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Nobody expects the Spanish inquisition
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Nobody expects the Spanish inquisition
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Nobody expects the Spanish inquisition
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15 février 2015

Orgueil

Alors qu'il me reprochait de dépenser de l'argent pour changer le mode de chauffage de la maison (alors que c'était absolument indispensable pour la mère célibataire que je suis devenue), me disant que c'était dégueulasse parce que je devais des factures à son entreprise, je n'ai rien répondu.

En effet, l'expérience m'a prouvé que lui répondre n'avait aucun effet, il n'écoute pas, ne veut pas comprendre, et trouvera de toutes façons quelque chose à me reprocher. Alors à quoi sert-il de lui dire que je n'ai effectivement pas d'argent, que c'est ma famille qui m'aide ? Que ces factures 1/ ne m'ont jamais été présentées 2/ que nous sommes toujours mariés alors il les doit autant que moi 3/mi-décembre, il m'avait dit que c'était fini, on ne payait plus rien, et que donc quand il m'a annoncé ça à la rupture, je suis tombée des nues ?

Quand il m'a dit qu'à cause de moi, personne n'était payé dans son entreprise et qu'ils étaient tous dans la merde, là, j'ai répondu.

Je lui ai dit que je n'étais en aucun cas responsable de cette situation. Que c'était son orgueil seul qui l'avait mis là où il est.

Je pense avoir trouvé le terme adéquat. Orgueil. Cette capacité qu'il a à ignorer les sentiments des autres, aussi bien dans le cadre privé que professionnel, en pensant qu'il détient la réponse unique et préférable à toute autre. Cette fierté qui l'empêche de dire ce qu'il pense et qui lui interdit de reconnaitre le moindre tort. Dans la même veine, son incapacité à s'excuser.

Ma colère est passée. Maintenant, je sais où je vais, et je suis sure d'y aller seule, sereinement. Ma famille et la sienne (!!) sont avec moi. Je ne compte plus sur un revirement de sa part, il est d'ailleurs hautement improbable que ça arrive un jour.

Le cheminement ne sera pas facile, mais il est possible, et je suis capable d'y arriver. Cette perspective est rassurante. Je sais que je peux compter sur mes proches, après m'être coupée d'eux pendant longtemps, leur cachant la situation. Il est bon de renouer avec les gens qui nous font du bien. Dire la réalité a été difficile, mais libérateur.

Je me sens apaisée. 2015 sera compliqué pratiquement et financièrement, mais les promesses d'avenir sont les meilleures que j'aie eues depuis des années.

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23 mars 2017

Vers l'infini...

Ce qui est du pur bonheur, avec les enfants, c'est qu'on les éduque comme on veut, et qu'on les nourrit avec ce qu'on aime. Des fois, des choses ressortent, et mon coeur de maman fait un bond de fierté immense dans ma poitrine. Il y a quelques instants, donc, en mettant Puce au lit après une soirée de piscine :

- Mais, maman (toutes ses phrases commencent par "Mais, maman"), si l'univers est infini, il faut forcément qu'il soit rond ! Non ?
- Ma chérie, le jour où tu arriveras à prouver ça, tu auras un prix Nobel.
- C'est quoi un prinobel ?
- C'est une récompense pour la découverte la plus importante de l'année. Ca veut dire que tu seras la personne la plus intelligente de toute la Terre.
- Oh. Comme Marie....
- Curie ?
- Oui, elle. Elle a eu un prinobel ?
- Elle en a eu DEUX.

*Grand sourire, elle se retourne en serrant son doudou*

Ma fille sera astrophysicienne. Dès qu'elle arrivera à compter sans se tromper jusqu'à 30.
C'est dit.

11 janvier 2017

Toi et moi, c'est fini

On a été longtemps ensemble, trop longtemps. Comme toutes mes histoires d'amour, j'ai trop tiré sur la corde, histoire d'être bien sûre que je ne voulais plus de toi.

Pendant des années, à cause de toi, j'ai été obligée d'avoir froid, de m'éloigner des gens que j'aime. Tu m'environnais en permanence d'un halo qui m'identifiait immédiatement. Tu m'as pompé tout mon fric aussi.

Il était vraiment temps que ça cesse.

Aujourd'hui, j'ai mis un patch, c'est sérieux, notre divorce est consumé.

Adieu, cigarette.

25 août 2014

Le jeu de l'oie

Par Maritxu

Madie et son fillot préféré (car unique) aka le demi-belge, jouent au jeu de l'oie. Au lieu de dénombrer les points affichés par le dé, Madie entraine Demi-Belge à additionner les cases. Ca tombe bien, mon fils adorde ça, les calculs.

- Bon, on est à la case 89, le dé affiche 3. Donc 89+3 ça fait ?

Il réfléchit un peu trop longtemps pour Madie, qui répond à sa place :
- Allez, quatre-vingt douze. Déplace ton pion.

Là, je vois mon doucet tout perdu, son pion en main, ne sachant pas où le mettre. Je passe derrière lui et lui murmure :
- Nonante deux.

L'éclair de compréhension se produit. Il fait "haaaaaaa" et rétorque à sa grand-mère :
- Mais Madie, tu vois, il faut compter en belge, puisque c'est aussi écrit en belge sur le jeu !

 

 

 

14 juillet 2014

Mamaaaaaan ??

Par Maritxu

 

La Pucine arrive vers moi avec des ciseaux dans les mains, et une toute petite mine :

- Mamaaaannnnn ? Je... Je peux me couper mes... mes cheveux ?

Un rapide coup d'oeil au sol : du blond; dans sa main, du blond; dans ses cheveux, beaucoup moins de blond.

- Oui ma chérie, je vais te faire ça moi-même, mais il faut que j'arrête de rire d'abord.

 

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2 octobre 2017

Le surréalisme à la belge

Vendredi, le Belge m'a téléphoné. Comme à chaque fois, j'ai décroché avec un soupçon d'angoisse, cette réaction va mettre des années à s'en aller je pense.

Il avait une demande pour Demi-belge à propos du judo, on en a profité pour passer en revue les mille petits détails du quotidien des enfants. La conversation a duré un petit quart d'heure. C'était fluide, presque amical. A un moment, j'ai même ri. Nous avons trouvé des accords sur tous les sujets.

Plus de deux ans. Il nous aura fallu plus de deux ans pour en arriver là. Je suis tellement contente que maintenant que les problèmes financiers sont soldés, il ne reste plus que le bien-être des enfants entre nous. Le pas est franchi : avant, il nous fallait communiquer par mail pour résoudre les problèmes, maintenant, on peut prendre son téléphone pour en discuter. Quel soulagement... Je me rends compte de la chance que j'ai dans ce divorce; les histoires que je peux entendre dans mon entourage sont si terribles, si incompréhensibles...

Même au coeur de nos différends, nous avons toujours su préserver les enfants. Ils n'ont jamais été les témoins de nos dissentions, jamais été impliqués. Je ne l'ai jamais fait, et je vois bien que lui non plus.

Il faut au moins lui rendre ça : il aura été un mari pitoyable, mais c'est un bon père. J'ai eu raison de rester en Belgique.

Et je suis infiniment mieux sans lui.

29 janvier 2014

Un matin

par Maritxu

 

Ce matin, très très trop tôt, Demi-Belge a fait un cauchemar et est venu chercher du réconfort dans le lit parental. Chose inhabituelle, il s'y est rendormi... Quand mon réveil à sonné, il n'a pas bronché, et c'est donc en catimini que je suis sortie du lit.

Je me suis habillée dans le noir, afin de préserver de précieuses minutes de sommeil (et surtout pour avoir la paix). J'avais une machine à étendre, et j'ai donc fait un aller-retour en bas. Alors que, le plus silencieusement possible, j'étends mon ligne sur le palier, j'entends par la porte entr'ouverte de la chambre d'enfants : "Paaaaaappaaaaaaa ! Paaaaaaaapaaaaaaaaaaa !"
Flûte, Pucine est réveillée.
Très doucement, sans m'arrêter d'étendre (le but étant de partir au bureau le plus vite possible): "c'est maman, chut, rendors-toi".
Elle continue d'appeler, mais maintenant, "Papa" s'est mélangé avec quelque chose qui ressemble à "kissskiawouèrbort". Plusieurs fois, de plus en plus fort.
Je suis sur le point de terminer quand je l'entends sortir de son lit.
Damned, raté. Il va falloir que je m'occupe de tout le monde avant de partir au bureau, ça va pas le faire.

Elle continue de marmoner "kissskiawouèrbort", et au moment où je m'attends à la voir sortir, CLAC ! La porte de sa chambre a été claquée avec la dernière énergie.

Et là, je percute : "kissskiawouèrbort."
"Qui est-ce qui a ouvert la porte."

Autant vous dire que je suis partie sur la pointe des pieds...

4 janvier 2016

Non, merci.

Le célibat, à 36 ans, ce n’est qu’une seule grande question « Mais pourquoi tu es toute seule ? Tu es jolie/marrante/intelligente (rayez la mention inutile), tu devrais facilement te retrouver quelqu’un ! »

Sauf, que non, merci. Je ne cours pas après l’Homme. Certes, c’est agréable d’en rencontrer. Oui, je pourrais « facilement » me mettre avec n’importe qui. Mais je ne cherche pas à me caser absolument, et surtout pas avec n’importe qui. Je ne sais pas ce que je dirai dans quelques temps, quand je serai devenue vieille, moche et aigrie, mais pour l’instant, il est hors de question de me mettre en couple juste pour être en couple.

« C’est pour ne pas finir tes jours toute seule… »

Ben non, même cette excuse-là ne fonctionne pas. Les gens meurent, figurez-vous et souvent, ce n’est pas inclus dans les plans de vie. On peut parfaitement se retrouver veuve au seuil de la retraite (Coucou Maman !).

En ce début d’année 2016, je vous le dis, c’est le meilleur que j’attends, et il est non négociable.
Je suis autonome financièrement, alors je n’ai besoin de personne.
J’ai déjà des enfants, alors je n’ai aucune horloge biologique à satisfaire.
J’ai des problèmes de divorce par-dessus la tête à gérer, alors je n’ai plus aucune envie de me marier.
J’ai une idée assez précise de ce que je ne veux pas chez un homme, alors que le champ de ce que veux est assez ouvert.

Ce sera réellement réfléchi si je décide de me mettre en couple. Après une longue période d’essai. Histoire de vérifier qu’il n’y a pas de problèmes psychologiques derrière.

« Et pourtant, tu es un cœur d’artichaut ! », me diront ceux qui me connaissent bien. Oui, oui, c’est vrai. Mais ce n’est pas incompatible. Je peux tenter ma chance avec certains, et m’exposer à une rupture douloureuse, que j’aurais d’ailleurs probablement moi-même provoquée, mais tant pis.
L’amour est suffisamment beau quand on l’éprouve pour valoir quelques pleurs.

Alors je cherche ma perle rare, celui qui m’acceptera comme je suis.
Celui avec lequel je partagerai des intérêts communs, mais aussi des différences.
Celui qui aura besoin de moi exactement comme j’aurai besoin de lui.
Et tant pis si je ne le trouve jamais. Il me restera toujours mes enfants et ma famille.

11 mai 2015

Sur le chemin de l'école

Je suis en pleine période fofolle post-rupture. Je n'ai pas été aussi mince depuis 10 ans, je me trouve super belle en ce moment - d'autant qu'on me le dit - bref, j'ai une patate d'enfer.

Dans la rue, alors que nous marchions, la Puce me regarde la main, y voit des veines (à peine) saillantes et me regarde d'un air navré : "Tu deviens vieille maman. Mais c'est pas grave tu sais."

Merci Puce.

22 juillet 2015

La suite ... ?

LeBelge m'a envoyé un texto pour discuter de "la suite". J'ai naïvement cru que c'était pour les vacances des enfants, dans un premier temps. Et puis comme je le connais (c'est pour ça que je l'ai quitté d'ailleurs), je me suis doutée que ce serait pour l'argent.

Gagné.

Il veut que ça aille plus vite.  
     Ben non, on ne peut pas aller plus vite que la musique, il faut attendre d'être divorcés définitivement, en octobre.
Il veut que ça aille plus vite.
     L'argent sera versé au notaire, on doit attendre le divorce (bis-ter-quatro-??).
Il a besoin de cet argent pour vivre.
     Ha ? Mais ce n'était pas à ton entreprise que je le dois prétendument cet argent ?
Il estime que cet argent a été dépensé, et qu'il doit être remboursé.
     Mais je n'étais pas d'accord pour le dépenser moi, cet argent. Ca faisait des mois que je hurlais qu'on n'en avait plus et qu'il fallait arrêter de faire travailler les ouvriers.
Il me dit que si je ne suis pas d'accord, il va venir démonter ce qui a été fait, notamment la cuisine.
     Ha. C'est une menace ça ? 
Il me dit que ce n'est pas une menace. 
     Ben pourtant je trouve que ça y ressemble vachement. Et puis au passage, je te rappelle que tu n'as plus le droit de rentrer ici sans ma permission, que c'est ma résidence, par décision de justice.
Il n'a jamais signé ça.
     Heu... si, implicitement. Tu avais reçu les papiers avant, et devant le juge, tu as dit que tu étais d'accord. Le jugement a justement été rendu il y a quelques jours.
Il n'a jamais signé ça.
     Ok. Je laisse tomber.

Devant mon attitude aggressive, il préfère s'en aller.

Mais au passage, avant de partir, il me signale qu'il va extrêmement bien, que "lui" avance dans sa vie, et qu'il va bientôt présenter sa nouvelle copine aux enfants.

- petit apparté ici, je le savais déjà, et très curieusement, ça ne me fait ni chaud ni froid (passés 10 minutes de légitime énervement, hein, je suis humaine) -

- Bon, ben j'ai rien à dire, hein, tu fais ce que tu veux. Je trouve juste que ça arrive trop tôt.
- Ca ne te regarde absolument pas.
- En effet, mais j'ai le droit d'émettre un jugement. J'espère qu'elle sera sympa avec les enfants.
- Ca ne te regarde absolument pas.
- Ha, si, ça concerne les enfants, donc ça me regarde. J'espère qu'elle sera sympa.

Parce qu'au final, cette fille à qui je souhaite bien du courage, c'est elle qui va élever mes enfants quand je ne serai pas là. Je ne vois aucune évolution dans sa façon d'être, et si on arrive enfin à mettre en place une garde alternée (ce qui est encore loin d'être le cas), mes enfants vont se retrouver seuls avec elle, parce qu'il travaillera toujours trop. Ou oubliera de rentrer. Il a déjà oublié ces deux semaines-ci que les enfants étaient en plaine de vacances, et ne leur a donc réservé aucun créneau. Il a pu se libérer deux soirs pour eux. Youhou.

 

19 février 2015

Pourquoi je suis allée consulter un psy

Parce qu'un jour, au détour d'une conversation avec une amie, j'ai pensé que LeBelge pouvait avoir un comportement de pervers narcissique. Je m'étais déjà renseignée sur le profil du manipulateur, mais il ne rentrait pas vraiment dans les cases. En revanche, lorsque je suis allée voir celui du pervers narcissique, je l'ai reconnu. Et ça m'a fait peur. Vraiment peur. La seule solution, de tous les avis que j'ai pu lire, c'est la fuite. La particularité de cette tendance, c'est que le malade l'ignore, et pire, qu'il ne voudra jamais l'admettre.

Avec le recul, aujourd'hui, je nuancerai mon propos. Pervers est un mot extrêmement fort, et je pense qu'il ne s'applique pas réellement au Belge. Il y a dans ce mot une intention de nuire qui à mon avis n'existe pas chez lui. Il le fait inconsciemment, en pensant être dans son bon droit. Et puis je ne suis pas psychiatre pour lui coller une étiquette.
Le seul point positif, c'est que j'ai eu suffisament peur pour aller consulter, afin de me protéger, protéger mes enfants, et me faire mettre les points sur les "i". Non, ces comportements ne sont pas acceptables.

Puisque c'est mon blog, voyons donc pourquoi j'ai paniqué :

Voici quelques pistes pour reconnaître ces prédateurs, inspirées des travaux de spécialistes tels que Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste et Isabelle Nazare-Aga, thérapeute comportementaliste (1) : (Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20120315.OBS3872/pervers-narcissiques-20-pistes-pour-les-reconnaitre.html)

1. Il ou elle vampirise l'énergie de l'autre : l'expression "se faire bouffer" prend tout son sens.
Oui, toute mon énergie, toutes mes ressources, tout mon argent. Oui, je me suis fait bouffer.

2. Il ou elle est dénué(e) d'empathie, fait preuve de froideur émotionnelle.
C'est exactement ça. Quand je suis en train de pleurer, il me regarde avec ce que j'interprète comme de la haine et part en claquant la porte.

3. Il ou elle souffre d'insatisfaction chronique, il y a toujours une bonne raison pour que ça n'aille pas.
Il est incapable de se satisfaire de ce que j'ai pu lui donner. C'est toujours trop ou trop peu, que je dise oui ou non ce ne sera jamais la réponse qu'il attendait.

4. Il ou elle use de dénigrement insidieux, sous couvert d'humour au début, puis de plus en plus directement.
Tout lui ! Il ne sait pas communiquer autrement que par sarcasme. J'ai eu le sentiment d'être nulle et de ne rien savoir pendant trop longtemps.

5. Il ou elle est indifférent aux désirs de l'autre.
Comment dire... Oui ? Parfaitement !

6. Il ou elle s'inscrit dans une stratégie d'isolement de sa proie.
En y réfléchissant, c'est ça qui s'est passé dans mon couple. Il a ouvert sa société en Belgique, loin de ma famille et de mes amis. Comme on avait de moins en moins d'argent, on ne voyait que de plus en plus rarement mes amis, et ces derniers temps, plus du tout. J'ai même réussi à me couper de ma meilleure amie, tellement il m'a bourré le mou à son mariage, comme quoi c'étaient tous des fils à papa. Dieu que je regrette ça. C'est promis, j'essaierai d'arranger les choses, maintenant que j'ai pris conscience de tout ça.

7. Il ou elle fait preuve d'égocentrisme forcené.
Evidemment. Il sait tout, mieux que tout le monde. Voir mon post précédent.

8. Il ou elle vous fait culpabiliser.
Tout était de ma faute, toujours. Si notre couple allait mal, c'était de ma faute. Si la maison était en retard, ma faute, parce que je disais oui ou non sans savoir, sans prendre le temps de réfléchir. Le but c'était pas d'avancer pourtant ?

9. Il ou elle est incapable de se remettre en cause ou de demander pardon (sauf par stratégie).
Ma principale récrimination.

10. Il ou elle s'inscrit dans un déni de réalité.
Ca aussi ! Un exemple parmi des milliers d'autres : lors de la rupture, il m'a accusé d'avoir tout comploté dans mon coin et que ça lui tombait dessus sans prévenir, qu'il n'avait rien vu venir. En niant le fait que notre couple battait de l'aile depuis des années, que ça faisait 2 ans que je réclamais une thérapie de couple, que je l'avais quitté l'année dernière, que j'avais annoncé vouloir divorcer 6 mois auparavant et que la thérapie que nous avions effectivement entamée s'annonçait être un échec cuisant. Rien vu venir, vraiment ??

11. Il ou elle joue un double jeu : le pervers narcissique se montre charmant, séducteur, brillant - voire altruiste - pour la vitrine ; tyrannique, sombre et destructeur en privé. 
Oui, mais celle-ci, il n'y avait que moi pour le voir. C'est d'ailleurs pour ça qu'un des conseils donnés pour ce profil est d'en parler aux proches, qui ignorent totalement ce qui se passe. La chance que j'ai eue, c'est qu'il s'est lâché à peine un jour, mais devant ma mère et mon frère. Pour moi, ça a été le déclic.

12. Il ou elle est obsédé(e) par l'image sociale.
Ha tiens, ça, non. Bon, on ne peut pas remplir TOUTES les cases.

13. Il ou elle manie redoutablement la rhétorique : le dialogue pour dépasser le conflit tourne à vide.
Ouiiiii, j'ai toujours eu l'impression de perdre quand je discutais avec lui. il était impossible d'avoir raison, et même si j'étais tellement sûre de moi qu'il sentait qu'il perdait, il rebondissait sur autre chose, et s'en tirait tout le temps par une pirouette. J'ai mis un temps fou à m'en rendre compte.

14. Il ou elle alterne le chaud et le froid, maîtrise l'art de savoir jusqu'où aller trop loin.
Vrai. Sauf cette dernière année justement, où je lui ai opposé un mur blanc.

15. Il ou elle est psychorigide.
*va chercher la définition exacte de psychorigide* *Qui se trouve psychiquement dans l'incapacité à se mettre à la place de l'autre*
Ben oui. Mais c'est un peu la même chose que le manque d'empathie, non ?

16. Il ou elle souffre d'anxiété profonde, ne supporte par le bien-être de son partenaire. 
L'anxiété profonde, oui, mais qu'il ne supporte pas mon bien-être, j'en suis moins sûre. C'est dès que je montrais des signes de faiblesse qu'il m'enfonçait encore plus. Et en y repensant, il est possible qu'il ait cherché à faire ça. Heureusement que je suis d'un naturel optimiste, et que quand j'allais bien, je ne le laissais pas me miner.

17. Il ou elle ressent le besoin compulsif de gâcher toute joie autour de lui.
A chaque fois qu'on raconte une histoire, il a toujours fait/dit quelque chose de mieux, ou de pire. Il ramène toujours tout à lui. Il a le don de me gâcher mes vacances par ses remarques, sa façon d'être blasé de tout, de faire la gueule parce qu'il fait trop chaud / trop froid / pas assez de bières.

18. Il ou elle inverse les rôles et se fait passer pour la victime.
Bien, sûr, évidemment qu'il fait ça !! Vous pensez que c'est la faute de qui s'il se retrouve dans la merde aujourd'hui ? Moi, moi, moi, toujours moi ! Aucune remise en question ! Franchement, 35 ans, un boulot à plus que plein temps, et pas être foutu de se payer à manger, il n'y a pas comme un problème quelque part ?

19. Il ou elle use d'injonctions paradoxales et contradictoires : la cible perd ses repères, son esprit devient confus, même quand il est des plus brillants. Paul-Claude Racamier, inventeur de la notion de pervers narcissique, parle d'un véritable "détournement de l'intelligence". 
Oui, et à mon sens, LeBelge est très intelligent. Supérieurement intelligent. Il est dommage qu'il n'ait pas eu l'intelligence de bien traiter sa famille. Quant aux injonctions paradoxales et contradictoire, oui, plusieurs de mes amis l'ont relevé : il se contredit dans la même conversation, l'air de rien, pour arriver à ses fins : avoir raison, à l'encontre de tous.

20. Il ou elle éprouve un soulagement morbide quand l'autre est au plus bas.
Alors là, je n'en sais rien, je ne suis pas dans sa tête. Mettons non, parce que quand j'étais au plus bas, il n'était pas là /pour le voir, mais ailleurs, avec ses copains, pendant que je gardais les enfants à la maison.

18/20.
PUTAIN, 18 SUR 20.

Vous comprenez pourquoi j'ai eu peur ?

10 décembre 2013

Ca sonne en bas

par Maritxu

 

18h. L'interphone sonne.

- Il faut que je fasse un petit apparté pour expliquer que ma sonnette de rue est devant une grille, elle-même devant une petite cour, puis la porte d'entrée, un escalier, mon salon, ma cuisine et enfin, l'interphone.-

" Wawouuouhwhaaa Oui ? mouuhaaaaaa "
" Bonjour, c'est *****, j'aimerais discuter de votre contrat "
" Paahhouwaaaa Pardon ? Qui ? Waaaouhhhaouuuu J'ai un contrat de quoi ? "
" Ha ? Vous avez un contrat chez **** ?."
" Je comprends pas. Vous êtes un démarcheur ? -Je ne lui laisse pas le temps de répondre- Parce que si oui, j'ai vraiment pas le temps là. J'ai une deux ans qui hurle et un 6 ans qui est tout nu et prêt à aller au bain. Alors j'ai vraiment pas le temps de descendre."
" Oh... Pardon madame. Je comprends. Bonne soirée."

Je crois que j'ai trouvé la parade pour n'importe quoi maintenant.

30 septembre 2013

En fait, t'es un mec verni

Par maritxu

 

Un soir au creux du lit, je discute avec mon belge :

"En fait, t'es peinard toi, tu travailles comme un dingue et du coup je te passe tout, la maison tourne sans toi, tu rentres les enfants sont lavés, en pyjama, tu ne t'es occupé de rien, les lessives se font toutes seules, tu ne décides de rien le week-end, tu suis le mouvement, tu ne fais même pas ta propre valise, tu n'as pas à te préoccuper des factures, elles sont payées en temps et en heure, je pense à ta place à tes rendez-vous, même professionnels des fois, t'as même pas à chercher une copine, elle est déjà dans ton lit. En gros, tu restes avec moi par confort. Non ?"

"Et en plus, tu fais tout ça gratuitement, ça me coûterait vachement cher si je devais payer pour ça".

"..."

"ben quoi ?"

"Bon, je vais bouder 10 minutes, et je reviens."

"Tu l'as cherché non ?"

"Oui, oui, je sais, je te dis que je vais bouder 10 minutes et je reviens"

20 juin 2013

Capucine a 2 ans

Par Maritxu

Elle saute partout à pieds joints,
Elle répète approximativement tout ce qu'on lui dit, baragouine deux-trois choses compréhensibles,
Elle adore le chocolat,
Elle fait beaucoup moins de caprices (mais encore trop),
Elle est prête pour le pot, mais refuse catégoriquement de faire quoi que ce soit dedans (paradoxal, je sais),
Elle met ses chaussures et s'habille toute seule quand l'envie lui prend,
Elle est une sacrée coquine avec déjà un bon sens de l'humour,
Elle embête raisonnablement son frère,
Elle a une peur panique des cheveux et autres poussières qui flottent dans le bain,
Elle se désintéresse complètement des dessins animés,
Elle est capable de lire un livre sans images (à l'envers) pendant une demi-heure, mais s'énerve toujours avant de finir un puzzle à gabarit,
Elle fait les plus chouettes câlins du monde,
Elle dit merci et bonjour spontanément,
Elle trie les légumes et la viande dans son assiette (devinez lesquels elle mange),
Elle fait des danses de la joie quand elle est contente,
Elle a appris à répondre "YES" à la question "Metallica ?",
Elle s'inquiète dès que son frère disparait de son champ de vision 20 secondes,
Elle ronfle,
Elle oppose un "non" sonore dès qu'on l'invite à monter se coucher,
Elle est fan des sacs et des chaussures, surtout si ce n'est ni sa pointure, ni à elle tout court,
Elle refuse de finir son assiette si elle aperçoit un petit suisse (ou pire, une mousse au chocolat),
Elle boit du lait au biberon matin et soir,
Elle imite son frère en tout,
Elle gribouille religieusement, page par page, l'agenda que je lui ai donné,
Elle est capable de se rouler de colère par terre dans la rue (mais de moins en moins souvent),
Elle a des yeux bleus à tomber,
Elle s'est fait une dread lock que j'ai dû couper, depuis, à mon grand désespoir, elle a une frange,
Elle a une si mignonne façon de mettre sa bouche en cul-de-poule quand elle est concentrée ou quand elle veut faire un bisou,
Elle ne tire aucune leçon des bleus qu'elle se fait,
Elle préfère le jus d'orange,
Elle n'a peur de rien dans un château gonflable,
Elle attend toujours son frère pour sortir de son lit le matin, 
Elle part en voyage tous les deux jours environ, harnachée de 5 sacs au moins et un chapeau au choix, et elle file dans la cuisine en nous faisant des grands signes de la main avec des "awâr !"
Elle ne gère pas sa fatigue, et dans ces cas-là, nous fatigue,
Elle ne s'endort pas systématiquement en voiture,
Elle fait un bisou à ses poupées en les couchant,
Elle n'est pas d'accord avec moi sur la façon de changer la couche de son bébé,
Elle fait la loi avec son petit index levé, légèrement penchée en avant et un péremptoire "peux pas !" à la bouche,
Elle a un caractère bien trempé... et devient pourtant assez obéissante,
Elle adore jeter des trucs à la poubelle. Ou dans la machine à laver.
 
Nous, on l'aime tous très très très fort...
Bon anniversaire ma Pucine !
19 décembre 2012

Un peu de féminisme

Par Maritxu

Une amie m’a dit un jour que je pouvais ranger mon féminisme si je m’estimais traitée à égalité avec les hommes. S’il est vrai que dans mon métier et dans ma vie en général, je prends ma place et je m’affirme à l’égal des hommes, il m’arrive de m’insurger. Je prends ma cape et mon épée, bougez pas, j’arrive.

Ce midi, à la radio, je prends en cours une émission sur l’avortement. Apparemment un collectif demande l’abrogation de la loi dépénalisant l’avortement en Belgique (loi de 1990 seulement). Au téléphone, des « pro-vie » clament le droit à la vie des fœtus. Je mets quelques minutes avant de percuter : que des hommes. Que des hommes qui se permettent de dire des choses telles que « on ne devrait pas obliger les femmes à avorter » « les grossesses sont un moment de joie pour la vie à venir » « la majorité des femmes qui se présentent à l’avortement ne veulent pas avorter en réalité » « c’est la vie d’un futur être humain qui est en jeu »

Et le droit des femmes à avoir une vie, ils y ont pensé un peu, ces défenseurs de fœtus ? Parce qui va se fader les nausées / hémorroïdes / varices / vergetures / gonflements de la grossesse ? Et les lochies après pendant 2 mois ? Qui va souffrir le martyre pour mettre au monde le bébé ? Qui ne va pas retrouver sa silhouette après l’accouchement ? Qui ne va pas avoir toutes ses primes au boulot parce qu’elle a renouvelé les générations sans un seul jour de congé pathologique ? Qui va peut-être être obligée de mettre sa carrière entre parenthèse parce qu’elle n’a pas trouvé de mode de garde ? Voire même ne pas commencer de carrière du tout pour celles qui sont jeunes ?

Les mecs, vous êtes bien marrants, mais ce n’est pas vous. C’est nous, et nous seules, sauf éventuellement pour le dernier point, mais reconnaissez que les hommes au foyer ne sont pas légion.

Comme si c’était facile d’avorter. Comme si ça ne déchirait pas les trippes. Comme si ça ne faisait pas physiquement mal. L’avortement n’est pas un moyen de contraception, c’est la solution de la dernière chance. Croyez bien que si on pouvait se passer d’un avortement, on le ferait. Je le sais. Même si c’était pour raisons médicales, j’ai avorté, et ce n'est pas facile. J'ai avorté la mort dans l’âme et un embryon mort en dedans de moi. Je remercie encore cette petite chose de ne pas m’avoir obligé à la tuer, parce que j'avais choisi.

Le jour où on obligera les hommes à prendre la pilule pour contrôler LEUR moitié de futur embryon, on en reparlera. Déjà qu’on a des règles tous les mois, nous, il est temps que les emmerdes de la procréation soient un peu mieux partagées dans ce monde.


18 octobre 2012

Fail

Par Maritxu

J'ai acheté le tome 11 d'une série de gare dont je tairai le nom, parce que c'est VRAIMENT cul-cul la praline, j'ai un peu honte, mais je lis ça avec une délectation infinie, c'est comme ça. Je me rassure en me disant que je viens de finir un Simenon, j'ai eu mon quota de (vraie) littérature pour le mois.
Donc, je lis - avec délectation, toujours - mon tome 11. Et je me rends compte que j'ai du mal à suivre le fil. Les références à des événements que je n'ai pas lus sont nombreuses. Zut. J'ai pas lu le tome 10 ou quoi ?
Je fouille ma bibliothèque : si si, il est bien là. Certaines pages sont mêmes cornées, donc, je l'ai bien lu.
Je finis mon tome 11, et par acquis de conscience, je feuillette mon tome 10. Ca ne me dit rien. Enfin, pas grand chose. J'avance dans les chapitres en ayant l'impression de lire un bouquin tout neuf. A un moment, une petite feuille s'échappe du livre : c'est l'échographie de la Pucine, à 15 semaines de grossesse.
TOUT S'EXPLIQUE !
J'étais enceinte au moment de la lecture, avec un demi-neurone actif, et j'ai tout oublié. Voilà.

6 octobre 2012

Brève

Par Maritxu

 

Dans la voiture avec demi-belge à l'arrière. Il a faim. Je lui conseille de fouiller son cartable à la recherche d'un biscuit oublié. Il y trouve, ravi, les pommes de sa collation.
5 minutes après, il avale de travers et tousse. Je lui demande si ça va :

"Oui Maman, ça va, c'est juste que les vitamines ne sont pas passées par le bon trou"

(je me suis retenue d'éclater de rire)

17 octobre 2012

Un garçon et une fille ? Ou un intellectuel et un bulldozer ?

Par Maritxu

C'est marrant comme les gosses peuvent être différents. Oui, bon, je sais, il y a un garçon et une fille, mais d'un point de vue caractère, éveil, motricité, ils sont absolument dissemblables.

Vidéos à l'appui, au même âge, le Demi-Belge était d'une patience infinie, d'une précision et d'une délicatesse rare pour mettre des crayons dans un pot, faire un puzzle, et recommencer, encore et encore. Sur les mêmes challenges, Pucine essaie la force, crie, arrive à en faire entrer un par hasard, réessaie la force, re-crie, et envoie tout balader. Ca doit être de la délicatesse toute féminine.

Dans le bain, son frère était paniqué à l'idée de taper dans l'eau, et j'ai dû déployer des trésors de patience pour qu'il ne hurle pas si une goutte atteignait son oeil. La Pucine, elle, se jette dedans sans regarder. Il m'a fallu quelques temps avant de me rendre compte qu'il n'était pas nécessaire de me précipiter à chaque plouf : elle flotte. Véridique. Elle flotte, hilare, avalant de grandes goulées d'eau et rigolant comme une bossue. Plutôt que de la redresser moi-même, j'ai eu envie de lui apprendre la vie et de la laisser se dépatouiller. Après plusieurs appels à l'aide bruyants, tant pis, elle s'est retournée dans l'eau pour atterrir à quatre pattes, phasage qui implique nécessairement une immersion totale. Même pas peur. Elle en redemande.

Hier soir, elle s'amusait à sauter debout dans le bain, et à retomber assise, à grands renforts d'éclats de rire et d'éclaboussures. J'ai eu beau me fâcher, à base de "l'eau du bain reste dans le bain" "tu vas finir par te faire mal, je te rappelle que dans la baignore tu n'as pas de couches", "etc..." elle s'en cognait. Résultat, elle a fini par se faire mal à retomber sur un jouet, et à pleurer de douleur. He ben croyez le ou non, elle a recommencé 15 secondes après, alors qu'elle pleurait encore.

Quand je pense que le Demi-belge n'a appris à sauter à pieds joints que l'année dernière...

C'est sûr, chez nous, on ne s'ennuie pas.


29 avril 2014

*sigh*

Dimanche matin, arrivée des enfants dans le lit parental.

La Pucine fait un câlin à son doudou, je fais un câlin à la Pucine, et ma main effleure le doudou.
"Mais, il est tout mouillé ce doudou ! Tu l'as machouillé ?"
Elle se retourne vers moi, hilare :
"Non ! C'est du pipi !"

Comme voilà une belle façon de commencer ma journée...

4 avril 2012

Présidentielles

Par Maritxu Pas de billet d'humeur ici, pas de politique (ou si peu), juste une constatation. Il y a 15 jours, en ouvrant ma boîte mail, j'ai bondi : je venais de recevoir un mail de campagne de l'équipe de Sarkozy. Avec en intitulé "vous recevez ce mail parce que vous êtes inscrits sur les listes électorales des français à l'étranger, en accord avec la loi". Je suis allée illico vérifier cette information, et j'ai déploré aussi sec d'avoir autorisé la divulgation de mon adresse mail pour des communications officielles. J'ai décidé d'attendre un petit peu pour voir si cette "publicité" était limitée au pouvoir en place (qui a évidemment accès aux fichiers), auquel cas vous m'auriez entendu hurler au favoritisme, ou si les autres candidats allaient eux aussi profiter de ce vecteur. Ce fut le cas dès le lendemain, et depuis, régulièrement, je reçois par mail les injonctions des diverses parties. Aujourd'hui, j'ai reçu celui du Front National. Il est arrivé directement dans ma boîte "spam", sans que j'aie eu besoin de l'y mettre. Bravo Hotmail !
4 avril 2014

Mon (bis)

Par Maritxu

 

Je vous ai déjà parlé de l'instinct de propriété de la Pucine. Ca s'aggrave.

Elle s'approche de notre groupe d'adultes qui discutons : "Ca c'est maman, ça, c'est mon frère, ça c'est mamie, et puis marinette, et mon Pierre."

Autrement dit, tous les prénoms qui commencent par "ma" sont implicitement à elle également...

 

Et hier soir dans le bain :

"Lui, c'est MON Demi-Belge, ce frère-là."

26 avril 2012

On se moque de moi

- par Amaia

"On", c'est ma tutrice. Dans un souci constant d'anonymat et puisqu'elle est Irlandaise, appelons-la Siobhan.

Non.

Je vous entends d'ici, si-o-banne. (FYI, [chivonne]) (et ouais)

Alors... Moira. Allez, ce sera très bien.

Moira et moi, on s'entend très bien. Déjà, on est d'accord pour dire que l'Irlande est le plus beau pays du MONDE. Elle est super sympa et elle m'a écrit la trame du premier coup de fil que j'ai eu à passer en Irlande sans que j'ai eu à lui demander (ce que je n'aurais jamais fait même sous la torture), et ça c'était super cool de sa part.

(je n'aime pas téléphoner à des inconnus, mais je me soigne)

Ma candidature lui a plu à cause de grâce à l'Irlande, je lui ai plu grâce à mon accent irlandais.

Seulement, voyez-vous, moi, je suis une éponge. Je prends l'accent de là où je me trouve. Mettez-moi deux semaines en Australie et je finirais toutes mes histoires par "and then the dingo ate my baby".

Alors, du coup, ici, au téléphone, j'ai l'accent anglais. Alors Moira se moque de moi. Elle pouffe alors que je suis en train de parler, ça me déconcentre. Et puis elle pouffe de plus belle parce que l'Irlandaise d'adoption en moi se rebelle et sort deux mots avec un accent bien de Tullamore.

Mes conversations au téléphone, ça donne un peu: "That would be lovely, Wendy, thank you so much"

Listen to Helen Mirren

et je finis par: "oh, no, don't worry, that'll be grand. Thanks a mill', talk to you later".

Listen to Colin Farrell

 

Doctor Jekyll and Mister Hyde much?

24 février 2012

Autosatisfaction

Par Maritxu

Ou comment TOUT tourner à son avantage.

C'est un super-pouvoir que je n'ai pas. Moi je suis plutôt du genre à demander pardon au poteau que je viens d'emplafonner et en plus me sentir coupable après.
Par contre, mon mari, lui, il est champion du monde.

Genre, pas plus tard qu'il y a quelques jours, il cale dans un carrefour après un redémarrage au feu.
Sans s'affoler, il reste en roue libre et redémarre en seconde pour ne pas s'arrêter en plein milieu.
Normal.
- houaa, t'as vu comme j'ai bien négocié !
- Comment ça ? T'as calé !
- Oui, bon, mais la gestion de la relance ! Nickel ! Personne n'a rien vu !
- Ben moi j'ai vu. T'as calé.
- Toi ça compte pas. J'ai géré comme un chef.
- Je REVE. T'as calé, et t'arrives encore à être fier de toi ! T'es juste pas possible comme gars...
- C'est ça la classe.

16 avril 2012

Quand la Belgique et l’Angleterre se rencontrent…

Par Maritxu

C’est fatiguant, surtout avec deux enfants !
Et ça donne tout un tas de petites anecdotes :

1. Dormir dans une chambre à 2 adultes dans un lit et 2 enfants par terre, ça marche. Et ça permet de savoir que Pucine adore le dessous des armoires à 1,5 cm de son nez quand elle se réveille.
2. Mon Belge travaille décidément beaucoup trop. J’aurais dû interdire l’ordinateur en vacances.
3. Il vaut mieux avoir une carte d’identité valable pour aller chez ces maudits anglais, ça m’aurait évité de poiteauter 3h à la gare pendant que mon Belge allait chercher mon passeport à la maison.
4. Visiter le musée des dinosaures un lundi de Pâques pluvieux n’est pas une bonne idée. La moitié des familles de Londres a eu la même.
5. Amaia habite une coloc de fantomes. On croise à peine les gens.
6. Le bus est top. Les Anglais sont super courtois.
7. Demi-Belge a passé 4 jours à hurler « HELLO ! » à tous les gens qu’il rencontrait. Et tout le monde a trouvé ça formidable. Braves anglais.
8. Amaia aurait pu continuer de faire prof, elle est super avec les nuls en anglais : elle m’a laissé parler comme j’en avais envie pendant tout le séjour, en corrigeant à peine les fautes les plus énormes que je faisais. Elle n’intervenait que quand j’appelais à l’aide, et ça, c’est top. Du coup, je me suis bien amusée à baragouiner dans mon mauvais anglais et à jouer avec une monnaie différente.
9. L’Angleterre est vraiment très multiculturelle et multiraciale. Une bonne façon d’apprendre à des gosses que tous les gens sont normaux, et qu’ils n’ont pas choisi leur couleur de peau.
Mission complete.
10. Voyager à n’importe quelle heure m’a conforté dans le fait qu’habituer un bébé aux biberons froids, c’est génial. La preuve : elle mange même sa soupe non réchauffée.
11. Londres, c’est beau. Certains déploreront l’hétérogénéité des bâtiments, moi pas, au contraire. (Saviez-vous que hétérogénéité est le mot de la langue française avec le plus d’accents ? Non ? Vous vous endormirez moins bête ce soir)
12. Il n’a (presque) pas plu.
13. Les écureuils des parcs n’aiment pas les barquettes. Mais ils sont curieux quand même.
14. On était crevés le soir, et avec le décalage horaire, il nous est arrivé d’aller au lit à 9h. La honte.
15. Mon Belge n’a jamais aussi bien raté des pâtes que là-bas. C’était infect.
16. J’ai réussi à ne pas dépasser mon budget.
17. Je n’ai trouvé aucun coup de cœur à m’acheter. Et je suis un peu déçue de ça… Mais c’est peut-être aussi pour ça que j’ai tenu mon budget.
18. A cause de la poussette, je n’ai pu monter que 5 minutes à l’étage du bus, alors que mon Demi-Belge y a passé tous ses trajets. Je suis jalouuuuuse !
19. Pucine a fait des sourires incroyables à toute personne croisant son regard dans le bus. Elle a la cote auprès des mamies, des papys, des jeunes, des très jeunes, des marrons, des noirs, des jaunes et des blancs. Et tout le monde l’a trouvée « charming ». Me too.
20. Les vacances en famille, un peu à l’arrache, donc, on peut faire. Et c’est bon à savoir !


20 août 2013

En vacances...

Par Maritxu

 

C'est l'été, Demi-Belge a (presque) oublié que la télé existe, et court dans tous les sens en s'inventant moult jeux. Il prend sa soeur sous son aile et l'emmène dans le jardin :
- Viens Pucine, on part en éclairage voir s'il y a des ennemis. Tu as peur ?

 

Lors d'une fête tardive, Pucine ne veut pas dormir. Trop de monde, trop de choses à faire, trop d'énervement. Une fois n'est pas coutume, on tente de l'endormir dans la poussette à la nuit tombée, en faisant le tour d'un stade.
- Là ! LA ! Lune ! Lune !
- Oui Pucine, c'est la lune. Dors.
*On fait le tour du stade*
- Là ! Une n'aut' ! Lune ! Lune !
- Non Pucine, c'est la même. Dors.

 

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