29 mars 2007

Coup de gueule

par Maritxu

Et allez ! Encore une belle qui me mets hors de moi aujourd’hui.

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Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, a décidé de la gratuité des transports en communs pour les RMIstes d’Ile de France. Oh la belle mesure bien démagogique après les émeutes Gare du Nord.

Remarquez, on se dit, c’est pas plus mal, c’est vrai qu’ils recherchent du boulot, il faut leur permettre de se rendre aux entretiens d’embauche. Oui, c’est vrai. Alors on se dit que le président de la Région a bien fait de mettre en place une telle mesure. Même si elle coûte cher.

Sauf que.

Oui, il y a un sauf.

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Sauf que ce genre d’aide existe déjà, et ça s’appelle la carte solidarité transport, qui donne droit à d’importantes réductions, voire même à la gratuité des transports en IdF pour les personnes en situation précaire. Quel est alors l’intérêt de mettre en place une mesure redondante et qui en plus coûte 87 millions d’euros ?

D’ailleurs comment peut-elle coûter aussi cher puisqu’en théorie, comme les aides sont déjà versées, cette mesure inutile devrait être gratuite !

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Vous avez remarqué que je laisse même de côté tout mon argumentaire sur l’assistanat des gens au chômage et sur le fait qu’aucun contrôle ne sera possible sur les trajets effectués, encourageant par là le travail au noir.

Vous avez bien noté que je n’ai rien dit là-dessus.

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13 mars 2007

Extrait

«Regardez une femme enceinte : vous croyez qu’elle traverse la rue ou qu’elle travaille ou même qu’elle vous parle. C’est faux. Elle pense à son bébé.»


[ Anna Gavalda ] - Extrait de "Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part"

Quoi ?? Vous ne connaissez pas encore Anna Gavalda ?? Si vous avez deux doigts d'émotion, un coeur, des yeux pour lire et quelques euros, courez acheter "ensemble c'est tout" que j'offre à tout le monde depuis deux ans. Je précise que les gens à qui je l'offre sont contents.

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28 février 2007

Un peu de vocabulaire ?

Par Maritxu

Je lis en ce moment sur pas mal de sites des gens qui se plaignent que le vocabulaire est de plus en plus limité, que les gens connaissent sur le bout des doigts les membres de la StarAc et ne connaissent pas Tolstoï, etc…
Tout ce ci est un peu vrai, mais il y a un juste milieu : je n’ai JAMAIS regardé la StarAC, mais je n’ai JAMAIS non plus ouvert un livre de Tolstoï. Mais je sais que les deux existent.

Pour le coup du vocabulaire, c’est vrai que c’est un peu dommage, on a une langue tellement riche, avec tellement de mots pour tout exprimer. Moi j’adore me prendre la tête sur un mot, savoir lequel est le plus juste.

Pas plus tard qu’il y a deux jours, avec mon Belge, on s’est disputés sur l’emploi de « regret » par rapport à « remords », à propos d’une phrase que je venais de lire : « il vaut mieux avoir des remords que des regrets ». Et je suis d’accord avec cette phrase. C’est l’occasion d’ouvrir un peu son dictionnaire ! (pour l’anecdote, c’est moi qui ai gagné (pour une fois)).

Et ça m’a rappelé une autre péripétie de ma vie palpitante, il y a bien longtemps…

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Campons le décor : je suis au lycée, en première, dans le train. Comme tout élève qui prépare le bac français, j’ai une liste impressionnante de bouquins à avaler et je profite de mes trajets en train pour le faire. En ce moment, je suis sur l’Education sentimentale de Flaubert.
En face de moi il y a une fille, un plus âgée que moi, qui regarde le paysage. Par curiosité, elle essaye de regarder le titre de mon bouquin (qui ne l’a jamais fait ?). Comme je ne suis pas peu fière de lire un classique, j’incline mon livre pour qu’elle puisse voir.
A la station suivante, deux racailles montent.(la suite est à lire avec l’accent de la banlieue de Trappes-la Verrière pour ceux qui connaissent)

- Allez z’y va on va embêter les d’moizelles !

Et zutre, c’est pour nous. Les deux boulets se collent à nous et le type qui m’a choisi regarde mon bouquin :

- Oh la d’moizelle elle est cultivée ! Elle lit ! Et elle lit quoi ? Ho l’aut’ ! L’éducation nationale !

La fille et moi on se regarde et on éclate de rire. On arrive plus à s’arrêter. Les deux andouilles sont super surpris :

- Ouais z’y va elles se foutent de not’ gueule, z’y va, on s’tire.

On a ri comme des bossues pendant encore dix bonnes minutes, et puis on s’est souri. Et elle est partie à l’arrêt suivant, sans un mot.

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J’ai adoré cette complicité littéraire muette, même des années après.

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23 février 2007

Conversation

Un jour au bureau :

- Bonjour madame, je voudrais faire une étude de sol pour ma maison.
- Pas de problème, nous faisons.
- Ha ? Vous faisez ?

Ben j’ai éclaté de rire.

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15 février 2007

Anecdote médicale ou comment faire une phlébite en prenant de la Diane 35

Introduction : ce qui suit raconte une anecdote de ma vie en 1996 qui m’a assez marqué. Je conçois parfaitement que ça n’intéresse pas grand monde, mais je décide de le publier quand même, parce que j’ai moi-même cherché désespérément des jeunes filles ayant le même problème sans en trouver. Pendant des années. Alors, comme je ne suis ni la première ni la dernière, je voudrais raconter ce qui m’est arrivé pour que d’autres puissent y trouver un certain réconfort, ou me contacter par l’intermédiaire de ce blog. Voilà.

La petite Maritxu est née avec des boutons. Sisi, promis, deux sur le front. Et l’obstétricien à dit à ma mère, dans un éclair de prescience : « cette petite, plus tard, elle aura des problèmes d’acné ».
Bien vu monsieur le docteur, je me serai bien passée de vos prédictions sur mon berceau. J’aurais préféré plus standard, une fée par exemple.

Donc oui, ado, je n’étais pas très jolie à regarder. Ma maman, cette sainte femme, ne voulant que mon bonheur, a décidé de faire quelque chose et de m’emmener chez un dermatologue pour solutionner ce problème boutonnesque. De fait, on en a vu plusieurs. Des qui me disaient que ça allait passer (haha t’es jamais allé au collège avec ma gueule toi !), des qui me donnaient des produits qui ne marchent pas et d’autres qui me donnaient des produits qui me faisaient des boutons sous-cutanés tellement énormes que quand je racontais que je m’étais viandée dans l’escalier, on me CROYAIT. Donc, trois styles différents et autant de déceptions. Et les séances d’épluchage de points noirs sous la lampe en bonus.

Alors nous sommes allées voir une gynécologue, puisque de toutes façons il était temps, j’avais genre 15 ans. Et là, produit miracle : la pilule de régulation hormonale. Diane 35, pour ne pas balancer (ha bon, je l’ai fait ?). Super, plus d’acné, ou très peu. Au contrôle, 6 mois après, la gynéco décide que ça ne va pas assez vite et me prescrit un truc pour dessécher la peau : l’Androcur. Ca a l’air de fonctionner, je suis assez contente. Entre-temps je suis passée au lycée. Oui, parce que des aventures boutonnesques comme ça, ça ne se passe pas en 2 mois, hein, il a fallu que je me les traine quelques années mes furoncles. Bref.

Je suis en première, et un lundi de mars on entame l’endurance. Bon, je n’aime pas ça, mais je ne suis pas mauvaise : à chaque fois qu’il y a eu un cross d’organisé, je suis arrivée dans les 10 premières. Mais là, il se passe un truc bizarre. A la fin du premier tour, je ne sens plus mes poumons. Je halète comme une dingue qui n’a plus de souffle. Je refais un tour. Impossible. Zutre alors. Je m’arrête définitivement. La prof de sport, avec deux sous de jugeotte, voit bien que je ne joue pas la comédie (ça sert finalement de ne l’avoir jamais jouée) et me laisse tranquille jusqu’à la fin du cours, que je reprenne mon souffle. On suspecte une crise d’asthme. Mais je n’en ai jamais eu moi de l’asthme ! Ca peut se déclarer à 16 ans ? Le soir, super maman m’emmène chez le médecin pour vérifier. Ben non, pas d’asthme, ma capacité pulmonaire est énorme, je fais 50 (ml ? cl ? je sais plus) de plus que la moyenne. Donc on ne sait pas. Tant pis, c’est passé, on verra lundi prochain.

Le jeudi soir, j’ai mal à l’aine. Je n’y prête pas trop attention, ce n’est pas vraiment gênant. Je prends un bon bain chaud et on en parle plus, ça va passer.

Le lendemain, ça n’est pas passé, ça a empiré. Je vais en cours, mais à midi, j’ai tellement mal à toute la jambe que je demande un cachet à l’infirmerie (où je n’avais jamais mis les pieds). Et à la première heure de cours de l’après-midi, je tâte ma jambe. Horreur. Elle est toute dure. Je relève mon fut’ : elle est violette. Bon, là il y a un petit souci. Je n’arrive presque plus à marcher, ce sont des copines qui me portent à l’infirmerie. L’infirmière est sceptique : « Ca ressemble à une phlébite, mais tu es trop jeune pour en faire une !» On appelle mon père, qui, par un miracle non encore résolu à ce jour, est allé travailler en voiture. Il peut donc venir me chercher et on fonce chez mon médecin traitant. Qui ne sait pas ce que je peux avoir. En attendant, je me marre, je suis mine de rien en train de sécher tout mon vendredi après-midi ! On va chez un spécialiste qui me dit, enfin :
- Ben tu te payes une belle phlébite ma cocotte.
- Et ça se soigne comment, on prend quoi comme médicaments ?
- Non non, pas de médicament, tu vas tout de suite à l’hôpital, j’appelle le samu.
- Ha ? Et pour combien de temps ?
- On ne sait pas, on te met sous perf tout de suite, on verra comment tu réagis, mais au moins la semaine prochaine.
- Ha mais c’est pas possible ! J’ai plein de contrôles la semaine prochaine moi !
- Mais on ne te laisse pas le choix ma cocotte…
- Heuuuu, au fait, c’est quoi une phlébite ?

Donc on va à l’hôpital, et là où mon père s’est rendu compte que c’était grave, c’est que lui a vu la camionnette des pompiers qui nous a suivie tout le trajet au cas où je mourrais en route. Moi je ne l’avais pas vue, j’étais en train de déconner avec les gars du samu, et de pester parce qu’ils avaient posé ma perfusion sur la main, ce qui n’est pas très pratique.

Ce qui s’est réellement passé, moi je ne l’ai su que très longtemps après, et mes parents, seulement 2 jours après, une fois que l’alerte a été passée. Le lundi, mon manque de souffle était une embolie pulmonaire. J’ai eu les poumons bouchés à 30%. Et j’ai failli mourir ce jour là. Le vendredi, quand la phlébite s’est déclarée, j’ai failli mourir. Et encore les 48 heures qui ont suivies, après le début de la perfusion d’héparine, le temps que ça fasse de l’effet. Qu’on ne m’ait rien dit, à moi, ok, je veux bien. Ca n’aurait rien changé. Mais à mes parents c’est dur. Ils étaient à courir dans tout l’hôpital, à demander pourquoi j’étais en réa alors que je n’avais pas été opérée, qu’est-ce que j’avais précisément etc. Moi je m’en foutais à la rigueur, je n’avais plus mal et ce qui m’arrivait était assez rigolo.
La thrombose que j’ai faite concerne les veines profondes : illiaque, poplité et fémorale. Sur 60 centimètres, de la cuisse au nombril à peu près. Il parait que je n’ai pas fait les choses à moitié. A l’heure actuelle (11ans après), une est encore complètement bouchée, une est semi bouchée et la troisième s’est reperméabilisée. Et on ne peut rien faire : le caillot est trop gros alors on ne peut pas le dissoudre, ce serait dangereux. Pas envie de mourir bêtement d’une rupture d’anévrisme après tout ça ! On ne peut pas enlever les veines bloquées non plus : elles sont trop profondes et il y a trop de linéaire intéressé.

J’ai passé des scintigraphies pour vérifier que l’embolie était totalement résorbée à l’hôpital, et au bout de la deuxième semaine d’hospitalisation, j’ai eu le droit de tenter de m’assoir. Et du coup, j’ai commencé à avoir mal. C’est un mal bizarre, ça ressemble un peu au syndrome des jambes lourdes, mais en cent fois pire, avec des milliers de petites aiguilles partout dans les jambes.

Je suis rentrée à la maison en ambulance (la classe, non ?) et j’ai passé encore un mois à me rééduquer tout doucement, en faisant des marches de plus en plus longues. Mon phlébologue était ravi : je n’avais pas d’œdème, ou très peu, pas de varice parce que je portais scrupuleusement la contention et comme je marchais régulièrement, j’ai même réussi à virer 5 cm de caillot. Wouhou ! En gros, dans mon histoire, j'ai eu toute la chance possible, mais après coup.

Les six premiers mois, j’étais sous coumadine, un anti vitamine K, anti coagulant. Devinez ce que je n’avais pas le droit de manger ? Des épinards, des haricots verts, des choux de Bruxelles… Très très contraignant comme régime ! Le seul truc, c’est qu’il fallait contrôler souvent pour ajuster les doses, et j’avais des prises de sang toutes les semaines. Pas cool. Vers la fin, fallait vraiment chercher une veine potable tellement elles étaient trouées.

Juste pour l’anecdote, quelques années après, mon médecin m’a envoyée faire une cure thermale. Un échec sur toute la ligne. Je suis rentrée en ne voulant plus approcher un vieux à moins de 50 mètres. Ce genre de choses, c’est fait pour les vieux qui ne font rien de leurs journées. Moi j’étais à la fac, je prenais le bus/train/métro tous les jours, alors la marche j’aurais pu donner des leçons à n’importe qui. Et quand on est jeune, ça ne sert à rien d’autre qu’à te plomber tes vacances.

Le plus dur dans toute cette histoire, c’est de ne pas savoir pourquoi j’ai fait ça. On sait à cause de quoi (Diane 35 + Androcur) mais personne ne sait pourquoi. Dans l’état actuel des connaissances (dernier bilan hématologique complet fait en janvier 2006), je n’ai AUCUNE anomalie de la coagulation sanguine. Pas de déficit en protéine C ou S. Pas d’anomalie du facteur F, IV ou autre. Rien.
Donc, par mesure de prévention, quand je serai enceinte j’aurais des piqûres tous les jours. Je suis ravie.
En attendant, je porte des bas de contention comme les vieux, tous les jours. Je ne peux pas marcher sans. Mais on s’habitue en fait, maintenant, ça me fait bizarre de voir une fille les deux jambes nues, j’ai l’impression qu’il lui manque quelque chose !

Mais ne croyez pas que je sois un cas unique. Dans la famille, on est une sacrée bande de déglingos. Un jour, Amaia vous parlera peut-être de son opération du cœur à 3 ans (ou de ce qu’elle s’en rappelle) et Xabi vous racontera comment il a réussi à se casser le sternum avec son menton. Sans toucher aux cervicales. C’est qu’on est forts dans la famille.

Pour preuve, notre médecin traitant ne veut plus nous voir !

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02 février 2007

Un peu de politique

Par Maritxu

Pour être dans le vent, de nos jours, il faut parler politique. Je suis dans le vent, alors il n’y a pas de raisons.

Je vais être honnête, la politique, c’est pas trop mon truc. Il y a quelques années, ça ne m’intéressait même pas du tout.
Mon belge, lui, s’intéresse, et du coup, je suis bien obligée de m’y mettre aussi, pour qu’on puisse en discuter.
J’ai toujours voté à TOUTES les élections, même quand il a fallu faire une procuration parce que je n’habitais plus chez mes parents et que ma demande de changement de domicile avait été faite 3 jours trop tard pour être prise en compte par la mairie (imbéciles de bureaucrates).
D’ailleurs, vous saviez que pour obtenir une procuration il faut aller au commissariat ? Oui, évidemment, vous le saviez, ça coule tellement de source. Alors que moi je me suis présentée connement bêtement à la mairie, on se demande bien pourquoi, hein ?

Donc la politique, ça me passe assez haut au dessus.
Mais il y a des fois, faut pas abuser non plus. Faut pas nous prendre pour des abrutis.

Cette campagne électorale, déjà, elle me fait rire, entre ses lapsus et ses coups bas, moi je ne vois pas en quoi elle est fondamentalement différente de celle de 2002. Qui s’intéresse au scooter du fils de Sarkozy ou au fait que les Hollande payent l’impôt sur la fortune ? Cela va-t-il nuire à leur capacité à nous gouverner ? Les Dacrew (excellent blog) ont fait un article assez réaliste sur l’hérésie de la démocratie participative. Et ce matin, paf, on en a la preuve. Ségolène veut instaurer des allocations autonomies, le droit à tous les jeunes à un prêt à taux zéro, une carte santé jeune pour des consultations médicales gratuites, une contraception gratuite pour les filles jusqu’à 25 ans, et un remaniement de la carte scolaire, qui est la seule proposition à laquelle elle n’ait pas accolé le mot gratuit.
Et ça, ce ne sont que ses premières propositions, et elles ne sont que pour les jeunes. Si ça continue comme ça, avec des gratuits dans chaque discours, distribution d’allocations à la volée, appartements donnés en meetings et jobs-35h-bien payés-rien à faire, moi je vous le dit, la classe. C’est sûr qu’avec un programme comme ça, moi, je vote tout de suite pour elle, la Ségolène.

Il est de combien le déficit de la France déjà ?

36 milliards d’euros ?

Une broutille ?

Moi dans cette campagne, j’aimerai un peu moins de promesses et un peu plus de « comment va-t-on concrétiser tout ça ?».

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10 janvier 2007

Les aventures de l'appartement

Par Maritxu

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Je ne poste pas beaucoup en ce moment c’est un fait. Hé oui mes petits amis, j’ai un métier moi… Et il faut bien que je travaille de temps à autres. Surtout à autres en ce moment, d’accord, mais comme j’ai des gens sous mes ordres, il faut tout de même produire un minimum pour que la direction ne hurle pas au scandale…

Et puis je cherche un appartement. Un beau ! Avec deux chambres, pour nous et pour ……….. un bureau pour mon Belge (dans un premier temps).

Alors depuis quelques temps, on court les agences immobilières, avec plus ou moins de bonheur. On visite des trucs. On fait des gaffes.

Genre, 20 minutes avant d’aller visiter un appartement, je me demande où il se situe exactement. Maligne quand même la fille qui prend un rendez-vous sans savoir la localisation ! Chéri regarde : rue Faidherbe. C’est marrant, elle me dit quelque chose cette rue… On regarde sur un plan : ha, ben oui, c’est la rue la plus passante de Lille, entre la gare et la grand’ place. Impossible de se garer, calme inconnu, la galère totale. Arg. Bon, ben on va pas annuler 20 minutes avant, hein…
Au final, l’appart est chouette, mais vraiment trop dans le centre ville. C’est qu’on a deux voitures à garer nous !

WaultOn en visite un quai du Wault… juste pour rêver… Pour ceux qui ne connaissent pas Lille, le quai du Wault, ça ressemble à ça. La grande classe en d’autres termes. En sortant de la visite, on était tellement éblouis qu’on tirait déjà des plans sur la comète pour savoir comment on allait pouvoir se rationner pour payer le loyer inabordable annoncé.
Et puis, en 10 minutes de marche, on a remis les pieds sur terre.

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Hier soir, mon téléphone du boulot sonne. A 8h30. Angoisse. Qu’est-ce qu’on peut bien me vouloir à cette heure-là ?
"Bonjour, c’est madame Truc, vous avez laissé un message il y a une semaine pour l’appartement…"
Ha tiens, oui, je l’avais complètement oublié cet appartement. J’avais appelé sans grande conviction : c’était un panneau sur une fenêtre, la rue à côté de chez moi. « Particulier loue appartement ». Et rien de plus. La nana ne me laisse pas reprendre mon souffle, elle enchaine :
"Alors il y a des wc, une salle de bain (jusqu’ici tout va bien) un séjour/salon, un couloir et au bout il y a trois chambres (trois chambres !!)… "
Là je l’interromps, je demande le prix, parce que trois chambres, ça va être trop cher pour nous. Et elle m’annonce un loyer dans mes prix. Avec des charges raisonnables. Faut que je m’assoie là. Ha, je suis déjà assise.
Il est où le problème ? Elle est où l’embrouille ? Les murs sont à refaire ? Il est inondé tous les ans ?
"Non non, tout est refait à neuf, les murs sont blancs, c’est du parquet, il y a un parking gratuit dans la cour de l’immeuble…"
Non… C’est trop beau, c’est pas possible !
"Et vous faites quoi comme métier ?"
Alors là, faut que je me fasse mousser : "je suis ingénieur (INGENIEUR) et mon mari (MARI) est architecte (ARCHITECTE)…" Et le reste à l’avenant.
Le rendez-vous pour visiter est pris pour mercredi prochain, on verra bien.

Mais une chose est sure, j’emmènerai mes fiches de paies, le relevé de compte de mon Belge (qui a très bien gagné sa vie ces derniers mois) et mes quittances de loyer en prévision !

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28 décembre 2006

Moi aussi j'ai un chouette métier

Par Maritxu

Ceci est une carrière souterraine inconnue, située à 9 mètres de profondeur sous un champ. Vus les gravats par terre, on se doute facilement que le ciel (toit de la carrière) est en mauvais état.

carri_re

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Quand les images apparaissent à l’écran, on se dit « la vache » - surtout moi qui ADORE les carrières souterraines (si si, sans rire, j'adore vraiment !).
Puis on se dit qu’on est juste dessus. Donc que, potentiellement, le sol pourrait s’ébouler littéralement sous nos pieds. Ben croyez-moi, ça fiche un peu peur.

Enfin, on se demande vraiment comment on va expliquer à notre client que les fondations qu’on va lui proposer dans notre rapport d’étude vont lui coûter 10 fois plus cher que ce qu’il avait prévu.

Et là, on a encore plus peur.

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21 décembre 2006

Oui, je suis censée travailler, je sais ....

Par Maritxu

...mais je n'y arrive pas des masses. Alors comme je suis sympa, je vous fais partager un moment de ma glande intense.

Juste pour vous dire que des 7, c'est pas courant, j'en avais déjà vu. Mais des 8, c'est la première fois.

d_mineur

Et vous avez vu ? Dégoutée, à une mine je gagnais.
(Mais pas avec un temps suffisant pour remplacer mon high score : pas de regrets)

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19 décembre 2006

J’ai arrêté de fumer

Par Maritxu

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Oui, j’ai arrêté de fumer le jour de mon mariage. « C’est très bien ! » me direz-vous. « C’est une très bonne résolution ! »   

En fait pas du tout, c’était la condition sine qua non pour que mon Belge m’épouse (je tiens à préciser que lui aussi fumait).

Sauf qu’il fumait beaucoup moins que moi. Et que donc c’est moi qui ai eu du mal.

Fumee

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J’ai commencé par réduire – chacun sa méthode – et de 15-20 par jour je suis passée à 5. J’étais super fière de moi, mais je n’arrivais pas à passer ces 5 dernières. J’en avais besoin. Vraiment. Je les attendais comme une délivrance ces 5 clopes ! Alors je suis allée chez ma pharmacienne préférée qui m’a donné des bonbons à la nicotine. C’est proprement infâme ces machins-là. Ca déchire la gorge ! Mais au moins, c’est sûr, on a plus envie de fumer après, promis-juré.

Le problème, c’est que ces bonbons sont dégueulasses et qu’en plus ils sont longs à manger (et aussi qu’ils sont super chargés en nicotine, les plus légers l’étaient presque plus que mes clopes) . Alors, souvent, à choisir entre la clope et le bonbon, ben c’est encore la clope qui allait le plus vite et qui à la rigueur était moins nocive. Donc les bonbons : échec sur toute la ligne.

Je suis retournée voir ma pharmacienne, à qui j’ai extorqué des patchs. Elle ne voulait pas m’en vendre, puisqu’à 5 clopes par jour, je suis censée être capable d’arrêter toute seule. « Mais j’y arriiiive paaas, s’il vous plaiiiiit ».....
Et je suis repartie avec mes patchs sous le bras (qui a dit que c’était mal d’obtenir des choses en geignant ?)

Le patch, c’est miraculeux. En tous cas, pour moi ça l’a été. Plus la moindre envie de fumer, juste des réflexes vite étouffés. La classe. Et avec les plus faiblement dosés en plus !

Donc, une semaine avant le mariage, j’étais une non-fumeuse potentielle, prête à arrêter totalement. Comme j’ai vu que c’était faisable, et comme ce sont les derniers jours de préparatifs qui sont les plus chargés en stress, je me suis dit que ça ne servait à rien d’en rajouter et…… j’ai fumé comme un pompier. Pendant 5 jours !

Le jour du mariage, je suis rentrée dans l’église patchée et angoissée à l’idée que tout le monde voie que je n’avais pas eu le temps de finir mon bonbon à la nicotine.

Et depuis, je tiens. Ca va. Pas de rechute à l’horizon.

Et j’ai pris 5 kilos.

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