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Nobody expects the Spanish inquisition
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7 juillet 2010

Sambre

Par Maritxu

En ce moment, à la citadelle de Namur, il y a deux Sambre… Une qui coule, et l’autre qui se joue !

Il se trouve que dans ma bibliothèque, les volumes de Sambre, de Yslaire, figurent à une bonne place. Alors quand, au début de l’été, j’ai vu fleurir les publicités pour une pièce de théâtre se basant sur cette histoire, dans le cadre somptueux de la citadelle, je n’ai pas hésité longtemps avant de prendre mes billets !

« Un spectacle itinérant en plein air » disait l’affiche. Mais du théâtre tout de même ? Ma curiosité est piquée, je ne demande qu’à voir… en priant pour qu’il fasse beau.

Me voici donc à la citadelle, attendant de voir. Que vont-ils faire de l’histoire que j’ai lue ?

Tous les spectateurs sont dans une zone plus ou moins fermée de la citadelle, sur le site de l’ancienne poudrière. On voit bien qu’il y a différents lieux, un cimetière, deux bâtiments, une table, des gradins…

DSC07573 DSC07574 DSC07575

C’est le fossoyeur qui ouvre le bal. Il nous invite à nous rendre à l’enterrement d’Hugo Sambre, décédé peu de temps auparavant.

Et la magie commence…

Ils n’ont pas touché à une seule ligne du texte original : tout est là. Les attitudes, les costumes, même les acteurs ressemblent aux personnages. Le fait d’être physiquement proches d’eux augmente encore l’impact de cette histoire si sombre et si violente. Tout est soigné, jusqu’aux yeux rouges de Julie.

Le public est magistralement géré. Nous sommes pour ainsi dire inclus dans l’histoire, nous en faisons partie. Si les acteurs partent à Paris, le cocher nous invite à les suivre… et c’est l’entracte ! Lorsqu’un bal se donne, nous sommes debout, tous autour de l’action. Les acteurs naviguent entre nous pour jouer leur scène. C’est fantastique. Quel boulot !

Tout est tellement minuté qu’il ne reste aucun temps mort pour applaudir. Il faudra attendre la fin pour ça. La nuit est déjà tombée et les canons de la Commune tonnent. Nous sommes en 1848, et même à cette époque, les histoires d’amour finissent mal.

C’est triste, c’est poignant, c’est beau. C’est novateur.

Bravo à tous les acteurs de cette plongée dans un autre univers, un autre temps, pendant presque trois heures.

DSC07577

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Commentaires
R
Je m'en fiche qu'il joue comme un pied! Il est beau, c'est tout ce que je faisais remarquer... Comme Orlando en fait. De toutes façons, à part mon Johnny (oui, il a quitté Vanessa pour moi, je ne vous l'avais pas dit?), ils sont tous nuls!!!
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M
C'était énorme ! Pas drôle, mais on s'y attendait, et pourtant... <br /> Super bien joué, en plus, même si je n'ai pas trop aimé le héros... Mais d'un autre côté, le personnage de Bernar était déjà agaçant dans la BD. <br /> Et Marine, un jour, Corinne ou Amaia (ou moi) fera un article dont le sujet sera "pourquoi il faut détester R. Pattinson". Prépare-toi. Un certain Orlando B. a déjà eu son moment, j'espère que c'est bientôt son tour.
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A
Effectivement ca avait l'air bien!ouf! Et pourtant je crois que c'est rien de dire que tu attendais beaucoup de la représentation !!!
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M
Franchement je regrette de ne pas avoir vu ça! Ça donne vraiment envie en te lisant. Je ne connais pas du tout la BD dont c'est tiré, mais la prestation théâtrale avait vraiment l'air au top!<br /> Je me suis prise à rêver que quelqu'un fasse la même chose pour Harry Potter! En invitant Robert Pattinson, please... (oui, je sais, Cedric est mort! Et alors! Robby peut quand même passer dire bonjour, merde!).
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