15 juillet 2012

Les rêves

Par Maritxu

 

- Dis-moi, tu as fait des rêves cette nuit ?

- Oui, j'ai fait des rêves méga-super-géniaux, mais je ne m'en souviens pas parce que je dormais trop bien.

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05 juillet 2012

Bref

Par Maritxu

Un soir comme un autre, on regarde une connerie sur l'ordi. Le téléphone sonne, Chéri décroche, ce sont surement les enfants, c'est l'heure du coup de fil du soir.

Je pige assez vite, à entendre la conversation, à base de "Ouais" "t'es dingue" "put**", et autres joyeusetés, qu'il ne s'agit pas des enfants, mais d'un pote. Une fois qu'il a raccroché, Belge vient se coller amoureusement contre moi et commence à me faire des bisous dans le cou... Je suis RAVIE de ce moment tendresse, mais je m'interroge : quel pote peut bien lui faire cet effet-là ??

- "Dis, mon coeur.... (oui ?) Ya Steph qui va passer ... (donc, c'est Steph. Mais pourquoi ??) ....
....
... Pour regarder le match de foot."

OK. j'ai compris.

 

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28 juin 2012

Vacances

par Maritxu

Ce soir, premier soir de vacances scolaires pour mon Demi-Belge (mais quelle idée de finir l’année un jeudi, je vous demande un peu ?) et donc, ce soir, début du planning de garde des vacances.

Si vous êtes adeptes du dernier moment, des vacances choisies au pied levé, de l’improvisation, un conseil : ne faites jamais d’enfants. Entre le grand en congé d’école, la petite et sa crèche à congés imposés, mon boulot qui me réclamait mes dates de vacances d’été dès mars, et les différents mariages de l’année, autant dire que tout est planifié depuis belle lurette.
Faut dire que le choix est grand au beau royaume de Belgique. Notre petit village permettrait de fourguer notre demi-belge scolarisé pendant tout l’été à différents organismes chargés de l’occuper pendant que nous gagnerions péniblement de quoi le faire manger. A des tarifs tout à fait convenables, en plus. Plaines de vacances organisées par la commune, ateliers organisés par le centre culturel, stages sportifs organisés par un organisme national, et je passe autant de sorties ponctuelles de visites diverses et variées… On a de la chance, on a même pu se permettre de choisir, et en plus, comme on habite la commune, on était prioritaires. Pour une fois que tout roule ! Mais bon, il faut aussi caser la Puce, qui n'aura d'autre recours que les mamies quand la crèche fermera ses portes...

Ce soir donc, l’agenda prévoyait l’arrivée de ma belle-mère pour garder le Demi-Belge vendredi pendant que la Puce irait à la crèche. Nous avions un diner de famille commun prévu le samedi, et il était prévu que ma belle-mère et les loupiots partiraient ensuite passer une semaine chez elle. Mais, mais… finalement, il fait beau (enfin !) et ma belle-mère préfère les emmener tout de suite, pour profiter du jardin. Elle a raison. Mais psychologiquement, je n’étais pas prête à les lâcher dès ce soir.
Vous avez noté l’imparfait ? Etais.
J’attends ce soir avec appréhension, mais avec soulagement aussi. Prendre un peu de temps pour moi, savoir à quelle heure je vais me réveiller, ne pas prévoir les repas, finie la corvée de bain, ne pas avoir d’horaires imposés, sauf par moi-même…

Mauvaise mère ? Non, même pas la plus petite once de culpabilité. Je crois que j’ai besoin de vacances, moi aussi.


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19 juin 2012

La vérité aux enfants

Par maritxu

Et pourquoi pas ? Moi, je n’aime pas mentir. Attention, mentir, je sais très bien faire, même que de l’avis général, j’aurais dû faire du théâtre tellement je mens bien, mais à vrai dire, mentir, j’aime pas. Je préfère balancer la vérité, quitte à ce qu’on s’engueule franchement, je trouve ça plus sain.

Avec les enfants, c’est pareil, mentir, j’aime pas. Je préfère qu’ils pleurent un bon coup, j’explique le pourquoi du comment (souvent c’est pourquoi je ne vais pas lui acheter des bonbons/le dernier magazine hors de prix avec un gadget de spiderman dedans qui va avoir 2 jours de durée de vie), et le plus fort dans tout ça, c’est que mon loupiot comprend. Oh, il râle, mais il comprend. « C’est cher. » « Tu en as déjà eu un la semaine dernière. » Ou encore l’ultime « Mais on ne va quand même pas acheter une bêtise à chaque fois qu’on sort de la maison !? Faut être un peu raisonnable tout de même !»

Moi, je suis scientifique. Alors imaginez, dire la vérité, j’attends que ça. Pourquoi le ciel est bleu ? D’où vient la pluie ? Il y a des gens sur la Lune ? Toutes ces questions, j’ai les réponses. Les scientifiques. Alors, quand récemment il m’a fait remarquer que c’était pas normal de voir la Lune le jour, j’ai commencé par lui répondre que bien sûr que si, c’était tout à fait normal, et que s’il voulait, je pouvais lui expliquer pourquoi.

Il m’a répondu non.

VOILA pourquoi il FAUT dire la vérité aux enfants. Ils se forgent leurs propres limites. S’ils sont trop petits pour comprendre quelque chose, ils ne demandent pas, c’est aussi simple que ça.

Deux minutes après son non, il me dit qu’en fait si, il veut savoir.

Je commence simple : la Terre est ronde, elle tourne autour du Soleil, et la Lune tourne autour de la Terre… et bim, je l’avais déjà perdu. Il avait décroché, c’était trop compliqué pour lui.

L’autre jour, il m’a posé une question sur les bébés. J’étais étonnée, il est un peu jeune pour les questions d’ordre sexuel, mais j’étais prête à répondre à tout.

- Maman, à l’école mon copain m’a dit que les bébés ils venaient des fleurs, c’est vrai ?

- Bien sûr que non ! Tu as bien vu que Pucine était dans mon gros ventre avant de naitre. Rien à voir avec les fleurs !

J’avoue avoir sauté une respiration, de peur qu’il me demande comment les bébés sortaient, mais non, il était ravi de sa réponse et courait déjà vers d’autres aventures. Pas besoin de mentir. Les enfants n’absorbent que ce qu’ils sont capables d’absorber.

Un dernier contre-exemple et je vous fiche la paix :

J’ai décidé de ne pas lui mentir sur le père Noël. Je voulais qu’il remercie les gens pour les cadeaux, et pas qu’il croie que ça tombe du ciel tout cuit. Je lui ai clairement dit que le Père Noël n’existait pas.

Un jour, il revient de l’école :

- Killian m’a dit que le Père Noël, il existait.

- On en a déjà parlé, je t’ai dit que non, c’est une histoire.

*Un blanc*

- Moi ça m’embête que le père Noël n’existe pas.

Je sens bien que ça le tracasse vraiment. Il faut que je lâche du lest.

- Pourquoi, tu penses qu’il existe toi ?

- Oui, moi je crois que oui.

- Tu sais, si tu as besoin d’y croire, tu peux. On a parfaitement le droit de croire aux histoires. C’est ça qui fait la beauté des histoires.

- Alors moi je veux que le Père Noël existe !

Voilà pourquoi il faut dire la vérité aux enfants. Quand ils ne sont pas prêts à l’entendre, ils te disent carrément qu’ils ne sont pas d’accord. Je trouve ça génial.

Et MON contre-exemple à moi, comme on ne peut pas être parfait tout le temps, je lui ai raconté que St Nicolas était vrai. Honte à moi. Mais d’un autre côté, St Nicolas il vient chez toi pour t’apporter tes cadeaux, avec ses noirs, alors il c’est dur de lui raconter qu’il n’existe pas !


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18 juin 2012

... P'tit con, va

Par Maritxu

Je me change dans la salle de bain devant le Demi-Belge. Il me regarde de travers, me touche le dos.
- Tu as des boutons maman. Moi je crois bien que tu nous fais un début de varicelle.

Comment te dire mon cher fils ? Non, ce n'est pas une varicelle, c'est de l'acnée, la plus grande plaie de ma vie, ce pourquoi j'ai fait une phlébite ET une embolie pulmonaire, à cause de quoi je me traine un bas de contention à vie, qu'à bientôt l'âge du Christ j'ai encore et toujours ces salopards de petits et gros boutons de toutes les couleurs qui me parsèment la trogne, le dos et le décolleté, que ça n'a absolument pas l'air de s'arranger avec l'âge, que des fois ils font mal, que j'ai tout essayé, de la crème la plus douce aux brosses les plus dures pour les faire partir, et que comme rien ne marche, j'ai décidé de ne rien faire, que j'ai choisi (entre autres) ton père parce qu'il s'en cogne de mes boutons (et c'est heureux), et que, malheureusement, vue la génétique, tu vas AUSSI en subir un paquet à ton adolescence, et que je m'en excuse d'avance...

- Non mon chéri, ne t'inquiète pas, je l'ai déjà eue la varicelle.

(... P'tit con, va.)

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07 juin 2012

Âge

Par Maritxu

Je viens chercher mon fils à l'école, avec ma fille dans les bras, comme tous les soirs. Pas comme tous les soirs, la gardienne habituelle n'est pas là, c'est une des maîtresses que je ne vois pas souvent qui assure la garderie.
La maitresse demande au demi-belge quel âge a sa petite soeur.

- Elle n'a pas d'âge ma petite soeur, elle n'a que des mois !

Well done, petit malin !

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24 mai 2012

Quand je serai vieille

Par Maritxu

Dans la voiture, une petite voix :
- Moi j'aime bien aller chez Madie. Elle est gentille ta Maman, tu sais, Maman.
- Je le sais bien qu'elle est gentille ma Maman. Moi aussi j'aime aller chez elle.
- Tu sais Maman, quand tu seras vieille et pas encore morte, moi aussi je viendrai te voir, parce que je t'aime encore pluuuus fort que ça.

*Love*

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23 mai 2012

Faire un anniversaire surprise à sa mère

par Maritxu

Il faut éviter d’en parler au moutard de 4 ans, qui va évidemment faire une gaffe.

Cela permet de répondre en souriant à Maman « hé non, il ne sait rien ! », quand elle veut le cuisiner.

Par contre, il a bien fallu lui en dire une partie avant, car c’est lui qui était le dernier acteur déclencheur de la surprise…

En effet, il était prévu que nous allions, les enfants, la grand-mère et moi, en promenade à la plaine de jeux, qui est de façon très commode juste à côté de la salle que nous avions réservée à cette occasion. Le briefing s’est fait en douceur 2 semaine avant :

« Demi-belge, je vais te demander un jour, de me désobéir » Je trouve mon entrée en matière excellente, les enfants n’adorent rien de plus que de désobéir à leur mère. « Un jour, on ira en promenade, et je vais te demander de courir le plus vite possible, et je vais faire semblant de te rappeler et d’être fâchée. Mais toi, il va falloir que tu coures jusqu’à la maison du fond. »

J’explique bien tout, je n’insiste pas. Une semaine après, rebelote : « Tu te rappelles que je vais bientôt te demander quelque chose de très important ? » etc…

Dans le train pour aller en visite chez la grand-mère, j’en remets une couche.

Le matin de la surprise : « c’est aujourd’hui que je vais te demander de courir »

Bon, on est au pied du mur là.

L’arrivée au foyer rural est parfaite : je suis un peu devant Maman et la poussette, avec mon loupiot à la main. J’ai juste le temps de m’accroupir sans qu’elle me voie pour parler au Demi-Belge : « C’est maintenant que tu dois courir jusqu’au fond et que je vais faire semblant d’être fâchée. »

« Mais moi j’ai pas envie de le faire »

*Envie de meurtre*

« Tu vas le faire TOUT DE SUITE ou je me fâche tout rouge pour de vrai. Tu avais promis. Allez, file ! »

Il démarre à toute petite vitesse, à contrecœur, alors que Maman a tourné l’angle et nous voit.

Comme prévu, j’appelle mon fils pour lui dire de revenir. Cet imbécile s’arrête net et commence à faire demi-tour. Je l’ai trop bien habitué à obéir ? Ou il est particulièrement casse-pieds ?

Ma tête se contorsionne dans tous les sens, dos tourné à maman, pour rappeler au Demi-Belge qu’il est en train de faire une connerie.

Je sens que Maman commence à griller quelque chose : tout dans notre attitude n’est pas normal.

Loupiot arrive à la porte de la salle, la dépasse. Tout d’un coup, il s’arrête et se retourne ; on voit son visage s’éclairer. Il fait un pas vers la porte de la salle, s’arrête, nous regarde et hurle :

« Ya Papa ! »

*Achevez-moi*

Maman : « Qu’est-ce qu’il a dit ? »

Moi : « Aucune idée, j’ai rien compris »

Si vous devez faire une surprise à quelqu’un, ne faites JAMAIS participer un enfant.


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29 avril 2012

Londres...

- par Amaia

... est une ville difficile à aimer, je trouve.

Déjà, je ne la trouve pas jolie. Je préfère presque l'homogénéité hausmanienne - presque. Londres, c'est tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi diraient les mauvaises langues)

Mais petit à petit, je m'habitue. Mais c'est dur! Je me sens plus dépaysée à Londres que je ne l'étais en Norvège. 

Et aussi, Londres remet mon ego à sa place.
Tullamore? 6 Français à tout casser.
Stavanger? J'étais la seule de mon groupe à bosser.
Londres? Je suis perdue au milieu de milliers de gens qui font exactement la même chose que moi.

C'est peut-être pour ça que je n'aime pas trop Londres. Je n'y suis pas spéciale. Des Français venus bosser comme moi, il y en a la pelle. Et moi, ça m'embête. J'aime bien être l'étrangère de service! J'aime me noyer dans une autre culture, pas retrouver ma culture à tous les coins de rue.

Notez qu'ici, je me noie dans une vingtaine de cultures à la fois, ce n'est pas non plus désagréable...!

J'ai encore beaucoup de choses à apprendre de Londres... mais aurais-je la patience?!

(bon, pour l'instant, j'ai pas non plus trop le choix, hein; je me vois mal quitter mon stage-de-l'olympe "because I don't feel special, you see")

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(pictured de gauche à droite: le futur gratte-ciel le plus haut d'Europe (fini: 2013), Tower Bridge (1894), les docklands (réhabilités dans les années 90) et la Tamise dégueu)

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26 avril 2012

On se moque de moi

- par Amaia

"On", c'est ma tutrice. Dans un souci constant d'anonymat et puisqu'elle est Irlandaise, appelons-la Siobhan.

Non.

Je vous entends d'ici, si-o-banne. (FYI, [chivonne]) (et ouais)

Alors... Moira. Allez, ce sera très bien.

Moira et moi, on s'entend très bien. Déjà, on est d'accord pour dire que l'Irlande est le plus beau pays du MONDE. Elle est super sympa et elle m'a écrit la trame du premier coup de fil que j'ai eu à passer en Irlande sans que j'ai eu à lui demander (ce que je n'aurais jamais fait même sous la torture), et ça c'était super cool de sa part.

(je n'aime pas téléphoner à des inconnus, mais je me soigne)

Ma candidature lui a plu à cause de grâce à l'Irlande, je lui ai plu grâce à mon accent irlandais.

Seulement, voyez-vous, moi, je suis une éponge. Je prends l'accent de là où je me trouve. Mettez-moi deux semaines en Australie et je finirais toutes mes histoires par "and then the dingo ate my baby".

Alors, du coup, ici, au téléphone, j'ai l'accent anglais. Alors Moira se moque de moi. Elle pouffe alors que je suis en train de parler, ça me déconcentre. Et puis elle pouffe de plus belle parce que l'Irlandaise d'adoption en moi se rebelle et sort deux mots avec un accent bien de Tullamore.

Mes conversations au téléphone, ça donne un peu: "That would be lovely, Wendy, thank you so much"

Listen to Helen Mirren

et je finis par: "oh, no, don't worry, that'll be grand. Thanks a mill', talk to you later".

Listen to Colin Farrell

 

Doctor Jekyll and Mister Hyde much?

Posté par Whizzbee à 10:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]