Où en suis-je niveau BD ?
Par Maritxu
Récemment, j’ai publié un top 100 des meilleurs BD. Comme je dispose d’une bibliothèque municipale très bien fournie, je comble peu à peu mes lacunes, et m’aperçoit qu’il existe finalement très peu de bandes dessinées que je n’ai pas et que j’aimerais avoir.
J’ai été déçue par plusieurs titres pourtant bien classés comme, par exemple :
De Cape et de crocs de Ayroles et Masbou, où je n’accroche vraiment toujours pas au dessin… L’histoire est de plus assez tarabiscotée et je ne vois pas l’intérêt de donner une apparence animale aux protagonistes.
Le Triangle secret de Convard et plusieurs dessinateurs, dans laquelle une intrigue franc-maçonnique s’enlise.
Je n’ai pas grand-chose à redire au dessin, si ce n’est qu’il est très académique, mais l’histoire ! Quand tous les personnages meurent autour du héros, pas une seule fois il ne se doute que son téléphone est sur écoute et il continue, imperturbable, à téléphoner de son salon, avec son téléphone fixe. Ce genre de chose a le don de m’énerver.
Le prince de la nuit de Swolfs, pourtant vanté par mon bibliothécaire comme étant sa série culte, s’est en fait avéré être une histoire de vampires sans imagination. Une querelle séculaire entre une famille de chevaliers-vengeurs et un vampire sans cœur… Un cliché développé de trop nombreuses fois.
Le pouvoir des innocents de Brunschwig et Hirn.
En théorie, rien à redire de cette BD, qui a un solide scénario servi par un chouette graphisme. Par contre, l’histoire est tellement violente et déprimante que je suis arrivée au bout en réprimant mes hauts-le-cœurs. Si c’est vraiment le monde actuel, autant se tirer une balle tout de suite. Moi, je veux qu’on me fasse rêver, ou qu’on me conscientise, à la rigueur. Mais là, c’est trop pour moi. Sans façons.
Par contre, j’ai fait de très belles découvertes, avec Gibrat notamment, que je connaissais de nom sans avoir jamais ouvert un album (une belle erreur, donc).
Le sursis et sa suite, le vol du corbeau, sont absolument sublimes graphiquement, avec une histoire toute en simplicité et pourtant si poignante.
Les Maitres de l’orge, de Van Hamme et Vallès.
Si le dessin est tout à fait classique, l’intrigue est fabuleuse. Sur plusieurs générations on suit une famille qui brasse de la bière. Ce qui fait à mon sens l’originalité de la série, c’est que les protagonistes sont de vrais pourris, capitalistes dans l’âme et sans scrupules. C’est tellement excellent qu’on arrive quand même à les aimer !
Et puis, pas dans la liste, je trouve dans ma bibliothèque des perles qui mériteraient la première place du classement…
Algernon Woodcock, de Gallié et Sorel. C’est MON coup de cœur de ces dernières années. Le dessin est absolument somptueux, et l’intrigue nous emmène dans un monde faé où tout n’est pas volontairement révélé. Le héros n’en sait pas plus que nous, et ces omissions font beaucoup dans la magie de l’histoire. C’est merveilleux, dans les deux sens du terme ! Avis aux bonnes œuvres : je VEUX les 5 tomes parus pour Noël !
Ce qui me fait penser qu’une autre œuvre de Sorel, la Mens Magna, ne figure pas non plus au palmarès. Amateurs de magie noire et blanche, précipitez-vous sur ces 3 tomes !
Le voyage en Italie, de Cosey. En ce moment, je me fais une orgie de Cosey, en complétant ma collection des Jonathan, et en lisant plusieurs de ses histoires courtes. Moi, j’adore. Le dessin est très simple, mais très efficace, et les histoires sont de petits bijoux de poésie…
Voilà, j’ai bien avancé, et si vous êtes sages, vous aurez un autre état des lieux, un jour.
