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Nobody expects the Spanish inquisition
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10 août 2010

Les vacances d'Arthur - 1

Par Amaia.


Arthur est un petit garçon comme beaucoup d’autres : entre maman (et éventuellement papa) et quelqu’un d’autre, il choisira toujours la première option. Même quand on n’avait pas franchement l’intention de lui donner le choix.

Lorsque Maritxu est dans le coin, donc, si vous tentez de vous occuper d’Arthur, vous risquez fort de vous heurter à l’affirmation suivante : "ze veux ma maman". Notez l’accent mis sur le possessif, comme si on allait lui refiler par erreur la maman de quelqu'un d’autre.

Jusque-là, tout est plutôt normal : qui mieux que maman pourrait s’occuper de lui ? Je pense qu’on s’accorde tous là-dessus, et si on regrette de ne pouvoir soulager la maman en vacances, on s’amuse bien à regarder le neveu/fillot gesticuler et faire n’importe quoi.

Mais Madie, Grand-Pa et moi-même étions quand même (presque) contents de laisser Maritxu à Pau (direct vers la Belgique, merci RyanAir), pour qu’on puisse "enfin" profiter du demi-Belge, là-bas, dans les montagnes pyrénéennes. Pour pallier à la détresse de voir maman partir en avion, Madie avait prévu le coup : la boite de cinq tracteurs, reçue à l’aéroport. Ce fut un franc succès, il ne les a pas quittés du séjour.

L’autre succès de cette histoire, c’est qu’en une petite demi-heure en voiture, on est passé du dialecte arthurien "tracatateur" à un français plus correct "traaat… teur !!". On l’a repris pendant quelques jours, mais ouf, enfin, on a pu arrêter de chercher l’horodateur quand Arthur nous parlait d’un tracteur.

On lui répète donc pendant tout le voyage, qu’on va voir les montagnes ("matongn" - il parle subitement vietnamien), et vingt minutes avant d’arriver, il s’endort dans la voiture. Il se réveille dans un apéro avec beaucoup trop de gens pour un petit garçon fatigué, mais grâce à Tool, "le sien marron et avegue botou de blanc", Arthur devient plus agréable, à force de faire des "doudouces" ("Non, Arthur, on dit des calins") au chien, qui heureusement ne s’en lasse pas.

S’ensuit une après-midi où, entouré de cinq filles à ses pieds, Arthur nous a fichu une paix royale. Tellement royale qu’on l’a récupéré la figure couverte de rouge à lèvre ! Les filles (plus agées, de cinq à huit ans) jurent qu’il a fait ça tout seul sans qu’elles s’en aperçoivent, et l’intéressé prétend que "c’est était pour fairrre un clown, moi". Mouais. L’accusation n’est que moyennement convaincue par la défense, mais tant pis, on s’en contentera.

La journée se termine un peu moins bien, car après la sieste, le demi-Belge est tout perdu et désemparé, et réclame sa maman à chaudes larmes. Après négociations, menaces, tentatives de calins et tentative de fuite, il finit par se réfugier dans mes bras, m’appelle brièvement "maman", ce que je refuse de suite ! Je lui propose d’être sa maman d’adoption jusqu’au retour en Belgerie, et il accepte d’un petit oui. Ça m’ira pour ce soir, demain est un autre jour !

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Commentaires
A
Mais cet article est presque exclusivement écrit pour toi... tu m'en réclames un depuis tellement longtemps! Et Maritxu a eu un compte rendu détaillé des vacances de son fils, donc... :)
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M
Merci Amaia pour ce récit, j'ai bien rigolé (surtout les horodateurs et la présentation de Tool). Et vraiment, ta mère est trop forte avec les enfants! Le coup du cadeau au moment où maman part, c'est finement joué... Un brin manipulateur, mais très fort, je retiens car ça me servira certainement un jour (ma filleule de 10 mois se réfugie déjà dans les bras des parents quand j'arrive! Snif!).<br /> Ce sont tes vacances "dans la peau de Maritxu" : tu gardes le demi-Belge, tu écris sur le blog... ;)
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