17 juillet 2009
Les étrangers à l'étranger
Par Amaia
Il y a plusieurs façons de voyager. Et oui, il ne suffit pas de faire sa valise, prendre l’avion ou le train. En voyageant, on emmène ses habitudes, ses stéréotypes, ses envies.
J’ai un peu voyagé, surtout en Europe. J’aime bien passer les frontières, traverser les cultures, entendre des langues différentes. Il y a des gens que ça ennuie d’avance, moi, vous l’avez compris, j’adore ça. Je recherche le dépaysement.
Et plus je voyage, et moins j’aime les touristes. Vous allez me dire que moi aussi je suis une touriste, et c’est vrai. Mais je donne au mot « touriste » une connotation hautement négative, à opposer au terme « voyageur » (qui peut faire un peu 18ème siècle, mais moi j’aime bien).
En effet, pour moi, un touriste ne sait pas voyager, apprécier, regarder et profiter. La durée du séjour importe peu, c’est l’attitude qui compte.
Quelqu’un qui ne prend pas la peine d’apprendre un peu la langue, c’est un touriste. Et attention, je vous parle pas de mois d’apprentissage, non, je demande simplement que les gens sachent dire les cinq termes nécessaires : bonjour, au revoir, merci, s’il vous plait, pardon. Si vous ne restez pas longtemps, vous n’aurez pas besoin de plus. Mais on se rend pas toujours compte de l’effet que cela peut avoir ; peu importe si on le dit avec un accent terrible, l’important est d’essayer, à plus forte raison si vous êtes dans un pays dont la langue n’est pas très répandue. Bonjour dans la langue, le reste en anglais, déjà, ça fait la différence.
Honnêtement, quand même, je me suis retrouvée derrière des Français, dans le quartier de la Sagrada Familia, qui ne savaient même pas dire « gracias ». Et bien moi, je trouve ça triste.
En fait, ce qui m’énerve profondément chez les touristes, c’est leur apparente incapacité de se mettre à la place de l’autre. C’est leur faculté à transposer leurs habitudes de leur pays d’origine au pays qu’ils visitent.
Ils n’ont pas l’air de comprendre que le fait de venir ne suffit pas, il leur faut encore faire l’effort d’essayer, de « s’intégrer » (même si le terme est un peu fort, surtout pour des vacances) au pays où ils sont.
De plus, nous sommes tellement rapides pour juger les natifs selon nos propres standards. Il faudrait comprendre que ce n’est pas parce qu’on est en Europe qu’on vit tous sur la même longueur d’onde ! Pas besoin d’aller au Japon pour subir un choc culturel. (et parfois, même pas besoin de quitter son propre pays). On ne dit pas « pardon » aussi souvent en Espagne qu’en Irlande, on peut s’habiller très court en Angleterre sans pour autant faire vulgaire, etc.
Enfin, voilà. Cet article m’a été inspiré par la publication récente d’un résultat de sondage sur les touristes européens, classés selon les plus « malpolis, bien habillés, gentils » (que je ne cautionne pas, mais alors pas du tout. Il véhicule plus de stéréotypes qu'autre chose!). Et sur quelques expériences en Irlande, et en Catalogne. Des rencontres avec d’autres Français qui font que maintenant j’ai envie de me cacher dès que j’entends parler français à l'étranger.
En fait, ce qu’il ne faudrait pas oublier, c’est que quand on va à l’étranger, on devient un mini ambassadeur de son pays. Pensez, à chaque fois que vous rencontrez quelqu’un, que vous êtes le premier Français, la première Française qu’il rencontre.
Quelle impression voulez-vous lui laisser ?
09 avril 2009
Cataluňa!
Me revoilà, de nouveau en vadrouille (sans quoi ce n’est pas intéressant…)
Je me retrouve donc en Catalogne
pour les trois mois qui viennent. Je fais un stage à l’Alliance Française de
Sabadell, à une quarantaine de minutes en train de Barcelone-la-touristique.
L’AF, pour ceux qui ne le savent pas, c’est une institution qu’on retrouve
partout dans le monde (il y en a une dans quasiment toutes les capitales) qui
propose des cours de français aux gens sur place (souvent à un prix non
raisonnable), et sont aussi en général un centre culturel. Mon stage, grosso
modo : je vais participer à l’élaboration de projets comme la fête de fin
d’année, ou un échange entre petits français et petits catalans. Je vais aussi
faire de l’observation de classe chez les petits (à partir de 6 ans), et des
plus grands (jusqu’à 18 ans - ou pas loin), et sans doute, participer aux dites
classes ! Il est aussi question de réorganisation totale des classes enfants et ados... à voir.
Donc voilà pour le stage.
Je suis arrivée il y a maintenant une semaine et demie (déjà…), et je m’habitue petit à petit à cette nouvelle vie. Mes colocs (catalanes) sont très sympas, parlent plus catalan que castillan, mais bon, c’est pas très grave, vu l’état de mon castillan !
Et mardi, j’ai enfin visité Barcelone ! Je ne m’y suis pas ruée dès le premier jour parce que, d’abord, j’avais stage, ensuite, il a plu des trombes d’eau, et puis… encore des devoirs à rendre pour la fac.
J’ai donc fait ma touriste totale : Sagrada Familia et parc Güell. Je ne suis pas rentrée dans la Sagrada, parce que déjà il y a une queue de dingue, et c’est pas spécialement donné, et tout le monde m’a dit que ça n’en valait pas la peine, c’est aussi joli de l’extérieur. J’y rentrerai peut-être plus tard.
Le parc Güell… Mon dieu, quel
monde !! D’autant que la moitié du parc était fermée pour rénovation
(chouette)… C’est tellement touristique que j’ai eu du mal à apprécier la
beauté du lieu. En plus, j’étais toute seule, et visiter seule… y a un côté pas
terrible : on ne peut pas dire à quelque « oh regarde ! »,
« aha, t’as vu ? »… Donc bon, c’est un peu triste. Je tenterai d'y retourner avec des gens. Quand la totalité du parc sera ouverte aussi, ce serait chouette.
Je ne vous mets pas de photos, il suffit de googlesier "barcelona", "sagrada familia" et "parc Güell" pour trouver des photos identiques aux miennes, sinon meilleures!
11 septembre 2008
Birr Castle - photos à profusion!
Bon alors, voilà, je ne sais pas si vous vous rappelez le nom, mais l'année dernière, j'étais donc dans le comte d'Offaly. En plein milieu de l'Irlande. Et si vous regardez dans un guide touristique, vous vous apercevrez bien vite qu'il n'y a pas grand chose à faire en Offaly. Grosso modo, deux choses. Clonmacnoise, ancien site d'un monastère trèèès trèèès vieux qui remonte au moins à pas si longtemps après JC, et le château de Birr, réputé pour ses jardins. Je n'ai pas pu faire Clonmacnoise, car même si la logique voudrait que le comté mette en avant ses petits atouts touristiques, il n'en est rien. Pour accéder au site sans voiture, tu peux te brosser, Martine. Ou alors tu peux prendre un taxi... à 50 euros la course, aller.
Mais, quand même, je suis allée au château de Birr! Un jour où il a même pas plu - si ça, c'est pas la classe.
Alors, qu'est ce qu'il y a donc à voir dans ce château?! Déjà, le château ne se visite pas vraiment (il est toujours habité) - juste une expo sur le château, et l'histoire familiale, et surtout, surtout, sur le télescope. Dans les années 1840, le troisième comte de Rosse, propriétaire du château, fait construire ce qui est à l'époque, le plus grand télescope du monde (et qui le restera pendant presque un siècle -jusqu'en 1917, merci Wikipédia). De
grandes découvertes furent faites grâce à ce dernier, l'intérêt pour les sciences étant apparemment une tradition familiale. Le télescope existe toujours, peut même, je crois, être mis en marche pendant les jours de beau temps (qui, n'oublions pas, se comptent sur les doigts d'une main - nous sommes en plein cœur de l'Irlande).
Et puis, il y a les jardins. Sur mon dépliant, on me dit "120 acres", et mon dictionnaire m'indique que "acres" correspond à hectares. Bon, c'est grand, quoi. On n'a pas tout fait en une journée, parce qu'on a pris notre temps d'aller n'importe où, de s'arrêter photographier chaque fleur, chaque arbre, chaque canard (ou presque). On s'est presque perdues, mais pas trop. Enfin, quoi qu'il en soit, les jardins sont assez superbes! Surtout que nous y sommes allées en mai, donc presque tout était fleuri! Je vous laisse juger, avec les photos... De toutes façons, je serais bien en mal de vous indiquer le nom des plantes! ;) (à part la glycine...!)
Il y a des fleurs sauvages qui poussent plus ou moins librement, un lac artificiel, une serre, des jardins "organisés" (avec des haies et des allées, et même des bancs, tout ça tout ça), une composition qui célèbre les 150 ans de la découverte de la nébuleuse Whirlpool par le troisième comte de Rosse... De quoi visiter, quoi!
Un très bon moment à passer, s'il fait un peu beau...! Une bonne raison, en tout cas, de s'arrêter en Offaly!
05 septembre 2008
Guinness Storehouse

S'il y a une chose qui rend les Irlandais supra fiers, c'est bien la Guinness. Comme le faisait remarquer Maritxu quand elle est venue, les pubs devraient indiquer quand ils n'ont pas de Guinness, parce que dire qu'ils en ont, c'est un pléonasme! :) Sur tous les pubs, il y a en effet des panneaux Guinness, des horloges Guinness, des pubs Guinness...
Et puis, à Dublin, il y a bien sûr la Guinness Storehouse! C'est le musée de la boisson irlandaise, placé à l'endroit des premières brasseries (St James' Gate), fondées par Arthur Guinness aux alentours de 1759.
C'est un peu cher (15 € pour sans réductions), mais ça vaut le coup. La première partie explique la fabrication de la Guinness, des ingrédients au machines utilisées, jusqu'aux moyens de transports. Ensuite, un peu d'histoire avec Arthur. Et, bien sûr, une expo sur les publicités Guinness, du fameux Toucan (If toucan, you can!) aux publicités plus ingénieuses les unes que les autres!
Et en plus, tout en haut du musée, se trouve le Gravity Bar. C'est une pièce toute ronde (ou presque), qui donne un point de vue panoramique sur Dublin. Sur les vitres mêmes, il y a des flèches pour montrer qu'à cet endroit, il y a Trinity College, à cet endroit il y a O'Connel Street, etc. Et on y a droit à une Guinness gratuite! Enfin, vu le prix d'entrée, on l'a finalement déjà payée, sa pinte... mais bon!
C'est une visite bien sympathique à faire, si on passe par Dublin. Il faut bien deux heures, pour avoir le temps de flaner, regarder les images, parfois lire les panneaux, et surtout prendre le temps de déguster sa pinte de stout! ;)
And don't forget, lads: Guinness is good for you!
26 février 2008
La Ballade Nord-Irlandaise
Bon, j'ai manifestement fait trop long pour les posts précédents, je m'en excuse.
Voici donc, en version courte (mais bon, vous me connaissez), nos trois jours à Belfast.
Nous y avons passé trois jours... Et après Galway, Belfast semble vraiment grand (alors qu'on en fait le tour en 2 heures), mais aussi plus sombre, moins mouvementé. Moins intéressant, à première vue.
Mais pourtant, deux trois choses à voir...
L'université de Belfast, construite sur le modèle d'une université anglaise... et qui fait donc un peu Harry Potter, mais on commence à avoir l'habitude. :D Elle vaut le coup d'oeil, c'est sûr!
Le Ulster Museum vaut peut-être le coup aussi, mais il était fermé! Un peu dégoutée, j'aurais bien voulu voir le squelette de cerf géant de 12 000 ans promis par le Routard. Et le trésor de l'Invincible Armada.
Mais le Jardin Botanique juste à côté vaut le détour, pour ses serres remplies de plantes tropicales...
Sinon, juste, baladez-vous dans la ville, il y a quelques bâtiments qui valent le détour... Mai c'est un peu comme Londres: tout est très dépareillé, et comme ça me gène déjà à Londres, ça m'a gênée à Belfast. Des bâtiments en brique rouge côtoient des trucs hyper moderne super moches... :s je suis pas fan, du tout.
A faire, en revanche, c'est la tournée des Black Cabs. Ces taxis vous emmèneront faire du tourisme éducatif dans les quartiers protestants et catholiques de Belfast. Ils rappellent un peu l'histoire de
l'irlande du Nord, ce qui ne fait de mal à personne (surtout pas à moi!): les Anglais qui colonisent, les protestants qui sont renforcés par la présence des dits Anglais sur l'île, les catholiques qui sont pas contents, les protestants non plus, le traité ramené par Michael Collins qui sépare l'Irlande en deux, la naissance de l'IRA, tout ça tout ça. Une histoire riche en événements qui remontent pas à des siècles plus tôt, mais plutôt à il y a une dizaine d'années.
On nous emmène d'abord dans le quartier protestant (car oui, il y a encore une nette séparation dans les habitations), pour voir les fresques murales. Entre émotion et hargne, on se demande si un jour le combat pourra finir... vraiment. Car malgré le processus de paix, des tensions persistent, et notre chauffeur est tellement optimiste qu'il trouve que le processus va "trop bien pour durer"... :s
Ensuite, on passe du côté catholique... en longeant un mur d'une dizaine de mètre de haut, séparant les deux quartiers! Je vous jure, on se croirait à Berlin avant 89... Et de l'autre côté, on trouve un mémorial pour les victimes catholiques causées par l'IRA et autres balles perdues. Ça va des gens engagés dans la lutte jusqu'à des enfants de quatre ans. Et la dernière personne inscrite sur ce mur est morte en 2004. Tout pour nous rappeler que le conflit, malgré le processus de paix, n'est qu'en suspens, finalement.
Tout ça n'est pas très joyeux, mais c'est très intéressant...
Et le samedi, on s'est échappées à Giant's Causeway! Ou, en d'autres termes, la Chaussée des Géants...
Alors pour la petite histoire: un géant irlandais, dont j'ai bien sûr oublié le nom, aurait construit la chaussée pour défier un géant écossais (je vous fais pas un dessin). S'apercevant que son adversaire est vachement plus fort que lui, l'Irlandais revient chez lui à toute berzingue, suivi de pas trop loin par l'Ecossais. La femme de l'Irlandais propose à son mari de le déguiser en bébé: lorsque l'Ecossais arrive, et demande à la femme où son adversaire. Elle répond qu'il est parti, mais qu'il va bientôt revenir, et sur ce, s'occupe de son "bébé". L'Ecossais, voyant la taille du bébé, réfléchit (si si) et se dit que le père doit être gigantesque! Au lieu de se prendre la raclée de sa vie, il préfère rentrer chez lui, par la Chaussée, qui ne supporte d'ailleurs pas son passage.
Moralité: les géants sont tous des cons et des lâches, heureusement que les femmes sont là!
Sinon, y a une vieille théorie scientifique qui dit que ce serait le résultat d'une éruption volcanique il y a 60 millions d'années.
Quoi qu'il en soit, c'est superbe, et encore une fois, on a été plutôt gâtées par le temps. Merci qui?
16 février 2008
Day three: Wednesday, February, 13th
Dernière journée à Galway... Et finalement, on trouve pas trop de choses à faire!
La ville est vraiment petite, le premier jour, j'en revenais pas de retomber toujours sur les mêmes bâtiments, dans les mêmes rues! Donc en fait, le premier jour, on avait déjà vu pratiquement tout ce qu'il y avait à voir! Il nous restait tout de même le Galway City Museum, fermé le lundi de toutes façons.
Le guide nous disait que ça ne prenait pas trop de temps, mais qu'il y avait deux trois choses sympas à voir. On a quand même essayé, et mine de rien, c'est pas mal du tout! Effectivement le musée est tout petit, et on en a vite fait le tour. Malgré le fait que les panneaux soient pas toujours bien placés pour les lire dans l'ordre, c'est super intéressant.
Il y a notamment un bateau grandeur nature accroché dans l'escalier, le Martin Oliver, qui est un "hooker". Rien de commun avec la péripatéticienne ("hooker" est un des noms qu'on leur donne), c'est une sorte de bateau de pécheur, caractéristique du village de Claddagh, qui se situait à côté de Galway City. Martin Oliver était le roi du village, élu par les autres habitants. Le bateau a été construit par la ville de Galway pour le musée, car il n'y a plus de bateaux de ce type toujours en activité, la ville a décidé de rendre honneur à Claddagh en lui donnant ce nom.
Et au dernier étage, il y a une galerie avec des tableaux de toutes sortes, dont celui-ci:
Et puis, on a mangé au Goyas (2-3 Kirwans Lane), petit coffee-shop bleu coincé dans une petite ruelle très sympa... J'ai mangé une salade d'avocat-bacon fawnstateek! (d'ailleurs, ça me fait penser que récemment, j'ai testé pancakes avec sirop d'érable et bacon, et bein, c'est hyper bon!)
Et puis... on est rentrées à Tullamore, à la maison! Un jour de repos avant de repartir, pour Belfast cette fois! Quand vous lirez ça, y a de fortes chances que je sois sur la chaussée des géants... :D Je penserai à vous!
15 février 2008
Day two: Tuesday, February, 12th
Aujourd'hui, on a choisi l'option "on se fait balader parce qu'on n'a pas de voiture et aucune intention d'en louer une". Donc on fait un tour en bus qui va jusqu'aux falaises de Moher, en passant par le Burren, Dunguaire Castle et Aillwee Caves. Oui, trente secondes, je vous explique tout ça, et dans l'ordre, en plus, petits veinards! ;-)
Nous sommes parties avec les bus Lallys Tour, qui organisent des promenades (en bus, bien sûr) aux falaises de Moher, et dans le Connemara. Nous, on a choisi de faire les falaises. En tout, ça m'a coûté 28 euros (20 euros pour le tour, et 8 euros en plus pour visiter la grotte).
Notre bus était supposé partir à 10h. Supposé, je dis bien. Un truc cool, avec l'Irlande, c'est qu'ils sont super cool avec les horaires. Alors c'est cool quand t'es en retard, mais c'est moins cool quand tu te pointes à l'heure. Et pour ceux qui me disent d'arriver toujours en retard, j'objecterai (si si) que l'Irlande est un des rares pays où les trains peuvent être en avance. Oh, pas de beaucoup, hein, une, deux minutes, mais quand même.
Donc, nous ne sommes pas partis à 10h, mais à 11h, et en plus, on a changé de bus. On n'était plus qu'une douzaine, et notre chauffeur, PJ, était très gentil et bien sympathique. Il commence par nous dire qu'il nous expliquera au fur et à mesure ce qu'on verra, mais que quand on arrivera aux falaises, y aura des moments où il arrêtera de parler parce que les routes sont hyper étroites et qu'il est sûr qu'on préfère qu'il se concentre...^^ On était tous d'accord!
Premier arrêt au chateau de Dunguaire, fermé en période hivernale, mais bon, on prend des photos, c'est déjà ça ^^. Apparemment en été, il y a des festins à la mode médiévale organisés dans ce château, ça a l'air vraiment sympa. On en fait rapidement le tour, histoire de voir, mais il y a encore
pas mal de brouillard à cette heure matinale (!). On croise les doigts très fort pour qu'il se soit levé quand on arrivera aux falaises, parce que ce serait ballot de ne rien voir du tout... surtout que le guide nous dit que, parfois, le brouillard peut rester pendant des semaines sans se lever... Chouette.
Ensuite, on passe dans le Burren. Alors, je croyais avoir déjà parlé du Burren ici, mais apparemment non, alors je le fais maintenant. Le Burren est donc un massif montagneux ("burren", c'est de l'irlandais, ça veut dire "great rocks": grandes pierres) constitué de pierre calcaire. Manifestement, c'est un endroit dont la flore vaut le détour, mais on n'y est peut-être pas allées au bon moment... Ma coloc et moi, on y avait déjà fait un tour grâce à Liam, irlandais qui pique, et qui marche tous les dimanches matins dans les montagnes/collines aux alentours de Tullamore (d'ailleurs, un jour, je lui consacrerai un article, parce qu'il le vaut bien). Et un jour, il a organisé une marche dans le Burren (comté de Clare). C'était la deuxième fois qu'on marchait avec lui: on a marché pendant 5 heures, il a fait gris, y avait du brouillard, il faisait super froid (c'était en octobre), et c'était déjà magnifique. Donc, là, on y retournait alors que le soleil pointait le bout de son nez, ça donnait envie. Et effectivement, c'était super beau.
Le Burren en octobre, en marchant
On s'arrête manger au Fitzpatrick's Bar, qui est presque trop moderne: on aurait bien aimé manger dans un petit truc tout à fait irlandais, mais bon... Au moins, c'était vraiment bon!
Et puis, direction les falaises de Moher. Bon, il y avait un peu de brouillard accroché au bout, mais ça donnait un air mystique. C'était superbe, vraiment. Ça vaut plus que le coup! Les falaises sont bordées de murs en béton, pas jolis du tout, mais c'est apparemment un endroit très prisé par les suicidaires...
Normalement, par temps super clair (qu'on a raté de pas grand-chose), on peut apercevoir les îles d'Aran en face, et la baie de Galway sur la droite... mais là, non. :D
A couper le souffle. Même avec le brouillard! Et, attention, un vrai vent de l'Atlantique! Pas la peine d'aller chez le coiffeur avant..! Après, peut-être.... ;-)
En rentrant, on fait deux petits arrêts: au dolmen de Poulnabrone (oui, moi aussi, ça me fait rire! :D), et aux grottes de Aillwee... Le dolmen est un dolmen, une fois qu'on en a fait le tour, c'est fini. Et la grotte est sympa, mais celle de Dunmore (que j'ai faite avec les petits Français, près de Kilkenny) était plus intéressante historiquement, car elle a servi de refuge, tandis que Aillwee est une grotte toute bête (si je peux me permettre), qui a simplement servi d'endroit d'hibernation pour les ours, quand ils habitaient encore l'Irlande. Cela dit, c'est quand même sympa, et même si on doit payer 8 euros en plus, c'est pas mal. On a refait l'expérience du noir total, et c'est vrai que ça fout un peu les jetons quand même; le guide nous demande de fermer les yeux et de les rouvrir
quand il le dit. A ce moment-là, il a éteint toutes les lumières dans la grotte, et on est dans le noir le plus complet. Vous entendez les gens, mais vous ne voyez rien, pas d'adaptation possible, vous pouvez mettre votre main devant votre visage, vous ne la verrez pas... C'est assez impressionnant, surtout quand on pense que dans des grottes comme Dunmore, les gens s'y cachaient, et n'avaient comme lumières que des torches, qui s'éteignaient bien vite...
On est rentrées vers 17h... Journée bien occupée, comme vous voyez!
Le soir, on a essayé un resto appelé Fat Freddy's (Quay Street), et ma foi, c'était très bon! Cuisine plutôt italienne (pâtes, pizzas, lasagnes), prix pas excessifs (même si j'y mangerai pas tous les jours non plus), et encore une fois, portions énormes! Après on s'est dirigées vers le Crane Bar (2 Sea Road et Small Crane), recommandé par Liam lui-même, qui est originaire de la région de Galway... On s'est donc dit que ça valait le coup d'essayer! Et puis finalement, on était fatiguées, la musique était bien (même si c'était une session étudiante), mais ils ont mis du temps à s'organiser... Jugez plutôt: 6 violons, 4 guitares, un ukulélé électrique, une flûte, un accordéon.... pfiou! Trop compliqué, tout ça! Donc, on est pas restées, mais ça aurait pu être bien...! On ré essaiera la prochaine fois!
Voilà donc le "résumé" de la deuxième journée à Galway... Et la troisième sera très brêve.
14 février 2008
Galway Girls
Pendant ces vacances de février, ma coloc et moi avons décidé de rester en Irlande, pour en profiter un peu. Au départ, on voulait le Nord: Belfast, Chaussée des Géants, Londonderry, Tory Island... Mais bon, notre guide du routard (toujours pratique) nous disait que Londonderry (et pareil pour Donegal City), en trois minutes, on en aurait fait le tour, et pour Tory Island, petite île perdue au nord de l'Irlande, il faut prendre un ferry, et apparemment, pour aller jusqu'au port, il faut une voiture ou un taxi. Et on a autre chose à faire de nos sous que de prendre un taxi de Londonderry jusqu'au port!!
Donc, finalement, on s'est dit qu'on irait à Galway pendant trois jours, et qu'ensuite on irait à Belfast.
Donc première étape de nos vacances de février: Galway City!
Premier jour, lundi 11 février.
On arrive par le train
(direct de Tullamore, en 1h30) vers 10h. Alors, ce qu'il faut dire, c'est qu'on a eu un temps ma-gni-fi-que. Ciel bleu pendant presque trois jours, alterné parfois de brouillard en soirée! On n'aurait pas pu rêver mieux pour visiter Galway.
On passe à notre
auberge, The Claddagh Hostel (Queen Street), tout près de la gare. On va vite
se rendre compte que, comme Galway, c'est tout petit, on est proche
de tout... L'auberge est vraiment pas mal, assez propre, internet
gratuit, télévision et dvds à volonté
(pas qu'on ait vraiment l'intention d'en profiter, mais c'est un bon
point!). Donc, auberge très sympa, pas trop chère, bien placée. On y a rencontré une Australienne en vadrouille depuis sept mois (!), et un Canadien qui cherchait un boulot car plus assez d'argent pour se payer le billet de retour (arg)... Cool, quoi. Mais on n'y a pas passé trop de temps, on avait tout une ville à visiter! ;-)
On s'arrête dans la première église qu'on trouve: St Nicholas' Church. Pas très grande, mais très jolie, un peu cachée derrière d'autres maisons.
On déambule dans les rues de Galway, avec le soleil qui chauffe... :D Et puis on remonte vers la cathédrale par la rivière Corrib, qui est très ... active, pour une rivière, je trouve! Mais avec un ciel bleu comme ça, c'est une promenade vraiment agréable, qui ne dure pas trop longtemps. On voit un couple de canards, très intéressés, mais bon, on n'avait pas de pain sous la main, donc ils ont passé leur chemin...
Et on arrive à la cathédrale... Et là: le choc. C'est magnifique! Elle est immense (pas une cathédrale pour rien, en même temps), et superbement décorée... une coupole verte, un orgue que domine une rosace très colorée, et... une boutique de souvenirs qui font un peu pitié, au milieu de toute cette grandeur (et je n'ai toujours pas réussi à percer le mystère: un vendeur ou une vendeuse? Le doute persiste).
Enfin, on a le souffle coupé en rentrant dans cette cathédrale... C'est vraiment très très beau, et ça vaut absolument le détour (qui vous prendra dix minutes, si vous êtes sur Galway).
En chemin vers le centre, je trouve enfin le sac de voyage pour un week end que je cherche depuis des millénaires (au moins).
Sinon, on fait un peu de shopping (et oui, on est des filles) (mais on est très raisonnables aussi), et en allant à A-Wear (boutique bien sympa où j'ai trouvé mon manteau rouge), on se rend compte qu'effectivement, il faut tout visiter à Galway! Même dans les boutiques de fringues pour filles, il y a des trucs historiques... 0_o! Pour ceux qui n'arriveraient pas à lire, le morceau de mur est une relique de l'ancien mur d'enceinte de Galway.
C'est épatant, comme dirait notre grand-mère.
Sinon, grâce au routard, on a pu manger dans des bons petits restos pas trop chers: le premier, Home Plate, petit restau organique très sympa (13, Mary Street, plats de 6 à 10 euros). Tout petit, les gens sont très gentils, la nourriture délicieuse, et les portions énormes: j'ai pas fini mon assiette, et pourtant, Dieu sait que je suis gourmande et que je déteste gâcher... Et le deuxième, Couch Potatas (40, Upper Abbeygate Street, 8-10 euros), où tout est fait à base de ... patates! ^^ Les portions sont énormes aussi, mais le service laisse à désirer... Disons qe la serveuse pourrait être plus aimable, ça lui casserait pas une jambe.
Et en fin de soirée, nous sommes allées faire un tour au Quays (Quay Street), pub recommandé par le routard, toujours. Il y a un décor d'église importée d'Ecosse à l'intérieur, ce qui donne une atmosphère particulière, très sympa. Alors, désolée, pas pris de photos, parce que ça faisait vraiment trop touriste, on n'a pas osé.... :s mais j'ai pris les toucans qui se faisaient des bisous sur la vitrine... :D On y a rencontré deux Sud-Africains, très très trèèèès sympas, mais bon, ils repartaient en voiture le lendemain vers Cork. :s
Et bien, voilà, premier jour over! Rendez-vous demain pour de nouvelles aventures! Au programme, bus tour, falaises, et beaucoup de vent!
11 janvier 2008
Pour Lars
Et le cœur ! Ah le cœur, il est en mille morceaux le cœur, quand on est un géant de cent trente ans ! On a connu l’amour et la mort, qui l’ont arraché plus d’une fois ! Alors on compense avec des ombres. C’est comme du ciment. Tu viens d’avoir un grave accident de cœur. Tu vas avoir tendance à rapetisser sous le poids des choses, mais tu vas devoir grandir d’un seul coup, tu vas te claquer des scolioses de partout dans le corps et dans le cœur si tu ne te rééduques pas comme il faut, oui oui ! Il te faut de quoi recoller les morceaux ! oui oui ! Voilà ton ombre, garçon, fait-il en trifouillant quelque chose dans mes épaules. C’est pas facile à traîner tous les jours, mais dedans il y a de quoi te réparer de l’intérieur.
C’est comme s’il m’enduisait tout le corps d’un baume apaisant, c’est un peu froid, mais ça fait du bien.
(…)
- J’ai quelques recommandations à te faire pour essayer de sortir vivant de tout ça : D’abord tu dois combattre seul. Ne mêle personne à ça, même ceux que tu aimes, surtout ceux que tu aimes. Je ne te dis pas de vivre en reclus, au contraire, mais le combat intérieur tu dois l’effectuer seul. Ton ombre est une arme qui peut devenir redoutable pour déjouer la mort. Tu apprendras à t’en servir. Il faut seulement un peu de pratique.
« Ensuite, tu ne dois pas utiliser les portes qui mènent au pays des morts. Se battre contre la mort ne veut pas dire aller la voir de près. La seule manière de tuer la mort, c’est de rester en vie. Reste tourné vers la vie. L’ombre fonctionne comme une sorte de vaccin, elle contient la mort, mais tu ne dois pas y toucher. Ne déconne pas avec ça, c’est ce qui fait le plus souvent échouer le traitement. Ca et les gens qui n’ont pas voulu de la vie. Mais ceux-là seraient morts de toute façon.
Extrait de "Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi" de Mathias Malzieu
23 novembre 2007
Oups...
Par Amaia
Je m'aperçois avec horreur que je néglige ce blog à un point pas possible! Et moi qui croyait naïvement que partir en Irlande serait une bonne occasion de booster l'audience! :s
Pour tout vous avouer, mes élèves ne me prennent pas tant de temps que ça. Bien au contraire, je ne leur consacre que le minimum!
Mais le week end dernier j'étais à Cork, ce week end je pars à Londres, et le week end prochain je déménage (et oui, un bouletman premier cru dans ma maison pourtant si parfaite!)... Ma vie est donc un peu occupée...
Mais promis, je viendrai vous raconter les merveilles entraperçues quand mes parents sont arrivés (Galway, Cork, Cobh, Kilkenny), la visite un chouia plus approfondie de Cork avec les assistantes, et ma fabuleuse soirée à Londres (ce soir, en fait..)!
Patience!
Ne désertez pas... :s











