions se posent.

Je me suis investie dans certaines relations (une en particulier) qui ont été un échec au final. Aurais-je seulement débuté ces relations le sachant ? Je ne crois pas. Pas toutes en tous cas. Mais du coup, me voilà célibataire à une époque où je ne l’étais pas. Que pouvait-il se passer ? Aurais-je pu rencontrer quelqu’un ?
Je me dis que si je devais être à nouveau célibataire, avec mon corps de mes 20 ans et ma mentalité d’aujourd’hui, j’aurais fait des ravages. J’étais très complexée à l’époque. Je me trouvais grosse (j’en hurle de rire rétrospectivement), j’étais peu sûre de moi, je faisais beaucoup de bruit pour cacher le fait que j’étais mal à l’aise, très attentive à ce que les autres pouvaient penser de moi. Je n’osais jamais faire le premier pas. Limite, je fuyais quand on me draguait, ou je ne le voyais carrément pas.

Je me rappelle notamment un steward dans un avion (beau gosse en plus) qui avait très lourdement insisté pour que je remplisse le papier pour s’abonner aux vols fréquents, et à qui j’ai expliqué deux fois poliment que je ne prenais pas assez souvent l’avion pour que ça valle le coup. Deux heures après être sortie de l’aéroport, je percute que je suis la seule de toute l’allée à qui il a proposé ça. Quelle conne. J’aurais dû tiquer quand il a demandé « juste le nom et le numéro de téléphone ça ira ». Quelle conne, vraiment.

Bref, revenons à nos digressions.
Par exemple, que ce serait-il passé si j’avais seulement osé aborder « les yeux verts » à cette si mémorable soirée à l’ENPC ? Il aurait peut-être été en couple, mais au moins, je ne me serais pas trainé le regret de ne pas le savoir encore aujourd’hui. On s’est croisés au moins 5 fois tout au long de la nuit, en se regardant de loin, de façon insistante, chacun dans son groupe de potes, sans que jamais l’un fasse un pas vers l’autre. On m’enterrera avec mes regrets !

Et puis, Charles ? Charles était à la fac avec moi. Mais Charles n’était pas dans mon amphi, et on ne se croisait que très rarement. Mais à chaque fois qu’on se voyait, on quittait tout pour venir bavarder ensemble, 5 à 10 minutes avant que nos cours respectifs commencent. Avec lui, il y avait moyen, je le savais. Et comme il n’a jamais rien tenté, je suis restée dans mon coin. Et pourtant… Le genre de garçon que tu présentes à tes parents, beau, intelligent, solide. Et si ça se trouve un nul au lit, et un connard dans l’intimité, mais je ne le saurais jamais. Et franchement, Charles est un grand regret.

Mais, dans tous ces peut-être, aurais-je eu les magnifiques enfants que mon Belge m’a fait ? Dès que cette pensée atteint mon cerveau, je m’arrête de divaguer. Ho. Stop. Mes enfants sont la prunelle de mes yeux, et l’idée seulement qu’ils puissent ne pas exister me hérisse.
Finalement, on ne change rien à ma vie.
Rendez-moi mes enfants !


Posté par Maritxu à 10:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]