25 juillet 2008
Terre brûlée aux landes de pierre...
Oubliez Michel Sardou. Mettez-le dans un coin de votre tête, et oubliez-le. Ce type n'a manifestement jamais mis les pieds en Irlande, et encore moins dans le Connemara.
Avec mon Allemande préférée, j'y ai fait un petit tour, dans le Connemara. En bus, évidemment, puisque toujours pas de voiture ni l'intention d'en avoir une. Nous sommes logiquement parties de Galway, pour une journée entière dans les "landes" irlandaises!
J'avais déjà essayé le Connemara en voiture avec mes parents lors de leur visite en octobre - ils avaient loué une voiture - mais s'arrêter au bord d'une route quand on ne connait pas du tout le coin n'est vraiment pas évident: la route est à peine assez grande pour une voiture, et les bas-côtés sont inexistants. Le bus semblait donc une meilleure solution.
Plus on monte vers le Nord du comté de Galway (en se rapprochant de Mayo), plus les paysages sont vallonés, pour arriver à l'image qu'on se fait du Connemara. Ce doit être d'ailleurs l'un de très rares endroits sur cette planète qu'on est presque plus content de visiter quand il y a du brouillard que sans un nuage dans le ciel. Le Connemara qu'on imagine - que j'imaginais - ce sont des montagnes marrons, dont le sommet est caché par le brouillard épais... Et c'est ce qu'on a eu! Il n'a même pas trop plu :)
Le tour propose d'aller vers le Nord, jusqu'à Kylemore Abbey, encore habitée par des Bénédictines. Le château a été construit par Henry Mitchell au milieu du 19ème siècle. Il y a aussi un jardin entretenue par les soeurs, dont on n'a pas vraiment pu profiter, vu qu'on était en mars. Mais vu les photos, ce doit être assez joli en mai-juin.
On y resterait bien un peu plus longtemps, histoire de faire le tour du lac, mais le temps nous est compté! :) On se contentera donc d'une visite du château, meublé, dont on ne verra que le rez-de-chaussée et une partie de premier étage, car la demeure sert d'école privée pour filles du monde entier.
Puis on va voir l'église gothique, dont les colonnes sont constituées du marbre du Connemara, décliné en trois couleurs, rose, vert et gris.
On termine par le caveau des Mitchell (l'église avait d'ailleurs été construite par Monsieur à la mort de Madame), et c'est déjà l'heure de faire demi-tour!
Il est temps de rentrer à Galway, la bien-nommée "ville aux cygnes"...





(dans l'ordre: paysage "quelconque", mouton presque pas farouche, Kylemore Abbey (le château) de face, vue sur le lac du château, l'église gothique, re paysage "quelconque", des cygnes)
22 juillet 2008
9 mois 1/2 (en Irlande)
En neuf mois, j'ai eu le temps de me promener, de visiter et découvrir ce pays dont je ne connaissais rien... Et pour découvrir, j'ai découvert! Des paysages magnifiques, des gens attachants, des pubs étonnants...
Je me rends compte que j'aurais pu être plus présente sur ce blog depuis que je suis rentrée (l'inactivité me tuera), mais bon, vous savez ce que c'est... ou pas. :)
Je propose donc de reprendre mes vadrouilles là où je les avais laissées, c'est-à-dire vers février, après mes vacances à Galway et Belfast. Que de choses faites depuis!
Le Connemara, Killarney dans le Ring Of Kerry, Kildare, Birr, Inishmore! Des endroits à voir et revoir, assurément.
Mais avant tout ça, laissez moi vous mettre au parfum de l'actualité: dans deux-trois mois, ce blog deviendra "un blog à quatre mains entre Lille et... Lille", car je pars faire un master de français langue étrangère dans la ville du ch'Nord, et rejoindre ma soeur (pour le moment)! De nouvelles découvertes en perspective pour la petite banlieusarde que je suis... :) Mais pour l'instant, Lille a de nombreux points d'avance sur Paris, surtout au niveau universitaire: à Paris 7, on ne me pose que des problèmes alors que pour l'instant, Lille 3 ne m'a apportée que des solutions! Si c'est pas beau, ça. Ne me manque plus que la colocation, mais ça viendra.
Ensuite, nous partons (maritxu, le Belge, Arthur, Xabi et moi) à Bayonne en vacances vendredi... L'occasion de revoir la famille qui sera presque au complet, je l'espère... Apparemment nous allons découvrir les nouvelles pièces rapportées, j'ai hâte!:)
Et surtout je vais m'appliquer pour dévorer mon neveu-filleul de bisous, le manger des yeux, m'extasier au moindre rot, la belle vie, quoi. Je vous promet des photos, et si je retrouve comment on fait, une vidéo, peut-être! Car l'Arthur cavale, et n'est pas loin de cavaler à deux pattes seulement!
Tout ça pour dire que je vous promets un peu plus de présence ici... j'ai fait une liste de sujets! ;) En espérant être un peu intéressante!
(photo: Seven Churches, Inis Mor, Aran Islands)
13 juillet 2008
C'est interdit !
Par Maritxu
Voilà voilà, on y est, Arthur se déplace. Parfaitement dans les temps, à 9 mois il a pigé le truc pour s'assoir tout seul et commencer à ramper, à 9 mois et demi, il avait touvé un usage nouveau pour ses jambes. Du coup, notre appartement devient un endroit hautement dangereux. Un grand ménage et un grand rangement s'est imposé (vous vous rappelez ma journée maudite où on a cumulé grippe intesinale, dent et conjonctivite ? C'était ça) Maintenant, Arthur a 3 dents, et des pantalons qui commencent à s'user au niveau des genoux. Pantalons qui restent propres malgré tout, je suis en train de devenir une vraie fée du logis grâce à mon bébé. Je ne sais pas si je dois le remercier. Allez, si, remercions-le.
Donc, disais-je, notre appartement devient dangereux. L'inverse est vrai également, notre bébé devient dangereux pour notre appartement. Ainsi, mes bandes dessinées ont été planquées et/ou remontées d'un étage, les bouteilles ont été rangées dans un tiroir inaccessible, les papiers professionnels de mon Belge ont trouvé un rangement autre que par terre en vrac (et c'est pas dommage) etc, etc.
En fait, pour savoir si un truc est mal rangé et/ou dangereux, il suffit de lacher le bébé pendant trois minutes. J'ai retrouvé comme ça mon Arthur ravi avec un cutter dans les mains -fermé, merci mon Dieu- sorti d'on ne sait où, j'ai retrouvé mon ordonnance chiffonnée que je cherchais depuis une semaine, me suis aperçue que les plantes, elles aussi, pouvaient devenir une arme de salitude massive. Vous voulez des preuves ? En voici :
Voilà, tout ça, c'est interdit. Les bouteilles sont dans le meuble en bois à côté des prises électriques, elles aussi interdites. Sauf pour celle-là d'ailleurs, les trois autres ont été prises en l'espace de cinq minutes. Ce bébé est le recordman de la connerie à la minute. Sans blagues.
Et dès qu'on le barricade dans un endroit permis, ça donne ça :
On va bien s'amuser pendant quelques temps !
25 juin 2008
Bons Baisers de Bruges
J'ai vu ce film en Irlande, il y a de ça bien un mois, voire plus, et je m'aperçois qu'il sort à peine ici... L'occasion parfaite pour, peut-être, vous le recommander!
Peut-être, car si j'ai adoré, c'est un film tout de même particulier.
D'abord, le pitch: deux tueurs à gages sont envoyés par leur patron à Bruges, pour se planquer. Vous n'avez pas besoin d'en savoir plus, le reste vous l'apprendrez très bien tout seul au cours du film.
Trois noms: Colin Farrell (qu'on ne présente plus, allez, quand même: Phone Game, Miami Vice, Alexandre [beurk!], et même Ordinary Decent Criminal, qu'il faut absolument voir si c'est pas déjà fait)
Brendan Gleeson (qu'on présente, même si vous le connaissez: Maugrey Fol'Oeil dans les divers Harry Potter, Kingdom of Heaven [re beurk!], The Village, Gangs Of New York, Harrison's Flowers...)
Ralph Fiennes (qu'on ne devrait vraiment pas présenter: La liste de Schindler, Le Patient Anglais, divers Harry Potter en tant que Vieux Mage Tout Vert Pas Gentil Et Pas Content, et Chapeau Melon et Bottes de Cuir, mais personne n'en est fier)
Je le disais, ce film est particulier; complètement barré serait peut-être plus proche de la réalité! Il y est question de règlement de compte, d'amour, de tourisme, de violence, de coups de feu, de nains, de Bruges, de grandes décisions à prendre... Un vrai fouillis, ce film! N'allez cependant pas le voir si vous n'aimez que les douces comédies romantiques de Fiennes. Ou d'autres! Il faut aimer la folie au cinéma, un peu de violence (mais pas trop non plus, je ne suis pas comme ça!), un peu d'action.... and then you'll have good craic! (=et vous passerez un bon moment!) (craic=fun en irlandais)

(Tirez d'abord. Visitez après)
10 juin 2008
Des nouvelles des dents
Ca y est "elle" est arrivée... cette fichue première dent
Et c'est pas dommage
En cadeau bonus, aujourd'hui, il s'assoit tout seul, se met debout contre n'importe quel support, et refuse toujours de faire la sieste.
8 mois et demi.
Heureusement que c'est le mien, sinon, j'aurais peur pour la suite.
Non, puisque c'est le mien, je panique pour la suite !
The nicest German in town
J'ai
appris le sens des mots “plus jamais”. Je m'en serais passée,
je crois. C'est un peu comme le noir total. On croit qu'on a déjà
connu ça, dans sa maison, la nuit, ou en pleine forêt,
on se dit “oulala, on voit rien!”. Jusqu'à ce qu'on rentre
dans une grotte, et à quelques mètres sous terre, le
guide éteint toutes les lumières. Et là, sa main
devant la figure, à cinq centimètres, on ne la voit
pas. On ne distingue rien. On ne devine même pas.
“Plus
jamais”, c'est pareil. Je me dis, “je ne vais plus jamais revoir
mes élèves”, mais en fait, qu'en sera-t-il? Michael a
mon adresse email, ils sur sur Bebo (petit frère de Facebook), je compte bien revenir en
Irlande. Ce “plus jamais” n'a aucun sens. Mais avec lui, j'ai
compris que ça veut vraiment dire, “plus jamais”. Pour
être honnête, ça me plait pas beaucoup! Ce n'est
pas tellement qu'il me manque, on ne se connaissait finalement pas
beaucoup, mais penser à toutes ces choses qu'il aurait pu
faire... Ça fait cinq mois aujourd'hui.
Ce genre d'épreuves nous fait grandir, il parait. Et le pire, dans tout ça, c'est que je sais que ça recommencera un jour.
03 juin 2008
Vivre au loin...
J'ai presque appris l'indépendance... Enfin, en tout cas, être suffisamment loin de ma famille pour ne pas revenir tous les weekends. Soyons honnête, je ne sais toujours pas me servir un fer à repasser (c'est en partie dû au fait que je ne m'en sers jamais de toutes façons) (mais ne m'en sers-je pas justement parce que je ne sais pas m'en servir? Telle est la question), et je mange pas mal de pâtes. Mais bon, se sentir indépendante, c'est bien... Et du coup, c'est étrange. Je rentre en France, et je rentre en Irlande. Back to France, back to Ireland. C'est un peu pour ça le “presque”: ce n'était que du provisoire.
J'ai appris à être loin des gens que je connais. Et, oui, c'est dur, mais pas autant que je l'aurais cru. Ce qui me conforte dans mon idée: voyager, j'adore. Ce n'est pas que ma famille et mes amis ne me manquent pas, bien au contraire! Nombre de fois, j'aurais voulu être en France pour sortir avec les filles, déjeuner avec les parents, monter à Lille voir la soeur et le neveu, faire un tour chez le frère pour lui piquer des films... Mais j'avais encore plus envie que tous ces gens soient en Irlande avec moi, pour leur faire partager. Là est la différence... Rentrer, oui, bien sûr! Mais pour repartir aussi. En Irlande ou ailleurs. J'ai la bougeotte, je crois...^^ J'ai déjà tellement d'autres idées pour partir: l'Espagne, l'Allemagne, les pays de l'Europe de l'est (encore que plus pour des vacances), le Québec, le Canada, et même un peu les États-Unis. Si je n'étais pas célibataire, peut-être penserais-je autrement. J'espère que tout ça ne restera pas que des idées en l'air...
01 juin 2008
Ce qu'il me restera - bis
J'ai appris que Xavier, de l'Auberge Espagnole, avait raison: quand on arrive dans un pays étranger, tout est étranger pour nous. Et on va apprendre, petit à petit à faire entrer ces choses dans notre quotidien. On va apprendre à les connaître. C'est dur, de quitter la France et tout ce que je connais pour me plonger dans un nouveau contexte, c'est vrai. Mais c'est tellement bien de s'habituer à autre chose! Tellement bien quand on s'aperçoit que Dunnes Stores, Tesco, Bridge Center ne sonnent plus bizarre à nos oreilles. Quand les prénoms irlandais ne nous font plus ouvrir les yeux en grand parce que, vraiment, c'est trop bizarre (encore que, bon, Iarfhlaidh, hein). Quand on a plus peur de rentrer dans un pub ou une boutique parce qu'on sent trop étranger pour faire ça (bon, d'accord, vous ne vous sentez peut-être pas comme ça, mais c'est ce que j'ai ressenti la première fois que je suis rentrée dans le centre commercial de Tullamore). Quand on sait indiquer le chemin à la personne qui s'arrête. Quand on dit bonjour à quelqu'un qui passe de l'autre côté du trottoir. Quand on se sent intégré à la ville, d'une façon ou d'une autre. Et mine de rien, qu'on reste remarquable (au sens premier du terme) parce qu'on reste étranger (et par là, j'entend “intéressant”, pas “à mettre à l'écart”). Et moi, j'aime bien!
J'ai probablement appris à être un peu plus sûre de moi. Oh, pas de beaucoup, mais bon, la confiance en soi, ça se gagne pas comme ça, hein. Quand on est dans un pays étranger, on est bien obligée de faire un effort. De téléphoner en anglais... Déjà que je déteste téléphoner à des gens que je connais pas en français, téléphoner en anglais, c'est un challenge. J'ai appris que lorsque les gens me voient pour la première fois, ils ont pas forcément envie de se foutre de ma gueule. Même mes élèves! Et ça, c'est un pas énorme. Un premier pas vers l'acception de moi-même? Espérons que je continue sur cette lancée.
J'ai appris que la vraie vie fout la trouille. Oh, oui, ça me terrifie de n'être plus vraiment étudiante. Ces années où on est sûr de rien, où on ne sait pas où on va, ni comment on y va, c'est dramatique. Voyez, quand je dis que professeur, c'est pas mon truc, ce n'est pas tout à fait exact. Je n'ai pas envie d'enseigner, c'est clair. Mais c'est quelque chose que je pourrais faire, au besoin. La grande différence entre vouloir et pouvoir, n'est ce pas? Ce qui me gène dans ce métier, c'est que je suis pas “awesome at it”. Je déchire pas tout quand je suis prof. Or, j'ai vraiment envie de me trouver un métier où on dise de moi “Amaia? Ah oui, elle assure”. Un métier qui me pose des défis que j'ai envie de relever. Quoi de plus normal?! Mais c'est dur d'avoir pensé toute sa vie que tout le monde trouve le métier de ses rêves et que ça m'arrivera aussi, et de se rendre compte que finalement, une grosse partie des gens ont un métier qui ne les passionne pas plus que ça. Je trouve ça un petit peu déprimant, et je n'ai pas particulièrement envie d'être l'une d'entre eux. Mais qu'allais-je faire dans cette galère...?
30 mai 2008
On the way home... already.
Dans onze jours exactement, je serai en route pour Rosslare, port du Sud-Est de l'Irlande, pour revenir en France... chargée comme une mule! Je n'ai pas encore essayé de faire mes valises, mais ça va être épique, je le sens!
Je n'ai pas envie de partir, maintenant... Il y a huit mois, j'étais terrifiée à l'idée de partir en Irlande, dans une école de garçons, vivre toute seule (notion relative, en fait! ;) dans un pays étranger, exercer un métier dont je ne connaissais pas grand chose...! Et maintenant, je pense sérieusement à revenir plus tard, me trouver (vraiment) un Irlandais, et y rester pour de bon. L'Irlande a un côté attachant!
Mine de rien, en huit mois, j'ai beaucoup appris. J'ai l'impression d'avoir plus grandi en huit mois qu'en trois ans de prépa et fac! Et ça n'est peut-être pas qu'une impression... Qu'est ce que j'ai appris en Irlande? Beaucoup de choses, indeed...
J'ai
appris l'Irlande, tout simplement. Quand je suis partie, je situais
vaguement Dublin, pas du tout Galway, et je croyais me rappeler
qu'une ville s'appellait Cork. J'avais en revanche vachement bien
situé Tullamore, en plein milieu, ce qui, à l'époque,
me paraissait loin de tout. Aujourd'hui, je connais Dublin, je
connais Cork, je connais Galway. Certes pas par coeur, je n'y ai pas
vécu, mais j'ai traîné dans leurs rues, dans
leurs boutiques, dans leurs pubs (dans cet ordre-là, oui).
L'Irlande, c'est tout petit, comparé à la France. On
fait Dublin-Galway en quatre heures et des brouettes. De chez moi, on
rejoint Cork en trois bonnes heures. Pour aller à Belfast, on
met plus de temps, mais c'est bien parce qu'on est obligé de
passer par Dublin. Aujourd'hui, quand on me parle du Connemara, je
sais. Quand on me parle de Thurles, Mullingar, Kerry, Derry, Carlow,
je sais où c'est. Et mine de rien, comparé à ce
que je savais de l'Irlande en partant, c'est énorme. (Michel
Sardou vs. life experience, quoi)
J'ai aussi appris à marcher tous les jours. Ça parait bête comme ça, mais ça va me manquer en France, ces cinquante minutes journalières de marche pour aller à l'école et rentrer chez moi. Et à ceux que j'entends déjà me dire 'rien ne t'empêche de continuer à marcher', je leur rappellerai qu'en plus de me plaindre tout le temps (cqfd: je suis prof), je suis d'une feignantise (faignantise? Eclairez ma lanterne, s'il vous plaît) à toute épreuve. Et mes résolutions sportives sont celles qui ont une durée de vie la plus limitée. Donc, finalement, j'ai pas vraiment appris à marcher tous les jours. Tant pis. Disons que j'ai appris à apprécier de marcher tous les jours...
La suite au prochain épisode! ;)
29 mai 2008
Ya de ces jours je vous jure
Par Maritxu
Déjà, ce matin, ça avait mal commencé.
Depuis hier, j’avais mal à l’œil. Genre irritation énervante. Puisque je suis en congé pour quelques jours, j’en ai profité pour faire un ménage en grand, bouger des meubles qui croyaient leur place acquise définitivement, bref, le grand jeu à grand renfort de poussière. Donc, j’ai mal à l’œil.
Ce matin, je me suis réveillée borgne. Il a fallu l’aide des mes doigts pour ouvrir la paupière collée avec du jaune pas frais… berk. Je me regarde dans le miroir : on dirait une femme battue. J’ai l’œil gonflé, rouge, à demi-fermé. Moi qui voulait rendre des visites de courtoisie aujourd’hui, je repasserai ! Bon, pas de panique, c’est juste une conjonctivite carabinée, c’est pas si pire comme dirait l’autre.
A midi, Arthur, d’habitude si enthousiaste au moment des repas, mange du bout des lèvres. Quoi, il est pas bon mon petit pot haricots verts-saumon ? Ben non. Et celui carottes-riz-colin ? Pas plus. Une compote pomme-poire ? Nenni. Mais qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ?
La sieste est écourtée : normal, il n’a rien mangé, il a la dalle.
Je l’installe sur la chaise haute : il vomit tout son déjeuner. Tout tout tout, je distingue les morceaux au milieu du liquide; facile : j’en ai plein sur moi. Je change mon bébé –don’t panic- je nettoie la chaise haute, je lave par terre (alors que je l’avais fait hier).
J’attends une demi-heure et je donne un gouter très très léger. On joue un moment sur mon lit et… il revomit le gouter. Même pas digéré. Erk. Ce coup-ci ont trinqués : l’intégralité de sa tenue, le matelas, deux oreillers et moi, encore une fois. A ce stade-là tout le monde à la douche.
J’appelle le médecin qui me conseille de lui donner du sucre pour qu’il colmate. Le miel, c’est top il a dit. Vous surprendrais-je si je vous confiait qu’Arthur n’est pas du même avis ? Bilan : sa tenue, un livre-mousse, le tapis.
Cerise sur le gâteau : dans l’histoire, j’ai cassé mes lunettes. Et comme de bien entendu, c’était ma dernière paire suite à un vol dans ma voiture l’année dernière. J’ai pris rendez-vous chez l’ophtalmo le 12 juin. Le 12 juin. 15 jours sans lunettes. Youpi.
Je retourne me coucher moi.
Arg : Je peux pas me coucher, Arthur a vomi dans le lit, il faut attende que mon nettoyage sèche.
Re-arg : je voulais mettre des photos pour illustrer tout ça, mais j'ai perdu le câble de transfert et mon ordinateur refuse de lire mes photos à partir de la carte, alors qu'il le fait sans problème d'habitude. Quand je vous dit que c'est une sale journée...








