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Nobody expects the Spanish inquisition
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18 mars 2006

Johnny Cash au cinema

Walk_the_line

Walk the line!

Un film de James Mangold (aperçu dans Kate et Leopold, mais ça c'est juste pour ma fofolle, parce qu'à part nous, personne ne connait ce film avec Hugh Jackman!), avec Joaquin Phoenix (Gladiator, Signes, Le Village, Hotel Rwanda...) et Reese Witherspoon ( Et si c'était vrai, La Blonde 1 et 2, la soeur de Rachel dans Friends...).

L'histoire: celle de Johnny Cash, qui commence aux USA dans les années 1950... C'est un chanteur de country music, qui dérive vers le rock'n'roll de l'époque. L'histoire de Johnny Cash, c'est l'histoire d'un homme qui a réussi, d'un talent, et en même temps celle d'une rock star qui est tombée dans tous les excès que ce métier sous-entend.

Ne vous fiez pas aux références peu flatteuses de Reese Witherspoon (encore que Friends, moi, j'aime bien), car c'est tout de même elle qui a gagné l'Oscar de la meilleure actrice! Et croyez moi, elle le mérite... La prestation des deux acteurs est excellente, très juste, et leurs voix... sont magnifiques!

Joaquin Phoenix ne ressemble pas à Johnny Cash, il n'a pas la même voix, il ne savait pas jouer de la guitare avant de faire ce film... et pourtant, on y croit. J'ai du mal à ma faire à l'idée que la tête du vrai Johnny Cash n'est pas exactement celle de Joaquin Phoenix! Et sa voix est fantastique, une vraie voix de basse! J'adore, dans les scènes de concert, lorsque Johnny rentre en scène, il s'approche du micro pour dire "Hello, I'm Johnny Cash"... Rien que pour ça, j'ai envie de revoir ce film!

On voit très bien dans ce film la montée de ce chanteur dans les années 50, sa découverte de la gloire, toutes les facilités qu'elle lui apporte, et la déchéance dans laquelle il va évidemment tomber... Une jolie leçon de vie, où on nous montre que l'amour, parfois, peut faire beaucoup de choses...

Il est évident que pour aller voir ce film, il faut aimer un peu la country et le rock, sinon... ça va être dur! Mais, pour ma part, c'était parfait, j'étais ravie! J'aurais dû avoir 20 ans dans les années 50 pour voir les débuts du rock'n'roll, et 30 dans les 1960's pour les Beatles! C'est un film très réussi, avec d'excellents acteurs (en plus des deux cités plus haut)... Un bon moyen de (re)découvrir Johnny Cash!!

Voici les paroles, de "I walk the line", écrite pour June Carter (le rôle de Reese), qui résume assez bien l'esprit du film... encore que!

I keep a close watch on this heart of mine
I keep my eyes wide open all the time
I keep the ends out for the tie that binds
Because you're mine, I walk the line

I find it very, very easy to be true
I find myself alone when each day is through
Yes, I'll admit that I'm a fool for you
Because you're mine, I walk the line

As sure as night is dark and day is light
I keep you on my mind both day and night
And happiness I've known proves that it's right
Because you're mine, I walk the line

You've got a way to keep me on your side
You give me cause for love that I can't hide
For you I know I'd even try to turn the tide
Because you're mine, I walk the line

I keep a close watch on this heart of mine
I keep my eyes wide open all the time
I keep the ends out for the tie that binds
Because you're mine, I walk the line

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17 juin 2006

De Bello Gallico

"Horum omnium fortissimi sunt Belgae"

Julius Caesar.

Bon, allez, je vous vois venir, vous vous demandez bien ce que ce charabia peut bien vouloir dire... "Comme je vous comprends"!!

Cette phrase a fait partie d'un controle de latin d'hypokhâgne, et ce fut le moment d'une prise de conscience qui, je crois, me restera en mémoire longtemps.

En effet, cette phrase est tirée de "La guerre des Gaules", de Jules César; jusque là, je suis d'accord, pas de quoi en faire un fromage. (d'ailleurs, si en toute occasion, vous pouviez éviter d'en faire un fromage, ça arrangerait mes narines)

Cependant, traduite, même maladroitement, cette phrase signifie que de tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus forts... ou les plus braves, peu importe.

Ca ne vous rappelle rien?

Et si je vous dis que ça concerne les aventures d'un petit teigneux et d'un gros monstrueux....???

Genre eux:

De_tous_les_peuples_de_la_gaule

Et oui, cette phrase est le point de départ d'Astérix chez les Belges! Autant vous dire que j'ai bien rigolé, après l'avoir traduite... ^^ Un tout petit moment de bonheur dans ma traduction latine... si beau que j'ai écrit la phrase sur mon dico de latin!!

29 août 2011

Peinture

Après-midi peinture.

DSC01415

Je demande à mon Demi-belge un dessin avec beaucoup de rouge, parce que j'aime ça, et que je trouve que ses compositions sont plutôt sombres...

D'accord, me dit-il. J'ai donc droit à deux dessins pour moi, derrière lesquels "il faut marquer maman, parce qu'ils sont pour toi tous les deux toooute la journée". Ensuite, j'en demande un pour Papa.

"D'accord maman, et je vais le faire avec du bleu, et aussi du rouge, comme ça il sera encore plus ton amoureux."

(love)

9 juillet 2011

Un matin

Ce matin, je me réveille comme ces 15 derniers jours : difficilement. Cacahuète a faim. Comme toutes les 2 heures, avec cette nuit une grande plage de "je ne veux pas dormir", de 1h30 à 4h, pendant laquelle je me suis effondrée plusieurs fois, et réveillée par ses halètements et sa propention à têter tout ce qui se trouve à sa portée : mon sein, mon bras, mon dos, ma chemise de nuit, et à marquer bruyamment sa désaprobation quand ce n'est pas un téton qui donne du lait.

Bref, je suis fatiguée.

A 7h30, le grand frère se réveille. Dieu merci, ce n'est plus 6h30, c'est les vacances et il se couche plus tard, avec le réveil en conséquence.

Je laisse le monstre affamé dans le lit avec son père pour m'occuper du grand. Un dessin animé et un bib' plus tard, je profite d'une accalmie pour prendre ma douche. En plein savonnage, j'entends la cacahuète hurler. Diable, le volume doit être élevé pour que je l'entende sous l'eau, mais pas de panique, son père est à côté d'elle. Je termine tranquillement, après tout, rien ne sert de se précipiter, elle a mangé, elle doit juste avoir besoin des bras, et puis son père est là.
Je boucle ma toilette, m'habille, le volume n'est toujours pas descendu, il a vraiment du mal à la calmer.

Je monte finalement, et trouve ma Pucine au milieu du lit parental, rouge écarlate de fureur, avec son père à côté, lui tournant le dos, en train de ronfler.

MAIS COMMENT FAIT-IL ??

DSC09866

22 novembre 2017

Bulletins

Vendredi, c'était la remise du premier bulletin de l'année.

Le tout premier de Puce, que j'attendais avec impatience... Car si Demi-Belge a ramené sans surprise un bulletin digne d'éloges, j'étais moins assurée pour la deuxième.

Je ne veux pas dire qu'elle est moins intelligente que son frère, attention. Surtout pas. Je veux dire qu'elle a moins de facilités que lui, et je sais pourtant que mon évaluation est biaisée parce que son frère en a beaucoup. Je l'imaginais - avec une pointe de déception il faut bien l'avouer - dans la moyenne, élève normale, un peu turbulente, avec une pointe de bavardage.

Quand j'ai reçu ce fameux bulletin, j'ai été agréablement surprise. Déjà, le côté marrant, c'est que les élèves se notent eux-même, pour tout ce qui est comportement. Elle s'est sous-évaluée sur quelques points, mais la maitresse n'a utilité que son crayon vert... C'est dire si j'étais déjà fière.

Le plus qui fait la différence, en Belgique, c'est que chaque bulletin est accompagné d'un rendez-vous individuel avec l'enseignant.

Je suis donc allée écouter pendant un quart d'heure la maitresse qui a qualifié ma fille d' "élève modèle", "enfant parfaite", "appliquée", "charmante", "très agréable", "première de la classe s'il fallait un classement". Voilà, voilà. Tous ces guillemets sont nécessaires, pour se rappeler que ces termes ne sont pas de moi. Moi qui avais tellement peur qu'elle ne supporte pas d'être assise toute la journée... moi qui essaie désespérement de lui apprendre DEUX CHIFFRES dans l'ordre depuis 3 semaines...

Les succès sont récoltés par d'autres, mais j'ai au moins la satisfaction de me dire que tout le boulot en amont a payé. Parce qu'on parle bien de la même petite fille qui a filé un coup de pied sur scène à sa première fête de l'école, de la même qui faisait des colères en hurlant pendant deux heures non-stop il n'y a pas si longtemps encore...

Et ce qui me rend le plus fière dans tout ça, c'est que ma colérique d'amour, celle qui refuse si souvent d'accéder au raisonnement, c'est elle qui explique aux copains que ça ne sert à rien de faire la gueule, qu'il vaut mieux s'exprimer calmement, et que la violence n'est jamais une solution. Dixit la maitresse, encore.

Je ne vais pas lui raconter l'histoire de la paille et de la poutre, l'essentiel c'est qu'elle ait compris !

 

puce2

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21 septembre 2009

Au boulot !

Par Maritxu

En ce moment, nous sommes pauvres, et j'ai donc accepté un job pour un mois, en France. Ca m'éloigne aussi de mon demi-belge pour un mois, mais voyez-vous, je préfère avoir un bébé nourri et pour ça, faut bien faire des sacrifices. *snirlllfff*

Pendant qu'Amaia s'éclate en Norvège (oui, elle ne vous a pas dit ? ouh, la coquine qui ne poste pas !), moi, en ce moment, je suis sur ce genre de trucs :

DSCF9349

Un barrage, mes petits amis.
C'est beau. Sans rire. J'apprends des tas de choses, comme la signification première du mot "débâcle". C'est la crue glaciaire de la rivière, et ça a été attribué par la suite à un changement qui amène du désordre. C'est pas merveilleux ?

Pendant toute la semaine, je vais me balader sur des barrages, et ça me console d'avoir lâchement abandonné mon bébé. Je profite des derniers jours de beau temps, et je suis payée. Classe...

28 mars 2008

Changement d'heure (édité)

Par Maritxu

daliLe fait d'être jeunes parents entraîne parfois des réactions improbables. Exemple :

Maritxu : Hôô, trop bien, ce week-end, on perd une heure !
Belge : Classe ! Arthur va dormir une heure de plus !

Cette anecdote est le reflet exact de ce qu'il s'était passé l'année dernière, au moment du passage à l'heure d'hiver. Tout le monde était ravi de dormir une heure de plus, et nous, on angoissait parce que Arthur allait immenquablement se réveiller trop tôt, et c'est à dire avec la nouvelle heure, BEAUCOUP trop tôt. Et la panique montait en nous à l'idée de reculer les heures des repas pour qu'il se couche à une heure raisonnable.

On avait raison.
Depuis, on n'a jamais pu rattraper cette fichue heure en entier, et Arthur tombe de sommeil à 8h30, au lieu de 9h, et se réveille donc entre 6h et 7h au lieu des 7h - 7h30 auxquels on était habitués. Je crois que c'est donc la première année que je suis RAVIE de perdre une heure, histoire de tenter de gagner de précieuses minutes de sommeil le matin.

Evidemment, il est utopique d'espérer que le décalage tienne deux jours, histoire d'en profiter un peu.

Mais on peut toujours rêver.

EDIT DU LUNDI 31 MARS
Aujourd'hui, donc le lendemain du changement d'heure, Arthur s'est réveillé à .......... 6h15. Heure nouvelle et archi-changée.
Good Lord, this boy is a freak.

15 février 2008

Day two: Tuesday, February, 12th

Aujourd'hui, on a choisi l'option "on se fait balader parce qu'on n'a pas de voiture et aucune intention d'en louer une". Donc on fait un tour en bus qui va jusqu'aux falaises de Moher, en passant par le Burren, Dunguaire Castle et Aillwee Caves. Oui, trente secondes, je vous explique tout ça, et dans l'ordre, en plus, petits veinards! ;-)

Nous sommes parties avec les bus Lallys Tour, qui organisent des promenades (en bus, bien sûr) aux falaises de Moher, et dans le Connemara. Nous, on a choisi de faire les falaises. En tout, ça m'a coûté 28 euros (20 euros pour le tour, et 8 euros en plus pour visiter la grotte).

Notre bus était supposé partir à 10h. Supposé, je dis bien. Un truc cool, avec l'Irlande, c'est qu'ils sont super cool avec les horaires. Alors c'est cool quand t'es en retard, mais c'est moins cool quand tu te pointes à l'heure. Et pour ceux qui me disent d'arriver toujours en retard, j'objecterai (si si) que l'Irlande est un des rares pays où les trains peuvent être en avance. Oh, pas de beaucoup, hein, une, deux minutes, mais quand même.

Donc, nous ne sommes pas partis à 10h, mais à 11h, et en plus, on a changé de bus. On n'était plus qu'une douzaine, et notre chauffeur, PJ, était très gentil et bien sympathique. Il commence par nous dire qu'il nous expliquera au fur et à mesure ce qu'on verra, mais que quand on arrivera aux falaises, y aura des moments où il arrêtera de parler parce que les routes sont hyper étroites et qu'il est sûr qu'on préfère qu'il se concentre...^^ On était tous d'accord!

08_02_Galway__39__Dunguaire_CastlePremier arrêt au chateau de Dunguaire, fermé en période hivernale, mais bon, on prend des photos, c'est déjà ça ^^. Apparemment en été, il y a des festins à la mode médiévale organisés dans ce château, ça a l'air vraiment sympa. On en fait rapidement le tour, histoire de voir, mais il y a encore 08_02_Galway__40__Dunguaire_Castlepas mal de brouillard à cette heure matinale (!). On croise les doigts très fort pour qu'il se soit levé quand on arrivera aux falaises, parce que ce serait ballot de ne rien voir du tout... surtout que le guide nous dit que, parfois, le brouillard peut rester pendant des semaines sans se lever... Chouette.

Ensuite, on passe dans le Burren. Alors, je croyais avoir déjà parlé du Burren ici, mais apparemment non, alors je le fais maintenant. Le Burren est donc un massif montagneux ("burren", c'est de l'irlandais, ça veut dire "great rocks": grandes pierres) constitué de pierre calcaire. Manifestement, c'est un endroit dont la flore vaut le détour, mais on n'y est peut-être pas allées au bon moment... Ma coloc et moi, on y avait déjà fait un tour grâce à Liam, irlandais qui pique, et qui marche tous les dimanches matins dans les montagnes/collines aux alentours de Tullamore (d'ailleurs, un jour, je lui consacrerai un article, parce qu'il le vaut bien). Et un jour, il a organisé une marche dans le Burren (comté de Clare). C'était la deuxième fois qu'on marchait avec lui: on a marché pendant 5 heures, il a fait gris, y avait du brouillard, il faisait super froid (c'était en octobre), et c'était déjà magnifique. Donc, là, on y retournait alors que le soleil pointait le bout de son nez, ça donnait envie. Et effectivement, c'était super beau.

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Le Burren en octobre, en marchant

 08_02_Galway__47__the_Burren 08_02_Galway__48__the_Burren

Le Burren en février, en bus

On s'arrête manger au Fitzpatrick's Bar, qui est presque trop moderne: on aurait bien aimé manger dans un petit truc tout à fait irlandais, mais bon... Au moins, c'était vraiment bon!

08_02_Galway__51__Cliffs_of_MoherEt puis, direction les falaises de Moher. Bon, il y avait un peu de brouillard accroché au bout, mais ça donnait un air mystique. C'était superbe, vraiment. Ça vaut plus que le coup! Les falaises sont bordées de murs en béton, pas jolis du tout, mais c'est apparemment un endroit très prisé par les suicidaires...
Normalement, par temps super clair (qu'on a raté de pas grand-chose), on peut apercevoir les îles d'Aran en face, et la baie de Galway sur la droite... mais là, non. :D

08_02_Galway__55__Cliffs_of_Moher 08_02_Galway__57__Cliffs_of_Moher 08_02_Galway__64__Cliffs_of_Moher

A couper le souffle. Même avec le brouillard! Et, attention, un vrai vent de l'Atlantique! Pas la peine d'aller chez le coiffeur avant..! Après, peut-être.... ;-)
08_02_Galway__81__Poulnabrone_DolmenEn rentrant, on fait deux petits arrêts: au dolmen de Poulnabrone (oui, moi aussi, ça me fait rire! :D), et aux grottes de Aillwee... Le dolmen est un dolmen, une fois qu'on en a fait le tour, c'est fini. Et la grotte est sympa, mais celle de Dunmore (que j'ai faite avec les petits Français, près de Kilkenny) était plus intéressante historiquement, car elle a servi de refuge, tandis que Aillwee est une grotte toute bête (si je peux me permettre), qui a simplement servi d'endroit d'hibernation pour les ours, quand ils habitaient encore l'Irlande. Cela dit, c'est quand même sympa, et même si on doit payer 8 euros en plus, c'est pas mal. On a refait l'expérience du noir total, et c'est vrai que ça fout un peu les jetons quand même; le guide nous demande de fermer les yeux et de les rouvrir 08_02_Galway__86__Aillwee_Cavesquand il le dit. A ce moment-là, il a éteint toutes les lumières dans la grotte, et on est dans le noir le plus complet. Vous entendez les gens, mais vous ne voyez rien, pas d'adaptation possible, vous pouvez mettre votre main devant votre visage, vous ne la verrez pas... C'est assez impressionnant, surtout quand on pense que dans des grottes comme Dunmore, les gens s'y cachaient, et n'avaient comme lumières que des torches, qui s'éteignaient bien vite...
On est rentrées vers 17h... Journée bien occupée, comme vous voyez!

Le soir, on a essayé un resto appelé Fat Freddy's (Quay Street), et ma foi, c'était très bon! Cuisine plutôt italienne (pâtes, pizzas, lasagnes), prix pas excessifs (même si j'y mangerai pas tous les jours non plus), et encore une fois, portions énormes! Après on s'est dirigées vers le Crane Bar (2 Sea Road et Small Crane), recommandé par Liam lui-même, qui est originaire de la région de Galway... On s'est donc dit que ça valait le coup d'essayer! Et puis finalement, on était fatiguées, la musique était bien
(même si c'était une session étudiante), mais ils ont mis du temps à s'organiser... Jugez plutôt: 6 violons, 4 guitares, un ukulélé électrique, une flûte, un accordéon.... pfiou! Trop compliqué, tout ça! Donc, on est pas restées, mais ça aurait pu être bien...! On ré essaiera la prochaine fois!

Voilà donc le "résumé" de la deuxième journée à Galway... Et la troisième sera très brêve.
 

28 mai 2008

Indie's back!

D'abord, toutes mes confuses pour le délaissage honteux de ce blog... et toutes mes confuses, car ce ne sont pas des nouvelles d'Arthur qui arrivent, mais de quelqu'un de bien plus vieux... et ce n'est même pas moi!

Et oui, dimanche sentait bon la naphtaline, dites-moi! Et oui, on a exhumé de vieilles, vieilles reliques au ciné du coin, avec les copines... On est allées voir... Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal!

C'est long comme titre, non? (bon, j'avoue, « les aventuriers de l'arche perdue », c'est pas mieux)

Alors, bon, mettons les choses au clair: oui, Harrison Ford est vieux. Il a, je sais même pas, facile 65 ans? Oui, il a les cheveux tout blancs, le bidon qui va avec, tout ça, tout ça.

But, hell, he's still got it! Il a quand même encore la classe. Intersidérale, la classe.

indyAlors, bon, non, c'est peut-être pas le meilleur de la série, mais en même temps, remplacer l'original n'était pas envisageable. Non, avec cet Indiana, on replonge gentiment dans le passé, on se remémore plein de bons souvenirs, on profite de Harrison Ford que ça fait un bail que je l'ai pas vu dans un film, on profite tout court, quoi.

On retrouve presque tous les éléments (à part un HF jeune, malheureusement!): des squelettes, des insectes, de la poussière, de l'or, un chapeau, un fouet, des méchants très méchants même pas de chez nous (de chez les Américains, j'veux dire), des gentils très gentils pas de chez nous, mais c'est pas grave. Et ma foi, ça fonctionne pas trop mal!

J'avoue, je suis peut-être un (trop) bon public. Mais j'ai vraiment apprécié ce quatrième opus! Le scénario, même si capillotracté et finalement pas neuf, colle avec l'époque, les années 50 – 60. Je vous en dis pas plus, allez voir!

Shia Labeouf est plutôt convaincant! Je ne crois pas l'avoir déjà vu dans un film avant (son précédent étant Transformers, moi, je dis, moyen), mais bon, ça présage de bons moments à venir (enfin, s'il continue à choisir de bons projets comme Indie, hein). En même temps, avec un prénom pareil, s'il était pas bon, je vois vraiment pas ce qu'il ferait dans le métier. (mon dieu, il a mon âge! *soupir*)

Et puis, pour le reste... Sortez-le porte-monnaie et faites-en votre sortie du vendredi soir. Ou du dimanche après-midi. Ou du samedi matin. As you like it, en fait.

26 février 2008

La Ballade Nord-Irlandaise

Bon, j'ai manifestement fait trop long pour les posts précédents, je m'en excuse.

08_02_Belfast__04____Queen_s_universityVoici donc, en version courte (mais bon, vous me connaissez), nos trois jours à Belfast.
Nous y avons passé trois jours... Et après Galway, Belfast semble vraiment grand (alors qu'on en fait le tour en 2 heures), mais aussi plus sombre, moins mouvementé. Moins intéressant, à première vue.
Mais pourtant, deux trois choses à voir...
L'université de Belfast, construite sur le modèle d'une université anglaise... et qui fait donc un peu Harry Potter, mais on commence à avoir l'habitude. :D Elle vaut le coup d'oeil, c'est sûr!
08_02_Belfast__11____Palm_HouseLe Ulster Museum vaut peut-être le coup aussi, mais il était fermé! Un peu dégoutée, j'aurais bien voulu voir le squelette de cerf géant de 12 000 ans promis par le Routard. Et le trésor de l'Invincible Armada.
Mais le Jardin Botanique juste à côté vaut le détour, pour ses serres remplies de plantes tropicales...
Sinon, juste, baladez-vous dans la ville, il y a quelques bâtiments qui valent le détour... Mai c'est un peu comme Londres: tout est très dépareillé, et comme ça me gène déjà à Londres, ça m'a gênée à Belfast. Des bâtiments en brique rouge côtoient des trucs hyper moderne super moches... :s je suis pas fan, du tout.

08_02_Belfast__96____fresques_muralesA faire, en revanche, c'est la tournée des Black Cabs. Ces taxis vous emmèneront faire du tourisme éducatif dans les quartiers protestants et catholiques de Belfast. Ils rappellent un peu l'histoire de 08_02_Belfast__102____fresques_muralesl'irlande du Nord, ce qui ne fait de mal à personne (surtout pas à moi!): les Anglais qui colonisent, les protestants qui sont renforcés par la présence des dits Anglais sur l'île, les catholiques qui sont pas contents, les protestants non plus, le traité ramené par Michael Collins qui sépare l'Irlande en deux, la naissance de l'IRA, tout ça tout ça. Une histoire riche en événements qui remontent pas à des siècles plus tôt, mais plutôt à il y a une dizaine d'années.
On nous emmène d'abord dans le quartier protestant (car oui, il y a encore une nette séparation dans les habitations), pour voir les fresques murales. Entre émotion et hargne, on se demande si un jour le combat pourra finir... vraiment. Car malgré le processus de paix, des tensions persistent, et notre chauffeur est tellement optimiste qu'il trouve que le processus va "trop bien pour durer"... :s
08_02_Belfast__104____mur_de_s_parationEnsuite, on passe du côté catholique... en longeant un mur d'une dizaine de mètre de haut, séparant les deux quartiers! Je vous jure, on se croirait à Berlin avant 89... Et de l'autre côté, on trouve un mémorial pour les victimes catholiques causées par l'IRA et autres balles perdues. Ça va des gens engagés dans la lutte jusqu'à des enfants de quatre ans. Et la dernière personne inscrite sur ce mur est morte en 2004. Tout pour nous rappeler que le conflit, malgré le processus de paix, n'est qu'en suspens, finalement.
Tout ça n'est pas très joyeux, mais c'est très intéressant...

Et le samedi, on s'est échappées à Giant's Causeway! Ou, en d'autres termes, la Chaussée des Géants...
Alors pour la petite histoire: un géant irlandais, dont j'ai bien sûr oublié le nom, aurait construit la chaussée pour défier un géant écossais (je vous fais pas un dessin). S'apercevant que son adversaire est vachement plus fort que lui, l'Irlandais revient chez lui à toute berzingue, suivi de pas trop loin par l'Ecossais. La femme de l'Irlandais propose à son mari de le déguiser en bébé: lorsque l'Ecossais arrive, et demande à la femme où son adversaire. Elle répond qu'il est parti, mais qu'il va bientôt revenir, et sur ce, s'occupe de son "bébé". L'Ecossais, voyant la taille du bébé, réfléchit (si si) et se dit que le père doit être gigantesque! Au lieu de se prendre la raclée de sa vie, il préfère rentrer chez lui, par la Chaussée, qui ne supporte d'ailleurs pas son passage.
Moralité: les géants sont tous des cons et des lâches, heureusement que les femmes sont là!
Sinon, y a une vieille théorie scientifique qui dit que ce serait le résultat d'une éruption volcanique il y a 60 millions d'années.
Quoi qu'il en soit, c'est superbe, et encore une fois, on a été plutôt gâtées par le temps. Merci qui?

08_02_Belfast__64____Giant_s_Causeway 08_02_Belfast__51____Giant_s_Causeway

08_02_Belfast__62____Giant_s_Causeway 08_02_Belfast__88____Giant_s_Causeway

11 août 2006

Pouf, pouf, pouf...

Ceci va être un message vrac, qui sert pas à grand chose, et qui va raconter ma vie, alors qu'à la base, c'est pas le but de ce blog... mais bon, y a que les cons qui changent pas d'avis. A moins que ce ne soit l'inverse...

D'abord, c'est quoi ce temps tout pourri??? Demain, je pars en vacances, et j'ai prévu de porter des choses que normalement je n'associe qu'en octobre!! Voire novembre! N'importe quoi! Non, mais sérieux, chuis vénère comme dirait l'autre! Il faut que je sois bronzée pour le mariage de la soeur, parce que ma robe l'exige... Enfin, non, elle exige pas, mais ce sera quand même 'achement plus joli si je suis bronzée...

Et puis d'ailleurs, en fait, elle est déjà mariée, la soeur... Enfin, à la mairie seulement, mais bon. Ca fait son petit effet tout de même! Une horde de Belges étaient là, pour le marié... enfin, le beauf, maintenant! ^^ Du coup, je pense que je serai une vraie fontaine en septembre, pour le  mariage religieux!! Quand je la verrai entrer dans l'église, avec la robe, la musique... pfiou...!! C'est déjà émouvant! Déjà que dans un film, je ne résiste jamais à un mariage (ou à un enterrement, d'ailleurs, évidemment pas pour les mêmes raisons), alors pour de vrai, et celui de la soeur, en plus... Je vais apprendre à manier le waterproof!

Sinon... Toujours quel temps de merde, il fait froid, pfiouuuu!! Marre! Demain, je pars dans le Nord, donc là, il peut pleuvoir, je m'en fiche, c'est dans l'ordre des choses. Ce sera pas facile pour ce qu'on veut y faire (l'enterrement de vie de jeune fille de la soeur... oui, c'est après le mariage, mais on n'a jamais aimé faire les choses comme tout le monde. La preuve: elle a épousé un Belge!) , mais bon, on s'arrangera! Mais après, je vais dans l'ouest, puis le sud ouest, et là, il est hors de question qu'il fasse aussi laid qu'aujourd'hui! Je m'insurge! Je refuse! Je demande un rendez vous avec Dieu pour changer cet été pourri!

Bon. Parlons d'autre chose, Dieu n'étant jamais disponible pour ce genre de broutilles (bein oui, lui, il s'en fout, il est au-dessus des nuages!).  En ce moment, j'ai huit, non neuf, post-it sur mon bureau... Mon bureau ne faisant pas huit kilomètres, il commence à devenir urgent que je fasse ce que les post it disent...  Genre aller repasser ma jupe et trouver des timbres. Ca ferait de la place!

Et j'ai acheté Charlie et la chocolaterie!! (quand je dis que je peux passer du coq à l'ane...^^) Et bah, c'est toujours aussi bien... J'ai pas encore essayé les bonus, mais ça a l'air rigolo... On peut inventer des bonbons, partir à la recherche du ticket d'or... Bon, ça doit être pour les petits nenfants, mais jm'en fous, je trouve toujours ça rigolo! Et pour en revenir au film, j'adore Tim Burton, Johnny Depp, Christopher Lee, les chansons de Danny Elfman... Toute l'ambiance que ça dégage! Un seul plan sur la ville nous plonge déjà dans l'univers burtonien... d'ailleurs, ça a été la réflexion de mon père: "on dirait Gotham City, un peu". Ce qui tombe plutôt bien, puisqu'il pense au Batman réalisé par... Tim Burton.

Et puis... en ce moment j'écoute La Oreja de Van Gogh, un groupe espagnol... C'est Pétronille, l'adoratrice de l'Espagne sous toutes ses formes, même les plus cruelles, qui m'a fait découvrir. Ca m'a fait un peu bizarre au début (pas habituée à écouter de la musique en espagnol), ça fait un peu rock de fille, mais j'aime bien, en fait... Et puis c'est rigolo de chanter en espagnol! ;-)! Si ça peut m'aider à parler... n'importe quoi est la bienvenue!

Bon, allez, je vais arrêter de débiter tant de bêtises qui ne servent à rien... Je vous met un super dessin envoyé par Marie aujourd'hui, qui m'a fait doucement rigoler...

muppet

A bientôt! (et pour répondre rapidement à tof, je ne sais pas pour Bernie, je ne l'ai jamais vu... je sais juste que c'est bizarre!^^)

25 juillet 2006

The End of the Affair

Ca y est, je l'ai vu.

Et bien... c'est effectivement desesperement romantique! Moulin Rouge a cote fait figure de film de bourrins, c'est sur... Mais rappelons l'histoire, d'abord. (enfin, rappelons, rappelons, disons-la tout court, en fait).

Londres, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Sarah est mariee a Henry, qui travaille au ministere, et qui n'a que tres peu de temps a consacrer a sa femme. Il n'est pas taille dans le moule des amants, il ne la remarque pas, elle devenue pour lui une habitude, elle fait partie de son quotidien.
Elle rencontre un jour Maurice Bendrix, un ecrivain qui habite leur quartier; le coup de foudre est bien sur immediat et reciproque; "the affair" commence. Bendrix l'aime avec toute la jalousie dont il est capable, et pourtant un jour Sarah disparait, sans une explication.
Deux ans se passent, Bendrix tombe sur Henry au detour d'une rue. C'est le moment pour lui de comprendre enfin ce qui s'est passe...

Ralph Fiennes et Julianne Moore sont un couple plus que convaincant, coince entre le mari de l'une et la jalousie maladive de l'autre. Sarah s'evertue a convaincre son amant qu'il n'a rien a envier a son mari, mais la jalousie de Bendrix resiste a tout... Ralph Fiennes n'est decidement pas fait pour les histoires d'amour tranquilles. Il joue a merveille cet amant qui doute de tout, alors meme que le mari ne peut etre une menace... Dans le film, il dit qu'il mesurait son amour a l'etendue de sa jalousie; je trouve l'image jolie, bien que terrifiante, et si j'en crois certaines scenes, il l'aimait plus que tout.

Donc, oui, The End of the Affair est un film absolument, desesperement, fondamentalement romantique. Je dois avouer que sans un petit resume avant, comme celui que je vous ai fait plus haut, on se perd un peu entre les flash backs et le present de l'histoire...  Comme il ne se passe que deux ans entre la fin de la liaison et les "retrouvailles", les personnages n'ont pas change physiquement, ils ont presque les memes fringues... Le doute s'installe parfois, mais heureusement pas pour longtemps.

En definitive, je crois que j'ai aime, meme si j'essaye d'occulter le fait que c'est un film avec Ralph Fiennes, j'essaye d'etre objective... ^^ C'est un bon film, mais il faut etre prevenu: c'est une debauche de sentiment, de haine, d'amour, de jalousie, de passion...

Et une mention particuliere pour Jason Isaacs qui joue un petit role... (j'en ai lache ma cuillere de glace en voyant son nom dans le generique, c'est dire!;-) Celui d'un amant... bien particulier. Voyez-vous meme! (Comment ca, j'en entend demander qui est Jason Isaacs??? Pfiou... Jason Isaacs, c'est Lucius Malfoy, c'est le mechant dans Le Patriote, c'est le capitaine Crochet dans le tres recent Peter Pan, et en regardant sa filmo, je me rend compte que ouuuuh pinaise, il a meme joue dans Armageddon!!!! Truc de ouf, comme dirait l'autre).

end_of_the_affair

12 février 2006

Harry... *soupir*!

L'été dernier, j'ai passé deux semaines à Cambridge... Bon, ça, tout le monde s'en contrefout. Ce qui est un chouia plus intéressant, c'est que pendant ce séjour à Cambridge, on a décidé d'aller faire un petit tour à Londres, le temps d'une journée...

Etant accompagnés d'une Italienne qui n'y était jamais allée, on s'est (re)fait tous les sites touristiques, Big Ben, Tower of London, musée de Sherlock Holmes (pendant ce temps moi j'étais dans la Beatles Store juste à côté, en train d'acheter mon deuxième poster hors de prix), etc... Et on a raté le British Museum(je suis maudite, je n'y rentrerai jamais...) de peu, étant donné que les Anglais pratiquent le "nine to five", c'est-à-dire que presque tout ferme à cinq heures, et qu'on est arrivés à ... cinq heures moins le quart.

Et en reprenant le métro vers la gare, pour rentrer à Cambridge, on s'est aperçus qu'on était super en retard, et qu'on allait louper notre train... Donc on a commencé à courir (pas dans le métro, on n'est pas stupides à ce point là)...

Et je n'avais pas réalisé que je prenais le train à la voie de 9, dans la gare de King's Cross...

Et en arrivant sur le quai, ça a donné ça:

Platform_9_3_4

Le choc! :-) Bon, on a pas eu le temps de prendre une photo où je me serais éclatée la gueule sur le mur, mais il était hors de question que je laisse passer l'occasion!!^^

Bon, voilà, c'est tout.

23 juin 2006

Paris, je t'aime!

Paris_je_t_aimeJ'ai vu le "film-événement" mercredi 21 juin, jour de la fête de la musqiue, de l'été, et accessoirement, de sa sortie.

L'expression "film-événement" me faisait un peu sourire, je dois l'avouer, puisque Mission Impossible 3 faisait aussi figure d'événement... Cette expression regroupe trop de films, de genres et d'acteurs pour que j'y prête une quelconque attention.

Cela dit, il est vrai, que même avant d'avoir vu Paris je t'aime, on ne peut qu'être impressionné. Un tel casting d'acteurs, d'actrices, de réalisateurs... Bruno Podalydès, Gus Van Sant, Natalie Portman, Elijah Wood, Gérard Depardieu, Gaspard Ulliel, Marianne Faithfull, Willem Defoe, Juliette Binoche, et j'en oublie, la liste originale est bien plus longue... Autant de raisons d'aller le voir!

Maintenant, le concept. (J'achète!) Intéressant, mais ça aurait pu être un projet suicide, sans queue ni tête... pensez donc, 18 films de 5 minutes chacun, représentant un quartier de Paris, avec pour fil rouge le thème de l'amour, de la rencontre... Ca aurait pu être une catastrophe. Décousu, incohérent, ennuyeux.

Vous sentez bien que ça ne s'est pas passé comme ça. Ca n'était ni décousu, ni incohérent, ni ennuyeux. C'était... magique. Ce n'est pas très compliqué: avec Paris je t'aime, vous rentabilisez comme jamais votre place d'ugc; avec une seule place de cinéma, vous voyez dix-huit films. En une heure et demi. Mieux que la fête du cinéma!

C'est réellement l'impression que j'avais en sortant de la salle. Dix-huit films en une heure et demi. Ca fait un peu fouilli dans mon esprit, mais dès que j'y pense, chaque acteur rejoint son histoire, son rôle... Chaque court possède une histoire, une magie qui lui est propre, et qui pourtant s'intègre parfaitement à l'ensemble. Paris, à mon sens, n'est ici qu'une toile de fond, on devine par là la place des Vosges, la colonne de juillet, la Seine, le museum d'histoire naturelle, la mosquée de Paris... Ces films sont loin d'être un documentaire sur l'architecture des grands monuments parisiens, ceux que tout le monde connait, des USA au Japon. Ils ne sont pas une représentation facile et évidente de Paris, la ville de l'amûr. Ils ont chacun un truc, qui tient en cinq minutes, mais qui souvent pourrait être développé deux heures.

Et c'est ça que j'aime par dessus tout, dans ces films. Ils nous font imaginer. Nous n'avons droit qu'à cinq minutes, il nous faut imaginer la suite, le début... On a suffisamment d'éléments dans les cinq minutes pour reconstruire un scénario qui se tienne. Chaque film nous ouvre une porte. Vers l'ailleurs de Paris. Vers l'ailleurs d'une rencontre.

Ce film est réellement un petit bijou. Que dis-je? Ces films!

De plus, il y a un côté pratique à la durée limitée... Si vous n'aimez pas un des courts, attendez le suivant... Sur dix-huit, un seul ne m'a pas plu. Mais ça vient grandement du fait que je n'ai rien compris; ce qui n'est en rien une excuse pour le film! mais bon, peut-être en le revoyant y verrais-je plus clair, qui sait?

Je ne m'attarde pas sur les prestations, admirables, des acteurs, car j'aurais peur d'en dire trop. Je préfère que vous vous fassiez une idée par vous-même, et que la surprise soit encore un peu là. Donc, pour finir, si vous ne saviez pas quoi aller voir au cinéma, faites un petit tour du côté du "film-événement". Vous pourriez passer un bon moment...

4 mars 2006

Yeah, that's right!

Donc, le mardi 21 février, je suis allée à Bercy voir Depeche Mode. Bon, personnellement, j'aurais bien évité Bercy, mais bon, c'est vrai, pour tous les fans, c'était pas trop grand, et mon salon n'aurait visiblement pas suffi. C'est Marie (Dracounette aussi, à ses heures) qui m'a embarqué dans cette galère... qui heureusement s'est bien terminée!

Je dis galère, parce que j'avais encore jamais attendu quatre heures dans le froid pour un concert. D'ailleurs, j'avais encore jamais attendu quatre heures dans le froid tout court... Parce que, vous comprenez, on avait des billets pour la fosse de Bercy. Et qui dit fosse, dit soit au fond, soit derrière un grand, soit les deux, souvent les deux, d'ailleurs! Et pour éviter ça, peu de solutions, en fait; on peut avoir un super pote, grand et costaud pour te porter sur ses épaules, en dépit des protestations des autres petits qui, eux, n'ont pas cette chance, ou on peut arriver super en avance pour pas être coincée contre la barrière du fond. Ayant oublié mon équipe de rugby (il faut au moins ça pour me porter), on a décidé d'arriver en avance. D'où les quatre heures dans le froid...

D'autant plus qu'avant, on avait aussi décidé de manger un grec, histoire d'être bien calées pour toute l'après-midi, et toute la soirée. Malheureusement, il semblerait qu'il y ait eu quelque chose qui n'aurait absolument pas dû se trouver dans la sauce de mon sandwich d'abord et dans mon estomac après. Chose que mon estomac a tenté, pendant quatre heures, de rejeter. Dieu merci, ce fut une brillante victoire de l'esprit sur le corps, mais à quel prix... J'ai eu envie de vomir tout le temps, ce qui fait que les gens autour dans la queue ont été extrêmement gentils avec moi... La peur que je me déleste sur eux, sans doute. Je ne les blâme pas, j'en aurais fait autant! Enfin, malgré les imprécations d'un jeune homme qui me disait qu'il fallait que je vomisse (ne parlons pas de ça, voulez-vous?), que ça ira mieux après (oui, mais non, n'en parlons pas, vraiment), et est-ce que je veux une bière (non, merci, ça ira, ni manger, ni boire pour le restant de mes jours me parait une bonne solution)... j'ai réussi 1: à ne pas vomir, et 2: à ne plus avoir envie de vomir. Chouette, dirait hedwige!

Donc, vers 18h30, nous sommes (enfin!) rentrées dans Bercy, où nous n'avons attendu "que" deux heures pour voir la première partie, pour la demie heure réglementaire. A ce qu'il parait, les premières parties de DM étant généralement nulles, celle-ci était plutôt pas mal. Notez que c'est une excellente technique: mettre une première partie qu'on sait que le public va détester pour arriver ensuite comme une fleur. Le public est tellement content que le premier groupe soit parti qu'il a oublié que ça fait plus de six heures qu'il attend... Ingénieux, vraiment... Cela dit, on peut découvrir des choses très bien en première partie! Quoi qu'il en soit, The Bravery, objectivement, ça casse pas trois pattes à un canard.

Encore une heure, et à 21h30, enfin, enfin, ils sont là, ils arrivent sur scène, les Depeche Mode! Pas trop tôt, murmure-je en mon for intérieur, mais Marie laisse sortir son hystérie, qu'elle contenait depuis des jours, des mois, et depuis elle ne semble pas avoir retrouvé sa santé mentale... Ca doit aussi venir du fait qu'elle retrouve les DM à Nîmes en juillet; elle est persuadée qu'ils joueront happy birthday Marie, mais je crains que la désillusion soit cruelle...

Et là, c'est parti pour deux heures de concert, et ma foi, je dois avouer que les petits vieux se débrouillent plutôt pas mal sur scène... ^^ Oui, Marie, ceci est écrit uniquement pour te faire réagir... *ticone te sort toutes ses dents dans son sourire*. Le spectacle est porté par Dave Gahan, qui chante preque tout le temps; parfois, Martin Gore prend le micro pour pousser, assez brillamment d'ailleurs, la chansonnette.

A ce propos, petite mise au point sur le groupe, pour les incultes comme moi. Dave Gahan est l'emblème, le symbole, le personnage médiatique, le monsieur qui finit tous les concerts trempé de sueur, sans chemise, torse poil, et arborant fièrement ses tatouages. En un mot comme en cent, c'est le chanteur. Martin Gore, c'est le premier petit blond sur le côté (là, c'était à gauche) (attendez...) (oui, c'était la gauche), et selon les dires de Marie, c'est le pilier du groupe, sans Martin, pas de Depeche Mode. En deux mots comme en cent: c'est l'auteur-compositeur. Reste le dernier troublion: Andrew Fletcher, l'autre petit blond sur la scène; alors lui, mon inculture m'empêche de dire à quoi il sert, si ce n'est pianoter sur son... piano toute la soirée, chose que quelqu'un d'autre pourrait faire, je crois. J'attend le commentaire de Marie pour me dire à quoi sert Andrew, qu'elle a elle-même surnommé "l'homme à la tête de steak". Si affectueux, on reconnait tout de suite Dracounette.

Donc, le spectacle était plutôt rondement mené, avec des rappels de trois kilomètres, alors que tout le monde sait que: il y a encore des chansons qu'ils ne peuvent pas ne pas chanter avant de partir; tant que les lumières se sont pas rallumées, le concert continue; s'ils reviennent pas, Bercy leur éclate la face. Donc bon, nous faire applaudir et hurler encore pendant cinq bonnes minutes, c'est définitivement de l'auto satisfaction. Mais bon, qui ne fait pas ça? Pendant que vous cherchez, je continue.

Donc, même si on a attendu au final sept heures avant de voir l'objet de tous les désirs de Marie, c'était quand même bien. C'était vachement bien, même si mon envie de vomir est revenue me faire des petits coucou pendant le concert; à part ça, elle a été assez sage. C'était vachement bien, même si en sortant, j'avais envie d'aller directement à l'hôpital pour une amputation des pieds tellement j'avais mal. C'était vachement bien, même si je connaissais que trois chansons: Personal Jesus, Enjoy the silence (ze success of DM), et Precious, leur dernière. Ah tiens non, il y a aussi "I'm taking a ride with my best friend...", donc du coup, ça fait quatre. C'était vachement bien, même si je persiste à dire que Martin avait l'air d'un poulet avec ses ailes et sa crète, quelle qu'ait été son intention esthétique et artistique.

Non, vraiment, c'était un bon concert.

yeah, that's right!

DM

4 septembre 2009

Lego

Par Maritxu

Mon demi-belge m'en a fait une bien bonne dernièrement, et je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager ça...

Bien, malgré le fait qu'il ne parle toujours pas, il joue comme tout bébé normal et s'invente des histoires comme tout bébé normal. Sauf que je dois deviner ses histoires quand il me demande ma participation. Comme - on l'a déjà vu dans les mille épisodes précédents - son vocabulaire est super limité, il s'énerve souvent parce que je ne comprends pas ce qu'il me demande.

cube_plastique_legoDonc, l'autre jour, il se pointe avec une plaque de lego, entièrement carrelée. D'habitude, il fait plutôt des empilements (empilages ?). Tout fier, il me fait "blu !"
J'essaie les trucs habituels : "tiens ? Tu as fait un camion ?" "non"
"Une moto ?" "Non"
"Un bateau ?" "Non"
"Un tracteur ?" "Non"
"Un crocodile ?" "Non"
"Un lion ? "Non"

Zutre, ça marche ces trucs là, les autres jours.
Là, il s'énerve un peu et me traîne à la cuisine où il montre le four en criant : 'haaaaa !"

"Tu as fait un gâteau et tu veux que le cuise ??"
"Ouiiiiii !" (intense ton de soulagement dans sa voix)

Il sait qu'il n'a pas le droit de toucher au four, c'est pour ça qu'il me l'a apportée, sa plaque de lego. Comme je suis une mère formidable, évidemment, j'ai fait semblant de cuire son machin, et il est reparti content vers de nouvelles aventures.

Il est pas formidable mon bébé ?

11 mai 2007

Après 93 ans d'absence...

... Je reviens! Sans avoir aucunement manqué à la blogosphère, ma soeur s'est chargée de maintenir le blog en vie (merci au demi belge qu'elle trimballe dans son ventre d'avoir toujours quelque chose à dire!)...

Je reviens, mais pas sans rien. Bein non, faut pas pousser non plus, j'ai une liste grande comme ça de trucs dont il faut que je vous parle (liste qui tient d'ailleurs sur un post-it).

Je pervertis aujourd'hui un peu la catégorie "cinoche", parce qu'en fait, il s'agit d'une série télé. Mais attention, pas n'importe quelle série: Heroes. Jamais entendu parler? Normal, ce n'est pas sorti en France (pas encore, du moins, apparemment TF1 va s'en charger... et je pensais pas dire ça un jour, mais... regardez TF1!), et par la magie d'Internet qui permet d'avoir presque tout (pas Ewan McGregor en chair et en os, malheureusement) en quelques minutes ou secondes selon votre débit, et bein on peut regarder cette super série américaine sur son ordi (ou sa télé, si elle connectée à l'ordi, comme chez Blombo, mais bon, on va pas chipoter non plus).

Mais alors, je vous entends vous demander, "mais de quoi donc ça parle ton truc?". Bon, alors. J'avoue, quand on lit le résumé, et qu'on est pas trop science fiction et comics, on va trouver ça un peu pourrave, mais je vous assure, faut essayer. En revanche, si vous n'aimez que les séries à l'eau de rose, ou les Friends, et que vous ne supportez pas la vue du sang, passez votre chemin. Pas que ce soit une série hyper gore, mais y a quand même deux trois passages qui plairaient pas à ma mère.

Alors, pour le résumé, je m'embête pas, je pique celui d'Allociné (pasque je sais que vous avez eu la flemme de cliquer sur le lien ci-dessus, petits chenapans!):

"Partout dans le monde, un certain nombre d'individus en apparence ordinaire se révèle doté de capacités "hors du commun" : la régénération cellulaire, la téléportation, la télépathie... Ils ne savent pas ce qui leur arrive, ni les répercussions que tout cela pourrait avoir. Ils ignorent encore qu'ils font partie d'une évolution qui va changer le monde à jamais !"

Voilà. Le moins vous en savez, le mieux vous vous portez. Regardez Heroes, franchement, ça dépote!

Heroes

Et sinon, vous, de nouvelles séries trop bien à conseiller?

18 juin 2012

... P'tit con, va

Par Maritxu Je me change dans la salle de bain devant le Demi-Belge. Il me regarde de travers, me touche le dos. - Tu as des boutons maman. Moi je crois bien que tu nous fais un début de varicelle. Comment te dire mon cher fils ? Non, ce n'est pas une varicelle, c'est de l'acnée, la plus grande plaie de ma vie, ce pourquoi j'ai fait une phlébite ET une embolie pulmonaire, à cause de quoi je me traine un bas de contention à vie, qu'à bientôt l'âge du Christ j'ai encore et toujours ces salopards de petits et gros boutons de toutes les couleurs qui me parsèment la trogne, le dos et le décolleté, que ça n'a absolument pas l'air de s'arranger avec l'âge, que des fois ils font mal, que j'ai tout essayé, de la crème la plus douce aux brosses les plus dures pour les faire partir, et que comme rien ne marche, j'ai décidé de ne rien faire, que j'ai choisi (entre autres) ton père parce qu'il s'en cogne de mes boutons (et c'est heureux), et que, malheureusement, vue la génétique, tu vas AUSSI en subir un paquet à ton adolescence, et que je m'en excuse d'avance... - Non mon chéri, ne t'inquiète pas, je l'ai déjà eue la varicelle. (... P'tit con, va.)
15 février 2011

Prénoms (deuxième)

Maintenant qu'on sait le sexe avec certitude (c'est une FIIIIILLLLLLE !) il est temps de commencer à chercher un prénom. On a le temps, il nous reste encore 4 mois pour se décider. Et puis pour le premier, ça avait failli tourner à la foire d'empoigne, tellement on n'arrivait pas à se mettre d'accord. Le prénom du demi-belge est d'ailleurs un compromis total, aucun de nous deux n'étant totalement satisfait. Mais ici, c'est une fille. Apparemment, les filles, c'est plus facile... Hier soir, mon Belge discute au salon avec son fils : - Dis donc, comment on va l'appeler cette petite soeur ? - Heuuuu, caca boudin ! - Ha non, ça c'est pas possible. Si on l'appelait plutôt.... - il se retourne vers moi, interrogatif- ................ ? (Vous pensiez sérieusement que j'allais le lâcher ?) Il se trouve que j''ADORE ce prénom. Sans dec. Au premier essai, on est d'accord. Incroyable. Et il nous reste encore 4 mois pour changer d'avis !
24 mai 2014

Mes.enfants.

par Maritxu

 

Oui, avec un point : mes.enfants.
C'est pour se rappeler qu'il ne faut pas faire la liaison.

Pucine nous parle souvent de "mes.enfants". Au début, on a cru que c'étaient ses poupées.

- Mes.enfants ils veulent pas faire caca dans les toilettes, alors moi dit non (index péremptoire levé) et moi punis mes.enfants.
- Mes.enfants y font co'ça (comme ça).
etc...

A force, on a eu un doute. Puis on s'est rendus compte que c'étaient peut-être ses copains de l'école.
Et la lumière fut : la maitresse les appelle forcément "les enfants" et la Puce, avec sa façon à elle de tout s'approprier, le ressort comme "mes enfants".

21 septembre 2006

Non...?

Pas possible... On dirait que... je n'ose pas y croire. Moi?

Moi, inscrite à la fac? Mais... j'avais fini par prendre ça comme une sorte de chimère, de quête, un peu genre mon Graal...

Enfin, quoiqu'il en soit, ça a l'air officiel: j'ai une carte d'étudiante, nouveau design (truc qui sert à rien, mais pour eux, tout sauf vraiment travailler à des choses utiles), elle est... pas violette, pas fushia, entre les deux! Et pis, aussi, j'ai un certificat de scolarité.... et pis ... j'ai mon emploi du temps! Ouuuu pinaise, l'expérience de ouf, à faire au moins une fois dans sa vie! ^^

Non, sérieux, on m'a donné un papier, avec des sigles, acronymes, ce que vous voulez mais pas compréhensibles pour le commun des mortels (moi, en l'occurence)... et puis jme suis retrouvée en face de plein de feuilles différentes, avec les matières, leurs diférents horaires... J'suis restée genre trois minutes devant, incapable de prendre une décision. Et puis il a bien fallu que je m'y mette! Avec l'aide précieuse de "pas tuteur mais presque", un jeune homme dont je ne sais pas le nom, mais bien serviable et très gentil, c'est sûr!
J'ai donc bidouillé mon truc comme je pouvais... ça pourrait être mieux, mais surtout ça pourrait être pire, il pourrait pleuvoir!
Alors, voilà, apparemment c'est vrai: je suis inscrite en 3ème année de LLCE Anglais FLE, à Paris 7 Denis Diderot.

Pour un peu, j'en pleurerais, tellement ça me fait plaisir!

Bon, bein... du coup, demain je pars toute seule en Belgique (oui, maman, je ferai attention aux camions, oui maman, je respecterai les limitations [avec une twingo, le moyen de faire autrement?], oui maman, je m'arrêterai souvent, et avant Valenciennes, pasqu'après y a plus d'aires d'autoroutes, oui maman, je prendrai une bouteille d'eau.... oui, maman, je ferai mon possible pour arriver en vie, pas déshydratée, et pas à court de carburant si possible) (mais oui maman, je t'aime!) pour aller au mariage de ma soeur! Et ça, ça fait plaisir aussi! Oulala... jvais pleurer, elle va être bêêêêlle! pfiou!

Que dire, que dire? (ça faisait longtemps! ... non?) J'ai repris le théâtre, et c'est... comme avant. J'ai des courbatures aux jambes, je suis contente de m'être éclatée pendant deux heures le mardi soir, et... voilà, j'ai envie de recommencer! C'est marrant, la façon de présenter les choses: tu me dis "cours sur cette piste d'athlétisme", je vais te répondre gentiment que j'ai plein de trucs à faire, chuis super en retard, je p(v)eux pas, mais dis moi "allez, on fait des abdos dans la salle du théâtre", là je te dis ok, d'accord, on y va... Chuis bizarrement faite, quand même! Mais notez, je m'en rend compte!

Ah oui, aussi, j'ai ajouté le blog de Frodon dans mes liens... le petit gredin est parti un an à Birmingham (râh l'salaud!), mais il continuera à dessiner je l'espère... pas d'histoires continues chez lui,mais j'adore son coup de crayon! http://20six.fr/frodon

Et pis, j'ai acheté l'album de Laurel (http://www.bloglaurel.com/) , Le journal de Carmilla (ne jamais me laisser dans la Fnac quand j'ai pas de sous!), et bein... c'est pas mal du tout! C'est mignon comme tout, et... j'attend la suite!^^

Et pis... bein jvais vous laisser, je vais  aller glandouiller devant la télé avec le dvd de Peter Pan, le dernier sorti, avec Jason Isaacs en Crochet et Ludivigne Sagnier en Clochette... Pour l'instant,c'est mignon, mais les effets spéciaux sont quand même pas terribles... Et puis jvais grailler aussi, j'ai la dalle.

Tchô!

6 juillet 2006

J'accuse!

J'accuse mon professeur d'anglais de civilisation pour l'ENS de Cachan d'avoir occulte une partie du programme de cette annee.

Le programme de Cachan en civilisation etait "Les religions et les eglises au Royaume-Uni et aux Etats-Unis".

Maintenant que je suis sur le terrain britannique, je m'apercois (avec horreur, cela va sans dire) que Mme L. a oublie de nous parler d'une religion de la perfide Albion (en plus, ca rime). Et pas n'importe quelle religion, non non, la plus importante, la plus repandue, celle qui rassemble le plus de fideles en Grande-Bretagne, et qui s'etend au reste du monde, avec cependant moins de ferveur que dans ce pays etrange ou la pluie semble donner un sujet de conversation eternel.

J'ai nomme... le football.

En effet, le football, ce sport relativement commun qui consiste a faire courir vingt-deux personnes majeures, vaccinees, et relativement conscientes de leurs mouvements apres un ballon bicolore de forme ronde, connait dans le pays de Shakespeare un succes encore jamais egale.

Et, en ce moment, au cas ou vous ne l'auriez pas remarque dans votre contree sans doute lointaine et coupee de tous moyens de communication, c'est la coupe du monde de football. La planete entiere a les yeux rives sur l'Allemagne depuis quelques semaines deja... et la Grande-Bretagne plus que les autres, j'en ai bien l'impression... Est ce que vous pensez qu'a la Gay Pride de Paris les gens s'amasserait devant les bars pour regarder un match? C'est ce qui s'est passe a Londres... Bon, d'accord, l'Angleterre jouait a ce moment-la... mais bon, quand meme!

Le phenomene est assez interessant... Car les Anglais, a ce niveau la, sont loin d'etre aussi hypocrites que la majorite des Francais. En effet, lorsque la France perd, on entend beaucoup moins parler de l'evenement sportif, sans consideration pour les autres equipes qui etaient tout simplement meilleures que nous. En revanche, si l'Angleterre perd, les Anglais sont tres tristes, mais ils gardent un interet maximal pour les matches suivants...

L'Anglais ne regarde les matches tout seul chez lui que tres rarement; en effet, le match de foot est l'ocasion revee pour un leger engrenage: le foot entraine le pub, car ce n'est pas marrant de regarder ca tout seul chez soi, comme un couillon. Un match de foot, c'est un film, ca s'apprecie mieux quand on est avec des potes. Or, un pub, a la base, c'est fait pour boire. Et comme l'Anglais est tres respectueux des traditions, dans un pub, il boit, de la biere, majoritairement, bien sur.

J'avoue, je confesse, je suis moi-meme allee deux fois dans un pub pour voir un match... deux matches de la France, en plus...( ce qui confirme en partie ce que je disais plus haut!) Et bein, finalement, c'est pas plus mal! C'est tellement plus marrant de regarder le public reagir (ou pas) aux actions des joueurs, et des arbitres!

Cependant, l'attitude des Francais me fait un chouia honte, quand meme... non pas qu'on soit arrogant, gueulards et qu'on nargue l'adversaire des qu'on marque un but, non, c'est pas notre genre, ca. Et l'attitude des filles qui regardent le foot aussi... Ca, c'est drole! Il y a bien sur celles plus interessees par les joueurs que la balle, ou leur vie privee, mais celles qui m'ont fait le plus rire lors du match contre l'Espagne, ce sont celles qui s'extasient sur le ralenti du but, comme si c'etait le but meme. Ce qui prouve leur grand interet pendant le match...

Et puis, il y aussi les phrases qu'on attrape par hasard, hors contexte... Celles-la sont redoutables, presque meurtrieres... Lors du match contre le Portugal (dont les joueurs soit dit en passant devraient prendre des cours de comedie pour apprendre a mieux simuler la douleur intense de s'etre tordu la cheville tout seul), deux m'ont parues savoureuses... "on ne renifle pas le cul des filles, enfin!" et "moi, j'aime bien les vieux..." La premiere est bien sur tiree de Didier, film d'Alain Chabat, qui vaut le coup d'oeil ne serait ce que pour cette phrase la, et la deuxieme faisait reference a l'age des joueurs sur le terrain, ce qui nous monte a une moyenne de 30 ans... je crois. N'empeche que sorties du contexte... ces petites phrases sont propres a vous foutre une honte sans nom, mes amis!

Tout ca pour dire... quel oubli majeur dans nos cours de civilisation, Mme L.! Le football est une veritable religion ici, et croyez bien que les fideles sont bien plus attentifs pendant les services rendus a la gloire de leurs idoles...

19 mars 2013

Déjà mars...

Par Maritxu

Déjà en mars, et j'abandonne le blog... Pourtant, les enfants grandissent et je suis en train de laisser passer des perles.

Entre le Demi-Belge, qui s'intéresse à de plus en plus de choses, et la Pucine, qui baragouine, devient de plus en plus indépendante, j'ai de la matière.

Bon, une du Demi-Belge :

Il ne vous aura pas échappé que nous avons changé de Pape. Passer à côté de cette information relève de l'exploit. Donc, même mon fils est tombé sur une photo d'un magazine affiché dans la rue de Benoit XVI. - Maman, c'est qui lui ? C'est un curé ? (N'oublions pas que Demi-belge est dans une école catholique. Ne me jetez pas la pierre, c'est la seule du village. Il a catéchisme tous les mercredi matin. Moi, j'essaie de rectifier derrière) - Finement observé ptit gars. C'est même mieux qu'un curé, c'est le chef des curés. On appelle ça un pape. - Pourquoi il est dans le journal ? - Parce qu'il a décidé qu'il était trop vieux pour être pape. Il prend sa retraite. Certaines personnes pensent que c'est bien, et d'autres pensent qu'il faut être pape jusqu'à la mort, comme les autres papes ont fait. Toi, tu en penses quoi ? -silence- - J'ai le droit de rien en penser ? - Tu as parfaitement le droit mon coeur, si tout le monde faisait comme toi et s'occupait de ses affaires, tout irait mieux.

Une autre. Je voulais carrément en faire une note et intituler ça " le mariage gay expliqué à mon fils ". Puis j'ai eu des lessives à faire.

- Maman, qu'est-ce que ça veut dire adopter ? - Adopter un enfant, c'est lui donner une famille quand il n'a plus de papa et de maman. - C'est quand les mamans n'aiment plus leurs enfants alors ? - Pas de tout ! Les mamans aiment toujours leurs enfants. Mais des fois, les mamans meurent, tu sais. Ou elles ne peuvent vraiment vraiment pas garder leur bébé, pour des tas de raisons compliquées, mais c'est rare. Alors quelqu'un décide de confier le bébé tout seul à quelqu'un qui veut aimer un bébé, et qui ne peut pas en avoir. - Comme quand il y a deux mamans alors ? - EXACTEMENT ! Pour faire un bébé, tu sais ce qu'il faut ? - Oui. Un papa, et une maman. - Bien. Donc, quand il y a deux mamans, ou deux papas qui sont amoureux, ils ne peuvent pas avoir des enfants tout seuls. - Oui. - Alors ils adoptent quand ils ont envie d'avoir un enfant, et ils décident d'aimer cet enfant qui est tout seul. Comme ça, l'enfant est heureux, et les parents aussi. C'est clair ? - Oui. C'est bien comme ça.

Je suis bien consciente que je ne livre que des conversations en moment, avec le demi-belge, mais ce sont vraiment ces conversations avec lui que je trouve intéressantes. Et puis de toute façons, c'est mon blog, débrouillez-vous avec.

Pucine, quant à elle, a un véritable don pour la délégation. Plus tard, cette enfant sera un chef quelquonque, à n'en pas douter. Zut, je crois que j'ai déjà blogué ça. Bon, une autre.

Son vocabulaire s'étend. C'est amusant pour nous parce que le Demi-Belge n'a jamais voulu répéter des mots, et s'était inventé un vocabulaire bien à lui. Alors, les "popopom" pour "pommes" et autres "ssoooss" pour chaussures (ou chaussettes d'ailleurs) nous émeuvent aux larmes. Ok, je pousse un peu. Mettons que ça nous fait rire.

En revanche, elle lance, et je n'ai toujours pas trouvé de parade pour ça. Dès qu'elle est contrariée dans ses objectifs, c'est à dire 24 fois par jour, elle manifeste son désaccord par des hurlements stridents, et en lançant au loin tout ce qui se trouve à sa portée, doudou inclus. Evidemment, la proximité d'une baignoire remplie devient hautement dangereuse, parce que le doudou sus-mentionné a fini plus d'une fois dans la flotte, à 20 minutes du dodo, et même si elle le balance avec la dernière énergie quand elle ne veut pas dormir, il est quand même nécessaire à son endormissement. Cette gamine est pleine de paradoxes, je sais, ce n'est pas ma fille pour rien.

Pour l'empêcher de lancer, j'ai essayé la gentillesse, gronder, menacer, taper sur les doigts, rien n'a changé. A la première fessée, j'ai décidé que j'allais changer mon fusil d'épaule parce que décidement, je n'aime pas taper sur mes enfants. J'ai essayé le coin, ça a fonctionné une fois. A la suivante, elle avait bien compris qu'elle pouvait revenir hurler au milieu du salon toute seule, et je ne voyais pas comment j'allais bien pouvoir l'attacher à son coin. Parce que la petite fille est maligne, la crapule. Etape suivante, salle de bain fermée. Succès mitigé. Je ne l'y mets plus depuis qu'elle a pigé que mettre le réhausseur contre la porte lui permet d'atteindre la poignée et qu'elle s'est cassé la goule en ouvrant. Le lit ? Vous croyez vraiment que les barreaux vont la retenir longtemps ? La dernière fois, je suis rentrée in extrémis, elle avait déjà presque tout escaladé.

Je n'ai plus d'autres solutions, alors j'ai repris au début. J'explique calmement.

Je l'aurai à l'usure, vous allez voir.


8 septembre 2008

Ils sont tellement mignons...

... Mes élèves de première année!
Quand j'allais en cours avec eux, ils étaient tout content (alors que, vraiment, je faisais pas grand chose!), et quand j'étais toute seule avec eux, c'était la fête! Mais ils m'aimaient assez pour ne pas trouver foutre le bazar... contrairement à l'autre classe de première année, qui, elle, s'en foutait totalement! :s
Enfin, c'est la classe de Rory et Ben, que jamais, jamais, je n'oublierai: ils sont tous les deux tellement... roux! Rory a une touffe façon Jackson Five, et Ben est LE Poil de Carotte. Imaginez le plus roux que vous ayez jamais vu et multipliez-le par 5. Et peut-être vous aurez une idée de la couleur des cheveux de Ben.
J'adorais cette classe! Rory posait les questions les plus improbables de l'univers: "euh, Miss, l'année dernière, je suis allé à Paris avec mon père, ma mère et mon frère (oui, il faut qu'ils racontent leur vie à chaque question, ça a l'air vital), et puis on est allés à Paris, parce que, vous savez, c'est la capitale, et y a des choses à voir là-bas, quoi, et aussi on est allés au Louvre, et on a vu la Joconde, parce que ce tableau est vraiment connu, vous voyez, et puis il y avait une sorte de vigile qui gardait la Joconde, et bein... est-ce qu'il est toujours là-bas?" DIX MINUTES pour ça. C'est difficile de pas rire, hein.
Alan qui a une voix dont le volume est bloqué à 20. Sur 25. Alan ne parle pas. Il crie. Mais il ne le fait pas exprès, pour lui, il parle normalement! Alors on a instauré le jeu de "maintenant, Alan, tu chuchotes tout le temps en cours de français".
Ben parle tout le temps. Mais tout le temps. A ses petits camarades, à moi, à la prof, à sa table s'il pouvait.
Dennis est plus grand que moi. A 12 ans.
Robert est super bon en français, c'est fou!
Shane est trop timide. En plus, il ressemble à Dewey de Malcolm, le pauvre.
Josh vient d'Angleterre. Et du coup, je comprends plus ce qu'il dit.
David qui me demande s'ils ont un accent quand ils parlent français. Nooon, presque pas.

Enfin, un vrai bonheur, cette classe.
Peut-être moins quand on est la vraie prof, car je ne suis pas sûre qu'ils fassent vraiment des progrès. Mais bon, au moins, ils sont motivés! :)

EDIT: Pour répondre à la question de Marie, désolée si je n'ai pas été claire: je suis bel et bien rentrée d'Irlande (malheureusement), je ne fais qu'essayer de combler le manque de post en vous racontant mes souvenirs! Désolée! Je tâcherai d'être plus claire la prochaine fois! ;)


30 décembre 2014

2014 - le bilan

Il n'est pas glorieux.


J'ai un peu l'impression d'avoir tout raté cette année !

J'ai raté ma thérapie de couple.
J'ai raté mon mariage.
J'ai raté ma maison.
J'ai raté mes économies.

MAIS

J'ai réussi ma thérapie personnelle qui m'a ouvert les yeux.
J'ai réussi à détester le Belge suffisamment pour avoir le courage de mettre un terme à une relation qui me détruisait.
J'ai réussi à épargner mes enfants.
J'ai réussi à garder la tête hors de l'eau financièrement.

Alors maintenant, j'ai une TO-DO list :

- Monter un dossier contre le Belge avec un avocat, pour l'obliger à déguerpir de ce troisième étage.
- Changer ces putains de toilettes sèches qui sont une offence à la vision (oui, j'ai pas la version sympa avec de la sciure, chez moi, on voit le caca des autres)
- Modifier les parois du salon pour l'agrandir et VIRER cette serre qui ne sert à rien - enfin, si, "elle participe au réchauffement de l'air qui va circuler partout dans la maison, c'est évident, c'est de la thermique, pourquoi tu comprends pas ? - Attends, laisse-moi réfléchir : je m'en fous. Ce salon est minuscule, la cuisine est immense, faut que ça change, point. Et c'est moi qui décide maintenant.
- Mettre une porte vitrée dans la cuisine pour avoir de la lumière (comme c'était prévu en fait, mais POURQUOI en a-t-il mis une pleine ??)
- Reprendre contact avec mes amis, maintenant que tout le monde sait. Plus la peine de faire semblant et de se refermer sur soi en faisant semblant que tout va bien.
- Vivre la vie que je choisirai, enfin.

2015 ne pourra pas être pire que 2014, même en pleine cohabitation de divorce, parce que je ne suis plus obligée de faire semblant, et qu'il ne dort plus avec moi.

Amen.

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