Nobody expects the Spanish inquisition

26 janvier 2012

La jalousie : un mythe ?

Depuis que la Pucine est née, j’ai l’impression que la question qui revient le plus souvent c’est : « le grand frère est-il jaloux ? » Dès que je réponds que non, ce n’est pas le cas du tout, l’immense majorité des gens me répondent « ha ben chez moi non plus, on n’a pas eu de problème ».
Question : la jalousie entre frères et sœurs est-elle un mythe ? Vraiment rares sont les gens que je connais qui ont eu le problème.

Je lisais récemment sur l’excellent blog de Mme Sololine sa méthode pour que tout se passE bien à l'arrivée d'un enfant. Je n’ai pas DU TOUT fait la même chose. Parfois même franchement le contraire. Et tout se passe pourtant très bien des deux côtés. J’en déduis donc qu’il n’y a pas de méthode miracle, et qu’il faut, encore une fois, faire à sa sauce sans écouter les autres. 

Nous on l’a dit au Demi-Belge dès que ça a commencé à se voir. Faut qu’on était contents comme tout, puisqu’on avait raté la précédente. C’est aussi pour ça qu’on a attendus d’être bien surs pour l’annoncer.

Par contre, on l’a entouré de beaucoup de précautions : c’est dans très longtemps, t’inquiète pas, on a le temps, tu seras presque en vacances, etc.

Quand j’ai commencé à devenir baleine, il m’a appelé sa maman-ballon, c’était adorable. Là on a commencé à nuancer l’arrivée du bébé : tu ne pourras pas jouer tout de suite avec, ça ne sait rien faire un bébé, ça pleure beaucoup, elle dormira avec nous pour ne pas te réveiller la nuit, etc, encore une fois. En gros, on a bien insisté sur les points négatifs pour ne pas qu’il soit surpris à l’arrivée. Ensuite seulement on lui parlait du positif : elle fera des sourires, elle sera en admiration devant toi, son grand frère, tu pourras la faire rire, lui donner le biberon… on a fait gaffe à ne pas en parler trop non plus, pour ne pas l’étouffer avec. Il fallait que nous continuions à vivre pour lui aussi, et pas juste pour le bébé à venir.

Puis, à la naissance, on l’a réveillé la nuit pour lui annoncer notre départ à l’hôpital. Etant donné que j’ai accouché à 5h23, mon Belge est retourné à la maison pour aller le chercher avant son départ à l’école, et c’est tout excité qu’il est venu découvrir sa petite sœur. Je l’ai d’entrée pris dans mes bras, dans mon lit, avec la Pucine. Il était vraiment associé à la naissance, impliqué. Il répétait « c’est MA p’tite sœur, je suis un grand frère ». Il est revenu tous les jours, mais jamais très longtemps, pour ne pas qu’il s’ennuie. Ma mère a été une baby-sitter formidable tout au long de mon congé maternité.

Nous n’avons pas transformé l’arrivée de la Pucine à la maison en grand’messe. Mon Belge est venu me chercher tout seul, et je suis ensuite allée chercher le demi-belge à l’école avec la Puce, pour la présenter à toute sa classe. Il était fier comme un pou.

Au jour le jour, ensuite, tout s’est fait naturellement. Nous avons fait attention à lui porter autant d’attention qu’avant. Nous nous réservons des moments entre nous. Je le laisse faire beaucoup de choses avec sa sœur, il faut bien qu’elle aussi apprenne à vivre avec un grand frère.

Bref, beaucoup d’intuition, la vérité sans fioritures, et ne pas en faire une affaire d’état, je pense bien qu’on peut tout résumer dans ces trois points.

En plus, comme la Pucine est une enfant particulièrement facile et qui pleure très peu, l’intégration a été d’une facilité presque confondante. En gros, ils s’adorent. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, alors je profite.

 

La semaine dernière, j’ai quand même posé la question à mon Demi-Belge : « Tu trouves qu’on aime plus la Pucine que toi ? » Il m’a regardé d’un air effaré « ben non ! » « et tu trouves qu’on t’aime plus que la Pucine ? » « Ben non, c’est pas possible ça, c’est pareil nous deux ! » Le tout sans une hésitation.

J’ai comme l’impression d’avoir gagné le prix de la meilleure mère.

Sauf que la mienne est mieux, je sais.

Posté par Maritxu à 19:43 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]


24 janvier 2012

Allons donc!

Par Amaia (pour une fois)

Aujourd’hui, j’ai racheté une carte SIM, et j’ai rallumé mon vieux téléphone débloqué… Et en faisant le tri dans mes contacts, je suis retombée dans des souvenirs vieux d’Irlande ! Un petit côté nostalgique de faire le tri mais comme beaucoup de choses cette année, je prends ça comme un nouveau départ.

Et oui, car je suis donc à Londres pour au moins les cinq mois à venir ! « Donc », parce que je ne me fais pas d’illusion sur le lectorat de ce blog ! :)

Je fais mon stage dans une agence de communication, et si pour l’instant le travail est un peu rébarbatif, je pense que ça va vraiment devenir très intéressant. Je suis maintenant en plein dans la découverte des dossiers, des termes plus ou moins techniques… mais les projets ne vont pas tarder à se mettre en route et je vais regretter le temps où je flânais sur l’ordi à la recherche de quelque chose à faire ! Le dilemme du stagiaire qui ne veut pas avoir l’air d’un boulet mais qui ne peut pas être autonome direct…

Le bon côté d’une boite française, c’est que tout le monde – presque tout le monde – parle français, ce qui facilite grandement les choses. Le mauvais côté, c’est que… tout le monde parle français. Et que je ne suis pas montée à Londres pour parler ma langue maternelle ! Heureusement, on alterne souvent… D’ailleurs je me suis aperçue que ma réactivité en anglais a baissé. Je comprends sans problème, mais quand il s’agit de répondre du tac au tac, je fais des fautes bêtes, je balbutie… Ça reviendra, hein, mais bon, ce n’est pas plaisant que de le réaliser !

Le rythme de la semaine n’est pas trop difficile (9h-17h30), mais j’ai du mal à m’habituer aux weekends trop courts !

Sinon, en vrac :
-    Les raccourcis clavier me sauvent la vie pour les accents sur l’ordi, je pourrais même écrire en norvégien !
-    La mode est aux collants moutarde, ne me demandez pas pourquoi.
-    Richmond, c’est très joli, et la Tamise a l’air d’une petite rivière.
-    Les Anglais ne doivent pas être bon en escalateurs : il y a des panneaux partout pour dire aux gens de faire attention, de ne pas courir, de regarder où ils mettent les pieds… Étrange.
-    Je me sens comme à la maison, ici. La preuve :


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Posté par Whizzbee à 23:19 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
11 janvier 2012

Chose promise...

... chose due !

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Posté par Maritxu à 09:00 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
10 janvier 2012

Mes envies

En ce début d’année 2012, j’ai envie de plein de choses.

Envie d’aller au ski.
Ca fait des années que je n’ai pas mis un pied sur une piste, et ça me manque. Oui, je sais, c’est pour la bonne cause, on n’a pas de sous, mon Belge monte sa société, de toutes façons les enfants sont trop petits, mon Belge n’a jamais de vacances, les stations sont loin, c’est cher…etc. La liste est longue des excuses pour ne pas y aller. Mais là, j’ai envie. Vraiment envie. Ma forme physique est tout sauf au top, mais tant pis. Mon Belge m’a donné sa bénédiction pour y aller en solitaire, il gardera les enfants le temps d’un grand week-end. C’est pour ça que je l’aime.

Envie d’aller chez le coiffeur.
Pourquoi ? Pour prendre du temps pour moi déjà. Ensuite pour faire quelque chose de mes cheveux, qui sont toujours attachés. Pour ne plus avoir la tête d’une étudiante. Non pas que je veuille faire mon âge, mais au moins changer de tête. En fait, je regrette justement mes mèches rouges d’étudiante. Et pourquoi pas ?
   
Envie de consacrer du temps à mon couple.
Ca, je vais essayer le plus rapidement possible de le faire. Étape 1 : s’inscrire à la ligue des familles pour avoir des baby-sitters. J’ai rendez-vous ce soir. Essayer de se faire une soirée tous les mois au moins en tête à tête avec mon amoureux. Et parler, parler, parler. On en a besoin tous les deux.
   
Envie de visiter des trucs avec les enfants.
Déjà, ce week-end, on a failli aller au zoo d’Anvers. Failli. J’en ai marre de faillir, et maintenant je vais faire. Et tant pis si la Pucine est trop petite, le Demi-Belge est assez grand, lui. Il faut arrêter de sans cesse repousser. J’ai envie d’action !
   
Envie d’acheter une maison.
La location, c’est bien, c’est pratique, tous les travaux sont faits par quelqu’un d’autre, mais dès que j’ai envie d’accrocher un tableau au mur (genre, une superbe affiche), je pense au trou que je vais devoir reboucher à l’état des lieux de sortie. Quand mon Belge me propose des aménagements pour notre chambre, ma première pensée est que c’est du temps et de l’argent perdu puisque ces aménagements ne pourront pas être adaptés ailleurs. Alors on ne fait rien et les cartons continuent à s’aligner le long du mur. On avait repéré une superbe maison, bien en ruine comme on voulait, mais elle n’est pas à vendre. Samedi on en visite une autre, moche, mais il faut voir s’il n’y a pas des trésors sous le lino et le béton de la façade. Vu l’emplacement, c’est bien possible… Et comme elle est, elle n’est pas très chère du coup. Même si ça ne convient pas, j’ai l’impression d’avancer. Rien qu’un rendez-vous me met de bonne humeur !
   
Envie de faire baptiser la Pucine.
Ca n’a l’air de rien, mais je suis terrorisée à l’idée de téléphoner. Faut dire qu’en ce moment, on ne rentre dans des églises que pour des enterrements. Je suis moyen motivée, mais c’est quand même important pour moi.
   
   Allez, GO !


Posté par Maritxu à 10:55 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
09 janvier 2012

Bisous

Mon Demi-belge est très affecteux avec sa petite soeur. Il la bisoute fréquemment, et il ne se passe pas une journée sans gros calin. L'attitude de la Pucine est adorable : elle ne bouge pas, laisse passer l'ouragan en ouvrant grands les yeux et la bouche, et dès que le grand frère a fini, elle manifeste son contentement à coups de sourires et de gazouillis. Mes enfants sont parfaits, je sais. Quoi ? Non ? Le Demi-belge ne dort pas la nuit ? Il est odieux en sortant de la sieste ? Non, mais enfin, fichez-moi la paix, le sujet de ce post ce sont les bisous, pas la nuit, suivez un peu, zut.

Mon demi-belge, délicatement pour une fois, pose un bisou sur l'arête du nez de sa petite soeur.
Puis il pose son doigt sur l'endroit du bisou et masse consciencieusement.

Comme je suis une (vilaine) curieuse, je lui demande ce qu'il fabrique :

- J'étale maman.
- Tu étales ?
- Oui, moi j'étale mon bisou.
- Et pourquoi faire?
- Parce que comme ça, avec un seul bisou, on est ravi, on a l'impression d'en avoir beaucoup.

(le "ravi" est de lui, je n'invente rien)

Mes enfants sont parfaits je vous dis. Tiens, j'vous mets une photo de loin d'eux. Si j'ai AU MOINS 3 commentaires (de personnes différentes, j'entends, et Amaia ne compte pas, de toutes façons, elle peut les avoir toutes, si elle veut), je vous en mets une de près et pas floue. Oui, c'est du chantage, je sais. Et je ne suis même pas sure d'avoir autant de lecteurs...

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Posté par Maritxu à 00:04 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]




29 décembre 2011

Zombie

Moi : Ouhh, j'ai l'impression d'être un zombie ce matin

Demi-belge : Non maman, t'es pas un zombie t'es une maman ! T'es même MA maman ! Et aussi la maman de Boulette ! Comme tout le monde !

(hahahahaha)

Posté par Maritxu à 15:24 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
21 décembre 2011

L'hiver

Pour une fois, cette perle n'a pas été récoltée par moi, mais par mon Belge qui a vécu ma vie pendant 4 jours... et qui n'est pas super chaud pour recommencer tout de suite ! Je crois que pendant quelques temps, je vais récolter les fruits de ce grand week-end passé en tête à tête avec ses enfants. Ce n'est pas si facile de tout gérer !

Bon, la perle.

Après moults enguirlandages pour levages nocturnes intempestifs, notre Demi-belge a affirmé à son père :
"Papa, c'est parce que les journées sont trop courtes, alors moi quand la nuit est là, je suis pas fatigué."

Imparable.

Posté par Maritxu à 12:02 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
14 décembre 2011

Doudou(s)

Certains parents stockent les doudous identiques en cas de perte du doudou-en-titre.

Pas moi.

Déjà, c’est un peu de la faute du Demi-belge lui-même : il n’a jamais eu de doudou attitré. Avant un an, peu lui importait ce qu’il avait dans son lit. Ensuite, les doudous changeaient tous les mois. Pris d’une affection soudaine pour Monsieur le Mouton, il l’a ensuite échangé contre l’éfélant ET Didou. Sur une aire d’autoroute, Monsieur Lion lui a fait un effet bœuf, il ne l’a plus quitté pendant quelques temps (je n’ai JAMAIS aussi bien investi 2,99€). A Noël, Hobbes a eu un succès immédiat, et a donc d’office remplacé les intérimaires. Intérimaires qui refaisaient surface occasionnellement. Il n’est toujours pas rare de voir mon loupiot avec pas moins de 5 peluches dans les bras, toutes étant essentielles à son endormissement.

Depuis la naissance de Boulette, c’est Plouplette, son unique poupée (rose) qui tient la dragée haute. Cela fait donc 6 mois, et seul Hobbes avait duré aussi longtemps.

Ceci étant, à cause de cette multitude de doudous (grâce à, plutôt), les oublis sont mieux tolérés. Il nous arrive d’oublier des doudous en déplacement, et le Demi-belge se fait une raison, ou remplace le manquant par un autre. Pour Plouplette, une fois, on a eu un moment de flou, mais les Playmobils sont venus me sauver.

A la grande époque de Hobbes, qui avait pourtant été si difficile à trouver, on était tombés nez à nez dans un magasin avec 5 peluches identiques. J’avais alors demandé à mon Demi-belge s’il n’en voulait pas un deuxième. Sa réponse avait été magnifique (3 ans, je précise) :

- Mais non maman, j’en ai déjà un !

- Oui, mais si tu le perds ?

- Mais je veux pas le perdre !

- Mais si tu le perds quand même ?

- Ben s’il est perdu, alors, tant pis !

La maturité de mon fils m’étonnera toujours.

Boulette semble suivre le même schéma : un doudou à la crèche (il y reste, aucun risque de perte), et des multitudes de doudous dans son lit (majoritairement hérités de son frère, qui avait été inondé). Elle s’en tape, tant que c’est doux, et sur sa tête.

C’est moi qui ai des enfants faciles ou ils sont juste exceptionnels ?


Posté par Maritxu à 13:58 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
13 décembre 2011

Oedipe

« Moi, j’aime que les mamans, les mamies, les petites sœurs et les copains à l’école. Moi j’aime pas les papas et les papys. »

Nous voilà bien barrés. Mon fils a un sérieux complexe d’Œdipe. Ca s’aggrave d’autant plus que mon Belge n’est pas souvent présent à la maison et qu’il n’aime pas faire respecter les lois en vigueur. Il est plus dans le jeu et les négociations.
En cas de crise, nous nous retrouvons donc dans une situation totalement improbable : il me réclame à cors et à cris, en interdisant à son père d’intervenir, de le toucher et même de le regarder, en sachant pertinemment que si c’est moi qui viens, il va se faire punir…
Heureusement, ce n’est pas tous les jours comme ça, et il y a des moments où il accepte son père. Mais dès qu’il s’agit de le faire obéir quand il n’est pas disposé à le faire, son père peut danser sur sa tête (j’adore cette expression belge !), il n’arrivera à rien, il n’y a que moi.
Par exemple, s’il m’arrive de partir travailler sans le voir le matin, il est ingérable. Mon Belge à toutes les peines du monde à l’habiller et l’emmener à l’école. Récemment, je l’ai réveillé alors qu’il dormait profondément pour lui faire un bisou. Je lui ai dit qu’il pouvait se rendormir, et chose extraordinaire, il l’a fait. Une heure plus tard, il ne s’en rappelait plus et hurlait dans la maison en me réclamant.
C’est épuisant, à la longue.

Il parait que ça peut durer jusqu’à 7 ans. Super !

J’attends avec impatience que Boulette grandisse et adule son père à tel point qu’il doive tout faire… Juste retour des choses, non ? Vu l’accueil qu’il a quand il rentre du travail (grands sourires et cris de joie) et celui que j’ai quand je vais la chercher à la crèche (c’est clair, elle me snobe. Je n’ai pas droit à un sourire), c’est bien parti !


Posté par Maritxu à 12:05 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
11 décembre 2011

Supermarché

Entendu au supermarché hier : une maman dit à son fils :

"Si tu parlerais mieux, je te comprendrais mieux"

J'ai attendu qu'elle se corrige, mais non.
Pauvre monde.

Posté par Maritxu à 11:36 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]