Sablés !!
Par Maritxu
Ma grand-mère m'a légué une recette de sablés que je customise... Jugez plutôt :
Les jolis dessins sont copyright Maritxu, demi-belge et parrain du demi-belge.
SABLES AU BEURRE (anorexiques s'abstenir)
Sel
300g de farine
125g de sucre
175g de beurre ramolli
1 oeuf
Mélanger tous les ingrédients.
Faire un rouleau de 5 cm de diamètre, le rouler dans 2 cuillères à soupe de sucre.
L'envelopper de papier aluminium et mettre au frigo 12h.
Couper en tranches de 1cm environ.
Poser les tranches sur une surface huilée ou du papier sulfurisé.
Mettre au four 15mn à 180°C.
Bon appétit !
Drache.
Par Maritxu
Après quelques jours caniculaires, les orages ne pardonnent pas. En week-end chez mes beaux-parents, dans les Ardennes, nous avions déjà essuyé une tempête avec des grêlons gros comme des balles de tennis. La semaine précédente, mon Belge préféré, après avoir déposé le Demi-belge à la plaine de jeux, s'est tapé un aller-retour à la maison pour fermer les fenêtres, juste en voyant la couleur du ciel... Bien lui en a pris, la suite de l'histoire va le prouver.
Vous vous doutez de la suite ? Vous avez raison. La semaine dernière, l'orage a éclaté en fin de journée. Tous les vélux ouverts à la maison. J'arrive, après avoir été recherché le Demi-belge sous un torrent de pluie, 15 minutes après le début des hostilités. Je me précipite en haut et me casse monumentalement la figure en glissant sur une flaque d'eau : notre étage est totalement inondé.
avant le nettoyage pendant le nettoyage
l'état du lit (2 jours de séchage)
l'étendue des dégâts : à sécher à laver
Et encore, on a eu de la chance, rien de vital n'a été touché ! Mais on a passé 3 jours à faire tourner les machines, et on ne nous y reprendra plus !
Fête Nationale
Sous le choc
Par Maritxu
Hier, il faisait très très chaud. Nous avons décidé d’aller nous rafraichir en nous trempant dans un lac. On n’était pas les seuls à avoir eu cette idée, et la petite plage surveillée était noire de monde. Nous nous sommes installés juste à côté de la pataugeoire pour les petits. Notre demi-belge était ravi, et fabriquait des « glaufres » en sable, les petits cailloux faisant office de morceaux de sucre.
Puis soudain, on voit une vive agitation sur la plage principale. Un attroupement se forme et un bruit court : un petit garçon s’est noyé.
C’est sidérant à quel point les mauvaises nouvelles vont vite : nous ne nous sommes pas approchés, nous n’avons rien demandé, et nous sommes quand même au courant. L’attitude des gens m’écœure : ils sont tous en tas autour du corps et des gens qui essaient de lui porter secours. On se demande comment ça a pu se produire : cette plage est surveillée non ? C’est seulement aujourd’hui que je pense à une possible hydrocution : il faisait tellement chaud…
Ils auront fait le massage cardiaque jusqu’à ce que les secours arrivent… 20 minutes plus tard. Sans blagues : 20 MINUTES.
On les croisera juste en partant, parce qu’il nous est impossible de rester assis sur notre serviette pendant qu’un drame comme celui-là se joue à moins de 50 mètres.
Je ne veux juger personne, sauf peut-être la lenteur de l’arrivée des secours. Il est suffisamment traumatisant pour des parents de perdre un enfant pour que j’en rajoute.
Je n’arrive pas à m’enlever ces images de la tête. Même si on n’a pas regardé, c’était impossible de l’ignorer. Et puis l’attitude des gens ! Jusqu’aux voitures qui demandent ce qui se passe au gars chargé de faire la circulation : écœurant, encore une fois.
Moi je ne regarde jamais un accident, je tiens à m’éviter des cauchemars. Et puis, ça avance à quoi de savoir ? Si des pompier-ambulance-police sont là, évidemment que c’est une mauvaise nouvelle ! A QUOI CA SERT ??
J'ai un chéri prévenant
Par Maritxu
Enfin, un peu trop. Mon chéri est un petit peu accro aux câlins, et ce même lorsque ce n’est pas le moment DU TOUT. Genre, quand je dors.
Exemple : pas plus tard que hier soir, j’étais crevée et je suis allée me coucher tôt. Quand mon amoureux est venu me rejoindre, je dormais à poings fermés, ce qui ne l’a pas empêché de venir m’ennuyer… Je l’ai repoussé en râlant, et en me promettant de mettre les choses au point rapidement.
Le lendemain, donc, je choisis mes mots avec soin pour essayer de faire comprendre à l’amour de ma vie que les câlins, oui, mais il y a une limite. Il se vexe un petit peu, et j’essaye la méthode par l’exemple :
- Tu vois, par exemple, hier soir, je dormais…
- Parlons-en d’hier soir, j’ai rien compris ! Tu dormais en travers du lit, je t’ai mis une main sur le bras pour que tu te pousses et je me suis pris une beigne !
*Oups.*
Mauvais exemple.
Mettons que je n’aie rien dit.
Sambre
Par Maritxu
En ce moment, à la citadelle de Namur, il y a deux Sambre… Une qui coule, et l’autre qui se joue !
Il se trouve que dans ma bibliothèque, les volumes de Sambre, de Yslaire, figurent à une bonne place. Alors quand, au début de l’été, j’ai vu fleurir les publicités pour une pièce de théâtre se basant sur cette histoire, dans le cadre somptueux de la citadelle, je n’ai pas hésité longtemps avant de prendre mes billets !
« Un spectacle itinérant en plein air » disait l’affiche. Mais du théâtre tout de même ? Ma curiosité est piquée, je ne demande qu’à voir… en priant pour qu’il fasse beau.
Me voici donc à la citadelle, attendant de voir. Que vont-ils faire de l’histoire que j’ai lue ?
Tous les spectateurs sont dans une zone plus ou moins fermée de la citadelle, sur le site de l’ancienne poudrière. On voit bien qu’il y a différents lieux, un cimetière, deux bâtiments, une table, des gradins…
C’est le fossoyeur qui ouvre le bal. Il nous invite à nous rendre à l’enterrement d’Hugo Sambre, décédé peu de temps auparavant.
Et la magie commence…
Ils n’ont pas touché à une seule ligne du texte original : tout est là. Les attitudes, les costumes, même les acteurs ressemblent aux personnages. Le fait d’être physiquement proches d’eux augmente encore l’impact de cette histoire si sombre et si violente. Tout est soigné, jusqu’aux yeux rouges de Julie.
Le public est magistralement géré. Nous sommes pour ainsi dire inclus dans l’histoire, nous en faisons partie. Si les acteurs partent à Paris, le cocher nous invite à les suivre… et c’est l’entracte ! Lorsqu’un bal se donne, nous sommes debout, tous autour de l’action. Les acteurs naviguent entre nous pour jouer leur scène. C’est fantastique. Quel boulot !
Tout est tellement minuté qu’il ne reste aucun temps mort pour applaudir. Il faudra attendre la fin pour ça. La nuit est déjà tombée et les canons de la Commune tonnent. Nous sommes en 1848, et même à cette époque, les histoires d’amour finissent mal.
C’est triste, c’est poignant, c’est beau. C’est novateur.
Bravo à tous les acteurs de cette plongée dans un autre univers, un autre temps, pendant presque trois heures.









