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Nobody expects the Spanish inquisition
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Nobody expects the Spanish inquisition
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6 février 2014

Je suis fière comme un bar-tabac !

Bon, c'est une vieille blague, mais elle est copyright papa, alors j'ai l'excuse de l'entretien du souvenir.

Voilà avec quoi est revenu de l'école le demi-Belge ce soir :

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C'est plutôt normal en revenant de l'école, non ?

Oui, oui, sauf qu'il est en CP / 1ère primaire, qu'ils n'ont pas encore vus les chiffres au-delà de 30, et que les autres en sont encore à additionner deux nombres jusqu'à un total de 10. Ha, et aussi que c'est un exercice qu'il s'est inventé tout seul, parce qu'il s'ennuyait à avoir fini tout le reste, et qu'il l'a fait noter par sa maitresse (un brin fayot, quand même).

ALORS, elle est pas toute légitime ma fierté ?

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2 septembre 2012

Olympiques et Paralympiques

Par Amaia

Cet été, Londres est devenu le centre du monde sportif – et au final le centre du monde tout court. Les J.O. sont terminés et les Paralympiques viennent de commencer.

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Pendant des mois avant la cérémonie d’ouverture du 27 juillet, tout a été fait pour dégouter les Londoniens de ce qui allait arriver. Et franchement, ce n’était pas difficile de se laisser impressionner : métro lamentable, météo pourrie, scandale du personnel de sécurité… Les journaux étaient formels : l’apocalypse de 2012 commencerait à Londres avec les J.O.

On se voyait déjà submergés de touristes qui ne savent pas où ils vont, coincés dans des rames de métro bondées, bloqués par les courses dans Londres. Difficile de s’enthousiasmer à l’idée du « greatest show on earth » dans ces conditions !!

Et puis le 27 juillet est arrivé, la reine a joué dans son premier James Bond, Danny Boyle a soufflé tout le monde avec une cérémonie grandiose et émouvante… Et Londres a prouvé qu’elle était à la hauteur du pari olympique.

Je ne suis pas très sport : je déteste le foot, je regarde un match de rugby de temps en temps (mais je ne connais pas le nom d’un seul joueur) et je ne m’intéresse au tennis que parce que c’est le seul sport dont je connais plus ou moins les règles. Mais, comme beaucoup, je me suis laissée prendre par la magie olympique. D’abord, ces gens ont travaillé dur pour être là, et ça se voit. Quand ils gagnent, ils sont vraiment fiers d’avoir gagné. Et voir l’histoire du sport s’écrire avec des athlètes comme Oscar Pistorius, premier athlète handicapé à concourir aux Paralympiques et aux J.O., franchement, ça fait quelque chose !

J’ai réussi – je ne sais pas trop comment – à avoir un ticket pour aller voir les préliminaires du taekwondo, la veille de la fin des J.O. J’étais un peu nerveuse, je ne connais pas du tout ce sport, et franchement, j’avais un peu peur de m’ennuyer. Je ne pensais pas rester jusqu’au bout ! Mais l’ambiance dans les gradins était fantastique, on se sent presque comme à un concert ! Je suis vraiment contente d’avoir pu voir du taekwondo live, c’est un sport très impressionnant (exemple ci-dessous, ça donne des photos un peu surréelles).

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Et vendredi dernier, grâce à une collègue qui avait un ticket en trop, j’ai pu aller voir les Paralympiques – et visiter le parc olympique ! Le taekwondo se passait ailleurs, et on ne peut rentrer dans le parc qu’avec un ticket, évidemment. Le parc est absolument immense et très bien organisé. Les toilettes sont propres, nombreuses, c’est parfait ! Et le clou des J.O., pour moi, ce sont vraiment les volontaires : quasiment tous ont le sourire, vous accueillent le matin avec des « good morning, how are you today ? I hope you enjoy the show, have a good day ! ». Je ne sais pas si ça tient plus à la politesse innée des Britanniques ou si les volontaires sont simplement juste contents de faire partie des J.O., mais je pense que ce sera le challenge de Rio : faire mieux que les volontaires de Londres !

Mais revenons aux Paralympiques. Nos tickets étaient pour la natation, préliminaires le matin et finales le soir. Si les J.O. voulaient « inspire a generation » (le slogan des Jeux), franchement, je crois que c’est avec les Paralympiques que c’est le plus évident ! Voir des gens handicapés aller contre leur handicap pour être sportif de haut niveau, c’est vraiment impressionnant. Et je suis d’autant plus gênée de savoir que la dernière fois que je suis allée à la gym, c’était il  a cinq ans.

C’est assez étrange de voir une course, surtout en natation apparemment. Il y a des handicaps très différents, et je me demande comment on peut faire pour évaluer les compétences des athlètes. Les différences de niveau sont parfois frappantes, et c’est dû au fait que les handicaps sont parfois très différents entre les athlètes. Mais de même que pour les J.O., l’ambiance dans le centre aquatique était au top, et les gens encourageaient jusqu’au dernier des athlètes à rejoindre le bord de la piscine. Encore plus qu’avec les athlètes de juillet, il y a un certain respect vis-à-vis de ces gens que la vie n’a pas gâté, et qui accomplissent plus que le commun des mortels.

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(le stade olympique avec le "Orbit" dans lequel on peut monter pour £15, la foule du parc olympique, et la piscine olympique du centre aquatique)

Et finalement, les J.O. se sont très bien passés, vu que la moitié des Londoniens ont préféré partir en vacances plutôt que de rester ! A voir comment les Paralympiques vont affecter la vie ici, vu que demain c’est la rentrée scolaire…

25 août 2012

Madeleines

Par Maritxu

 

Hier, j'ai fait ça :

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Et croyez-moi, elles étaient aussi délicieuses que belles. Pucine et Demi-Belge se sont régalés, et même mon Belge-chéri a reconnu qu'elles étaient bonnes. C'est dire.

Merci au blog de Piroulie sur lequel j'ai trouvé la recette ! J'ai fait celle de Lenôtre, en remplaçant le citron par un bouchon de fleur d'oranger.

 

22 avril 2012

Au pied de la lettre

- par Amaia

Dimanche 8 avril

On sort - en catastrophe, comme toujours - de mon chez-moi londonien. Maritxu pousse Pucine, Demi-Belge court devant et je suis juste derrière lui.

Je lui ouvre la porte du hall de l'ascenseur - trop lourde - et la tiens pour que Maritxu puisse passer avec sa poussette Formule 1. Mon immeuble possède l'ascenseur le plus lent du monde.

Dans un souci d'efficacité, je demande au Demi-Belge d'appeler ledit ascenseur, qu'il se mette en route jusqu'au 4ème, où nous sommes.

...

 

"ASCENSEEEEEUUUUURR!!!"

BS

9 janvier 2012

Bisous

Mon Demi-belge est très affecteux avec sa petite soeur. Il la bisoute fréquemment, et il ne se passe pas une journée sans gros calin. L'attitude de la Pucine est adorable : elle ne bouge pas, laisse passer l'ouragan en ouvrant grands les yeux et la bouche, et dès que le grand frère a fini, elle manifeste son contentement à coups de sourires et de gazouillis. Mes enfants sont parfaits, je sais. Quoi ? Non ? Le Demi-belge ne dort pas la nuit ? Il est odieux en sortant de la sieste ? Non, mais enfin, fichez-moi la paix, le sujet de ce post ce sont les bisous, pas la nuit, suivez un peu, zut.

Mon demi-belge, délicatement pour une fois, pose un bisou sur l'arête du nez de sa petite soeur.
Puis il pose son doigt sur l'endroit du bisou et masse consciencieusement.

Comme je suis une (vilaine) curieuse, je lui demande ce qu'il fabrique :

- J'étale maman.
- Tu étales ?
- Oui, moi j'étale mon bisou.
- Et pourquoi faire?
- Parce que comme ça, avec un seul bisou, on est ravi, on a l'impression d'en avoir beaucoup.

(le "ravi" est de lui, je n'invente rien)

Mes enfants sont parfaits je vous dis. Tiens, j'vous mets une photo de loin d'eux. Si j'ai AU MOINS 3 commentaires (de personnes différentes, j'entends, et Amaia ne compte pas, de toutes façons, elle peut les avoir toutes, si elle veut), je vous en mets une de près et pas floue. Oui, c'est du chantage, je sais. Et je ne suis même pas sure d'avoir autant de lecteurs...

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29 avril 2012

Londres...

- par Amaia

... est une ville difficile à aimer, je trouve.

Déjà, je ne la trouve pas jolie. Je préfère presque l'homogénéité hausmanienne - presque. Londres, c'est tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi diraient les mauvaises langues)

Mais petit à petit, je m'habitue. Mais c'est dur! Je me sens plus dépaysée à Londres que je ne l'étais en Norvège. 

Et aussi, Londres remet mon ego à sa place.
Tullamore? 6 Français à tout casser.
Stavanger? J'étais la seule de mon groupe à bosser.
Londres? Je suis perdue au milieu de milliers de gens qui font exactement la même chose que moi.

C'est peut-être pour ça que je n'aime pas trop Londres. Je n'y suis pas spéciale. Des Français venus bosser comme moi, il y en a la pelle. Et moi, ça m'embête. J'aime bien être l'étrangère de service! J'aime me noyer dans une autre culture, pas retrouver ma culture à tous les coins de rue.

Notez qu'ici, je me noie dans une vingtaine de cultures à la fois, ce n'est pas non plus désagréable...!

J'ai encore beaucoup de choses à apprendre de Londres... mais aurais-je la patience?!

(bon, pour l'instant, j'ai pas non plus trop le choix, hein; je me vois mal quitter mon stage-de-l'olympe "because I don't feel special, you see")

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(pictured de gauche à droite: le futur gratte-ciel le plus haut d'Europe (fini: 2013), Tower Bridge (1894), les docklands (réhabilités dans les années 90) et la Tamise dégueu)

26 juin 2011

L'accouchement

J'ai perdu les eaux dans mon lit, à minuit...

Impressionnant comme le « pop » a été sonore : même mon belge l'a entendu ! Je suis contente, il l'avait raté pour le demi-belge, il était justement sorti dix minutes se chercher un café.
Je me suis redressée comme un ressort : « il s'est passé quelque chose, là ! Soit elle est descendue d'un coup, soit j'ai percé la poche des eaux ! » Je me tâte l'entrejambe : rien. 15 secondes après, j'inondais le lit. « Bon, ben faut y aller là. »


J'ai pas fini ma valise... Mon belge court dans tous les sens en suivant mes instructions pour rassembler l'essentiel; on verra pour la suite ce que j'ai oublié. Je suis paradoxalement sereine, je sais que les affaires de naissance pour la puce sont déjà dedans, et c'est l'essentiel. On réveille le demi-belge pour le prévenir, il arrive dans les bras de son père tout endormi pour me faire un bisou, on le recolle dans les bras de sa grand-mère, arrivée la veille (quel timing, mes amis !) et nous voilà partis. La maternité n'est qu'à 15 minutes de voiture.
On a emporté des tonnes de serviettes parce que je me vide par à-coups, c'est très désagréable comme sensation, je ne me rappelle pas avoir eu ça pour le premier.

Les contractions commencent, elles ne sont pas très violentes, et sont parfaitement gérables avec la maitrise de la respiration.

On arrive à l'hôpital, mon belge me dépose devant la porte, et je passe, cahin-caha devant l'accueil de nuit. Il me rejoint en courant alors que j'ai à peine franchi la porte de la salle d'accouchement. J'aime le voir courir. J'aime le voir stressé. Tout se passe bien, et je l'aime.

La salle d'accouchement est géniale : spacieuse, confortable, avec baignoire personnelle et ballon déjà là. La classe. Les contractions augmentent en puissance, et je gère toujours. Je me pose la question de la péridurale. J'y ai droit, mon injection matinale est loin. Est-ce vraiment utile de souffrir pour faire comme nos mères ? Moi qui avait dit que j'essaierai de faire sans, maintenant que je suis au pied du mur, j'hésite.

La sage-femme vient m'ausculter. De son avis, l'accouchement sera moins long, je suis déjà à 3 cm, col court et mou. Chouette !! Monitoring, les contractions sont bien là (sans blagues). Elles deviennent d'ailleurs de plus en plus fortes et de plus en plus rapprochées.
Une heure de ballon plus tard, avec des contractions toutes les 2 minutes, je demande la péridurale dès qu'on me la propose. C'est ok, je suis à 4 cm, le travail avance bien.

Mais il en met du temps cet anesthésiste. « Laissez-lui le temps de venir madame, il habite Wepion (15 bornes) » Ha. Ha. Ha. Note mentale : anesthésiste de garde ne veut pas dire sur place. Ouch. J'ai mal.
Quand il arrive, débraillé et pas coiffé, je n'ai plus envie de le maudire, j'ai envie de l'embrasser. Mais bor**el COMMENT ont fait nos mères pour survivre à ça ???

Et la péridurale-miracle remplit une fois de plus son office...

Sauf que j'ai encore des contractions douloureuses. Oh, rien à voir avec la demi-heure avant, mais quand même, faut que je me concentre pour ne pas me tordre. Quand j'en parle à la sage-femme, elle me répond que ce n'est pas normal, et que je peux me faire un shot supplémentaire. J'ai beau lui dire que c'est gérable, si ça n'augmente pas, elle me répond que justement ça va encore augmenter et qu'il faut que je me fasse ce shot avant que la douleur ne me rattrape. Ok. Shot.

Je ne sens plus rien. Du tout. Par curiosité, je me tâte l'entrejambe : c'est énorme. J'ai l'impression que ça pousse de l'intérieur, mais fort. Par curiosité, je risque un doigt, j'ai vraiment l'impression de sentir la tête. Heureusement la sage-femme se pointe à ce moment. Verdict : je suis à dilatation complète.
Elle appelle le gynéco.

Je lui dis que je peux pousser, mais elle me répond : « surtout pas, sinon vous allez accoucher avant que le médecin arrive et il ne sera pas content ». Bon. Moi je m'en fiche, de toutes façons, je n'ai pas mal. Mais la petite n'en fait qu'à sa tête et pousse toute seule. Je n'ai pas poussé une seule fois que sa tête est déjà là quand le gynéco se pointe.
« Et là, maintenant, je pousse ? »
« Non madame, pas nécessaire, elle vient toute seule »

Forte de mon premier accouchement, dès que le cordon est déroulé (deux tours autour du cou, pas mal) et que les bras sont dégagés, je la prend d'office, sans demander rien à personne, pour me la coller en peau à peau. Elle est toute pleine de vernix, elle est toute violette, elle est magnifique. En trois minutes, elle devient rose, elle est encore plus belle.

Il est 5h23, j'ai accouché comme une fusée.

Capucine, bienvenue.

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27 août 2020

Notre première micro-aventure à vélo

Par Maritxu

 

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 Depuis le covid et le confinement, le vélo avait pris de plus en plus d’importance dans ma vie. Comme nos vacances d’été avec les enfants ont été tout à fait chamboulées, j’ai eu envie de mettre à exécution le projet de micro-aventure que je mitonne depuis quelques temps… Capucine est devenue de plus en plus endurante et autonome, je pense qu’il est possible de tenter l’expérience.

La semaine précédente, je vérifie compulsivement la météo : le seul mot qu’elle semble connaitre en ce moment, c’est « variable ». J’en discute avec les enfants. On se dit tant pis, s’il pleut on sera mouillés, et c’est tout. Leur accord était nécessaire : s’ils ne roulent pas, s’ils se plaignent, s’ils n’ont pas vraiment envie d’être là, ce n’est plus une aventure, c’est une corvée.

Avec leur aval, donc, je réserve l’hôtel 4 étoiles avec piscine qui me fait de l’œil depuis le début. On ne va pas se mentir, une piscine à l’arrivée, rien de tel pour motiver des troupes ! Petite frayeur cependant : les deux sites internet que je consulte indiquent l’hôtel plein. Sans désespérer, j’appelle directement : j’ai même le choix de la chambre… les auspices sont avec nous ! Je réserve également le restaurant juste en face, histoire de n’emporter que le strict minimum.

La veille, j’établis la check-list de la totalité de nos bagages. Tout rentre dans mes deux fontes, c’est parfait, nous n’aurons même pas besoin de sac à dos. Mais. Mais je sens bien, dans les questions des enfants, qu’ils veulent participer eux aussi. Les deux. Ils m’ont répété tellement de fois qu’ils peuvent porter, qu’ils veulent porter, que je m’invente un besoin : Arthur portera les biscuits, et Capucine, son doudou. (La suite me dira que j’ai eu raison : il faut toujours écouter ses enfants)

C’est un matin de samedi un peu nuageux que nous décollons de la maison. Je n’ai pas fait 20m dans la rue que je bondis : mes clés !! Elles sont restées sur la serrure, à l’extérieur… Heureusement que je m’en suis rendue compte… Cette mésaventure aura eu le mérite de m’ôter la boule dans le ventre qui m’indique que j’ai oublié un truc : ça y est, j’ai déjà réparé le truc en question, maintenant j’ai l’esprit libre, on peut y aller !

Le deal est clair : avec Arthur on se cale sur le rythme de Capucine. Elle a promis de ne pas se plaindre, mais il faut lui rendre qu’elle est la plus jeune, avec le plus petit vélo. J’ai quantités d’eau, la blinde de biscuits, on va s’en sortir. On s’arrête un petit peu toutes les demi-heures environ, jamais longtemps : c’est comme si on avait des fourmis dans les jambes. On veut vivre notre aventure ! Quand on s’arrête dans des plaines de jeux qui bordent notre piste cyclable, les enfants en profitent pour faire du sport… On nage en plein surréalisme !

Seuls 5 km de notre périple sont sur la route. J’appréhendais un peu : pour l’avoir déjà empruntée, cette route est très passante, avec une montée plutôt longue et difficile. He bien, peut-être que l’anticipation a joué, peut-être que j’ai fait des progrès, mais malgré mes fontes chargées à bloc, cette côte si redoutée est avalée par nous trois sans un froissement de sourcil.

C’est assez fiers de nous que nous réintégrons une piste cyclable en site propre que nous ne quitterons théoriquement plus jusqu’au lendemain. A partir d’ici, nous attaquons une très longue montée en faux plat. Oui, elle est facile, mais sur 15 km, c’est long.

Après une énième queue de poisson de son frère – décidément cet enfant doit apprendre à contrôler ce qui se passe derrière avant de changer de direction – Capucine craque un peu et pleurniche. On arrête tout, et on lui laisse le temps de retrouver ses esprits. On sort Doudou-Lapin du sac. Elle inverse le sens de son sac à dos, se le met sur le ventre, et laisse dépasser la tête de sa peluche, qui lui arrive alors juste sous le menton. Elle se sent plus rassurée comme ça, et l’ambiance s’améliore considérablement. On fait les andouilles pour la faire rire, ça marche, elle a décidé de passer outre sa rancune, c’est gagné !

Midi approche, on cherche une zone sympa pour sortir le pique-nique. On ne trouve pas. Franchement, on a faim, Puce a besoin d’une grande pause, tant pis, on s’arrête au bord du chemin, à l’ombre, par terre. C’était bien. Simple et joyeux.

On reprend la route rassérénés et rassasiés. On arrive dans la région de Maredsous-Maredret, le Ravel est de plus en plus joli. Certains tronçons sont très encaissés, entre deux falaises, des ponts nous passent dessus, je m’éclate à prendre des photos. Et surtout, surtout, la pente s’est inversée, maintenant et jusqu’à l’hôtel ce sera un faux plat descendant. On s’en donne à cœur joie, c’est tellement plus facile !

D’une journée géocaching avec ma copine Julie, datant de l’époque de nos poussettes, je me rappelle que dans une des falaises il y a un tunnel que les enfants peuvent emprunter. Coup de bol, je le retrouve et mes moutards font un peu de spéléo, c’est extra, ils sont ravis.

Quelques coup de pédales plus loin, on passe dans un vrai tunnel éclairé, relativement long : je suis aux anges, j’adore positivement ! En sortant, on découvre qu’Arthur est déjà venu ici avec l’école : c’est la draisine de la Molignée. On longe donc les rails, avec beaucoup plus de monde que sur le reste du trajet : le lieu est touristique.

Quand on a mis du champ avec le pôle d’attraction, Capucine roule devant (on aura même fait une pointe à 45km/h dans ces tronçons !) pendant qu’Arthur est à mes côtés. Je le vois dévier du coin de l’œil vers les rails et je ne comprends pas pourquoi il ne corrige pas. En fait, il accentue tellement le mouvement qu’il percute le rail presque de face, effectue un vol plané des plus impressionnants et retombe dans un ordre dispersé de l’autre côté du deuxième rail. J’ai hurlé de terreur en voyant ça, mais heureusement Arthur a la bonne idée de me rassurer immédiatement, alors que je ne suis même pas encore descendue de mon vélo : « C’est bon maman, j’ai mal nulle part ». Incroyable. Je l’aide à se dégager, tellement il est emberlificoté dans son vélo, mais effectivement, il n’a rien. Je remercie profondément un skateur qui venait de nous dépasser et qui a fait demi-tour en m’entendant hurler. Les gens sont vraiment gentils. Je prends 5 minutes pour recouvrer mes esprits : j’ai eu si peur ! Mais vraiment, tout va bien, il n’a rien, il n’est même pas choqué. Le vélo non plus n’a rien. On peut y aller !

Peu de temps après, on arrive à l’hôtel. Strava m’indique 57km. Belle performance ! Ce 4 étoiles n’a d’intérêt que la piscine, qui remplit bien son office. Le diner du soir est à base de moules pour les enfants et de solettes pour moi : un régal. On s’écroule comme des brutes à 21h30, tous les trois. Du coup, moi, je me réveille à 1h30 du matin, en pleine forme… Je ne réussirais à me rendormir qu’à 3h.

Petit déjeuner sans histoire, il a plu pendant la nuit mais les sacs plastiques sur les selles ont bien fonctionnés : on est secs, on y retourne !

Cette deuxième journée est beaucoup plus courte que la précédente, et sans dénivelée aucune : nous suivons la Meuse, puis la Sambre tout le long jusqu’à la maison. Encore une fois, les arrêts sont nombreux. Cette vallée de la Meuse est décidemment magnifique, et à part des travaux sur une portion de Ravel qui nous obligent à passer par la route, rien de notable n’est à signaler. A Namur, comme nous sommes en terrain connu, nous nous permettons un détour pour passer sur l’enjambée, la nouvelle passerelle piétonne qui traverse la Meuse. Les sandwichs à la mayonnaise n’ayant pas trop supporté la nuit, nous nous octroyons un restaurant ici.

Rentrer ensuite à Floreffe est une partie de rigolade : nous connaissons le trajet par cœur.

A 2km de la maison, nous passons sous le pont qui rejoint le magasin où nous faisons nos courses. Capucine me fait remarquer que lors de notre première sortie à vélo, ce pont était notre objectif, et que le trajet lui avait semblé interminable et difficile… Quels progrès nous avons tous faits !

Au final : 92,34km parcourus pour seulement 242m de dénivelée. Deux jours en extérieur, du vent dans les cheveux, 20 gouttes de pluie appréciées et des souvenirs plein la tête : nous avons tous les trois adoré vivre cette micro-aventure. L’étape suivante est de tenter l’autonomie et de partir avec notre tente… Il faut que j’achète une remorque.

J’ai déjà des tas d’idées :)

27 juin 2016

Quote

Dans la famille, nous avons un super pouvoir. Nous regardons un film, et nous pouvons dès le premier visionnage en citer des pans entiers. A force de les revoir, nous connaissons certains (de nos) classiques par coeur, du début à la fin.

- Petit apparté : il est certain que nos classiques ne sont pas DES classiques au sens strict du cinéphile hein; moi je parle surtout de l'homme de Rio, de la grande vadrouille, ou de Last action hero. Du grand cinéma, quoi. -

Mes enfants sont en train de prendre le pli, par mimétisme. l'autre jour, Pucine etait tranquillement dans le salon à s'occuper de ses petites affaires, quand elle dit, dans son jeu : "C'est grand, c'est rond, c'est bien."

Mon frère se retourne d'un bloc vers moi en la désignant du doigt "Elle ne vient pas de quoter X-men, là ??"

Sisisi. Ma fille de 5 ans quote X-men, et je pète de fierté.

Mur

24 août 2010

Où en suis-je niveau BD ?

Par Maritxu

Récemment, j’ai publié un top 100 des meilleurs BD. Comme je dispose d’une bibliothèque municipale très bien fournie, je comble peu à peu mes lacunes, et m’aperçoit qu’il existe finalement très peu de bandes dessinées que je n’ai pas et que j’aimerais avoir.

J’ai été déçue par plusieurs titres pourtant bien classés comme, par exemple :

de_capes_et_de_crocs_tome_1De Cape et de crocs de Ayroles et Masbou, où je n’accroche vraiment toujours pas au dessin… L’histoire est de plus assez tarabiscotée et je ne vois pas l’intérêt de donner une apparence animale aux protagonistes.

Le Triangle secret de Convard
et plusieurs dessinateurs, dans laquelle une intrigue franc-maçonnique s’enlise.
le_triangle_secret_integrale Je n’ai pas grand-chose à redire au dessin, si ce n’est qu’il est très académique, mais l’histoire ! Quand tous les personnages meurent autour du héros, pas une seule fois il ne se doute que son téléphone est sur écoute et il continue, imperturbable, à téléphoner de son salon, avec son téléphone fixe. Ce genre de chose a le don de m’énerver.

prince_nuitLe prince de la nuit de Swolfs, pourtant vanté par mon bibliothécaire comme étant sa série culte, s’est en fait avéré être une histoire de vampires sans imagination. Une querelle séculaire entre une famille de chevaliers-vengeurs et un vampire sans cœur… Un cliché développé de trop nombreuses fois.

Le pouvoir des innocents de Brunschwig et Hirn. pouvoir_des_innocentsEn théorie, rien à redire de cette BD, qui a un solide scénario servi par un chouette graphisme. Par contre, l’histoire est tellement violente et déprimante que je suis arrivée au bout en réprimant mes hauts-le-cœurs. Si c’est vraiment le monde actuel, autant se tirer une balle tout de suite. Moi, je veux qu’on me fasse rêver, ou qu’on me conscientise, à la rigueur. Mais là, c’est trop pour moi. Sans façons.




Par contre, j’ai fait de très belles découvertes, avec Gibrat notamment, que je connaissais de nom sans avoir jamais ouvert un album (une belle erreur, donc).

Web_Couv__Le_sursis__Tome1_Le sursis et sa suite, le vol du corbeau, sont absolument sublimes graphiquement, avec une histoire toute en simplicité et pourtant si poignante.

Les Maitres de l’orge, de Van Hamme et Vallès. maitres_de_l_orgeSi le dessin est tout à fait classique, l’intrigue est fabuleuse. Sur plusieurs générations on suit une famille qui brasse de la bière. Ce qui fait à mon sens l’originalité de la série, c’est que les protagonistes sont de vrais pourris, capitalistes dans l’âme et sans scrupules. C’est tellement excellent qu’on arrive quand même à les aimer !




Et puis, pas dans la liste, je trouve dans ma bibliothèque des perles qui mériteraient la première place du classement…

AlgernonWoodcock

Algernon Woodcock, de Gallié et Sorel. C’est MON coup de cœur de ces dernières années. Le dessin est absolument somptueux, et l’intrigue nous emmène dans un monde faé où tout n’est pas volontairement révélé. Le héros n’en sait pas plus que nous, et ces omissions font beaucoup dans la magie de l’histoire. C’est merveilleux, dans les deux sens du terme ! Avis aux bonnes œuvres : je VEUX les 5 tomes parus pour Noël !
Ce qui me fait penser qu’une autre œuvre de Sorel, la Mens Magna, ne figure pas non plus au palmarès. Amateurs de magie noire et blanche, précipitez-vous sur ces 3 tomes !

voyageenitalieLe voyage en Italie, de Cosey. En ce moment, je me fais une orgie de Cosey, en complétant ma collection des Jonathan, et en lisant plusieurs de ses histoires courtes. Moi, j’adore. Le dessin est très simple, mais très efficace, et les histoires sont de petits bijoux de poésie…








Voilà, j’ai bien avancé, et si vous êtes sages, vous aurez un autre état des lieux, un jour.

11 juin 2011

En attendant Capucine...

capucine

Quand la 'tite soeur elle sera là, moi je la lancera en l'air pour la faire rire
(mwwwwwii)

Quand la 'tite soeur elle est née, moi je jouerai avec, et je la porterai partout. Et je lui donnerai le biberon.
Mais au début, mon coeur, elle ne prendra pas le biberon, mais elle têtera au sein... Par contre, tu m'aideras à lui donner le bain ?
Oui ! Et on mettra du bazar partout !
(Mwwwwii)

Moi je ne prêterai pas ma poupée ! C'est la mienne ! Il faudra que tu lui en achèteras une autre !

Maman, moi j'aime ton gros ventre...

Qui sera la maman de Capucine ?
Moi.
Ben non alors, ce sera moi. Il faudra partager.
Non. Toi tu es MA maman, et Papa c'est MON papa, un chacun, c'est comme ça qu'il faut faire.
(Mwwwwi)

19 juillet 2010

Sablés !!

Par Maritxu

Ma grand-mère m'a légué une recette de sablés que je customise... Jugez plutôt :

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Les jolis dessins sont copyright Maritxu, demi-belge et parrain du demi-belge.

SABLES AU BEURRE (anorexiques s'abstenir)

Sel
300g de farine
125g de sucre
175g de beurre ramolli
1 oeuf

Mélanger tous les ingrédients.
Faire un rouleau de 5 cm de diamètre, le rouler dans 2 cuillères à soupe de sucre.
L'envelopper de papier aluminium et mettre au frigo 12h.

Couper en tranches de 1cm environ.
Poser les tranches sur une surface huilée ou du papier sulfurisé.

Mettre au four 15mn à 180°C.

Bon appétit !

10 juin 2008

The nicest German in town

J'ai appris le sens des mots “plus jamais”. Je m'en serais passée, je crois. C'est un peu comme le noir total. On croit qu'on a déjà connu ça, dans sa maison, la nuit, ou en pleine forêt, on se dit “oulala, on voit rien!”. Jusqu'à ce qu'on rentre dans une grotte, et à quelques mètres sous terre, le guide éteint toutes les lumières. Et là, sa main devant la figure, à cinq centimètres, on ne la voit pas. On ne distingue rien. On ne devine même pas.

“Plus jamais”, c'est pareil. Je me dis, “je ne vais plus jamais revoir mes élèves”, mais en fait, qu'en sera-t-il? Michael a mon adresse email, ils sur sur Bebo (petit frère de Facebook), je compte bien revenir en Irlande. Ce “plus jamais” n'a aucun sens. Mais avec lui, j'ai compris que ça veut vraiment dire, “plus jamais”. Pour être honnête, ça me plait pas beaucoup! Ce n'est pas tellement qu'il me manque, on ne se connaissait finalement pas beaucoup, mais penser à toutes ces choses qu'il aurait pu faire... Ça fait cinq mois aujourd'hui.

Ce genre d'épreuves nous fait grandir, il parait. Et le pire, dans tout ça, c'est que je sais que ça recommencera un jour.

 

guinness

24 juin 2010

Damned

Par Maritxu

Hier mon chéri-belge me dit : j’ai besoin de faire des photos d’identité, tu as de la monnaie ?
Ce matin en partant, la table basse est couverte de pièces, je me dis qu’il a bien vidé ses poches… et surtout qu'il m'a mis du bazar partout.

porte_monnaieCe midi, en achetant mon sandwich, ces deux faits prennent un relief nouveau : mon porte-monnaie est vide. Vide, comme désert, rien, pauvre, quoi.

En rentrant dans la tête de mon mari, on récapitule : « Je te prends tous tes sous, j’utilise ce dont j’ai besoin, et je remets la monnaie sur la table pour que tu la reprennes demain. »
Damned, je n’avais pas mon décodeur avec moi. 

C’est à moi. Je sais qu’il est inutile de tenter de payer par chèque, ça n’existe plus en Belgique. On passe pour un dinosaure. Je le sais, j’ai testé.

« Vous prenez la Visa ? Non ?
La bancontact (moyen belge de paiement auquel j’ai souscrit) ? Non ?
Quoi ?
Proton ? (par déduction, moyen de paiement belge auquel je n’ai PAS souscrit)
Heuuu… Je peux vous payer demain ? »

Heureusement que les belges sont accommodants.

22 juin 2009

Journées Fermes Ouvertes

Par Maritxu

Le week-end dernier, c'étaient les Journées Fermes Ouvertes...

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DSC05076Mon Belge, par le biais d'une association pour la promotion de la construction en bottes de paille, construisait donc un mur pour démontrer à la foule ébahie que oui, c'est facile, non, c'est pas comme dans les trois petits cochons, non, ça n'attire pas plus les souris que les autres murs, non, ça ne prend pas feu facilement, etc...

Quant à ma progéniture et moi-même, on accompagne, parce que la ferme c'est marrant, il y a toujours des choses à voir et surtout il y a .... des TRACTEURS !

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Vous noterez que celui qu'il tient en main est à peu de choses près le même que le grand !

Mais à la ferme on trouve aussi des chevrettes adorables, qui ont fait hurler de terreur mon demi-belge, parce qu'elles commencaient à grignoter son k-way...

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Comme nous sommes dans une ferme laitière, il y a aussi des vaches... et des tas de petits veaux ! Mais devinez ce qu'Arthur préfère ?

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Le tracteur d'à côté, évidemment !

La classe intégrale, dans une ferme avec des enfants, ce sont les jouets aussi...

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Bien d'autres choses encore au cours de cette sortie mémorable : une aire de jeux en paille, des Djembés, du travail du bois, la visite de la laiterie, fromagerie, de l'unité de bio-méthanisation, des balades en tracteur, mais surtout un accueil formidable pour un week-end exceptionnel malgré le temps dégueulasse !

Je finis par l'apothéose : oui, il est monté dans un vrai tracteur. Et pour ne pas faire mentir l'esprit de contradiction des enfants, il n'a pas trop apprécié et à demandé à descendre sitôt assis !

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12 mai 2009

Haaaa, la Belgique...

Par Maritxu

d_belgiqueSi proche et pourtant si différent !

On se dit qu'on parle la même langue, et finalement, ce n'est pas si simple que ça... Déjà, ce n'est pas exactement la même langue, il y a des tas de différences (qui me font bien rire entre nous).

Pour commencer, comme toute personne déménageant en Belgique, et à plus forte raison parce que je suis une étrangère, j'ai dû m'inscrire à la commune. Oui, à la commune, pas à la mairie. D'ailleurs, dans cette commune, il n'y a pas de maire, mais un bourgmestre (!) et pas non plus de conseillers municipaux, mais des échevins (haha!). Bon, bref. Je vais donc à la commune pour m'inscrire, et la gentille dame me dit que comme j'ai inscrit toute ma famille en même temps, elle ne me fait payer qu'une fois. Payer ? Comment ça ? Ben oui, en Belgique, tout est payant. Pour s'inscrire, c'est 7€50, qu'en toute bonne française se baladant avec un porte-monnaie vide je n'ai pas ! La dame est sympa, elle me laisse aller au crache-fric pour que je tire de l'argent, parce que évidemment ils ne prennent pas la carte bleue mais uniquement la carte « proton » (mais qu'est ce C'EST ?)et que les chèques sont inconnus dans ce pays. Ça commence bien...

Comme on vient d'emménager et que le frigo est vide, je vais au ravitaillement, avec mon bébé sous le bras. Il y a une enseigne à côté de chez nous, qui est réputé pour ses prix bas, tant mieux. Dès que j'ai passé la porte du magasin, je comprends pourquoi les prix sont bas : ils font de sérieuses économies sur la présentation. Des rayonnages comme chez Bricodépôt, très hauts, tout est encore en caisses, je suis complètement perdue ! Je mets un temps fou à prendre mes marques, trouver ce qu'il me faut et arriver enfin aux caisses... Là, mon regard s'évade et tombe sur le panneau « cartes acceptées ». Damned, où est la carte bleue ? Où est la visa ? Bingo, ils ne la prennent pas. J'ai 130€ de courses dans mon chariot, un bébé qui en a plus que marre, pas de portable parce que j'ai eu l'excellente idée de l'oublier à la maison, et aucun moyen de paiement. Ravie, je suis ravie. Je suis rentrée comme une furie à la maison, j'ai arraché la carte bancontact de mon belge, je lui ai collé le braillard dans les pattes et je suis repartie aussi sec (encore heureux qu'il ait été à la maison...) Évidemment, pour couronner le tout, ma seconde sortie du magasin a été le top départ pour la pluie. Ça continue bien !

Puisque je vois bien que si je veux me nourrir dans ce pays, il va vite falloir que je m'équipe d'un moyen de paiement local, on prend un rendez-vous à la banque pour avoir un compte commun belge. On n'imaginait pas la galère dans laquelle on allait s'embarquer. 1h20 pour créer un compte, oui mesdames-messieurs, 1h20. Alors pourquoi ? C'est très simple, c'est relié au premier chapitre de mon épopée : en Belgique, tout le monde doit s'inscrire quand il déménage. Avec leurs nouvelles cartes d'identité à puce, le domicile est donc mentionné sur la carte en permanence. Sauf que voilà, en France, c'est pas obligatoire. Tellement pas que j'ai encore l'adresse de mes parents sur ma carte alors que j'ai déménagé trois fois depuis. Et que mon Belge, du fait de son statut d'expatrié en France, avait retrouvé une carte à l'ancienne avec RIEN AU VERSO, ce qui a occasionné d'autres situations cocasses (oui, une secrétaire a crû bon de ne pas transmettre une photocopie du verso de sa carte -ben oui, y avait rien- et du coup, on lui a fermé sans le prévenir son compte professionnel pour défaut d'identité). Je m'égare. Revenons à nos moutons. Nous avons donc deux personnes qui ne rentrent pas dans les cases pour ouvrir un compte. Un contrat de location ne compte pas comme preuve de domicile en Belgique. Ben non, ce serait trop simple. On s'en est sortis avec nos passeports que j'avais par miracle dans mon sac. Là, c'était l'inverse, j'avais une adresse, pas mon belge. Hilarant, non ? En fait je ne trouve pas.

Bref, j'ai de quoi m'occuper, si ça continue comme ça...

Et ce sont mes parents qui vont recevoir mon code de carte, évidemment !

25 mai 2009

Vegetal City - Brussels

Par Maritxu

Après plusieurs mois passés la tête dans le guidon, et des désillusions en pagaille, samedi dernier, on a fait une pause, tant bébé que boulot. Nous sommes allés, mon belge et moi, en amoureux, voir une exposition de Luc Schuiten à Bruxelles : Végétal City.

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Luc Schuiten, pour celles et ceusses qui l'ignorent, est architecte. Loin d'être un architecte traditionnel, il s'inspire de la nature pour créer des « habitarbres » dans un contexte bioclimatique. C'est de l'archiborescence. Mon belge est donc sensible à ce genre de travail, qui allie des formes et techniques innovantes avec des matériaux naturels, voire vivants, et les économies d'énergies.

100_3324Pour ma part, je connais Luc Schuiten via la bande dessinée, puisqu'il a collaboré avec son frère, François Schuiten, dessinateur de talent (la Tour, Mary l'enfant penchée, les Cités Obscures...) pour une série de trois tomes formant les Terres Creuses.
Le plus remarquable de ces albums est sans aucun doute Nogegon. En effet, si l'histoire se lit sans aucun souci, toute la bande dessinée est en fait un palindrome. Tout est symétrique : les dialogues dans la mesure du possible, le découpage, les dessins, même le titre !. On ne s'en aperçoit pas du premier coup (certaines de mes connaissances avaient l'album et n'avaient jamais percuté), et c'est là le véritable tour de force de cette BD.
Voici juste un aperçu pour vous faire une idée (les photos sont tellement mauvaises que je ne pense pas que j'aurai des problèmes avec les droits d'auteurs) :

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Bref, tout ça pour dire que nous étions ravis d'aller voir cette exposition.
Au guichet, la dame qui nous sert nous dit : « ha, vous allez voir Végétal City ? Justement, vous avez de la chance, Luc Schuiten est juste là, il vient prendre des photos » Noooon ? Évidemment, nous sommes allés lui faire part de notre admiration pour son travail. Il a été d'une gentillesse et d'une amabilité confondante. Il s'est même montré tellement intéressé par le travail de mon belge qu'il nous a donné sa carte, pour des éventuelles collaborations.
Je plane sur un petit nuage à 1,20m au dessus du sol. L'expo, passionnante, est passée comme dans un rêve...

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C'est tellement formidable de rencontrer quelqu'un qu'on admire, et qui se révèle si humain, si accessible, si gentil...

Voilà, il n'était même pas midi, et c'était déjà une journée exceptionnelle.

Et en plus, il a fait tellement beau que j'ai attrapé un coup de soleil !

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14 octobre 2010

Sidérant

Par Maritxu

Les enfants réservent des surprises.
Et des fois, ils nous sidèrent.

Commençons par le commencement : nous allons à la bibliothèque toutes les semaines. Encore un héritage familial : je n’ai aucun souvenir de la première fois où je suis rentrée dans une bibliothèque. Aussi loin que je me souvienne, j’y ai toujours été. J’avais envie de faire la même chose avec mon demi-belge, l’habituer à lire dès son plus jeune âge, le familiariser avec le prêt, lui élargir son horizon. Et moi j’en profite pour me mettre aux classiques, sans trop de réussite d’ailleurs. Bizarrement, je reviens toujours au rayon science-fiction.

Je m’égare.

Bref, nous étions donc à la bibliothèque, et mon demi-belge fouille le rayon enfant pour dénicher les trois livres que je lui accorde toutes les semaines. Il s’arrête devant une couverture et s’exclame : « Ho ! C’est comme le chien bleu ! » C’est à cet instant que j’ai été sidérée.

Je conçois qu’une explication ou deux s’imposent :
Le chien bleu est un livre que nous avions pris 15 jours avant et qui lui avait beaucoup plu, avec raison :

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Celui sur lequel il est tombé en arrêt est celui-ci :

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C’est bien la même dessinatrice.

Mais qu’un moutard de 3 ans ai pu faire le rapprochement me laisse sans voix. Je vous laisse juge.

20 mai 2009

Dans la voiture

Par Maritxu

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Dans la voiture, toute seule avec mon bébé, il m'arrive souvent de commenter la route (mon chéri de Belge préféré avait gardé pour lui la façade de l'auto-radio, alors pas de musique). Donc, je commente. Comme Arthur ne parle pas encore, c'est un véritable monologue ponctué de "ehh", "blblblbl" et autres "ooohh".

- Dis donc, on avance pas très vite, il y a un autobus devant nous.
- ohhhh
- Ha, tiens, non, ce n'est pas un autobus, c'est une remorque. Et il y a des chevaux à l'intérieur.
- Haaaa
- Oui des chevaux mon coeur. Comment ça fait les chevaux ? Hiiihiiii
- Haaaahaaaaaaa
- Non, Arthur, pas Haa : Hiii
- Haaaa. AAAAHHH. AHAHAAAAAHHHAAAA

C'est qu'il insiste, ce bébé... Je me retourne et je le vois en train de montrer avec insitance ... ses cheveux.

Ben, oui, cheveux, il connait, chevaux, pas encore !
J'ai bien ri !

7 juillet 2010

Sambre

Par Maritxu

En ce moment, à la citadelle de Namur, il y a deux Sambre… Une qui coule, et l’autre qui se joue !

Il se trouve que dans ma bibliothèque, les volumes de Sambre, de Yslaire, figurent à une bonne place. Alors quand, au début de l’été, j’ai vu fleurir les publicités pour une pièce de théâtre se basant sur cette histoire, dans le cadre somptueux de la citadelle, je n’ai pas hésité longtemps avant de prendre mes billets !

« Un spectacle itinérant en plein air » disait l’affiche. Mais du théâtre tout de même ? Ma curiosité est piquée, je ne demande qu’à voir… en priant pour qu’il fasse beau.

Me voici donc à la citadelle, attendant de voir. Que vont-ils faire de l’histoire que j’ai lue ?

Tous les spectateurs sont dans une zone plus ou moins fermée de la citadelle, sur le site de l’ancienne poudrière. On voit bien qu’il y a différents lieux, un cimetière, deux bâtiments, une table, des gradins…

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C’est le fossoyeur qui ouvre le bal. Il nous invite à nous rendre à l’enterrement d’Hugo Sambre, décédé peu de temps auparavant.

Et la magie commence…

Ils n’ont pas touché à une seule ligne du texte original : tout est là. Les attitudes, les costumes, même les acteurs ressemblent aux personnages. Le fait d’être physiquement proches d’eux augmente encore l’impact de cette histoire si sombre et si violente. Tout est soigné, jusqu’aux yeux rouges de Julie.

Le public est magistralement géré. Nous sommes pour ainsi dire inclus dans l’histoire, nous en faisons partie. Si les acteurs partent à Paris, le cocher nous invite à les suivre… et c’est l’entracte ! Lorsqu’un bal se donne, nous sommes debout, tous autour de l’action. Les acteurs naviguent entre nous pour jouer leur scène. C’est fantastique. Quel boulot !

Tout est tellement minuté qu’il ne reste aucun temps mort pour applaudir. Il faudra attendre la fin pour ça. La nuit est déjà tombée et les canons de la Commune tonnent. Nous sommes en 1848, et même à cette époque, les histoires d’amour finissent mal.

C’est triste, c’est poignant, c’est beau. C’est novateur.

Bravo à tous les acteurs de cette plongée dans un autre univers, un autre temps, pendant presque trois heures.

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19 avril 2009

Sur le départ

Par Maritxu

Nous sommes dimanche soir et c'est la déprime.

Depuis deux mois, nous n'avons plus de nounou pour Arthur, et dans l'attente de mon chômage imminent, il vadrouille entre Paris et la Belgique, chez ses grands-parents. Je ne le vois pas souvent, le week-end, ou le soir quand une mère ou belle-mère vient squatter la semaine à la maison. Les séparations sont toujours dures, mais celle-ci, peut-être parce que c'est la dernière, l'est encore plus. Je n'ai pas pu retenir mes larmes ce soir, quand son papa l'a emmené en Belgique...

Voilà, c'est notre dernière semaine lilloise, nous déménageons samedi prochain.

Je suis un peu désabusée... D'habitude, quand on déménage, c'est toujours une amélioration, mais là, l'appartement que nous avons trouvé en Belgique est moins bien que l'actuel. Je n'ai pas envie de faire mes paquets, je sais bien que c'est parce que je n'ai pas envie de déménager...Il faut dire que le nouvel appartement a été choisi en fonction du lieu de travail de mon belge : il fallait qu'il puisse y aller à vélo. Et l'entrepôt qu'il a trouvé pour son activité est dans un village un peu perdu : il n'y a pas grand chose à louer. On a pris ce qu'on a trouvé ! Moi qui ne voulais pas habiter à la campagne... et on n'a même pas de jardin en plus !

Bref, ce sera du provisoire, et c'est pas motivant.

Bon, la déprime, c'est fini !

Soyons positifs : jeudi prochain, fin du boulot qui me gonfle ! Vendredi prochain mon frère vient pour le déménagement et ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu ! Je vais avoir le temps de profiter de mon chômage pour aller à la bibliothèque, à la piscine... Ça fait un an que je n'ai pas mis les pieds dans une bibliothèque ! Mon chéri de mari belge va être plus disponible avec son nouveau boulot (qui va forcément marcher, soyons POSITIFS) Enfin, j'ai trouvé un rêve, un but à atteindre une fois que tout ça sera passé : trouver un job dans la BD, voire créer un magasin de BD. Sûrement pas pour tout de suite, mais c'est si agréable d'avoir un but ultime...

Allez, on y croit, on y croit !

Pour vous consoler du ton tristounet de cette note, voilà une bien belle photo d'Arthur à la soirée Hawaï d'hier !

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Le maillot de bain en chaussons, c'est pas la classe ?

10 juin 2008

Des nouvelles des dents

Ca y est "elle" est arrivée... cette fichue première dent

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Et c'est pas dommage

En cadeau bonus, aujourd'hui, il s'assoit tout seul, se met debout contre n'importe quel support, et refuse toujours de faire la sieste.
8 mois et demi.
Heureusement que c'est le mien, sinon, j'aurais peur pour la suite.
Non, puisque c'est le mien, je panique pour la suite !

13 août 2008

Pression!

Ce matin, mes Leaving Cert (équivalent terminales) ont leurs résultats d'examens!

Une petite pensée pour eux, qui doivent les découvrir en ce moment même... En espérant qu'un ou deux pense à m'en faire part!

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(image prise sur le site de monetamoi.free.fr)

EDIT: Juste pour info, sur quatorze élèves, cinq ont eu une note comprise entre 55 et 69% (=C), cinq entre 70 et 84% (=B), et enfin trois entre 85 et 100% (=A). Autant dire que le bilan est plutôt satisfaisant!

13 juillet 2008

C'est interdit !

Par Maritxu

Voilà voilà, on y est, Arthur se déplace. Parfaitement dans les temps, à 9 mois il a pigé le truc pour s'assoir tout seul et commencer à ramper, à 9 mois et demi, il avait touvé un usage nouveau pour ses jambes. Du coup, notre appartement devient un endroit hautement dangereux. Un grand ménage et un grand rangement s'est imposé (vous vous rappelez ma journée maudite où on a cumulé grippe intesinale, dent et conjonctivite ? C'était ça) Maintenant, Arthur a 3 dents, et des pantalons qui commencent à s'user au niveau des genoux. Pantalons qui restent propres malgré tout, je suis en train de devenir une vraie fée du logis grâce à mon bébé. Je ne sais pas si je dois le remercier. Allez, si, remercions-le.

Donc, disais-je, notre appartement devient dangereux. L'inverse est vrai également, notre bébé devient dangereux pour notre appartement. Ainsi, mes bandes dessinées ont été planquées et/ou remontées d'un étage, les bouteilles ont été rangées dans un tiroir inaccessible, les papiers professionnels de mon Belge ont trouvé un rangement autre que par terre en vrac (et c'est pas dommage) etc, etc.

En fait, pour savoir si un truc est mal rangé et/ou dangereux, il suffit de lacher le bébé pendant trois minutes. J'ai retrouvé comme ça mon Arthur ravi avec un cutter dans les mains -fermé, merci mon Dieu- sorti d'on ne sait où, j'ai retrouvé mon ordonnance chiffonnée que je cherchais depuis une semaine, me suis aperçue que les plantes, elles aussi, pouvaient devenir une arme de salitude massive. Vous voulez des preuves ? En voici :

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Voilà, tout ça, c'est interdit. Les bouteilles sont dans le meuble en bois à côté des prises électriques, elles aussi interdites. Sauf pour celle-là d'ailleurs, les trois autres ont été prises en l'espace de cinq minutes. Ce bébé est le recordman de la connerie à la minute. Sans blagues.

Et dès qu'on le barricade dans un endroit permis, ça donne ça :

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On va bien s'amuser pendant quelques temps !

22 juillet 2008

9 mois 1/2 (en Irlande)

En neuf mois, j'ai eu le temps de me promener, de visiter et découvrir ce pays dont je ne connaissais rien... Et pour découvrir, j'ai découvert! Des paysages magnifiques, des gens attachants, des pubs étonnants...
Je me rends compte que j'aurais pu être plus présente sur ce blog depuis que je suis rentrée (l'inactivité me tuera), mais bon, vous savez ce que c'est... ou pas. :)
Je propose donc de reprendre mes vadrouilles là où je les avais laissées, c'est-à-dire vers février, après mes vacances à Galway et Belfast. Que de choses faites depuis!
Le Connemara, Killarney dans le Ring Of Kerry, Kildare, Birr, Inishmore! Des endroits à voir et revoir, assurément.

Mais avant tout ça, laissez moi vous mettre au parfum de l'actualité: dans deux-trois mois, ce blog deviendra "un blog à quatre mains entre Lille et... Lille", car je pars faire un master de français langue étrangère dans la ville du ch'Nord, et rejoindre ma soeur (pour le moment)! De nouvelles découvertes en perspective pour la petite banlieusarde que je suis... :) Mais pour l'instant, Lille a de nombreux points d'avance sur Paris, surtout au niveau universitaire: à Paris 7, on ne me pose que des problèmes alors que pour l'instant, Lille 3 ne m'a apportée que des solutions! Si c'est pas beau, ça. Ne me manque plus que la colocation, mais ça viendra.

juin_2008_084Ensuite, nous partons (maritxu, le Belge, Arthur, Xabi et moi) à Bayonne en vacances vendredi... L'occasion de revoir la famille qui sera presque au complet, je l'espère... Apparemment nous allons découvrir les nouvelles pièces rapportées, j'ai hâte!:)
Et surtout je vais m'appliquer pour dévorer mon neveu-filleul de bisous, le manger des yeux, m'extasier au moindre rot, la belle vie, quoi. Je vous promet des photos, et si je retrouve comment on fait, une vidéo, peut-être! Car l'Arthur cavale, et n'est pas loin de cavaler à deux pattes seulement!

Tout ça pour dire que je vous promets un peu plus de présence ici... j'ai fait une liste de sujets! ;) En espérant être un peu intéressante!


(photo: Seven Churches, Inis Mor, Aran Islands)

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