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Nobody expects the Spanish inquisition

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Nobody expects the Spanish inquisition
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Nobody expects the Spanish inquisition
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24 février 2010

Comment perdre son temps

Par Maritxu

Ou comment penser à autre chose...

Dernièrement, j'avais besoin de ne penser à rien. Moi qui adore lire, j'ai dû abandonner cette activité parce que lire n'empêche pas le cerveau de tourner. Au contraire, l'esprit vagabonde, et revient en boucle sur le ou les sujets qu'on voudrait oublier. Qui n'a jamais fini une page, voire plusieurs, et avoir l'impression de n'avoir rien lu parce qu'il a pensé à autre chose ?
Bref, j'ai trouvé un moyen imparable pour m'empêcher de penser : le puzzle. J'ai acheté un 1000 pièces, et après quelques interruptions et un bon mois dessus, voilà le résultat :

DSC06780

Un mois pour le finir, et 1 seconde et demie pour le ranger ! J'ai retrouvé l'usage de ma table basse, youpi !

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21 février 2010

Brève belge

Par Maritxu

verre_biere_haworth_01Il y a des conversations qu'on ne peut avoir qu'avec un belge :

Belge : "J'ai envie de pisser, j'ai envie de pisser"
Moi : "T'avais qu'à pas boire 4 bières en 20 minutes en attendant que je vienne te chercher !"
Belge : "Mais j'ai pas eu le choix !"

C'est bien connu, c'est uniquement en Belgique qu'on est obligés de boire...

16 février 2010

Chouquettes !

Par Maritxu

Aujourd'hui, c'est dans mon bidou, mais pour la première fois, c'est une recette de cuisine !

Je préviens tout de suite notre lectorat affolé : je suis une brèle profonde en cuisine, et si j'ai réussi, n'importe quel pékin peut y arriver. Hier, donc, j'ai fait ça :

DSC06701

Des chouquettes mes petits amis.
Dé-li-ci-eu-ses.
Des qui te rappellent la France quand tu es à l'étranger. Parce qu'à l'étranger, tu es déjà bien content quand tu trouves quelque chose qui resemble à du pain, alors des chouquettes, faut se lever tôt pour en trouver. Et encore, je me plains pour pas grand chose, parce qu'il faut bien avouer qu'en Belgique, le pain est plutôt acceptable. Juste on n'a pas la même définition de la baguette.

Je ne remercierai jamais assez le blog les bricoles de Bia pour cette trouvaille. Voici donc la recette :

Ingrédients:

-250 ml d'eau
-60gr de beurre
-1 c.s. de sucre
-1 pincée de sel
-150gr de farine
-4 oeufs
-sucre en grains

Dans une casserole, porter à ébullition l'eau avec le sucre, le beurre et le sel.
Hors du feu, ajoutez la farine tamisée en une seule fois et remuer rapidement. La pâte doit se décoller de la casserole. Ajoutez les oeufs un par un et mélangez bien pour que la pâte soit bien lisse et homogène.
Chauffer le four a 210°. A l'aide de deux cuillères, former de jolies boules que vous déposez sur du papier cuisson. Parsemer de sucre en grains et cuire pendant 20 mn.

J'ajouterai que les boules doivent être assez petites pour gonfler convenablement; vous devez en faire plus de 30 avec votre fournée. Et les chouquettes cuites doivent être enlevées tout de suite de la plaque de cuisson, sinon elles retombent (snif, ma première fournée était toute raplapla, bien que le goût soit là). Je précise qu'il s'agit de farine normale, sans levure incorporée. J'utilise de la farine à patisserie, ça m'évite de la tamiser (et je ne saurais pas comment faire de toutes façons !!).

Et voilà, régalez-vous !

15 février 2010

De retour...?

Apparemment, la période des mauvaises nouvelles a l'air d'être passée (ouf!), donc j'en profite pour poster un peu sur la Norvège. Ce pays scandinave se trouve donc en Europe (jusque là, même les plus nuls en géographie suivent toujours), et pourtant, on ne sait que très peu de choses sur ces Vikings!

Je vous rappelle donc, avant que vous n'alliez (re)chercher sur Google ou la carte du monde / de l'Europe la plus proche, que la capitale est Oslo (pas Stockholm), ils distribuent les Prix Nobels chaque année, ils ont gagné l'Eurovision l'an dernier (si si), ils nous ont refilé le groupe A-Ha (Oui-oui=), Nils Holgersson ne l'a pas traversée à dos d'oie parce que, comme le groupe Abba, il est Suédois.

ET ils ne font pas partie de l'UE, on y paye en NOK (couronne norvégienne), on dit "tu" au roi Håkon je-sasi-plus-combien, et ah, aussi, ils ont des lettres que nous n'avons pas pour transcrire des sons que nous avons.

å = un [o] fermé, s'écrit aussi "aa", quand on n'a pas la lettre sur le clavier ou Word à disposition.

ø = [oeu]

Donc voilà.

Et aussi, c'est le pays des leggings. Vraiment. Vous pensez que c'est la mode en France, et vous aurez raison, mais ce n'est rien comparé à la Norvège (ou pourtant bizarrement il est supposé faire plus froid). Si vous trouvez que ne mettre qu'un t-shirt sur des leggings n'est pas assez habillé, vous êtes loin de la réalité norvégienne! Je pense que si l'industrie pantalonnière ne devait compter que sur les jeunes, elle ferait faillite en moins de deux.

Preuve en image, donc. Je ne vous montre pas quelqu'un en leggings, parce que ça pourrait être n'importe où en Europe en ce moment, mais je vous montre qu'ici, on précise quand les collants ont des pieds.

Ils sont fous, ces Norvégiens!

IMGP2420

6 février 2010

Il parle !

Par Maritxu

Ca y est, c'est (presque) officiel, mon demi-belge parle. Enfin, il accepte de (mal) répéter les mots, mais refuse catégoriquement de revoir ses précédentes appellations. Une moto reste et restera donc pour un temps encore indéterminé une bim-bim. Tant pis.

Il commence à nommer les gens. C'est super rigolo, parce que des fois on se demande d'où il le sort. Autant certains sont parfaits (Lou, Alice), autant d'autres sont ... approximatifs. Philippe devient "Bli", Stéphanie "Nini", Tonton "tountoun", Mamie "Mimi", et Papy "Pipi", au grand dam de ce dernier d'ailleurs. Grand-Pa est devenu "Barrh", comme Jean-Sébastien, à l'allemande. Aucun lien, fils unique.

Il répète tout ce qu'il entend... Ce soir, la télé tourne en fond, et la pub gueule : "Grouuuuupamaaa !" Mon loulou, derrière ses voitures, répète : "Ouuuuuh, Babaaarrrr". On fait avec ce qu'on peut, hein !

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28 janvier 2010

C'est fini

Par Maritxu

Voilà, un dernier article pour clore le sujet. Comme ça, on n'en parle plus, j'aurai fixé ma peine et mes regrets dans ces mots. Ecrire est pour moi une aide, un remède, un calmant. Je préfère bloguer des choses plus amusantes, et même si le coeur n'est pas encore à la fête, ça va revenir rapidement, grâce à l'aide de mes belge et demi-belge. C'est promis !

J'ai donc subi mon IMG mercredi matin. Tout s'est extrêmement bien passé. Depuis la veille et les pilules que j'avais dû prendre pour amorcer l'ouverture du col, mon utérus était en pleine activité, avec des contractions un peu comme un accouchement, mais limitées à l'intérieur, et infiniment moins douloureuses que des véritables douleurs du travail. Donc, j'étais assez contente de me faire endormir, au final !

Je me réveille une heure après, sans douleur. Tout va bien. Aucune sensation de vide à l'intérieur de moi, plutôt une sensation de délivrance. Enfin, c'est fini, je vais pouvoir avancer !

Est-ce  l'effet de l'anesthésie ou bien les résultats de presque 15 jours d'angoisse pendant lesquels le sommeil m'a fui, je ne sais, mais le fait est que je dors pratiquement tout l'après-midi, comme une masse, sans rêve. Je suis réveillée en sursaut par chaque entrée dans la chambre. Ca fait du bien. J'ai l'impression de récupérer physiquement et mentalement.
Oui, vraiment, ça va mieux.

La gynéco vient me voir : tout s'est déroulé à merveille, elle a eu le foetus en entier et elle donc pu l'envoyer au labo pour analyses. On saura exactement à quoi s'en tenir dans un mois.

C'était une fille.
Ma petite étoile filante...

25 janvier 2010

La nature fait bien les choses

Par Maritxu

Par où commencer ? Par l'essentiel : le bébé est mort. Ce qui résout tous les problèmes de trisomies, caryotypes, commission d'éthique, cas de conscience, etc. La nature fait bien les choses. Ce bébé n'était pas viable, il a décidé tout seul de ne pas vivre, m'épargnant par la même occasion la décision ô combien difficile de le faire mourir.
Merci, petite étoile filante, je ne sais pas si j'aurai pu vivre avec.

Je rentre à l'hôpital demain en fin d'après-midi, et on m'endort le lendemain matin, pour un curetage. Je ne sentirai rien m'a promis ma gynéco. Juste des douleurs de règles qui vont vite s'estomper. Je suis soulagée d'être endormie. Comme ça, je n'aurai pas le risque de jeter un coup d'oeil sur mon bébé mort.

Je suis aussi très contente de m'être goinfrée de chocolat et de turon la semaine dernière. Comme un pressentiment, j'ai voulu donner des sensations agréables à mon bébé. J'ai bien fait. C'est bête, hein ? Mais j'aurai au moins fait ça pour lui.

Allez, encore deux jours, et tout est fini.

Pensez bien fort à notre étoile filante, elle est partie pour ne plus revenir. Merci à tous d'avoir pensé à nous.

21 janvier 2010

Annulation

Par Maritxu

J'avais rendez-vous à 14h, et elle vient d'annuler... Celui de lundi est du coup maintenu.

Encore tout un week-end à attendre ! J'en ai marre. Je ne sais même pas comment ça va se passer.
J'en ai vraiment marre.

Pour les curieux ou les inquiets, une mégavessie, c'est ça :

DSC06591

A gauche, la tête, à droite, le rond noir, c'est la vessie. On se rend compte immédiatement, qu'une vessie grosse comme la tête, c'est pas normal.

19 janvier 2010

Prélèvement placentaire

Par Maritxu

Programme de la journée : prélèvement placentaire pour établir le caryotype du bébé. Ce n'est pas une amniocentèse, qui prélève le liquide amniotique, parce que à 12 SA +3 jours, on ne peut pas. On prélève autre chose, donc, pour les mêmes résultats.

L'échographe confirme ce qu'on nous a déjà dit : dans tous les cas de figure, ce prélèvement et cette analyse sont importants car ils vont permettre de déterminer l'origine de l'anomalie. En gros, c'est la faute à pas de bol, ou alors on se trimbale dans nos gènes un truc qui pourra se reproduire pour les futures grossesses. C'est bon de le savoir avant.

Avant l'intervention, qui se fait dans la salle d'examen habituelle, je demande si ça fait mal. En fait, c'était juste une question réthorique, pour parler, je m'attendais vraiment à ce qu'on me réponde "pas du tout" ou alors "oui, mais on vous anesthésie avant", ce genre de chose.

Quelle ne fut pas ma (mauvaise) surprise de m'entendre répondre que oui, c'était assez douloureux, et que non, rien d'anesthésiant n'était prévu. Ben tiens, comme si je flippais pas assez pour le bébé, va falloir que je flippe pour moi aussi maintenant !

On me prépare, desinfection, champ stérile et tout et tout. Le drap vert me bouche la vue : allez, c'est mieux comme ça. Quand il me prévient qu'il pique, effectivement, ça fait mal. Quand il cherche la pointe de son aiguille à l'échographie, ça fait vraiment très mal. Quand il l'a enfin trouvée, et qu'il gratte pour prélever, mon Dieu que c'est long et mon Dieu que je douille. Mon chéri n'a rien vu non plus, par souhait, et parce qu'il a mal à la main que je lui ai compressée à mort pendant toute l'opération.
Quand il retire l'aiguille pour transvaser ce qu'il a prélevé, j'ai un sursaut d'horreur : elle est énorme ! Il rigole un peu et me dit " il vaut mieux la voir après qu'avant, hein ? " Il a raison. Totalement raison. Jamais je ne l'aurais laissé faire si je l'avais vue avant !

On n'a toujours pas vu le bébé. Il a fallu que j'insiste pour qu'on nous fasse, juste avant de sortir, une écho de 15 secondes qui révèle une mégavessie toujours présente, quoique réduite.
J'essaie de discuter avec lui de l'interruption, mais il ajourne tout en répondant que c'est avec ma gynéco d'en parler.

J'avais rendez-vous lundi suivant, et je n'en peux plus d'attendre. J'ai envie que tout ça se termine. Tout le monde est suffisamment clair : même s'il n'y a pas de trisomie ou d'autres anomalies chromosomiques, les problèmes observés sont trop importants. Et plus on attend, plus l'avortement sera difficile. Je veux que ça ressemble le moins possible à un accouchement. Je veux que ça arrive avant de le sentir bouger. J'ai suffisamment mal comme ça pour en rajouter. Du coup, je l'appelle et on avance le rendez-vous à jeudi. Après-demain. Je pense, si à l'écho il n'y a rien de nouveau, qu'on va lui demander l'IMG. Apparemment, c'est du ressort des parents de la demander dans notre cas, puisque ma santé n'est pas en danger. J'espère que tout soit terminé pour la fin de la semaine, que je récupère mon demi-belge en pension chez ses grands-parents.

Je me dis que j'ai déjà une chance incroyable de l'avoir, mon premier bébé. Heureusement qu'il est là, sans quoi, tout serait plus dur. Je n'ose imaginer le désespoir des parents pour qui c'est au premier que ça arrive...

On trouve des points positifs dans chaque chose négative de la vie. Il parait. Je ne sais pas si c'est vrai pour tout, mais dans cette histoire, si triste, mon chéri Belge s'est révélé être le mari-chéri parfait. Moi qui râle tout le temps de son manque de romantisme, attention, compliments, estime (ne rayez aucun des termes utiles), après cette histoire, je sais que j'ai choisi le bon chéri, qui m'épaule dans ces moments diffciles, bien qu'il souffre lui aussi. Il ne critique pas, ne juge pas, ne râle pas devant mes pleurs intempestifs. Il est là.

Merci.

18 janvier 2010

Je déteste les statistiques

Par Maritxu

Selon mon phlébologue préféré, j'avais une chance sur 10 000 de faire une phlébite en prenant la Diane 35 (cette merveilleuse aventure est racontée ). On se dit qu'avec une telle probabilité, j'avais épuisé mon quota de malchance pour la vie.

Quand j'ai demandé à ma gynéco (qui m'a effectivement appelé vendredi, bénie soit-elle), si les méga-vessies étaient courantes, elle m'a répondu non. C'est très rare.

Juste pour me faire plaindre un peu, je lui donne mes statistiques de phlébite, et elle me répond que ce coup-ci, c'est encore plus rare. "Une chance sur un million plutôt". Même si elle se goure de quelques zéros, ça reste effarant.

Je hais les stastiques.

EDIT : Après vérification, j'ai trouvé un site médical qui dit que les mégavessies sont des pathologies "rares" avec une incidence de 1/1600 grossesses. On est loin du million, mais on est quand même à jouer avec des statistiques misérablement faibles.

15 janvier 2010

Etoile filante

Par Maritxu

Avertissement : à ne pas lire si vous êtes dépressifs. Pleurs en pagaille sur le clavier assurés (surtout si vous êtes une fille). Histoire non finie, alors faudra espérer que j'aie le courage d'écrire la fin, la semaine prochaine.
Malheureusement, histoire vraie.

On était tellement contents de donner un petit frère ou une petite sœur à notre demi-belge.
On était tellement heureux de se sortir de nos emmerdes financières, que l'entreprise de mon belge démarre, qu'on a arrêté la pilule dès la création officielle de la société.
On était tellement surpris et ravis que ça marche au premier essai.

On avait envie de le dire à tout le monde, mais on attendait la première écho pour se rassurer, histoire d'être sûrs qu'on l'avait pas rêvé, que le fœtus était bien là. Et quand on l'a vu la première fois, peu avant deux mois de grossesse, on s'est dit : tant pis ! On est contents comme tout, pourquoi le cacher plus longtemps ? Tout allait bien, pour le premier tout s'était bien passé, on s'est dit zut, les trois mois difficiles on s'en balance.

Du coup, on l'a dit pour Noël. L'occasion était bonne, les familles étaient toutes réunies, et voir tous ces sourires autour de nous était formidable. Il était attendu ce bébé, désiré. Pour les vœux, je signais « bisous de nous 3 et 1/4 ». J'étais enceinte, j'étais heureuse.

Puis, la première échographie officielle, celle des 3 mois, est arrivée. On a emmené notre demi-belge, qui depuis quelques semaines « fait des bisous au bébé de maman ». Immédiatement, je remarque un gros rond. Je demande à la gynéco ce que c'est. Sa vessie. Mon dieu, elle est énorme ! C'est normal ? Non. Tout le reste va bien, la clarté nucale est à 1,9, tout est ok sauf cette méga-vessie. C'est d'ailleurs le terme technique. Méga-vessie. La gynéco nous dit que ce n'est pas courant, que ça peut être embêtant, qu'il fait faire des examens complémentaires. Elle nous prend un rendez-vous dans 4 jours, avec un matériel plus sophistiqué, dans un hôpital plus important.

En rentrant, je me jure de ne pas aller voir sur les forums ce que cette méga-vessie pourrait occasionner. Je me promets de me borner aux sites médicaux. J'ai envie de poser les bonnes questions, de savoir ce que mon bébé risque. Mon belge refuse de savoir, lui. Il a raison, mais c'est compulsif, je ne peux pas m'en empêcher. Je me dis que plus je me prépare à une éventuelle mauvaise nouvelle, moins ce sera difficile si elle tombe.

Ce que je lis est abominable. Les pourcentages de s'en sortir sont ridicules. Les risques d'anomalie chromosomique élevés. Je lis que cette pathologie peut être détectée même chez des enfants ou des adultes, et qu'elle est dangereuse. Mon bébé a 12 semaines. 12 semaines. Il mesure 5 centimètres. Si on le détecte si tôt, c'est que c'est grave docteur ?

Hier jeudi, on va donc à l'hôpital. Je le sens pas. Le premier échographe qui nous ausculte regarde tout, sauf la vessie. Et pourtant, on ne voit qu'elle. Elle est énorme. J'ai l'impression qu'elle a grossi.
Une question me taraude depuis deux jours : est-ce que le système nerveux du fœtus est suffisamment développé pour qu'il ressente quelque chose ? Est-ce que cette mégavessie lui fait mal ? Il hésite, contourne la question. J'insiste, je veux ma réponse. Avec moult précautions, et sans jamais le dire directement, la réponse est quand même oui. Cette vessie énorme comprime ses organes en formation, et ce n'est pas agréable. Mon bébé a mal. Il n'a que 12 semaines d'existence et il souffre déjà.
Le docteur en chef arrive. On sent qu'il cherche autre chose, parce les images sont vraiment différentes. La vessie a bel et bien augmenté. La clarté nucale aussi d'ailleurs. On est passé à 4,2. Le bébé a un œdème partout sur le corps. Mon bébé. A l'intérieur de moi. Je ne peux plus me retenir de pleurer. L'échographe, qui avait oublié une dernière vérification, ne peut plus rien voir parce que mon ventre bouge trop. Les spasmes, hein.... Il abandonne, compréhensif.

Verdict : une chance sur deux d'être trisomique 21. D'autres anomalies chromosomiques possibles. Il faut établir un caryotype le plus vite possible. Et reprendre rendez-vous avec ma gynéco dans 15 jours, pour voir l'évolution. Si le caryotype ressort mauvais : IMG. Si la prochaine écho ne montre pas d'amélioration : IMG. En effet, même s'il y a le bon nombre de chromosomes, les malformations observées ne permettent pas la naissance d'un bébé viable, ses reins seront probablement détruits avant la naissance, et ça, sans parler des dommages causés aux autres organes. S'il atteint la naissance... Une seule porte de sortie : que le caryotype soit normal, et que la vessie ait diminué à la prochaine échographie. Le médecin a cependant ajouté : « je ne veux pas vous mentir, je n'ai jamais vu ça. Le pronostic est très mauvais. » Il l'a répété encore deux fois. Très mauvais.

Ma sorti de l'hôpital debout tient du miracle. J'appelle ma gynéco. Elle est très humaine, je suis un peu réconfortée. Mon bébé souffre ? Qu'en pense-t-elle ? Elle me demande si le bébé bougeait, à l'écho. J'ai beau fouiller mes souvenirs, non, il ne m'a pas semblé qu'il bougeait ce coup-ci, alors que 4 jours avant, on l'avait nettement vu remuer ses guibolles. Elle me dit qu'alors effectivement, c'est un signe de souffrance fœtale. A cet age-là, ils sont censés remuer tout le temps. Bon. Le rendez-vous est pris pour mardi prochain, pour établir le caryotype. 5 jours à attendre. 5 jours avec un bébé qui souffre à l'intérieur de moi. Qui est peut-être déjà mort en fait.

Elle dit qu'elle me rappelle demain pour prendre de mes nouvelles. C'est aujourd'hui, elle n'a pas encore téléphoné.
J'ai des tas de questions à lui poser. Quelle est l'utilité du caryotype, s'il n'y a plus d'espoir ?
Est-ce la faute à pas de chance, ou doit-on s'attendre à la même chose pour le suivant ?

Des questions, des questions, de l'attente... Le sentiment de ne servir à rien, d'être coupable de quelque chose alors qu'il est impossible que ce soit de ma faute.

Voilà où j'en suis.
On attendait une petite étoile, on aura une étoile filante, a dit mon belge.
Pour une fois qu'il est poète...

31 décembre 2009

Et mes skis?

En Norvège, dans le train, on a des précisions qu'un Français trouve marrantes... :)

En même temps, c'est triste en France, on n'a que des bagages.

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19 novembre 2009

Norge

Et bien, après deux mois de vie norvégienne, je cède enfin à la pression générale (de ma sœur), et je prends le temps de vous poster un petit quelque chose.

Difficile de savoir par quoi commencer (le désavantage de ne pas écrire régulièrement, j’en ai peur), donc ce sera un billet un peu pêle-mêle.

Commençons par ma vie ici… Je m’amuse vraiment bien ici, je me plais dans ma pas-si-petite chambre estudiantine, et les gens sont tous gentiiiils ! Mais, il y a un mais, je me sens un chouia frustrée de vivre en résidence universitaire. Je vous entends d’ici, « mais c’est le meilleur de moyen de rencontrer des gens ! ». Et vous avez raison, sans aucun doute possible. Le seul « problème », c’est que les seuls Norvégiens que je rencontre sont les profs de l’école (très gentilles, mais je n’ai pas de contacts en dehors des cours), et mes élèves (moyennement gentils, et je n’ai certainement aucun contact avec eux en dehors des cours). Je vis vraiment une vie d’étudiante internationale, et il y a un côté frustrant à se dire qu’on n’expérimente pas vraiment la vie norvégienne telle qu’elle est.

Cela dit, je m’en remettrai, hein.

Sinon, tout se passe bien à l’école. Enfin, aux écoles, parce que je travaille dans deux écoles en même temps, un collège et un lycée. Les élèves ne sont pas pires ni meilleurs qu’ailleurs… C’est d’ailleurs une cruelle désillusion : avant de partir, on m’avait vendu le merveilleux, magnifique, système éducatif scandinave, notamment pour les langues. Résultat des courses : ils sont très bons en anglais, ça c’est vrai, mais pour toutes les autres langues, ils ont le même niveau que nous. Pourquoi ? Parce qu’ils commencent l’anglais à 7 ou 8 ans, quand la deuxième langue arrive à 11 ou 12 ans, comme chez nous, et aussi parce qu’il y a une véritable exposition à l’anglais. Tous les films, toutes les séries sont en VO sous-titrés, et on voit aussi bon nombre de shows américains à la télé.

Donc, au final, j’ai autant de boulot ici qu’en Irlande.

Pour ce qui est de mon apprentissage du norvégien, ça avance douuuucement. Un peu trop lentement à mon goût, mais en même temps, je n’en ai pas besoin tous les jours : je vis avec des étrangers, je parle anglais et français à l’école… et tout le monde comprend et parle l’anglais ici. Et avouons-le, pour l’instant, je sais me présenter, compter jusqu’à 100, et décrire le mobilier d’une pièce. J’essaie de gagner du vocabulaire avec mes élèves : donnant-donnant en français et norvégien, mais bon, c’est pas facile.

Le seul et gros bémol que je ressens ici, c’est que contrairement à l’Irlande, j’ai une furieuse envie de rentrer en France. Pas de façon permanente, non, mais juste un weekend. Je ne sais pas à quoi ça tient, parce que je ne me sens pas mal du tout ici. Je n’ai pas ressenti le même besoin en Irlande ; peut-être parce que mes parents étaient venus me voir en octobre et j’avais eu ma dose de « maison » par procuration ? Je me demande aussi si ça a à voir avec mes doutes sur cette carrière que je suis (plus que) sur le point d’embrasser : veux-je vraiment être professeur ? Et si non, que faire de moi ? Et oui, deux ans après, on en est toujours aux mêmes questions basiques. Je prends « mon mal » en patience en me disant que je pourrais me poser ces questions existentielles en France, où elles paraitraient encore plus déprimantes.

Sinon… pour des détails plus légers ! Jeudi dernier, je suis allée à un concert de l’orchestre de Stavanger. Haydn, Berlioz et … Frank Zappa. Qui a écrit un morceau pour orchestre symphonique, The Adventures of Gregory Peccari. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais en fait, quand on sait que c’est de Zappa, ce n’est pas surprenant : c’est complètement dingue, tous les instruments jouent en même temps (avec bien sûr batterie et guitares électriques sur scène), il y a deux chanteurs dont il faut apprécier la performance, parce qu’il faut aussi être acteur pour ce morceau… Impossible à décrire, mais bien divertissant !

Je viens de finir Le Club des Incorrigibles Optimistes, de Jean-Michel Guenassia, livre emprunté au centre culturel. C’est une bonne tranche de vie d’un ado dans les années 60, qui fait partie d’un club d’échec dans l’arrière-salle d’un bar, qui regroupe des émigrants venus de l’autre côté du mur de fer, chacun avec son histoire et son passé. C’est un livre sympathique à lire, même si je ne l’ai pas trouvé formidâââble. D’un autre côté, tous ces noms russes m’ont donné envie de commencer Dostoïevski, mais je ne sais pas lequel. Des idées ?

Je voudrais aller au cinéma, mais ils ne passent les films qu’en soirée (étrange). Mes films à voir : L’imaginarium du Dr Parnassus (évidemment), The Informant (la tête de Matt Damon sur l’affiche me donne envie de voir le film, je ne sais pas pourquoi), et The Men who stare at goats (pour lequel j’ai le même sentiment qu’avant de voir In Bruges… Ca ne peut pas être mauvais. Et puis, attention, casting : Jeff Bridges, Ewan McGregor, Georges Clooney et Kevin Spacey).

Je suis d’ailleurs dans une période « Spacey ». Je dois donc voir tout ce que je peux de ses films, ses interviews. Je me maudis d’avoir laissé the Usual Suspects et Ordinary Decent Criminal à la maison ! J’ai donc vu récemment Superman Returns (complètement illégalement, parce que faut pas déconner, non plus), où il joue Lex Luthor, sans brio, je dois le dire. Je ne comprends pas vraiment l’enthousiasme des acteurs à jouer dans un film de « comics ». Le genre est complètement figé, et il n’y en fait qu’une façon de jouer Lex Luthor ou Superman, et c’est la même depuis le premier film ; pas de vrai challenge. En plus, c’est assez frustrant, parce que Kevin Spacey a quand même joué des rôles méchants vraiment méchants qui pensaient à tout (souvenez-vous Jonathan Doe), alors Lex Luthor et son plan foireux de construire un nouveau continent qui remplacerait les autres pour devenir un magnat de l’immobilier, moi, ça me fait bien rire. Et le monsieur en slip rouge n’aide pas non plus.

Des questions ? Non ? Je m’en doutais. :)

21 octobre 2009

Conversation téléphonique

Par Maritxu

imagesMême sans être ensemble, mon bébé arrive à me surprendre. Tous les soirs, on a une conversation téléphonique à sens unique, dans laquelle c'est moi qui parle presque sans m'arrêter, et le demi-belge qui répond épisodiquement avec ses bruits "tracteur", "camion", "maman", etc. En plus, c'est formidable, il répond "oui" à toutes mes phrases, même si ce ne sont pas des questions.

Hier soir, mon bébé avait envie de papoter. On sentait bien que le fait de ne pas parler commence à le gêner. C'est difficile de raconter sa journée avec juste des sons, oui, et maman. Hier soir, donc, la traditionnelle question :

"Comment on dit Papa ?"
(voix grave) "Maman !"
"Non, on dit Pa-Pa"
(voix étouffée) "pa-pa"
"Ouiiiiiiii mon coeur, c'est ça !"

(voix de la belle-mère derrière) "souvent, il dit Papa quand il regarde les poissons..." (le son des poissons ressemble à pa-pa-pa)

"C'est bien, mais tu sais, Papa n'est pas un poisson, hein"
"oui"
"La preuve, c'est que Papa ronfle, alors que les poissons ça ne ronfle pas. Donc Papa ne peut pas être un poisson"
"hahahaha !"

Le croyez-vous ? Il a ri. Sans blague, vraiment comme s'il avait compris la blague. C'est à quel âge qu'on commence à avoir le sens de l'humour ?

Décidément, mon fils est formidable.

11 octobre 2009

Papa !

Par Maritxu

Depuis quelques temps, notre vie est assez agitée, et nous sommes assez fatigués... Mon belge travaille d'arrache-pied à la création de son entreprise, je travaille en France (soit à 1h30 de chez moi et à 3h de mon bébé... aaarg) et donc nous sommes fatigués.

Le week-end est le moment des siestes collectives, et souvent nous nous relayons pour jouer avec le demi-belge, pendant que l'autre dort. Souvent, c'est le Belge qui dort, et moi qui joue, fait la vaisselle, la cuisine, les lessives. Pas juste ? Vous avez raison. Mais je récupère plus vite que lui, et moi, je bosse le jour, lui c'est plutôt un oiseau de nuit.

Brèfle.

L'autre jour, donc, mon Belge faisait une sieste le matin. J'ai préparé le déjeuner, et j'envoie mon demi-belge chercher son père à l'étage. Au bout de 5 minutes, je ne vois toujours personne revenir. Inquiète, quand même, je monte jeter un oeil. Pas un bruit dans la chambre. Je trouve mon bébé en train de jouer tranquillement au pied du lit, et sans un regard pour personne, il me montre le lit et dit "rrhhooonn pchiiit".
Traduction instantanée Google : Papa dort encore.
Je me gausse, évidemment.

Mais cette histoire a des séquelles : aujourd'hui, dans la voiture, comme d'habitude, on papotte.

"c'était bien la visite de la ferme mon coeur ?"
"oui"
"tu as vu des coqs ?"
"eurheuuureuuuk !"

(etc, je coupe, c'est long, on a vu des poules, des lapins, des vaches, des tracteurs, j'en passe)

"comment on dit maman mon coeur ?"
"maman"
"et comment on dit papa ?"
"rhonnn pschitt"

La vie est belle, mon mec est un flemmard, et c'est mon bébé qui le dit !

21 septembre 2009

Au boulot !

Par Maritxu

En ce moment, nous sommes pauvres, et j'ai donc accepté un job pour un mois, en France. Ca m'éloigne aussi de mon demi-belge pour un mois, mais voyez-vous, je préfère avoir un bébé nourri et pour ça, faut bien faire des sacrifices. *snirlllfff*

Pendant qu'Amaia s'éclate en Norvège (oui, elle ne vous a pas dit ? ouh, la coquine qui ne poste pas !), moi, en ce moment, je suis sur ce genre de trucs :

DSCF9349

Un barrage, mes petits amis.
C'est beau. Sans rire. J'apprends des tas de choses, comme la signification première du mot "débâcle". C'est la crue glaciaire de la rivière, et ça a été attribué par la suite à un changement qui amène du désordre. C'est pas merveilleux ?

Pendant toute la semaine, je vais me balader sur des barrages, et ça me console d'avoir lâchement abandonné mon bébé. Je profite des derniers jours de beau temps, et je suis payée. Classe...

7 septembre 2009

Enfin !

Par Maritxu

Enfin...

Après presqu'un an de travail acharné, de désillusions, de reports, de doutes, d'un déménagement, d'une installation en Belgique, d'un propriétaire inique, enfin, mon Belge va pouvoir créer son entreprise !

Sa société de construction en bottes de paille, en préfabrication, va pouvoir voir le jour !

Pas de nom, le but du blog n'est pas de faire de la publicité, mais je voulais juste partager avec vous notre joie immense...

Il fait beau, sur la Belgique, et dans nos coeurs ! Youhou !

4 septembre 2009

Lego

Par Maritxu

Mon demi-belge m'en a fait une bien bonne dernièrement, et je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager ça...

Bien, malgré le fait qu'il ne parle toujours pas, il joue comme tout bébé normal et s'invente des histoires comme tout bébé normal. Sauf que je dois deviner ses histoires quand il me demande ma participation. Comme - on l'a déjà vu dans les mille épisodes précédents - son vocabulaire est super limité, il s'énerve souvent parce que je ne comprends pas ce qu'il me demande.

cube_plastique_legoDonc, l'autre jour, il se pointe avec une plaque de lego, entièrement carrelée. D'habitude, il fait plutôt des empilements (empilages ?). Tout fier, il me fait "blu !"
J'essaie les trucs habituels : "tiens ? Tu as fait un camion ?" "non"
"Une moto ?" "Non"
"Un bateau ?" "Non"
"Un tracteur ?" "Non"
"Un crocodile ?" "Non"
"Un lion ? "Non"

Zutre, ça marche ces trucs là, les autres jours.
Là, il s'énerve un peu et me traîne à la cuisine où il montre le four en criant : 'haaaaa !"

"Tu as fait un gâteau et tu veux que le cuise ??"
"Ouiiiiii !" (intense ton de soulagement dans sa voix)

Il sait qu'il n'a pas le droit de toucher au four, c'est pour ça qu'il me l'a apportée, sa plaque de lego. Comme je suis une mère formidable, évidemment, j'ai fait semblant de cuire son machin, et il est reparti content vers de nouvelles aventures.

Il est pas formidable mon bébé ?

31 août 2009

Aigrette du front - Angiome plan

Par Maritxu

Je suis ravie de voir que mon article sur la tache de naissance de mon demi-belge aide les mamans à dédramatiser quelque peu. J'ai reçu récemment un très gentil mail d'une maman dont la troisième louloutte est née toute tachée, elle aussi. Elle me demande des photos, et je trouve que c'est une bonne idée de faire ici une espèce de chronologie...

Voici donc un article à photos, pour montrer l'évolution de la tache de mon demi-belge.

Je rappelle que mon bébé est né avec un angiome plan en forme de V sur le front, une tache sur la paupière droite, sous le nez, et derrière la tête. Ce type d'angiome très caractéristique s'appelle l'aigrette du front et est censé s'en aller avec l'âge. Sauf qu'en tant que bonne mère on panique toujours, je suis passée par des tas de médecins pour en être bien sure. Surtout une dermato qui m'a extorqué 80€ pour me dire qu'il n'y avait strictement rien à faire... Celles et ceux qui ne l'ont pas lu peuvent prendre connaissance de mes peurs ici.

Que je sois bien claire : ce ne sont pas les plus belles photos, ce sont juste celles où on voit le mieux la tache et sur lesquelles il est tout seul. On remarquera que celle-ci varie d'une photo à l'autre, en fonction de l'éclairage, de son état d'esprit, etc... Ainsi, quand il râle on la voit bien, et quand il est bronzé et reposé, presque plus.

Cet article n'a pas pour but d'idéaliser mon bébé (qui est quand même le plus beau du monde, soyons honnêtes ;^) ), mais bien de montrer aux mamans paniquées que la tache s'atténue de façon très sensible. De leur montrer que, pour ce type de tache en tous cas (et sauf avis contraire de la profession médicale), il n'y a AUCUN TRAITEMENT A FAIRE, elle s'en va toute seule.

1_jour A la naissance

1_mois 1 mois - il dort : elle est très pâle

2_mois___fort 2 mois - on la voit parfois beaucoup

2_mois___pas_fort 2 mois - et d'autres fois beaucoup moins !

3 mois -

3_mois 3_mois___2


4 mois -

4_mois


5 mois - en plein effort, on la voit encore bien !

5_mois___fort


5 mois - détendu, c'est moins flagrant

5_mois___pas_fort

6_mois

6 mois

6_mois__2

 

7 mois - un bain, et hop ! envolées les taches !

7_mois7_mois___2

8 mois -

8_mois


9 mois -

9_mois__2

 

9_mois

 

10 mois - Les taches de la paupière et sous le nez ne se voient presque plus sur les photos.

10_mois

11 mois - c'est l'été, un léger hâle suffit pour tout planquer !

11_mois


12 mois -

12_mois


13 mois -

13_mois


14 mois -

14_mois


15 mois -

15_mois

16 mois

16_mois__2  16_mois

17 mois - dans les moments d'énervements (ici, crise de rire), elle ressort

17_mois__2  17_mois


18 mois - les crises de nerfs font ressortir la tache, elles aussi

18_mois18_mois__2

19 mois

19_mois

20 mois - on commence à ne plus rien voir du tout

20_mois 20_mois__2


21 mois -

21_mois

22 mois -

22_mois

23 mois -

23_mois

Aujourd'hui, Arthur a presque 2 ans et elle ne se voit plus que très très rarement sur une photo. Dans la réalité, elle est encore distincte, mais il faut le savoir. On m'avait dit qu'elle disparaitrait au bout de trois ans, je pense que le timing sera respecté !

Et puis, si les parents trouvent toujours leur bébé moche en photo, qu'ils essaient le noir et blanc, c'est formidable : la tache disparaît !

 


Suite aux nombreux messages de gens ne prenant même pas la peine de lire l'article en entier, les commentaires de cet article sont fermés. JE NE SUIS PAS MEDECIN, je ne peux PAS savoir si la tache de votre enfant va disparaitre, je ne fais que partager MON expérience.

 

 

 

29 août 2009

Mon Dieu, mais c'est de l'Art !

Par Maritxu

Pour nous les nouvelles ne sont toujours pas au beau fixe malgré quelques points positifs tout de même... On ne désespère toujours pas d'avoir de l'argent un jour, mais c'est si difficile de se dire qu'on est bloqués par quelque chose d'aussi trivial... et d'aussi essentiel.

Bref, les occasions de bloguer sont rares, parce que je n'aime pas étaler mes déboires, et d'une manière générale, je n'aime pas me faire plaindre.

Heureusement que mon demi-belge est là pour égayer mes journées, sinon je les passerai au fond de mon lit à déprimer.
Heureusement qu'un enfant se lève à heure fixe – bien qu'un peu tôt à mon goût – et vous oblige à sortir du lit.
Heureusement, un enfant vous donne mille occasions de vous émerveiller chaque jour.
Heureusement qu'un enfant, c'est la continuité de la vie, tout simplement !

Aujourd'hui, pour la première fois, il a pris un crayon pour faire son premier vrai dessin. Il était temps, me direz-vous, il aura 2 ans dans 15 jours ! Mais comme toute mère normalement constituée, je suis restée baba devant le résultat :

Arthur_28

Arthur_28

Pas de gribouillages compulsifs à grands traits répétitifs comme je m'attendais à voir, ses gestes sont précis, doux, contrairement à son naturel d'ailleurs : il nous a plutôt habitués à tout envoyer valdinguer pour un oui ou pour un non, à faire de l'escalade sur tout objet inerte ou pas, à crier à tue-tête, etc...

Du coup, malgré mes peurs (j'ai changé la belle chemise qu'il avait sur le dos en un t-shirt cra-cra, quand même), j'ai sorti des feutres. Je sais pas vous, mais moi, je trouve ça beau :

Arthur_28

Arthur_28

Arthur_28

Arthur_28

Demain, on sort la peinture, c'est promis !

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