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Nobody expects the Spanish inquisition
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Nobody expects the Spanish inquisition
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Nobody expects the Spanish inquisition
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20 janvier 2015

C'est la meilleure

Entre des milliers d'autres choses, Il (oui, je n'ai plus envie l'appeler "le Belge", et cette majuscule va bien avec son complexe de supériorité) m'a reproché ce week-end de l'avoir harcelé pendant la rénovation de la maison, en ayant osé poser souvent les questions suivantes :
Combien ça va coûter ?
Combien de temps ça va durer ?

Puis je lui aurais reproché de ne tenir ni les délais ni les budgets. Je rappelle qu'il est architecte de formation et que c'est son entreprise de construction qui nous rénove la maison. Pardon de penser qu'il est un peu au courant.

Alors, oui, je plaide coupable.
Dans une rénovation, avec un remboursement et un loyer en cours, et un seul salaire pour tout ça parce que le peu de salaires que lui a touché sont tous partis dans son entreprise au bord de la faillite comme augmentation de capital, ces deux questions, oui, je me les suis posées quotidiennement. Et oui, j'ai OSE lui demander occasionnellement de me rassurer. Inutile de dire que je n'ai récolté que des yeux au ciel, des soupirs, des reproches et des portes qui claquent, car comme je 'lui cassais les couilles avec mes questions', Il a passé 95% de ses soirées avec les ouvriers dans la maison en travaux. Ses soirées, hein, quand le travail était fini, me laissant seule à la maison face à mes peurs.

Alors - cerise sur le gâteau - alors qu'avec sa soeur comme médiateur Il a annoncé qu'il s'en irait bientôt de la maison, il refuse de donner un délai, parce que je lui reprocherais encore de ne pas tenir ce délai.

Je ne suis qu'incompréhension.

Je ne comprends plus ce type. Du tout. Ses réactions vont à l'encontre de toutes les réactions normales.

Dieu que j'ai pris la bonne décision.

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3 février 2015

J'ai la grippe

J'ai attrapé la grippe de mon fils. C'est pas étonnant. Ce qui l'est plus c'est que lui, à 40°C paraissait moins cassé que moi à seulement 38.5°C.

J'ai des frissons. J'ai chaud, j'ai froid. Je sens des odeurs atroces qui remontent de la cave que je suis la seule à sentir (mes enfants et deux copines passées confirment). J'en peux plus de ces toilettes sèches et de ce putain de chauffagiste qui répond pas. J'en peux plus de la corvée de bois pour cette chaudière qui n'offre même pas un jour d'autonomie. Même avec des trous partout, franchement, UN JOUR !!

Cette maison sans LeBelge n'a aucun sens. Je n'en veux plus. J'y arriverai jamais seule. J'ai envie de tout arrêter, de vendre. En sachant pertinement qu'elle n'est pas vendable en l'état cette foutue maison. Elle aura tout pourri, tout cristallisé jusqu'au bout. Elle va me faire chier jusqu'à ce que j'en sois débarassée.

Je veux que tout s'arrête. J'ai envie de m'enfermer au fond de mon lit et de ne plus jamais en sortir.

D'un autre côté, j'ai de la fièvre. Ca ira mieux en fin de semaine. Peut-être que le médecin a eu raison de m'arrêter aussi longtemps finalement. J'en ai probablement besoin. Paniquez pas, maman et Amaia, hein. Ca ira vraiment mieux. Mais de fond de ma fièvre, j'avais besoin d'écrire.

 

10 février 2012

Machine à laver

par Maritxu Hier soir, macérant dans mon bain, je demande à mon Belge de remplir la machine de linge. Il revient avec la panière vide, et un sourire hilare sur sa face. Je soupçonne instantanément une entourloupe. Il me dit qu’il a laissé un message subliminal dans la maison, en se marrant. Je vérifie le programme, ok ; la lessive, ok. Comme il me dit que c’est pas grave, et qu’il n’a qu’une seule envie, c’est que je le tanne pour savoir, je lâche l’affaire, il ne dira rien de toutes façons. Ce matin, j’ai trouvé. Il a laissé TOUTES mes culottes sales dans la panière, et a caché TOUTES mes culottes du placard. Obligée de partir en string au bureau. Message subliminal ? Mon œil.
23 septembre 2013

Madame, vous n'avez rien.

Par Maritxu

 

C'est un syndrome. Chez moi en tous cas.

Je m'occupe assez mal de moi, même si je me plains souvent. Ne me jetez pas la pierre, c'est un trait de caractère typiquement féminin, et pour une fois que je donne dans la fifille, je ne vais pas arrêter. (D'autant que ça ne marche pas DU TOUT avec mon Belge, alors je ne fais de mal à personne).
Donc, quand je vais chez le médecin, c'est que je ne vais pas bien, mais alors pas bien du tout, et qu'en plus, ça fait longtemps que ça dure. Et à chaque fois, je n'ai rien. Rien du tout. Rien de diagnostiquable en tous cas.

Tiens, l'autre jour, j'ai de la fièvre et des courbatures, je trouve 2 tiques dans mon bain (APRES MA FIEVRE, hein), donc, lien de cause à effet, paf, je me fends d'une visite. Je suis stressée-fatiguée, m'entends-je dire.

La semaine suivant, je crève de mal à la jambe, du coup, j'hésite fortement à aller chez le médecin, pour m'entendre dire encore une fois que c'est dans ma tête. Bon, j'ai trop mal, je vais en voir un autre (je ne suis pas maso), et -je vous le donne en mille- il ne me trouve rien. Pourtant, par acquis de conscience, il m'envoie passer un doppler. Ben j'avais bel et bien une phlébite ! Ca m'a grandement rassuré sur ma santé mentale.

Depuis la grossesse du Demi-belge, je me cogne des hémorroïdes. 6 ans. Et depuis un an, ces saletés commencent à vraiment handicaper ma vie. Je consulte enfin la semaine dernière. J'ai rien. Il ne peut rien faire, puisque selon lui, il n'y a rien à soigner. Super, je peux continuer à ne plus pouvoir marcher plus de deux heures en ayant la satisfaction de savoir que je n'ai rien. La douleur est dans ma tête aussi ?

Ha, et l'après-midi du même jour, j'ai hématoloque pour cette histoire de nouvelle phlébite. Devinez un peu ce que raconte la prise de sang ? Mais RIEN, ma bonne dame, elle ne raconte RIEN DU TOUT ! je n'ai AUCUNE anomalie de la coagulation !

Comme a dit la grand-mère de mon belge, je mourrai un jour en bonne santé, vous allez voir.

 

11 novembre 2011

De la mauvaise (voire nulle) information des jeunes mamans


Il y avait longtemps que j'avais envie de pondre cet article, parce que j'en ai marre. La société actuelle nous pousse à toujours vouloir faire mieux, plus vite, à nous couler dans un moule, et si on n'est pas parfait, on est montrés du doigt.
Je dis stop.

Un couple qui s'engage dans l'aventure de l'enfantement n'est pas sorti de l'auberge mes amis. Déjà, la pression sociale. Vous ne pouvez pas être en couple depuis deux ans ou mariés depuis un an que toute la famille et amis vous pressent « et les enfants, c'est pour quand ? » Je rappelle qu'il y a des couples qui n'en veulent pas. Que c'est leur choix. Qu'ensuite, il n'y a rien de pire d'être en essai bébé et de s'entendre rabâcher toutes les semaines « toujours pas ? ». Que de toutes façons, on ne l'annoncera pas avant trois mois de grossesse, alors arrêtez de pomper l'air aux gens.

Je ne parle même pas de ceux qui galèrent en procréation médicalement assistée (PMA), ceux-là sont encore plus à plaindre, et je n'étais heureusement pas dans ce cas.

Quand on est enceinte, la galère continue. Avant, les gens étaient beaucoup plus proches, et les grands-parents habitaient souvent sous le même toit. Les grands-mères pouvaient conseiller les femmes enceintes, les rassurer. Internet n'existait pas, donc on ne pouvait pas aller sur des forums où faire part de toutes ses angoisses, trouver des réponses non adaptées, et endosser en plus les angoisses des autres futures mamans. Non, sans rire, ce truc est un piège, je connais, je suis tombée dedans. On finit par flipper tous les jours parce que Machin a eu un problème, et pourquoi pas moi ??

Les cours de préparation à l'accouchement aussi sont sujets à question. Avec la multitude des offres proposées, on ne sait plus à quel saint se vouer. Haptonomie ? Classique ? Chant choral ? Piscine ? Sophrologie ? Le plus drôle c'est que toutes ces préparations passent sous silence le point le plus important de l'accouchement : ça fait atrocement mal. Si. Que les filles qui se demandent si elles vont vraiment reconnaître une vraie contraction quand le travail va commencer se rassurent : on ne peut pas se tromper. C'est extrêmement douloureux. Heureusement, on oublie. Et pour celles qui ne sont pas contre, la péridurale est un acte médical miraculeux, il faut vraiment élever un monument au type qui a inventé ça.

Enfin, le bébé arrive. Et là, c'est inconnu. On rentre dans un territoire vierge, sans repère. On s'imagine un bébé parfait, tout rose et tout beau, passant sa vie à dormir, manger (et faire caca pour les plus réalistes). S'il est vrai que quelques bébés sont comme ça, ils ne sont pas légion. Un bébé, ça pleure. Beaucoup. Bruyamment. Et la majorité du temps, on ne sait pas pourquoi. On est désemparés.
Encore une fois, lorsque la vie était communautaire, les tantes, grands-mères, cousines, sœurs prenaient le relais. Elles partageaient leur expérience. De nos jours, la cellule familiale est réduite à sa plus simple expression, et le passage des grands-mères se limite à une semaine, les autres, encore moins. Comment aider efficacement la maman débordée en aussi peu de temps ? Comment comprendre le bébé, et conseiller utilement la mère ? Réponse : pas. On doit se débrouiller toute seule, et en plus s'occuper de l'intendance, du ménage et de sa silhouette. Parce que si tu n'as pas retrouvé ta taille mannequin en un mois, tu es montrée du doigt (« oh, tu pourrais faire un effort quand même. » « Et l'allaitement, ça fait fondre, pourquoi tu as aussi peu perdu ? ») Je ne sais pas si je suis foutue comme les autres, mais moi, je n'ai pas perdu UN gramme pendant mes deux allaitements. Voilà, c'est comme ça, tenez-le vous pour dit.

Avec de la chance, le papa est là le soir ou même la journée pour passer le relais. Mais pas toujours. Je voue une admiration éperdue à ces mères célibataires ou à ces femmes de militaires qui doivent tout assurer toutes seules.
Chapeau les filles.

Chaque visite chez le pédiatre est sujet à questionnements. Il n'est pas assez gros, trop gros, ne suit pas assez bien des yeux, boit trop, ne sait pas encore se retourner, et le pédiatre, s'il est vraiment mauvais, se permet encore des conseils d'éducation « vous devriez faire comme ci, comme ça. » Mais comment peut-il connaître les réalités de notre vie au quotidien ? On fait comme on peut figurez-vous ! Moi on m'avait traumatisé avec « 5 kilos, 5 tétées ». Mon premier buvait trop soit-disant, et je me le trimbalais donc dans toute la maison, hurlant, en lorgnant désespérément sur l'horloge que l'heure soit venue de lui redonner le sein.

Cette erreur – ces erreurs, il n'y a pas eu que celle-là – je ne les ai pas recommencées pour la deuxième. On dit que les seconds sont plus calmes. C'est faux. C'est la maman qui est plus décontractée, parce qu'elle sait où elle met les pieds.

J'ai refusé les diktats de la pression sociale.
J'ai laissé mon appartement en friche, et, du coup les gens se proposaient pour le ranger et le nettoyer (merci maman).
J'ai dormi en même temps que ma fille.
Mon fils ainé a beaucoup été chez ses grands-parents, et il a – pour son plus grand bonheur – passé un temps fou devant des dessins animés pour que la maison soit calme.
J'ai porté ma fille presque non-stop pendant deux mois, en ignorant superbement ceux qui me disaient qu'elle allait devenir acro et qu'il ne fallait pas que je l'habitue.
Ma fille a terminé TOUTES ses nuits dans le lit parental pendant un mois parce que c'était le seul lieu où elle se rendormait facilement. Bien entendu, j'en ai entendu des vertes et des pas mûres sur les risques d'étouffement et d'écrasement. Il faut savoir que des parents exténués ne bougent pas d'un poil de la nuit. Et qu'à un mois, les bébés non plus. Le risque est donc maitrisé, non ?
J'ai allaité ma fille à la demande pendant trois mois. Elle mangeait jusqu'à 9 fois par jour. Et je m'en cognais. Elle demandait ? Qu'elle mange ! Il a juste fallu un petit réajustement vers un mois et demi, parce que j'avais confondu les pleurs de faim des pleurs de demande d'attention. Du coup, elle a eu mal au bide pendant une soirée. UNE SOIREE seulement. Et de cette erreur, j'ai pu mieux comprendre les besoins de ma fille.
Depuis qu'elle est passée au biberon, ses besoins se sont d'ailleurs régulés d'eux-mêmes, et elle est rentrée « dans le moule » en un rien de temps. Évidemment, le biberon, c'est plus calorique, ça cale mieux, et on maîtrise les quantités. Au sein, c'est assimilé en un rien de temps, et on ne sait jamais combien le bébé a pris. Quand il ne s'endort pas au milieu d'une tétée ! A quoi bon vouloir régir tout ça ? Une sage-femme intelligente m'avait dit qu'un bébé au sein ne pourrait jamais trop manger, qu'il se régulait de lui-même. Alors, foin des horaires, lâchez-vous !

Et même quand tout se passe bien, qu'il n'y a aucun problème de santé, que j'annonce fièrement au pédiatre que ma fille est passée au biberon sans aucun problème, et qu'en plus elle les prend froids, on trouve encore le moyen d'essayer de me faire culpabiliser. « mais madame, donner chaud à un bébé, ça lui fait des calories, c'est mieux pour son développement, et bla et bla... » J'ai acquiescé, suis rentrée chez moi, ai fait chauffer un bib', me suis rendu compte de ma connerie et de mon influencabilité et suis revenue aux biberons froids. Ma fille n'est toujours pas morte et nos déplacements sont beaucoup plus simples sans chauffe-biberon. En plus, mon fils ainé n'est pas mort lui non plus, et n'a jamais pris un biberon de lait maternisé chauffé. Il ne s'en est jamais plaint, même si ses chocolats du matin sont chauds, maintenant !

Voilà,
c'était mon coup de gueule du jour.
J'espère qu'il vous a plu et je vous remercie de l'avoir lu jusqu'au bout.

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17 avril 2012

Plurielles... Non mais vraiment n'importe quoi !

Par Maritxu Aujourd’hui, un article édifiant de Plurielles.fr… Ca fait longtemps que je vois circuler des merdes pareilles, mais là, je crois qu’on a atteint un sommet. Non, les mecs ne sont pas parfaits, mais nous non plus. Aussi bien les doléances que les conseils donnés par cet articles sont ineptes, voire complètement abrutis. Attention, c’est long, mais j’ai besoin de me lâcher… Aurélie : « Sa mère » « Mon homme n'a pas coupé le cordon avec sa mère. Il appelle sa môman chérie tous les soirs. Il lui a même filé les clés de l'appartement, du coup elle débarque à l'improviste, c'est l'angoisse» Le conseil de Plurielles.fr : Arrangez-vous pour vous faire surprendre en pleine action dans le salon avec votre chéri. Après un épisode comme celui-là, il lui supprimera définitivement les clés. Mais bien sûr. Le but du jeu est de manipuler la situation au lieu d’expliquer calmement à l’homme qu’on aime que cette situation n’est pas normale, et qu’elle vous gêne. C’est chez vous, pas chez la belle-mère. Moi, encore, j’ai du bol avec ma belle-mère actuelle, mais j’ai connu une ancienne relation où ce n’était pas le cas. Vous savez quoi ? Le problème ce n’est pas la belle-mère, mais bien le type en question. Si le gars n’a pas coupé le cordon, c’est qu’il n’est pas prêt à vivre en couple, et vous pouvez changer de crèmerie dès à présent ! Laetitia : «Sa passion pour le foot» « Quand il y a un match de foot à la télé, mon homme est sur une autre planète, il hurle comme un gamin et il va même jusqu'à porter le maillot de son équipe préférée» Le conseil de Plurielles.fr : Videz toutes les bières du frigo, ou alors n'hésitez pas à commenter chaque action du match comme si vous vous sentiez concernée, ça devrait le dissuader de continuer à regarder le match chez vous. Il aime le foot, et alors ? Vous pensez que vous avez l’ai plus intelligente quand on vous met votre passion sous les yeux ? (moi, on ne me tient plus quand je suis dans un magasin de BD, même pas la peine de me parler) Le conseil du mag est affligeant : le faire chier. Moi je dis bravo. Mais foutez-lui la paix et allez faire un tour, ça lui fera de l’air !! Laurence : « Son laisser-aller» « Alors que je suis tranquillement en train de prendre mon bain, il s'installe à côté de moi et se coupe les ongles des pieds. Ca lui arrive aussi de laisser la porte des toilettes ouverte et de cracher en se lavant les dents, un bonheur ! » Le conseil de Plurielles.fr : Dites-lui que quand il fait ça, ça vous enlève toute envie câline, un argument qui devrait certainement le convaincre ... Pour dire, j’ai eu un mal fou à empêcher le mien de faire caca à 1,5m de mon bain. Parce que je trouvais ça franchement gore. Alors les ongles, hein… Vous ne serez pas un peu chochotte des fois ? Tatiana : « Ses ronflements » « Chaque nuit, c'est un supplice, il ronfle tellement fort qu'il pourrait réveiller un mort. Résultat : je ne dors pas, et je suis incapable de travailler la journée... » Le conseil de Plurielles.fr : Pincez lui le nez, mettez-le sur le ventre, supprimez le vin pendant le diner. Et s'il refuse de coopérer, menacez le de faire chambre à part ! Il n’y a rien qui m’insupporte plus que quelqu’un qui se plaint de n’avoir pas pu dormir à cause des ronflements d’un autre. Quelqu’un qui ronfle dort profondément. Donc, il ne faut avoir aucun scrupule, lui coller un bon coup dans les côtes pour le réveiller et le faire changer de position afin qu’il arrête de ronfler. Je parle en connaissance de cause, mon mari me réveille en moyenne une fois par nuit, parce que c’est MOI qui ronfle dans mon couple. Clémence : « Son look » «Il adore porter des tee-shirts publicitaires des années 80, et moi j'ai trop honte ! » Le conseil de Plurielles.fr : Prévoyez l'air de rien une virée shopping pour lui acheter de nouveaux vêtements. Solution plus radicale : Jeter tous ses tee-shirt et mettez tout sur le dos de la femme de ménage ! Encore une fois, le conseil est édifiant : jeter ses affaires. Ben voyons. Et on va lui interdire de nous en vouloir après, j’en suis sûre. Non mais vous vous imaginez qu’il fasse la même chose ? Qu’il benne toutes vos affaires parce qu’elles ne lui plaisent pas ? Entre parenthèses, la virée shopping ne fonctionne qu’à moitié : s’il mettra les t-shirts neufs, ce n’est pas pour autant qu’il arrêtera de porter les vieux. Moi, j’ai résolu problème comme ça : 2 piles ; une pour quand il veut me faire plaisir, et l’autre pour aller bosser tout seul. Julie : « Mon mec ne veut jamais sortir avec mes amis » « Dès que je lui propose de voir mes copains, il prétexte un mal de tête ou une soirée boulot et me dit toujours d'y aller sans lui » Le conseil de Plurielles.fr : Dites-lui que c'est fou ce qu'une femme seule peut avoir du succès pendant un diner...surtout quand on la croit célibataire. Il va vite rappliquer ! Ca doit être la seule doléance intéressante de cet article de merde. Malheureusement, le conseil est encore une fois pitoyable. Le mien est plus radical : s’il ne veut pas voir tes amis cocotte, c’est qu’il ne veut pas s’investir, ou qu’il est agoraphobe. Dans les deux cas, si tu veux construire quelque chose, ce ne sera pas avec lui. Fabienne : « Il est bordélique» «J'en ai marre de ses chaussettes sales qui traînent dans la salle de bains, de son caleçon au pied du lit, mon mec laisse tout traîner et me prend pour sa bonne ! » Le conseil de Plurielles.fr : Employez une femme de ménage peu attrayante nymphomane, laissez les tous les deux ensemble, et il devrait vous supplier de faire le ménage lui-même. Mais c’est quoi ce conseil ??? Non seulement il est d’une rare crétinerie, mais en plus, expliquez moi pourquoi le mec rangerait maintenant qu’il a une femme de ménage (qu’importe son apparence) ?? Claire : « Ses remarques sur ma conduite » « Mon homme est insupportable quand je conduis, il me critique, me donne des leçons. A chaque fois qu'il est dans ma voiture, j'ai l'impression de repasser mon permis » Le conseil de Plurielles.fr : Méthode douce : Laissez-le toujours conduire. Méthode choc : N'hésitez pas à le lâcher sur le bord de la route, ça lui permettra de réfléchir. Il est temps un peu de réfléchir par vous-même et de prendre vos responsabilités. Soit vous conduisez mal, et il a raison, soit vous conduisez bien, et il convient donc d’ignorer ses remarques, voire de les lui reprocher vertement puisqu’elles risquent de vous déconcentrer. Quant à le lâcher au bord de la route, bien sûr, c’est la meilleure façon d’aborder et de régler un conflit. Justine : « Il se retourne toujours sur les femmes dans la rue » « Alors qu'on est tranquillement en train de se balader, mon homme ne peut s'empêcher de se retourner sur les jolies filles, et il croit que je n'y vois que du feu » Le conseil de Plurielles.fr : Prenez-le à son propre jeu en faisant des commentaires très élogieux sur la fille ou alors faites comme lui et zieutez tous les hommes qui passent ! Vous êtes jalouse. La belle affaire ! N’est-ce pas ce qu’on reproche à longueur de temps aux hommes ? Caroline : « Il ne m'aide pas à la maison ! » « Il est incapable de préparer un diner, de donner le bain aux enfants, je dois donc toujours me débrouiller par moi-même, et ce n'est pas simple à gérer » Le conseil de Plurielles.fr : Faites donc la grève pendant une semaine, il se rendra compte de l'ampleur des dégâts, et vous verrez qu'il s'investira un peu plus... Le meilleur conseil pour la fin. Celui ou celle qui a écrit ce torchon n’a pas d’enfants, et ça se sent. Faire la grève pendant une semaine, non seulement n’aura aucun effet, parce qu’il ne s’en rendra même pas compte, mais essayez un peu de ne pas faire manger vos enfants pendant une semaine. Juste pour voir. Moralité, rien ne vaut une bonne engueulade dans les règles pour faire avancer un couple. Ca, et éviter de lire les conseils à deux balles de magazines à la con. (Oui, je suis vulgaire dans cet article et alors ??? Je suis vulgaire quand je ne trouve pas de mot classe assez fort pour décrire la connerie humaine)
24 août 2016

Les amis

C’est un sujet difficile, pour moi en tous cas. Selon la définition Facebook, il faut avoir le plus d’amis possible, et que ça se sache. Si la qualité de la vie dépendait de ça, je serais bien mal barrée, croyez-moi.

Je pense que je paye mes choix de vie, qui m’ont tous plus ou moins coupé de mes amis. Ceux qui restent n’en sont que plus précieux.

Déjà, j’ai beaucoup déménagé étant enfant, il ne me reste donc absolument personne de la primaire, puisque c’est seulement en CM2 que mes parents se sont fixés dans un village. Je n’étais pas très populaire à l’école ; j’étais très complexée et puis qui aime la première de la classe, celle qui dit qu’elle a raté et récolte un 18 ?

J’ai donc été dans un autre lycée que celui dans lequel tout le monde allait, pour faire des études littéraires - que je n'ai finalement pas faites, scientifique que je suis, mais aussi pour faire table rase. Ça a marché. J’ai passé 3 belles années, mais curieusement, le groupe d’amis que j’y avais n’a pas survécu. Nous ne nous revoyons plus, ni moi ni les autres.

Etudes à Paris, sans y habiter. C’était difficile de rester tard aux soirées… Et puis je m’étais encombrée d’un amoureux agoraphobe, qui refusait toutes les sorties avec mes amis. A force, je n’étais plus invitée, puisque je refusais toujours… A la rupture, j’ai réalisé que j’avais fait une connerie. Quant aux amis de ma promotion, nous nous sommes tous retrouvés éparpillés aux quatre coins de la France – voire du monde. Quand nous réussissons à nous voir, c’est toujours à l’unité. J’avais moi-même déménagé à Lille, où je ne connaissais personne, pour mon premier job.

J’y ai rencontré leBelge, qui m’a entrainé dans ses projets fous en Belgique, où je ne connaissais évidemment personne non plus. De toutes façons, d’une manière générale, j’étais la baby-sitter de mes propres enfants, cloitrée à la maison, et comme nous avions de moins en moins d’argent, nos seules sorties étaient familiales ; et dans le village où nous habitions, strictement des amis-collègues à lui. A la rupture, j’ai réalisé que j’avais fait une connerie. (Le sentiment de déjà-vu est fait exprès).
Encore.

Il ne me restait personne de proche, géographiquement. Enfin, si, deux. Deux survivors qui ont réussi le tour de force de m’apprécier au moment où je m’appréciais le moins dans ma vie. Deux qui ont su me trouver intéressante alors que je n’étais qu’un gouffre de solitude.

Alors, à 36 ans, j’ai d’abord commencé par me reconstruire. Il m’a fallu un an. Puis, avec l’aide de la famille et du peu qu’il me restait, je suis sortie. Toute seule, dans un premier temps avec un coup de pied au cul, et puis de plus en plus facilement. C’est difficile de se faire des amis, je veux dire, des vrais amis, pas des collègues, des connaissances de soirée ou pire des coups d’un soir, quand on travaille et qu’on n’a que la moitié du temps de libre ; c’est difficile, mais ce n’est pas impossible. C’est juste long.

Je ne peux que me promettre de faire mentir l’adage et de ne surtout pas réitérer une troisième fois la même erreur.

Ceux que j’ai me sont précieux. Je les ai choisi avec soin, ou ils sont restés à la force de leurs bras – je n’avais vraiment plus rien pour les retenir.

A tous ceux-là : merci.

31 mai 2010

100 livres

Par Maritxu

Sur facebook, il y a quelques temps, a circulé une liste des 100 livres les plus achetés en Angleterre. J'ai déploré la pléthore de Dickens et l'absence de nombreux auteurs qui me semblaient importants.
Et j'ai trouvé la même liste, pour la France, et je suis bien plus d'accord avec elle. D'alleurs, ma liste de lecture aussi ! Autant je n'en avait lu que 41 sur 100 pour la liste anglaise, autant j'explose les scores avec la française... (en vert, ce que j'ai lu)
Et vous ? Quel est votre livre préféré ?

1 La Bible – pas en entier, mais ça compte ?
2 Les misérables de Victor Hugo
3 Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry – Une redécouverte à chaque lecture…
4 Germinal d'Emile Zola
5 Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien – Un must ! Il devrait être étudié à l’école.
6 Le rouge et le noir de Stendhal
7 Le grand Meaulnes d'Alain-Fournier
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody - Pas lu. Je n’avais pas envie d’être triste quand il est sorti.
10 Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol – Mes lectures d’enfance
12 Le journal d'Anne Frank d'Anne Frank
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
14 La nuit des temps de René Barjavel - le MEILLEUR romand d’amour du monde
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough - fini pour faire plaisir à une copine. Je me suis ennuyée !!
16 Dix petits nègres d'Agatha Christie
17 Sans famille d'Hector Malot
18 Les albums de Tintin de Hergé – Je suis heureuse de voir des BD dans cette liste
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
20 L'assommoir d'Emile Zola
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc. – Comme la Bible, pas en entier ;)
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray – Jamais entendu parler. C’est bien ?
24 Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre
26 Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley
27 La peste d'Albert Camus
28 Dune de Frank Herbert – Indispensable. D’ailleurs, Amaia rattrape son retard.
29 L'herbe bleue Anonyme – lu par hasard, un après-midi. Troublant.
30 L'étranger d'Albert Camus
31 L'écume des jours de Boris Vian – Merveilleusement fou
32 Paroles de Jacques Prévert – je les apprends à mon fils
33 L'alchimiste de Paulo Coelho
34 Les fables de Jean de La Fontaine
35 Le parfum de Patrick Süskind
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
37 Vipère au poing d'Hervé Bazin
38 Belle du seigneur d'Albert Cohen
39 Le lion de Joseph Kessel
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
41 Candide de Voltaire
42 Antigone de Jean Anouilh – je ne suis pas très théâtre, mais là, si.
43 Les lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45 Si c'est un homme de Primo Levi - Bouleversant
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne - Lu tardivement, excellente surprise
48 Les fourmis de Bernard Werber – Un conseil : s’arrêter au tome 1. Et ne rien lire d’autre de lui.
49 La condition humaine d'André Malraux
50 Les Rougon-Macquart d'Emile Zola
51 Les rois maudits de Maurice Druon
52 Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand – c’est un roc, c’est un pic, c’est un cap !
53 Les hauts de Hurlevent d'Emily Brontë
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol
57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
58 La mère de Pearl Buck
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61 Des grives aux loups de Claude Michelet
62 Le fléau de Stephen King – C’est marrant, j’aurais pas mis ce titre en premier, mais Ca.
63 Nana d'Emile Zola
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur
65 Pour qui sonne le glas d'Ernest Hemingway
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez – Désolée, j’ai vraiment essayé, mais j’ai pas PU le finir. Ils s’appellent tous pareil, c’est horrible.
67 Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
69 L'île mystérieuse de Jules Verne
70 La chartreuse de Parme de Stendhal
71 1984 de George Orwell
72 Croc-Blanc de Jack London
73 Regain de Jean Giono
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
75 Et si c'était vrai de Marc Levy – Ca m’étonne pas, moi aussi je me suis fait piéger. NE lisez PLUS de Marc Levy, par pitié ! C’est nul !!
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline – Là encore, je mets que je l’ai lu, et ce n’est pas vrai, je ne l’ai pas fini. Mais encore une fois, j’ai tellement essayé que ça compte.
77 Racines d'Alex Haley
78 Le père Goriot d'Honoré de Balzac
79 Au bonheur des dames d'Emile Zola
80 La terre d'Emile Zola
81 La nausée de Jean-Paul Sartre
82 Fondation d'Isaac Asimov – Mon chouchou ! La meilleure série SF du monde !
83 Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway
84 Louisiane de Maurice Denuzière
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86 Le club des cinq d'Enid Blyton
87 Vent d'est, vent d'ouest de Pearl Buck
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89 Les cavaliers de Joseph Kessel – Extraordinaire. A lire absolument.
90 Jalna de Mazo de la Roche
91 J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant
93 Un sac de billes de Joseph Joffo
94 Le pavillon des cancéreux d'Alexandre Soljenitsyne - le nom me fait peur. Un jour, promis, je me lancerai !
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati – Si je l’ai lu, c’est la faute d’Amaia. Et sans elle, je l’aurai abandonné comme une chaussette sale. Moi, Buzzati, je n’y arrive pas. Même le K.
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel – Excellent. Magnifique fresque préhistorique.
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98 La case de l'oncle Tom de H. Beecher-Stowe
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard
100 Le silence de la mer de Vercors

16 avril 2008

De l'école de garçons

Comme presque tout le monde sur cette planète le sait (presque car tout le monde n'a pas internet et ne peut donc pas lire ce blog – les pauvres), je travaille dans une école de garçons cette année... Et, bien que je n'ai pas eu vraiment l'occasion de tester l'école mixte, j'ai bien observé mes adorables garçons (ironie, ironie...).

Il me semble déjà qu'à la base, séparer filles et garçons de nos jours est vraiment stupide. Ce n'est pas naturel. Déjà que les filles et les garçons ne se comprennent pas dans la vraie vie en allant à l'école ensemble, mais si en plus on les sépare... C'est la cata!

Quand je vois mes petits mecs, je me dis qu'avec la présence des filles, ce serait bien différent... Pas forcément nettement mieux, ni même pire, mais différent. Ne serait-ce que leur attitude dans la cour... Ils ne feraient peut-être pas autant de bruits dégueulasses s'il y avait des filles autour. (oui, il y a des professeuses, mais nous, on est pas humain, donc ça compte pas!)

À un moment de l'année, des filles de Sacred Heart (l'école de filles de Tullamore) sont venues faire du “woodwork” chez nous. Ah oui, parce qu'évidemment, elles ne travaillent pas le bois (c'est un truc de garçons, et ça abîme les mains!), et ils ne font pas “home economics” (cuisine, couture, tout ça, c'est pour les fifilles). Donc, elles sont venues, une vingtaine, à CBS. Je ne sais pas comment vous décrire la scène suivante: les filles qui arrivent dans l'école, et une trentaine de boulets, assis sur le muret en face de l'entrée, comme au spectacle, à crier, et applaudir.

Oui oui.

Pathétique.

Et puis, les garçons entre eux, c'est des boulets, et les filles entre elles, des greluches. Si on mélange, les tendances restent, c'est vrai, mais sont moins gênantes.

Et, entre toujours entre mecs, ça doit finir par créer un manque de connaissance sur certains sujets, dont évidemment, les filles, et le sexe. Parce que de ce que j'en connais, des types qui parlent ouvertement de sexe comme des filles peuvent le faire, j'en connais pas trop... Ils se vantent, ou regardent des pornos, mais l'acte, le vrai, rien, pas un mot. Mais ce ne sont que des suppositions, si les garçons qui passent ici veulent démentir, faisez, faisez! (;-) pour Maritxu)

Encore, aujourd'hui, ce n'est pas si terrible, parce que finalement, avec internet, msn, facebook, bebo, tout ça tout ça, ils sont quand même en contact, et il y a rencontre... mais il y a quinze ans de ça, il y avait plus d'écoles unisexe, et le coloc d'une collègue, Irlandais de 35 ans, nous racontait qu'aux boums de son époque, il y avait les filles d'un côté de la salle, et les garçons de l'autre, chaque camp attendant que l'autre se manifeste... Ça pouvait durer longtemps!

Tout ça pour dire qu'en connaissance de cause, maintenant je l'affirme, les écoles de filles ou de garçons, ça vaut pas tripette.

Cela dit, à choisir entre enseigner chez les garçons ou chez les filles, je reste chez les garçons!! Ils font du bruit, sont insolents et fatigants, mais au moins, ils sont pas compliqués...

1 juin 2008

Ce qu'il me restera - bis

J'ai appris que Xavier, de l'Auberge Espagnole, avait raison: quand on arrive dans un pays étranger, tout est étranger pour nous. Et on va apprendre, petit à petit à faire entrer ces choses dans notre quotidien. On va apprendre à les connaître. C'est dur, de quitter la France et tout ce que je connais pour me plonger dans un nouveau contexte, c'est vrai. Mais c'est tellement bien de s'habituer à autre chose! Tellement bien quand on s'aperçoit que Dunnes Stores, Tesco, Bridge Center ne sonnent plus bizarre à nos oreilles. Quand les prénoms irlandais ne nous font plus ouvrir les yeux en grand parce que, vraiment, c'est trop bizarre (encore que, bon, Iarfhlaidh, hein). Quand on a plus peur de rentrer dans un pub ou une boutique parce qu'on sent trop étranger pour faire ça (bon, d'accord, vous ne vous sentez peut-être pas comme ça, mais c'est ce que j'ai ressenti la première fois que je suis rentrée dans le centre commercial de Tullamore). Quand on sait indiquer le chemin à la personne qui s'arrête. Quand on dit bonjour à quelqu'un qui passe de l'autre côté du trottoir. Quand on se sent intégré à la ville, d'une façon ou d'une autre. Et mine de rien, qu'on reste remarquable (au sens premier du terme) parce qu'on reste étranger (et par là, j'entend “intéressant”, pas “à mettre à l'écart”). Et moi, j'aime bien!

J'ai probablement appris à être un peu plus sûre de moi. Oh, pas de beaucoup, mais bon, la confiance en soi, ça se gagne pas comme ça, hein. Quand on est dans un pays étranger, on est bien obligée de faire un effort. De téléphoner en anglais... Déjà que je déteste téléphoner à des gens que je connais pas en français, téléphoner en anglais, c'est un challenge. J'ai appris que lorsque les gens me voient pour la première fois, ils ont pas forcément envie de se foutre de ma gueule. Même mes élèves! Et ça, c'est un pas énorme. Un premier pas vers l'acception de moi-même? Espérons que je continue sur cette lancée.

J'ai appris que la vraie vie fout la trouille. Oh, oui, ça me terrifie de n'être plus vraiment étudiante. Ces années où on est sûr de rien, où on ne sait pas où on va, ni comment on y va, c'est dramatique. Voyez, quand je dis que professeur, c'est pas mon truc, ce n'est pas tout à fait exact. Je n'ai pas envie d'enseigner, c'est clair. Mais c'est quelque chose que je pourrais faire, au besoin. La grande différence entre vouloir et pouvoir, n'est ce pas? Ce qui me gène dans ce métier, c'est que je suis pas “awesome at it”. Je déchire pas tout quand je suis prof. Or, j'ai vraiment envie de me trouver un métier où on dise de moi “Amaia? Ah oui, elle assure”. Un métier qui me pose des défis que j'ai envie de relever. Quoi de plus normal?! Mais c'est dur d'avoir pensé toute sa vie que tout le monde trouve le métier de ses rêves et que ça m'arrivera aussi, et de se rendre compte que finalement, une grosse partie des gens ont un métier qui ne les passionne pas plus que ça. Je trouve ça un petit peu déprimant, et je n'ai pas particulièrement envie d'être l'une d'entre eux. Mais qu'allais-je faire dans cette galère...?

16 mars 2008

Les perles... côté Français

Et, oui, nous aussi, de notre côté, parfois, on raconte des conneries en anglais... et on passe pas pour des boulettes! D'autant plus que, le plus souvent, ce sont des sous-entendus assez graveleux qu'on fait sans le vouloir... :s

Récemment, un élève est venu me demander (pour sa prof de français qui ne s'en souvenait plus) comment on dit «head a ball» en français. Après quelques secondes, je comprends, c'est «faire une tête». Pour qu'il s'en souvienne en retournant dans sa salle, je décide de lui traduire littéralement: «make a head». Sauf que, non. Ça, ça veut dire faire une fellation. Forcément, ça les fait rire.

Une autre assistante fait la météo, en classe. Pour ce faire, elle dessine au tableau un gros nuage qui souffle du vent, pour que les élèves trouvent «il y a du vent». «What's the cloud doing? He's blowing.... what? Wind! He's blowing wind.» To blow wind, c'est péter.  Forcément, ça les fait rire.

Une autre fois,  elle est en oral avec une élève, qui lui dit qu'elle «fait trois soeurs». L'assistante reprend, traduisant littéralement, «you do three sisters, really?». «To do a girl» (et peut-être a man, aussi, je sais pas), c'est coucher avec une fille. Donc, forcément, ça l'a fait rire.

Etc, etc, etc.

20 janvier 2007

Quand Paris et Lille se rencontrent

Ca donne une nouvelle expérience: le hammam!

Oui, oui, les deux soeurs que nous sommes ont essayé le hammam, activité prisée chez les filles apparemment. Comme on n'avait jamais testé, on s'est dit, c'est l'occasion!

Et bein... C'est chaud.

Bon, on avait décidé de faire un hammam, un gommage (pour avoir la peau toute douce), et un massage de trente minutes... de quoi se faire plaisir en somme!
Alors, on se met en maillot de bain (d'ailleurs, si vous avez deux pièces, mettez plutôt celui là... moi j'avais qu'un une pièce et c'était pas top), et la dame nous emmène dans la petite pièce surchauffée... et quand je dis surchauffée, je le pense vraiment: 46°C max, et dès que ça redescend à 44°C, ils font remonter la température... pfiou! Mais bon, finalement on s'habitue à la chaleur et la vapeur. En fait, on voit rien dedans; c'est comme si vous étiez sous l'eau avec un masque de plongée: vous voyez votre propre corps, vous distinguez vaguement le corps de l'autre et pas grand chose d'autre, tout est flou!
En fait, ce qui est difficile à supporter, c'est de sortir de la cabine pour y re rentrer. Vous allez me dire, "si c'est difficile, n'en sortez pas avant la fin!". Bein, ouais, mais non. Parce que la dame, elle vient gentiment te tartiner de savon noir qui fait mal aux yeux (je sais, j'en suis mis dans l'oeil) (pas intentionnellement, cela va de soi) ( et le premier qui répond "pas forcément" sera privé de chocolat). Donc, tu sors, pis tu re rentres. Et comme le couloir est à température pas ambiante mais presque, très supportable quoi, et bein quand on re rentre dans la cabine, on a beaucoup de mal à se réhabituer. Voire on se réhabitue pas.

Ensuite, le gommage... La dame te frotte très fort avec un gant pour enlever les peaux mortes (le principe du gommage, en somme), c'est pas hyper désagréable, mais j'ai aussi connu mieux.
Et enfin, le massage. Déjà, j'ai attendu que Maritxu profite du sien, puisqu'on pouvait pas passer ensemble, en m'instruisant avec VSD. Et puis mon tour! Personnellement, j'ai pas trop apprécié le string en papier qu'on te demande de mettre... pas super agréable à mon goût! Je sais pas si c'est le côté string ou le côté papier qui me perturbait, mais c'était bof bof. Mais sinon, le massage, c'est pas mal quand même.... surtout pendant 30 minutes! ^^

Le truc, c'est qu'après on se sentait un chouia grasses (le produit utilisé par la masseuse), et qu'on puait l'eucalyptus (l'odeur générale du magasin). Mais j'avoue, ce matin, j'ai la peau douce. Je me sens pas nécessairement relaxée, mais j'ai la peau douce.
Au final, c'est un truc à essayer, mais perso, j'en ferais pas mon activité favorite. Je préfère, de loin, aller au cinoche. D'ailleurs y a Snow Cake qui sort dans une semaine et demie, j'ai hâte!

Donc voili voilou, en attendant que Maritxu vous fasse part de ses impressions à elle!^^

(et rien à voir: j'aime mon Ipod. j'ai fait le tri dans mes chansons. Il n'en reste plus que 378. J'adore.)

21 décembre 2006

Le plus beau métier du monde

Je ne sais pas si je l'ai déjà mentionné dans ce blog, et peu-t-importe d'ailleurs, mais je vais probablement passer une partie de ma vie à enseigner le français à des petits étrangers, de préférence des petits anglophones (ou des grands, mais bon,ça, on verra).

Ne croyez pas que cela ne m'enchante pas, bien au contraire! Il parait que l'enseignement m'irait plutôt bien, et il est vrai que ma flemme naturelle m'engage à choisir un métier qui ne change pas mes habitudes vacancières... même si celles-ci risquent fortement d'être gâchées par le nombre (toujours trop élevé) de copies à raturer! ^^

Je précise simplement "une partie de ma vie" car de nos jours il est de plus en plus rare qu'on garde le même boulot pendant toute sa vie. Je changerai donc peut-être un jour...!

Mais là n'est pas le sujet de cet article... En effet, depuis que je me suis rendue compte que le corps professoral me tendait les bras, j'ai commencé à regarder différemment nos chers professeurs. A me rendre compte à quel point nous, chères têtes blondes, nous sommes odieux parfois (souvent). Et aussi à noter deux-trois trucs que j'essaierai d'éviter de faire, lorsque je serai en charge d'une charmante classe...

Par exemple, ne jamais, mais alors jamais rendre les copies dans quelque ordre que ce soit. D'ailleurs, ça j'ai jamais compris. Si un prof passe par là, et a cette détestable habitude, qu'il m'explique: ils se plaignent tant d'avoir trop de copies à corriger, et ils prennent le temp de les classer??? Non, vraiment, ça m'échappe.
Mon prof de khâgne, Monsieur "Name-dropping" (private joke avec les khâgneux, désolée...^^) s'amusait à nous rendre les copies de version à la fin des deux heures de cours, dans l'ordre décroissant (de la meilleure note à la moins bonne), et après il nous demandait nos notes pour les inscrire sur ses petites fiches. Si, ça, c'est pas du sadisme, qu'on m'explique.
Je n'utiliserai cette méthode qu'en cas de force majeure, c'est-à-dire en présence d'un ou plusieurs (Dieu m'en garde!) Calvin dans la classe.

Ne pas autoriser les élèves à rendre un devoir trop en retard. Ne croyez pas que cela fait parti de mon côté sadique, mais j'ai toujours trouvé profondément injuste les élèves qui rendent leur copie un mois après et qui n'ont aucune sanction. Injuste pour ceux qui n'ont pas dormi, et qui l'ont rendu à l'heure, eux. Je préfère être plus stricte plutôt que ceux qui se sont fait chier jusqu'à la dernière heure de la nuit se retrouvent comme des cons à dormir en classe alors qu'ils auraient pu faire dans ça dans leur lit la veille.
Ah, mais attention! Ca veut pas dire que je serai tout à fait contre des retardements de rendage de devoirs... s'ils sont demandés assez à l'avance, moi chuis ok!

Heu... qu'est ce que j'avais dit, encore? Merdouille, chais plus!

Ah oui! Ne pas non plus foutre la honte à celui ou celle qui a super bien réussi le contrôle alors que tout le reste de la classe a trois. Ou quatre. Ne pas faire du genre "vous êtes tous des larves, sauf Machin, qui lui a travaillé, et a 17! Applaudissez-le et prenez exemple, tas de mycoses!". Non, définitivement, pas sympa pour celui qui a la bonne note. (Je le sais, je l'ai vécu.)

Essayer de repérer les choucous, les "teacher's pets", mais ça, malheureusement, je suis pas sûre d'y arriver. Enfin, j'essaierai.

Essayer de ne pas répéter trente fois la même chose.A moins que ce soit nécessaire, mes élèves ne sont pas sourds et pas débiles mentaux, une ou deux fois pour "comment est né le théâtre, à travers la naissance de Dionysos, dieu de la beuverie, des fêtes de Bayonne et de l'impro" devraient suffire. (Encore un souvenir de khâgne ça... je crois que notre prof de français nous l'a répété, heu... 8 ou 10 fois au cours de l'année? A chaque fois qu'on mentionnait le mot "théâtre" en fait.)

Et bein, heu... c'est déjà pas mal, comme programme! Si j'ai d'autres idées, je les noterai ici, ça m'aidera à ne pas les oublier... ;-)!

(sinon, vous pensez que la soeur se débrouille comment sur canalblog?
réponse 1: c'est une merde, elle sait même pas où est le bouton "Poster & Publier"
réponse 2: elle se débrouille, mais peut mieux faire
réponse 3: elle occupe bien l'espace en mettant des notes pertinentes et intéressantes, mais en restant discrète
réponse 4: elle est dépendante de Canalblog, elle ne peut plus passer une journée sans aller voir les commentaires, sans mettre un petit truc marrant sur sa vie de buralière ou son Belge, et on peut dire que canalblog a définitivement (on l'espère) remplacé la clope dans le coeur de Maritxu)

(Hey! Comme dirait MissJu :*smile*, popie! Charlie Babbit a fait une blague!^^)

(tiens, au fait, moi aussi, jdois vous raconter mon presque futur ex boulot!)

23 avril 2006

Enfin...?

Ca y est, j'y suis.

Je vais partir à Paris dans un quart d'heure. Je vais passer le "concours de l'Ecole Normale Supérieure de Lettres et de Sciences Humaines"... et ça fait un peu bizarre.

D'abord, j'ai pas envie d'y aller. je sais que je vais me planter, parce que je n'ai pas le niveau et pas l'envie de l'avoir.

Et ensuite, justement, je n'ai pas l'envie (qu'on me donne l'envie... l'envie d'avoir envie... pardon.) de réussir ce concours. Alors trimer toute la semaine pour un truc que j'ai pas envie d'avoir, ça me les brise un tantinet, faut voir ce qui est.

Et puis, c'est étrange, de le passer enfin. Ca fait deux ans qu'on nous bassine avec le concours, et ça fait deux ans qu'on se dit qu'on a encore tout le temps devant nous. Et là, moi, j'ai une après midi... Ca fait bizarre.

Mais bon! Voyons le côté positif de l'histoire: le 2 mai, c'est fini, et je pourrai vous faire un superbe article sur "comment repérer les étudiants de Louis le Grand en un seul coup d'oeil",et "comment leur montrer qu'on n'est pas sensible à leur putain technique de déstabilisation à la con"...^^

Votre journaliste est prête à tous les risques pour remplir sa mission... Vous raconter un concours d'une grande école.

Bonne semaine!

21 janvier 2006

Brokeback Mountain

Séduite par l'affiche, la bande annonce, et par la simple curiosité de voir ce que vaut Jake Gyllenhaal, je suis allée voir Brokeback Mountain Secret... L'histoire en quelques mots: deux cow-boys partent garder des moutons (pas de vaches ou de cochons dans ce film,désolée...) en haute montagne, sans se connaître. Au fur et à mesure du temps qui passe, ils se rapprochent, d'abord amicalement, puis physiquement. Malgré leur éducation ("I ain't a queer"), cet été à Brokeback Mountain va changer leur vie...

Ce que je retiens de ce film, c'est la performance de Heath Ledger... Il est touchant, émouvant, tout en retenue, à l'intérieur... Ennis, son personnage, parle peu, ce qui le rend insondable, mystérieux au premier abord, mais en réalité, ses sentiments et sa détresse n'en sont que plus criants. En effet, comment concilier ces trois aspects dans une vie: être en 1963, être un cow-boy, et être gay? Cela paraît impossible, et ça l'est. Réellement. L'Amérique profonde des années 60 (et même la pas profonde, à l'époque, c'était pareil pour tout le monde) considère l'homosexualité comme un péché, une tare, une maladie... Les homosexuels étaient les "brebis galeuses" à éliminer... C'est toute cette éducation qu'ont reçu nos deux héros, qui les a forgé, et c'est ainsi que leur histoire paraît encore plus improbable.

Et pourtant... pas si improbable que ça. Je trouve le début un peu rapide, on aurait plus pu se focaliser sur l'évolution de leurs sentiments, mais néanmoins, le rapprochement progressif est très visible. Leur relation, qui restera toujours un secret, plus ou moins éventé, mélange violence et tendresse. Elle commence de façon violente, la première scène de sexe le montre bien. Cette scène est extrèmement intéressante (pas pour le sexe, merce, c'est pas la peine), pour la rapidité avec laquelle elle arrive, la façon complètement irréfléchie qu'ils ont d'accomplir l'acte, comme si c'était leur instinct qui décidait, comme si tout cela était presque naturel, évident, nécessaire. La tendresse apparait aussi, dans leurs moments de retrouvailles, où Jack rêve d'un ranch à deux, où Ennis n'oublie pas les tortures qu'on fait sévir aux homosexuels, ou aux supposés homosexuels (dans le Far West, on ne pose pas de questions, on agit).

Ang Lee a réussi à filmer une histoire d'amour entre deux hommes qui ne soit pas que la pâle copie d'une histoire hétéro, qui ne soit pas pleine de clichés qu'on a déjà vu des milliers de fois. Nous n'avons pas ici affaire à des folles, loin de là; ces deux gars sont des cow-boys, purs et durs! Il y a une retenue, une sensiblité dans la façon de filmer... qui fait de ce film une jolie réussite.

Et vous, vous en avez pensé quoi?

10 mai 2006

In the town, where i was born...

D'accord, je ne suis pas vraiment née à Londres, et les Beatles viennent de Liverpool, mais bon, il faut bien trouver un titre!

Donc, j'étais à Londres, pendant le week end de trois jours, avec mon option anglais... Ce fut trois jours interminables!! On a profité au maximum de chaque minute, de chaque seconde... et croyez-moi, je m'en souviendrai!

Bon, allez, je me lance, ça va être un peu long, je pense...

D'abord, qui était là? sept optionnaires d'anglais à JF, trois autres optionnaires, et deux professeurs, d'anglais (si si), et de géographie (si si). Et là dedans, deux garçons.

Nous nous sommes donc retrouvés à 6h à Gare du Nord, le samedi matin, pour prendre l'eurostar... et ce fut effectivement un peu dur! Mais bon, on est jeunes, on survit à plein de trucs! (la preuve plus loin) A l'aller, on a surtout dormi... Je pense indispensable de noter l'excitation de Yann à l'idée de voir Big Ben, qu'il a entraperçu en arrivant à Londres (tant de références: Basil détective privé, Peter Pan...)

On a posé nos sacs à l'Institut Français, en arrivant... Bel immeuble, entre deux assambades (ou presque), un piano dans le salon. On sent tout de suite qu'on va bien y dormir, et ce sera le cas. De toutes façons, on aurait pu dornmir sur des planches en bois, ça aurait été pareil tellement on était crevés!

Direction Greenwich ensuite!! On prend le bateau pour y aller, en partant de la tour de Londres, on se fait une grosse frayeur parce que le guide avait un pire accent cockney, comme dirait la soeur, et qu'on comprenait rien! Pour des anglicistes, ça la fout mal, quand même...

Il ne pleut pas encore...

On se pose devant l'observatoire royal de Londres, là où se trouve la méridien de Greenwich... Honnêtement, allez à Greenwich pour le parc et la vue, très beaux, mais pas pour le méridien: y a trop de gens, et ça fait même pas des petits guilis au ventre quand on le passe, alors... Enfin, allez voir, c'est le genre de trucs qu'on fait toujours, mais bon, c'est bien mais pas top.

Ensuite, visite du musée des Docklands, qui sont les gros batiments un peu moches et pourris en brique qu'on voit sur le bord de la Tamise. Très intéressant, mais j'avoue j'étais un peu fatiguée, déjà... alors qu'on avait rien fait! Je vous jure, des fois, j'ai un peu honte, quand même. Mais je vous jure, il est super, intéressant, bien organisé, et y a même des petits jeux interactifs pour nous réveiller!

On est allés manger dans un vieux pub de Londres, The George; le bâtiment est très beau, le cadre 'achement agréable, mais je pense qu'il vaut mieux juste y boire un coup parce que c'est un peu cher, et c'est pas trop copieux! Mais bon, on a quand même apprécié!

Ensuite.... The Globe theatre!!! Quoi? J'entend quelques ignares me demander: "mais c'est quoi le globe scie-a-teur?" Pfff... Le Globe, c'est le théâtre de Shakespeare, reconstruit à l'identique du vieux qui a brulé, il y a quelques années de ça. Tellement à l'identique qu'il n'y a pas de toit, on joue à ciel ouvert! C'est un théâtre magnifique, ça donne envie de jouer, je vous jure... Seul petit problème: c'est un peu avant le pub qu'il a commencé à pleuvoir, et ça ne s'est pas arrêté au théâtre... donc on était sous la pluie londonienne pour voir du Shakespeare! Notez, ça faisait couleur locale...

La pièce c'était "Coriolanus", de Shakespeare donc, et ça paraissait un peu chiant: une pièce romaine, avec les guerres, les traîtrises, etc. Pouf quoi. Mais, c'était très bien joué, et très bien mis en scène! Si un jour vous allez au Globe, ne prenez pas les places assises, surtout pas, restez debout: le spectacle se déroule aussi dans la fosse! Vous êtes aux premières loges, et si vos pieds souffrent un peu, croyez-moi, c'est pour la bonne cause! En plus, même si la pièce était pas top top, le gars qui jouait Coriolanus (Jonathan Cake, pour l'info), il était pas mal du tout!!! ^^

Bon, une bonne nuit de passée... à dormir dans le même lit que Loriane, mais finalement ça allait!

Le dimanche, c'était un peu shopping à Camden Market! Bon, j'ai rien acheté, parce que c'est un peu le bordel là-bas, et quand on a des gros sacs, moi ça me gave des faire des courses!! Donc, avec Loriane, on s'est posées près du canal avec quelques morceaux de cuisine plus ou moins exotique, et on attendu l'heure du rendez-vous!

On a ensuite fait une promenade très intéressante dans les vieux quartiers juifs, pour voir l'immigration juive à Londres au cours des ans... La guide était très sympathique, et elle parlait un anglais parfait! Ce qui la rendait donc extrèmement facile à suivre!

Puis le "tea at the Bates's"!! Notre prof d'anglais nous a emmené chez des amis à elle pour prendre le thé, et notre dîner en fait... Ils ont été adorables, charmants! Ils nous ont accompagnés à la "Jack the Ripper Walk" qu'on devait faire dans la soirée; comprenez "la ballade de Jack L'Eventreur", pour les non anglicistes... Le guide était une star, donc il y avait beaucoup de monde, mais finalement, ça s'est bien passé, car il était très attentif à ce que tout le monde soit là, et à ce que tout le monde comprenne bien! Et croyez-moi, ce qu'il nous a dit ce soir-là pouvait facile foutre les jetons... et c'était un gros dégueulasse, le Jack!! Je ne savais pas ce qu'il avait fait à ses victimes, mais je crois que j'aurais préféré ne pas le savoir!

Après, un petit moment pub, toujours avec les amis! très sympa, on a bien ri, ça, je m'en souviens!! Et j'avais très très très mal aux pieds, aussi, je m'en souviens...

Lundi matin (l'empereur, sa femme et le ptit prince... hein vaea?!), on a fait un peu de religion (l'alibi de notre voyage aux yeux de l'éducation nationale: les religions au Royaume-Uni) en visitant Westminster Abbey and Cathedral: magnifique! Evidemment, l'abbaye est plus grande et y a plus de monde mais les deux sont très belles! Et à faire, de toutes façons...

Ensuite, on a mangé indien (tout pour ne pas manger anglais, comme dirait Maritxu), et c'était plutôt bon... même si j'ai pas trop pris de risques non plus!

Et puis.. visite de la "London Central Mosque"! Un gars est venu nous faire un peu la discut', c'était très sympa... surtout qu'il nous a invité à nous asseoir dans la salle de prière! On a enlevé nos chaussures, et on a écouté... chouette! Honnêtement, j'ai trouvé agréable que ce soit un musulman qui nous parle de l'islam... pour une fois!

On a bien fini la journée à Covent Garden, où j'ai racheté Jane Eyre (que j'ai fini à Amsterdam, trop trop trop bien!) et le cadeau de Loriane (Pilgrim's Progress dans une vieille édition), et où on a glandé!

Et puis, il a bien fallu reprendre l'eurostar... et je crois que les voyageurs de la voiture 15 ont dû nous détester! On a ri, mais on a ri... On a fait un peu de bruit, c'est vrai... et le "un peu" fait figure d'euphémisme, c'est sûr!

Dur, dur, de quitter Londres, et de se quitter après deux heures trente de rigolage intensif... mai je dois avouer que j'ai dormi comme une masse cette nuit-là!^^

Voilà mon périple londonien!

(pour répondre à claire, mon job d'été dans un pays exotique, c'est à Ashford, dans le Kent... au sud-est de Londres. A toi de voir si tu considères ça comme exotique!)

18 juillet 2006

C'est incroyable....

... ce qu'on a besoin de ses deux mains!

Et ce n'est pas Petronille qui vous dira le contraire... La pauvre!! Maintenant, je la crois: Dieu lui en veut personnellement, c'est sur! Vendredi soir, nous sommes alles feter son anniversaire, ainsi que celui d'une autre de ses collegues, et elle s'est... foulee, tordue, on sait pas encore, le coude. Ce qui fait qu'on a fini la soiree a l'hopital d'Ashford, avec Martin, qui se sent un peu coupable: il est tombe sur elle en dansant...

Typiquement Bridget Jones, vraiment... :-) Enfin, on pourra pas dire que Petro ne m'a pas montre tous les aspects de la culture britannique, puisuq'on est meme allees a l'hopital!! Et j'ai pu constater de mes yeux que la medecine anglaise n'est vraiment pas le top... On a attendu deux heures et demie, presque trois heures (suis pas sure, me suis endormie vers la fin) pour que le medecin mette le doigt a deux endroits sur le bras de Petro et lui dise "bein ecoutez, gardez le bandage qu'on a fait deux heures plus tot, prenez des anti douleurs, et puis revenez mardi."  En gros, l'Angleterre est peuplee d'hopitaux comme celui de Rambouillet.... Les pauvres!

Je reviens maintenant a mon sujet de depart: les choses qu'on ne peut pas faire avec une seule main, en hommage a Petronille, sur qui je ferai sans doute une these, intitulee, "Petronille et la chance", ou "Petronille et le destin"...

On ne peut pas fermer son bouton de jean... enfin, on peut, mais c'est quand meme super dur.

On ne peut pas taper Ctrl+Alt+Del sur le clavier d'un ordi, association dont on a besoin au bureau pour les faire demarrer et les eteindre...

On ne peut pas couper un melon.

On ne peut pas s'attacher les cheveux...

On ne peut pas mettre du dentifrice sur sa brosse a dents... parce qu'une brosse a dents ne tient pas toute seule!

On ne peut pas conduire. (l'infirmiere avait d'ailleurs dit a Petro de ne pas conduire avec les painkillers... C'est sur qu'avec un bras en echarpe, elle allait facilement prendre sa voiture... qui d'ailleurs est immobilisee depuis une semaine. Quand je vous dis, "Petronille et la chance"...)

On peut difficilement ouvrir un yaourt sans en foutre partout.

C'est dans ce genre de situation anodine qu'on se rend compte que c'est pas pour frimer qu'on a deux mains...

Sinon, elle est retournee a l'hopital depuis ce matin ou j'avais commence cet article. Devinez ce qu'ils lui ont dit...

Rien. Que, parfois, il vaut mieux ne pas savoir. Et ceci n'est pas la phrase qui cache un terrible diagnostic, mais bien plutot la phrase qui montre qu'il n'a aucune idee de ce que tu as, mais qu'en plus, il s'en fout. Donc, elle a change de bandage, a sa demande, pas celle du medecin, et elle prendra des painkillers jusqu'a ce que ca aille mieux... c'est a dire... jusqu'a ce que ca aille mieux. Peut pas faire mieux puisqu'il a pas dit ce qu'elle avait.

Et moi qui pensait que la France etait toujours la pire dans tous les domaines, je me rends compte qu'en matiere d'hopital, chez nous Rambouillet est une exception qui genere les legendes urbaines (ou hospitalieres), mais chez eux c'est la norme...

Moralite: ne tombez jamais, jamais malade en Angleterre. Ni a Rambouillet.

14 janvier 2007

Picard, quand tu nous tiens

"Jouons ensemble" à la marchande...^^  (les frère z'et soeur auront, j'espère, reconnu l'allusion aux Gyo Fujikawa!)

Enfin, voici venu le temps de vous raconter ma fabuleuse, formidable, fantastique expérience chez Picard! Je sais, vous en mourriez d'envie, petits gredins.

Donc, j'ai été embauchée pour la période de Noël dans un Picard de la banlieue parisienne (non, si vous le savez pas, je vous dirai pas lequel!), grâce à une copine qui travaille déjà là-bas. Enfin, si j'avais eu un peu de jugeote, j'aurais pu aller par moi-même vers les magasins, parce que c'est tellement le rush à Noël, ils ont besoin de gens. Mais, bon, j'aurais peut-être pas pensé à Picard, sans cette meeeerveilleuse copine.

J'avoue, le premier jour, j'étais un peu nerveuse... C'était quand la première fois que je travaillais vraiment! (j'entend déjà les gens me rappeler Ashford: demandez à Pétro, mon expérience là-bas tient plus de la glande que du travail, et je m'en excuse d'ailleurs) Mais j'ai rencontré une équipe super sympa, une patronne adorable, et en plus il faisait pas si froid dans le magasin. Si ça c'est pas le bonheur, chais pas ce que c'est! ^^

Donc, blouse blanche, tablier touge (parfaite pour les fêtes de Bayonne! Un peu chaud, peut-être...), et grand sourire pour accueillir les clients. J'ai fait majoritairement de la caisse, de toutes façons: quand j'ai dû remettre les arrivées dans les rayons, je réfléchissais tellement longtemps à où se trouve ce p***** de bac à la c** où doit normalement aller cette c*****sse de cuisse de chevreuil - ou n'importe quel autre produit, je n'ai rien contre les cuisses de chevreuil, que finalement je servais pas à grand chose.

Donc, de la caisse, tout le temps, tout le temps... Et c'est vrai, le soir après la première journée, j'entendais des *bip!* tout le temps. On m'a montré comme fallait faire, et où fallait appuyer dès que j'avais un problème (enfin, le magasin est petit, il suffit de répérer un ancien du regard, quand on a fait un connerie!)...

Les clients, dans l'ensemble ont tous été très gentils, je leur décernerai une palme si c'était possible. En même temps, vu la crème d'équipe qu'il y a à picard, s'ils sont pas contents, qu'ils aillent à Carrouf, au moins ils auront des raisons de pas l'être! Nous, on était par-faits. Et modestes! ^^

Non, c'est vrai, comme c'est tout petit, les gens sont pas (trop) stressés, donc ils sont pas agressifs. Sauf quand y a pénurie de buches glacées à la framboise. Mais bon, c'est Noël, en même temps.

Mais, mine de rien, c'est marrant de passer de l'autre côté de la caisse... Et de s'aperçevoir les questions stupides ou embêtantes que les clients peuvent poser. Stupides du genre "et ça, c'est bon?". Bein, heu, je sais pas, j'ai pas goûté tout le magasin... en même temps en général, c'était des trucs au chocolat, alors je dis que j'aime pas ça, et puis ils laissent tomber. Mais bon, ils s'imaginent qu'on goûte tous les produits??
Et embêtantes du genre "et c'est où ce truc qu'il y a dans votre magazine?" Bein, heu, j'en sais rien moi, chuis là pour quatre jours seulement, j'ai pas appris le magasin par coeur... déjà que je connais à peine le nom de mes "collègues"...

Y a eu deux-trois clients qui font comme si t'existais pas, aussi. Heureusement pas beaucoup, mais bon, c'est pas parce que t'es la caissière que t'as pas le droit à un bonjour, surtout si on pense au nombre de bonjours que ça peut déblatérer en une journée, une caissière. Mais bon, y en a, ils s'en fichent, tu fais partie du décor. Comme envie de faire une connerie pour les faire chier, ceux-là, et qu'ils voient bien que ah tiens non, le meuble n'est pas un meuble.

Mais bon, les clients sont gentils dans l'ensemble (je sais je me répète, mais c'est vrai). Ils sont compréhensifs, amicaux, blagueurs, un peu naïfs même parfois... Y a eu un client qui m'a cru quand je lui racontais qu'on avait des entrainements avec des caisses factices pour évaluer le caddie du client et pouvoir ainsi mettre en conséquence dans différents sacs. Enfin, je pense qu'il a pas dû bien réfléchir à ce que je lui disais, quand même. ^^

Bon bein, voilà. D'aucuns diront que c'est trop long, et je les zute, voilà. Z'avez qu'à aller sur skyblog si vous voulez des textes courts. Ou une absence de texte, d'ailleurs. (est-ce qu'on peut considérer "ca c moa", "ca c ma cops", "ca c moa et ma cops", comme une absence de texte?)

Alors sur ce, je vous souhaite une bonne nuit, bonne journée demain, un bon petit déjeuner, un bon dimanche, et une bonne soirée! ^^ je crois que j'ai rien oublié... (Je laisse la nuit à vos bons soins, m'sieurs dames. ^^)

21 août 2011

Floups

Ce matin, Pucine fait flouuuups. Pour celles-z-et-ceusses qui n'ont jamais cotoyé un nouveau-né, c'est le signal d'un changement de couche.

Pourtant, cette fois-ci, un doute m'assaille : le bruit, pour le moins évocateur, était un peu inhabituel. Je renifle donc l'arrière-train de ma mouflette.
Eeerk. Aucun doute, c'est un caca, et un gros. Direction la salle de bain.
Allongée sur la table à langer, elle étale un sourire béat de libération, fait des cris de joie, bref, elle est aux anges.

J'ouvre la couche : rien. C'était un pet.

Ma fille se fout de ma gueule et en plus, ça la fait rire. 

4 juin 2007

Gala de l'Université Technologique de Troyes

C'est un beau titre, non?

C'est là où je suis allée samedi soir, avec quelques amis, puisque l'une d'entre eux étudie à l'UTT (nettement plus simple). Et bien... Ce fut une soirée mouvementée!

L'affiche indiquait "tenue de soirée exigée"... et les deux mecs du groupe se sont fait refouler pour être en jean et baskets. Sachant qu'on avait quand même payé nos places, c'est un petit peu énervant... Je suis d'accord que "tenue de soirée" c'est pas jean et baskets, mais il va falloir m'expliquer: s'ils veulent tant que ça une soirée "select", pourquoi accepter des types en costards, certes, mais déjà morts avant de rentrer dans l'UTT? Ce sont eux qui poseront les problèmes, pas les jeans et baskets... Enfin, passons. Après deux heures et demie d'une lutte acharnée pour 1- trouver des chaussures (mission accomplie), 2- s'énerver contre le vigile de m***** à la c** qui nous dit que non, non il a jamais dit que chaussures de ville et jean ça passait (on se serait cru à l'entrée d'une boîte!), 3- trouver un ami de la fille qui nous a invité qui puisse faire rentrer notre boulet de la soirée (mais non, je l'aime bien, je le taquine, c'est tout), 4- rentrer, et enfin s'amuser. L'objectif a été atteint vers minuit (sachant que la première fois qu'on est arrivés, il était à peu près 21h30).

Bon, dedans, le soulagement d'y être enfin se mélait aux hurlements de mes pieds ("j'ai mal, salauds de talons aiguilles!"), mais bon, quand même, une fois les tongs de ma copine au manteau rouge mises, ça allait mieux (même si je déteste avoir qqchose entre les orteils!).

C'était assez énorme (2 800 personnes, au bas mot), il y avait des bars un peu dans toutes les salles, tous plus ou moins centrés sur le thème de l'eau (Eau-Lywood, le Café Del Mar, etc.), et les boissons pas trop chères. Le clou de la soirée (responsable du prix de la place, un peu chère, mine de rien) le feu d'artifice, avec un final assez joli quand même!

Beaucoup de gens bourrés, je trouve ça un peu triste... pas pour le côté bourré, je suis une adepte des fêtes de Bayonne, et après tout, une fête étudiante est organisée pour boire, mais simplement parce que je trouve un peu triste de se mettre sur son 31 pour aller vomir son content d'alcool... ou pour dormir par terre... Enfin, c'est comme ça.

Au final, couchés à 5h (moi endormie vers 5h05), et c'était tout de même une bonne soirée!

29 février 2016

J'en ai eu ...

Des qui ne répondent pas.
Des qui s’enflamment à l’écrit.
Un qui m’a offert des fleurs alors qu’on ne s’était pas encore rencontré.
Deux qui étaient nobles.
Un qui était riche.
Un qui m’a fait passer un test de personnalité.
Des mariés.
Des faux profils.
Des avec lesquels je parlais anglais.
Un qui m’a envoyé des photos osées.
Des qui habitent à perpète.
Un que j’ai planté au bout de 5 minutes de rencontre.
Un qui m’a traité de monstre sans cœur et sans éducation.
Un qui avait plein de tatouages.
Des qui m’ont rappelé.
Des que je n’ai pas rappelé.
Des qui voulaient des enfants.
Un écrivain éthéré.
Un dont je suis tombée amoureuse.
Un qui restera un espoir déçu.
Un dont je me suis fait un ami.
Un qui ronflait tellement que j’ai été dormir ailleurs.
Un qui était daltonien.

Un seul blond, tous les autres grands, bruns, maigres – ou pas gros.
Le « Mathieu Kassovitz du pauvre » ;)

 

6 novembre 2012

Soleil, lune et étoiles

par Maritxu

La Pucine et moi avons depuis sa naissance une relation assez fusionnelle. Même si j'ai toujours été très prêteuse de mes enfants, elle n'est bien que dans mes bras, sur mes genoux, ou sur toute autre partie de mon anatomie qu'elle peut escalader.
La semaine dernière, elle est partie en vacances, avec pas moins de 3 grands-parents pour s'occuper d'elle et de son frère.
Elle est revenue,contente de me revoir, mais plus accrochée à moi. Je pouvais m'absenter de la pièce sans déclencher des hurlements angoissés.
J'étais un peu triste de ça. Je n'étais plus son centre du monde. Mais d'un autre côté, j'étais contente de son émancipation - et de ma liberté retrouvée, il faut bien le dire...
A la crèche, le lundi, elle m'a carrément snobé. Je n'existais pas, c'était bien simple. Il a fallu que je l'embarque de force, elle refusait de venir seulement me faire un bisou.

Et en rentrant, le soir, bardaf (c'est l'embardée), j'ai retrouvé mon pot de colle. Exactement le même que la semaine passée. Il a fallu que j'aille faire pipi avec la miss sur les genoux ! Mais où (où ?) est passée l'indépendance ?

J'ai eu 48h de liberté.
C'était un sursis.

31 octobre 2012

Léa

Par Maritxu Depuis le temps que je dis qu'il faut que je le blogue... Le week-end dernier nous faisions des courses, et je prépare (hé oui, déjà) mes cadeaux de Noël. Nous sommes dans un magasin de jouets, nous faisons le plein pour les petits cousins qui nous sont proches. Un cadeau pour Timothée, un cadeau pour Clémentine, un cadeau pour Léa. Pendant que je regarde les colliers fantaisies pour cette dernière, Demi-Belge vient me voir. - Tu fais quoi ? - Je cherche un collier pour Léa. - Oh ! Moi c'est celui-là que je préfère pour Léa (évidemment, le plus bling-bling du rayon, qui a dit que les enfants avaient bon goût ?) Il repart fureter ailleurs pendant que j'en choisis un autre. Plus tard à la caisse, je paye mes achats et Demi-Belge demande à revoir le collier de Léa (?). La vendeuse le lui montre avant de fermer le paquet, et mon fils dit avec un désespoir que je ne comprends pas : - Mais c'est pas celui-là que j'avais choisi ! - Enfin, je ne vais tout de même pas suivre tes idées à chaque fois ! J'ai le droit de choisir moi aussi ! - Mais c'est MON amoureuse ! HAAAAAA, j'ai compris, il y a maldonne. Il se trouve que l'amoureuse de mon Demi-Belge s'appelle AUSSI Léa. Je percute instantanément tout le quiproquo. Zut, il va falloir faire un cadeau que je n'avais pas prévu. On retourne aux colliers. Autant je veux bien mettre 10€ pour une petite cousine, autant pour une amoureuse de maternelle, ça fait un peu plus mal au fion. Quand je lui dis que c'est un peu cher pour sa Léa, voilà mon minot qui commence à fondre en larmes. C'est à peine à caprice, il est vraiment malheureux. Booon. Je trouve une petite bague, qui brille, pour 3€. Ca rentre mieux dans mon budget. Mon Demi-belge est soulagé, moi aussi. Le lundi suivant, je suis assez curieuse de la réaction de ma belle-fille : Demi-belge était tellement impatient de lui offrir son cadeau ! - Alors, tu lui as donné sa bague à Léa ? - Oui. - Et elle était contente ? - Oui. - Et elle t'a fait un bisou d'amour ? - Non. (Etttttttt ??? C'est tout ? Manifestement, il n'a pas envie de s'étendre, je lâche l'affaire) Une heure plus tard, il me dit d'un air embêté : -Tu sais maman, Léa, c'est plus mon amoureuse. QUOIIII ? C'est qui cette fille à qui on offre une bague et qui largue mon fils dans la même journée ?? Oh ? - Et comment tu le sais ? Elle te l'a dit ? - Non, c'est Anne-Lise qui me l'a dit. - Ben commence d'abord par lui demander son avis à elle, tu ne crois pas ? Tous les jours de la semaine, je lui demande s'il a demandé à Léa, et il procrastine. Le vendredi, enfin, il me dit : - Léa m'a dit qu'elle n'était plus mon amoureuse; maintenant, c'est celle de Martin. - Ha. Et tu es triste ? - Un peu. - Tu vas faire quoi ? - Trouver une autre amoureuse. La vie est paradoxalement très compliquée et très simple à 5 ans...
5 octobre 2012

Une journée ordinaire

Par Maritxu Pucine, je ne comprends pas pourquoi tu hurles. Qu’est-ce que tu veux ? Non, Pucine, on n’a pas le droit de jouer avec la poubelle. On ne met que des choses sales dedans. Demi-belge, arrête de taper ta sœur. Pucine, arrête de taper ton frère. Demi-belge, ça fait trois fois que je dis non, la prochaine fois tu auras une tape sur les doigts. Pucine, ça ne se mange pas. Pucine, il faut boire ton lait. Pucine, descend de là, tu vas te casser la figure. Je te l’avais bien dit. Demi-belge, arrête de gronder ta sœur, c’est à moi de le faire. Pucine, mais pourquoi tu cries ? Vous comprenez pourquoi je ne blogue plus ?
18 juillet 2012

Et si ?

par Maritxu

Souvent, quand ma vie part en cacahuète, je me pose la question. Et si j’avais choisi cette option-là, que ce serait-il passé ? Sachant ce que je sais, aurais-je fait la même chose ? Je suis globalement contente de ma vie et de mes choix professionnels. Je pense honnêtement que je n’aurais eu aucun débouché en lettres par exemple, mon esprit est résolument scientifique. C’est plutôt dans la sphère amoureuse que ces questions se posent. Je me suis investie dans certaines relations (une en particulier) qui ont été un échec au final. Aurais-je seulement débuté ces relations le sachant ? Je ne crois pas. Pas toutes en tous cas. Mais du coup, me voilà célibataire à une époque où je ne l’étais pas. Que pouvait-il se passer ? Aurais-je pu rencontrer quelqu’un ? Je me dis que si je devais être à nouveau célibataire, avec mon corps de mes 20 ans et ma mentalité d’aujourd’hui, j’aurais fait des ravages. J’étais très complexée à l’époque. Je me trouvais grosse (j’en hurle de rire rétrospectivement), j’étais peu sûre de moi, je faisais beaucoup de bruit pour cacher le fait que j’étais mal à l’aise, très attentive à ce que les autres pouvaient penser de moi. Je n’osais jamais faire le premier pas. Limite, je fuyais quand on me draguait, ou je ne le voyais carrément pas. Je me rappelle notamment un steward dans un avion (beau gosse en plus) qui avait très lourdement insisté pour que je remplisse le papier pour s’abonner aux vols fréquents, et à qui j’ai expliqué deux fois poliment que je ne prenais pas assez souvent l’avion pour que ça valle le coup. Deux heures après être sortie de l’aéroport, je percute que je suis la seule de toute l’allée à qui il a proposé ça. Quelle conne. J’aurais dû tiquer quand il a demandé « juste le nom et le numéro de téléphone ça ira ». Quelle conne, vraiment. Bref, revenons à nos digressions. Par exemple, que ce serait-il passé si j’avais seulement osé aborder « les yeux verts » à cette si mémorable soirée à l’ENPC ? Il aurait peut-être été en couple, mais au moins, je ne me serais pas trainé le regret de ne pas le savoir encore aujourd’hui. On s’est croisés au moins 5 fois tout au long de la nuit, en se regardant de loin, de façon insistante, chacun dans son groupe de potes, sans que jamais l’un fasse un pas vers l’autre. On m’enterrera avec mes regrets ! Et puis, Charles ? Charles était à la fac avec moi. Mais Charles n’était pas dans mon amphi, et on ne se croisait que très rarement. Mais à chaque fois qu’on se voyait, on quittait tout pour venir bavarder ensemble, 5 à 10 minutes avant que nos cours respectifs commencent. Avec lui, il y avait moyen, je le savais. Et comme il n’a jamais rien tenté, je suis restée dans mon coin. Et pourtant… Le genre de garçon que tu présentes à tes parents, beau, intelligent, solide. Et si ça se trouve un nul au lit, et un connard dans l’intimité, mais je ne le saurais jamais. Et franchement, Charles est un grand regret. Mais, dans tous ces peut-être, aurais-je eu les magnifiques enfants que mon Belge m’a fait ? Dès que cette pensée atteint mon cerveau, je m’arrête de divaguer. Ho. Stop. Mes enfants sont la prunelle de mes yeux, et l’idée seulement qu’ils puissent ne pas exister me hérisse. Finalement, on ne change rien à ma vie. Rendez-moi mes enfants !
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