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Nobody expects the Spanish inquisition
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13 juillet 2007

J'ai super honte...

Par Maritxu

...de vous avoir laissés sans nouvelles de mon bidou aussi longtemps.
Je remercie d'ailleurs Amaia, qui a expliqué mon silence et rassuré ceux qui s'inquiétaient (enfin, celle qui. Mais j'ose croire que d'autres silencieux se sont inquiétés... Non ? Bon tant pis)

Prenez-le comme des vacances, parce que je suis bientôt en congé maternité, alors je vais avoir le temps de vous saouler avec mes histoires !

En attendant la suite, et parce que j'ai plein de boulot : la nouvelle que je rétentionne depuis deux mois :

C'EST UN GARCON !!

Par contre, pour le prénom, c'est secret, inutile de demander. Appelez-le crotte de nez comme tout le monde, ou Jules, au choix.

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13 septembre 2007

C'est parti ! (j'espère)

Par Maritxu

Ben voilà, je suis au pied du mur, c'était mathématique : Amaia vient passer quelques jours avec moi, c'était fatal que les contractions commencent 5 minutes après son départ !
Elle est donc partie à 10h, et depuis, ben, ça travaille...

Première contatation : ça fait TRES mal.
Deuxième constatation : elles sont TRES rapprochées : 5 minutes, alors qu'on m'avait dit que ça commencait avec des intevalles de 20 minutes.

Donc on prend deux spasfons, un grand bain chaud et on attend.
Aucun changement, ça continue...

Alors j'appelle mon belge, et dès qu'il est enfin là (il s'est arrêté au carrefour de Tournai pour acheter des Kwaks pour fêter la naissance, vous y croyez vous ? ben si, véridique), on part à la maternité.

Aïe... Tiens, il m'a fallu plus de 5 minutes pour écrire cet article, je douille là...

J'espère que ce n'est pas un faux travail, et que dans quelques heures je serai.... MAMAN !

22 août 2007

Prénoms.... quelle angoisse

Par Maritxu

Trouver un prénom…

C’est une des premières choses à laquelle pense une future maman. Pour être parfaitement honnête, c’est une chose à laquelle elle pense depuis bien avant d’être une future maman. Nous avons toutes décidé du prénom de nos enfants vers nos, mettons, 7 ans. Ou à peu de choses près. Le problème, c’est qu’un bébé, dans le cas idéal et heureusement majoritaire, ça se fait à deux. Et le papa est rarement d’accord avec les choix de la maman. C’est rageant, ça fait des années qu’on pense à nos futurs enfants, lui vient à peine de se faire à l’idée et il a des velléités de choix ? Et le pire c’est que ce droit là, c’est sûr, il l’a, il a quand même fait la moitié du boulot. Faut bien faire avec.

Moi j’ai à la maison un modèle de futur papa particulièrement chiant, qui trouve que son prénom est le plus beau du monde, alors pourquoi on l’appellerai pas Belge-junior ? Ou Belgonio ? Et si c’est une fille ? Belgette ?? Ben oui, il me l’a sorti, véridique. J’ai vite compris que la bataille allait être rude.

J’ai fait un essai et un seul, vers 3 mois de grossesse. Juste histoire de laisser passer l’étape fatidique et me dire que ça servira à quelque chose que je me batte, le bébé est suffisamment bien accroché pour naître un jour. Il a refusé TOUS les prénoms de mes deux listes (filles -  garçons). Donc, j’ai laissé tomber jusqu’à la deuxième échographie, histoire de réduire la liste de moitié. Oui, pour les nuls, à la deuxième écho, on sait dans 90% des cas si c’est une fille ou un garçon.

Donc, nous, c’est un garçon, même si on a rien vu (mais, si, regardez, là, on voit ses testicules, vous ne voyez pas ? Ben non, nous trop cons, nous voir une grosse tache grise sur un fond gris, mais ne vous inquiétez pas, on vous croit sur parole, hein).

Je suis revenue à la charge avec une seule liste cette fois-ci. Encore une fois, il a tout refusé en bloc, avec des arguments aussi fallacieux que « je connais un connard qui s’appelle comme ça ».

Or, mon chéri –et néanmoins mari- a fait du foot. Depuis ses 8 ans. 11 joueurs par équipe et par an, sans compter les remplaçants. Et ça fait 10 ans qu’il anime des stages de foot tous les étés : 200 gamins par an. Autant dire que le « je connais un connard qui », il faut se lever tôt pour l’éliminer. Pour couronner le tout, on a tous les deux des très grandes familles, alors dès qu’un de nous deux a un éclair de génie, l’autre dit : « j’ai un cousin/oncle/grand-père qui s’appelle comme ça. »

Mal barrée, j’étais.

Donc j’ai collé le dictionnaire des prénoms dans les mains de chéri, une feuille, un crayon, et je lui ai dit qu’on ferai l’inverse : c’est lui qui cherche et moi qui critique. Zutre alors. Ras-le-bol de bosser toute seule moi.

Et figurez-vous qu’on a trouvé un prénom qui nous convenait à tous les deux. Un petit miracle quoi. Seulement, juste après nous être mis d’accord, il y a eu des couacs : moi qui voulait un prénom « normal », mais quand même pas trop donné, je me suis rendue compte qu’il figurait dans la liste des 20 prénoms les plus populaires depuis 5 ans déjà. Arg. Raté pour l’originalité, finalement, on est à la mode comme tout le monde. Puis mon père l’a deviné. Comme ça, sans indice, il s’est mis à parler à mon bide avec le prénom qu’on avait choisi !! Du coup, nous qui voulions garder le secret, c’était raté, il a bien fallu lui dire… Effet de surprise anéanti.

J’ai bien essayé de le faire changer d’avis en proposant une variation du prénom élu, mais chéri est resté sourd à mes requêtes. Pourtant, la variation, quoique mineure, rendait le prénom encore plus classique mais le rangeait dans la catégorie « prénom très rare » des différents dictionnaires consultés sur le net. Ce qui satisferait tout le monde : lui parce qu’on gardait la même idée, moi parce qu’il était classique MAIS rare, et les autres, qui croyaient savoir, mais qui seraient bien surpris à la naissance.

Mais non, chéri ne voulait pas.

Et ce soir (soit à 3 semaines du terme) je reçois un texto tout mignon, genre « bisous ma femme maman de mon futur petit ***prénom variante*** ??»

J’aime autant vous dire que j’ai sauté sur mon téléphone pour le rappeler ! Alors du coup, on est d’accord, ce sera la variante. Les autres seront bien surpris ! (Pour ceux qui s'inquièteraient de nous savoir dans des lieux différents, non on ne se fait pas la tête, il est juste parti travailler loin, et son lit est tout pourri là-bas alors j'y vais pas souvent. Voilà.)

Juste le truc, maintenant, c’est qu’il faut que je trouve un nouveau deuxième prénom, parce que celui que j’avais choisi –et que chéri n’a jamais remis en question- ne va plus du tout avec le premier prénom.

Finalement, je me demande s’il ne l’a pas fait exprès.

23 avril 2007

Fin du suspens (de courte durée)

Par Maritxu

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Comme ça m’embêtait un peu cette histoire de coup de fil anonyme, j’ai essayé de savoir à qui appartenait ce numéro… Les sites d’annuaires inversés gratuits pour les portables n’étant pas foison, j’ai vite vu qu’il allait falloir payer pour obtenir mon information sans appeler directement le numéro en question.

Donc, j’ai payé mes 1€34/appel + 0,34€/min, pour m’entendre dire qu’on allait me faire écouter le message du répondeur de mon correspondant. Là je me dis « c’est mort », mais je reste en ligne tout de même, on ne sait jamais, et puis c’est ma boîte qui paye après tout ! Et puis surprise : je connais cette voix, c’est celle d’une copine. Mais c’est son répondeur professionnel.

Du coup, je l’appelle sur son portable perso et elle me dit qu’on lui a fracturé sa voiture cette nuit et que le portable était dedans…

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Et voilà !

Tout s’explique !

Ce type ne me connaissait pas du tout, la seule donnée qu’il avait, c’était mon prénom.

Et voilà pourquoi il ne pouvait pas me dire plus que ça dans nos conversations.

Et voilà pourquoi il était surpris que je ne connaisse pas ce numéro, puisqu’il était en mémoire dans le portable de ma copine !

Ouf. Ca soulage finalement. Parce qu’à moins qu’il ait recopié mon numéro sur un bout de papier, il ne l’a plus parce que ma copine a fait désactiver la puce.

Tout est bien qui finit bien.

On va bien dormir ce soir avec mon chéri !

12 avril 2007

Bonjour, bonjour!

Ah, ça fait longtemps que je suis pas passée par ici...! Je vous ai manqué? ... Non? ... (pourtant, j'le savais, c'est LA question à ne pas poser! )

Qu'à cela ne tienne, je suis de retour quand même!

Vous voyez, j'ai été très prise ces derniers temps, pasque je travaille... (oui, bon, ma soeur aussi travaille, mais elle, elle a l'habitude!). Grâce à la grande famille de maman, j'ai un petit boulot qui prépare plutôt bien mes grandes vacances, et peut-être même un peu l'année prochaine, des fois que. Je suis, depuis fin avril, secrétaire (bien grand mot!) dans le cabinet d'architecte de la cousine de maman. "Agence B.M, bonjour"...
Résultat: je m'y embête (restons poli!) autant (non, plus) qu'à Ashford. Pas que je méprise le métier de secrétaire, hein, non non pas du tout, mais le problème, c'est que j'arrive dans des boîtes où je ne connais rien... Je ne sais rien faire! Il faut tout m'expliquer en long, en large et en travers, je ne peux pas m'occuper toute seule (pour faire des choses concernant le boulot, s'entend), tout ça tout ça, quoi! Alors qu'au moins, chez Picard, 1- ça changeait tous les jours, 2- j'avais l'impression d'être utile, parce que j'ai rapidement maîtrisé (enfin presque!) le fonctionnement de la caisse...!!  Là, je me sens relativement inutile, voire j'ai l'impression d'être un boulet!
Enfin, tant qu'elle me garde, tant mieux pour moi, hein, ça fait toujours ça de gagné!

Bon, sinon, que dire...? Ah oui! Mercredi 4 avril, ma grande copine de manteau rouge est arrivée en cours avec un test de personnalité qu'on lui avait distribué à la sortie du métro. On se dit "chouette, on va pouvoir s'occuper pendant le cours de JP de civi britannique!"  (il est pas soporifique, ce cours, il est euthanasiant, presque). Et puis on se demande, "mais d'où ça vient ce truc, où faut le renvoyer pour avoir les réponses?"
Alors on lit les petites (toutes petites!) lignes à la fin des 200 questions. Et il s'avère que ce test nous est gracieusement distribué grâce à la générosité de la Dianétique. Quelqu'un ne sait pas ce qu'est la Dianétique? Pour eux, "une méthode de réflexion spirituelle" ou un truc du genre, et pour moi, un département de la Scientologie.
Ce test devenait donc de plus en plus intéressant chaque minute: que faut-il pour faire un parfait petit scientologue??
Et bein, globalement, y a surtout des questions de... personnalité à la con, comme celles qu'on trouve dans Biba ou (cherche un autre nom de magazine pour filles qui soit pas 20ans ou Jeune&Jolie....) Psychologie magazine (ça doit bien exister un truc comme ça, non?). Du genre: "êtes-vous quelqu'un d'anxieux?" "vous aimez-vous?" "êtes-vous souriant?", et bla et bla et bla...
Et puis, au milieu de ces 200 questions à la con, y en a une dizaine qui sont... comment dire? Atypiques (aaah t'y piques!) pour ce genre de test. Des questions du type: "Lisez-vous les indicateurs de chemins de fer, annuaires ou dictionnaires pour le plaisir?", "êtes-vous du genre à voter pour un candidat quoi qu'il arrive, ou faites-vous attention à toutes les candidatures?" (êtes-vous un mouton ou qqun de réfléchi? Devinez ce qui les intéresse), des questions sur "infligeriez-vous des châtiments corporels à un enfant de 10 ans s'il ne vous obéit pas?", "vous sentez-vous mal à l'aise en présence d'enfants?"... Deux-trois questions aussi sur les petits animaux et si on aime les voir souffrir ou pas (qui a déjà vu la chasse au phoque?!? C'est dégueulasse!), sur "changeriez-vous de style de vie si celui que vous avez devient trop contraignant?", "êtes-vous généreux en ce qui concerne l'argent?" (si on vous prend trop de sous, comment réagiriez-vous?), "Si nous vivions en dictature (ou un mot approchant), seriez-vous clément face aux opposants au régime?"...
Tout ceci n'est qu'un aperçu de ce que j'ai lu voilà une semaine, ma mémoire n'est plus très fraîche... Je fais confiance à ma copine de manteau rouge pour ré écrire les vraies questions (les bizarres seulement, on est d'accord, pas les 200!) dans un commentaire... ou deux!^^

Bon, bein voilà les nouvelles du front! Les partiels approchent, j'ai du mal à me dire que l'année est bientôt finie... mais je vais vite m'habituer, je pense! ;-)

Ah si! j'ai vu le Come Back! Et bein... Il commence à faire ses 40 ans, le Hugh... Sinon, c'est une toute petite comédie romantique, qui n'arrive pas au petit orteil de Quatre mariages... ou de Love Actually. Mais bon, c'est détendant quand même!

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22 mai 2007

Début du 5ème mois

Par Maritxu

25/04/07 Mercredi

Rendez-vous du 5ème mois à l’hôpital ce matin. Tout va bien, tout est parfait, mon col est bien fermé, mes contractions ne sont pas graves. Par contre, il a fait une drôle de tête en apprenant que j’étais allée faire des longueurs. Apparemment, c’est pas trop conseillé ! Donc il me fait mon ordonnance pour pouvoir accéder à la gym spéciale femme enceinte en piscine : cool !

J’ai hâte d’y aller !

15 février 2007

Anecdote médicale ou comment faire une phlébite en prenant de la Diane 35

Introduction : ce qui suit raconte une anecdote de ma vie en 1996 qui m’a assez marqué. Je conçois parfaitement que ça n’intéresse pas grand monde, mais je décide de le publier quand même, parce que j’ai moi-même cherché désespérément des jeunes filles ayant le même problème sans en trouver. Pendant des années. Alors, comme je ne suis ni la première ni la dernière, je voudrais raconter ce qui m’est arrivé pour que d’autres puissent y trouver un certain réconfort, ou me contacter par l’intermédiaire de ce blog. Voilà.  

La petite Maritxu est née avec des boutons. Sisi, promis, deux sur le front. Et l’obstétricien à dit à ma mère, dans un éclair de prescience : « cette petite, plus tard, elle aura des problèmes d’acné ».
Bien vu monsieur le docteur, je me serai bien passée de vos prédictions sur mon berceau. J’aurais préféré plus standard, une fée par exemple.

Donc oui, ado, je n’étais pas très jolie à regarder. Ma maman, cette sainte femme, ne voulant que mon bonheur, a décidé de faire quelque chose et de m’emmener chez un dermatologue pour solutionner ce problème boutonnesque. De fait, on en a vu plusieurs. Des qui me disaient que ça allait passer (haha  t’es jamais allé au collège avec ma gueule toi !), des qui me donnaient des produits qui ne marchent pas et d’autres qui me donnaient des produits qui me faisaient des boutons sous-cutanés tellement énormes que quand je racontais que je m’étais viandée dans l’escalier, on me CROYAIT. Donc, trois styles différents et autant de déceptions. Et les séances d’épluchage de points noirs sous la lampe en bonus.

Alors nous sommes allées voir une gynécologue, puisque de toutes façons il était temps, j’avais genre 15 ans. Et là, produit miracle : la pilule de régulation hormonale. Diane 35, pour ne pas balancer (ha bon, je l’ai fait ?). Super, plus d’acné, ou très peu. Au contrôle, 6 mois après, la gynéco décide que ça ne va pas assez vite et me prescrit un truc pour dessécher la peau : l’Androcur. Ca a l’air de fonctionner, je suis assez contente. Entre-temps je suis passée au lycée. Oui, parce que des aventures boutonnesques comme ça, ça ne se passe pas en 2 mois, hein, il a fallu que je me les traine quelques années mes furoncles. Bref.

Je suis en première, et un lundi de mars on entame l’endurance. Bon, je n’aime pas ça, mais je ne suis pas mauvaise : à chaque fois qu’il y a eu un cross d’organisé, je suis arrivée dans les 10 premières. Mais là, il se passe un truc bizarre. A la fin du premier tour, je ne sens plus mes poumons. Je halète comme une dingue qui n’a plus de souffle. Je refais un tour. Impossible. Zutre alors. Je m’arrête définitivement. La prof de sport, avec deux sous de jugeotte, voit bien que je ne joue pas la comédie (ça sert finalement de ne l’avoir jamais jouée) et me laisse tranquille jusqu’à la fin du cours, que je reprenne mon souffle. On suspecte une crise d’asthme. Mais je n’en ai jamais eu moi de l’asthme ! Ca peut se déclarer à 16 ans ? Le soir, super maman m’emmène chez le médecin pour vérifier. Ben non, pas d’asthme, ma capacité pulmonaire est énorme, je fais 50 (ml ? cl ? je sais  plus) de plus que la moyenne. Donc on ne sait pas. Tant pis, c’est passé, on verra lundi prochain.

Le jeudi soir, j’ai mal à l’aine. Je n’y prête pas trop attention, ce n’est pas vraiment gênant. Je prends un bon bain chaud et on en parle plus, ça va passer.

Le lendemain, ça n’est pas passé, ça a empiré. Je vais en cours, mais à midi, j’ai tellement mal à toute la jambe que je demande un cachet à l’infirmerie (où je n’avais jamais mis les pieds). Et à la première heure de cours de l’après-midi, je tâte ma jambe. Horreur. Elle est toute dure. Je relève mon fut’ : elle est violette. Bon, là il y a un petit souci. Je n’arrive presque plus à marcher, ce sont des copines qui me portent à l’infirmerie. L’infirmière est sceptique : « Ca ressemble à une phlébite, mais tu es trop jeune pour en faire une !» On appelle mon père, qui, par un miracle non encore résolu à ce jour, est allé travailler en voiture. Il peut donc venir me chercher et on fonce chez mon médecin traitant. Qui ne sait pas ce que je peux avoir. En attendant, je me marre, je suis mine de rien en train de sécher tout mon vendredi après-midi ! On va chez un spécialiste qui me dit, enfin :
-    Ben tu te payes une belle phlébite ma cocotte.
-   Et ça se soigne comment, on prend quoi comme médicaments ?
-    Non non, pas de médicament, tu vas tout de suite à l’hôpital, j’appelle le samu.
-    Ha ? Et pour combien de temps ?
-    On ne sait pas, on te met sous perf tout de suite, on verra comment tu réagis, mais au moins la semaine prochaine.
-     Ha mais c’est pas possible ! J’ai plein de contrôles la semaine prochaine moi !
-     Mais on ne te laisse pas le choix ma cocotte…
-     Heuuuu, au fait, c’est quoi une phlébite ?

Donc on va à l’hôpital, et là où mon père s’est rendu compte que c’était grave, c’est que lui a vu la camionnette des pompiers qui nous a suivie tout le trajet au cas où je mourrais en route. Moi je ne l’avais pas vue, j’étais en train de déconner avec les gars du samu, et de pester parce qu’ils avaient posé ma perfusion sur la main, ce qui n’est pas très pratique.

Ce qui s’est réellement passé, moi je ne l’ai su que très longtemps après, et mes parents, seulement 2 jours après, une fois que l’alerte a été passée. Le lundi, mon manque de souffle était une embolie pulmonaire. J’ai eu les poumons bouchés à 50%. Et j’ai failli mourir ce jour là. Le vendredi, quand la phlébite s’est déclarée, j’ai failli mourir. Et encore les 48 heures qui ont suivies, après le début de la perfusion d’héparine, le temps que ça fasse de l’effet. Qu’on ne m’ait rien dit, à moi, ok, je veux bien. Ca n’aurait rien changé. Mais à mes parents c’est dur. Ils étaient à courir dans tout l’hôpital, à demander pourquoi j’étais en réa alors que je n’avais pas été opérée, qu’est-ce que j’avais précisément etc. Moi je m’en foutais à la rigueur, je n’avais plus mal et ce qui m’arrivait était assez rigolo.
La thrombose que j’ai faite concerne les veines profondes : illiaque, poplité et fémorale. Sur 60 centimètres, de la cuisse au nombril à peu près. Il parait que je n’ai pas fait les choses à moitié. A l’heure actuelle (11ans après), une est encore complètement bouchée, une est semi bouchée et la troisième s’est reperméabilisée. Et on ne peut rien faire : le caillot est trop gros alors on ne peut pas le dissoudre, ce serait dangereux. Pas envie de mourir bêtement d’une rupture d’anévrisme après tout ça ! On ne peut pas enlever les veines bloquées non plus : elles sont trop profondes et il y a trop de linéaire intéressé.

J’ai passé des scintigraphies pour vérifier que l’embolie était totalement résorbée à l’hôpital, et au bout de la deuxième semaine d’hospitalisation, j’ai eu le droit de tenter de m’assoir. Et du coup, j’ai commencé à avoir mal. C’est un mal bizarre, ça ressemble un peu au syndrome des jambes lourdes, mais en cent fois pire, avec des milliers de petites aiguilles partout dans les jambes.

Je suis rentrée à la maison en ambulance (la classe, non ?) et j’ai passé encore un mois à me rééduquer tout doucement, en faisant des marches de plus en plus longues. Mon phlébologue était ravi : je n’avais pas d’œdème, ou très peu, pas de varice parce que je portais scrupuleusement la contention et comme je marchais régulièrement, j’ai même réussi à virer 5 cm de caillot. Wouhou ! En gros, dans mon histoire, j'ai eu toute la chance possible, mais après coup.

Les six premiers mois, j’étais sous coumadine, un anti vitamine K,  anti coagulant. Devinez ce que je n’avais pas le droit de manger ? Des épinards, des haricots verts, des choux de Bruxelles… Très très contraignant comme régime ! Le seul truc, c’est qu’il fallait contrôler souvent pour ajuster les doses, et j’avais des prises de sang toutes les semaines. Pas cool. Vers la fin, fallait vraiment chercher une veine potable tellement elles étaient trouées.

Juste pour l’anecdote, quelques années après, mon médecin m’a envoyée faire une cure thermale. Un échec sur toute la ligne. Je suis rentrée en ne voulant plus approcher un vieux à moins de 50 mètres. Ce genre de choses, c’est fait pour les vieux qui ne font rien de leurs journées. Moi j’étais à la fac, je prenais le bus/train/métro tous les jours, alors la marche j’aurais pu donner des leçons à n’importe qui. Et quand on est jeune, ça ne sert à rien d’autre qu’à te plomber tes vacances.

Le plus dur dans toute cette histoire, c’est de ne pas savoir pourquoi j’ai fait ça. On sait à cause de quoi (Diane 35 + Androcur) mais personne ne sait pourquoi. Dans l’état actuel des connaissances (dernier bilan hématologique complet fait en janvier 2006), je n’ai AUCUNE anomalie de la coagulation sanguine. Pas de déficit en protéine C ou S. Pas d’anomalie du facteur F, IV ou autre. Rien.
Donc, par mesure de prévention, quand je serai enceinte j’aurais des piqûres tous les jours. Je suis ravie.
En attendant, je porte des bas de contention comme les vieux, tous les jours. Je ne peux pas marcher sans. Mais on s’habitue en fait, maintenant, ça me fait bizarre de voir une fille les deux jambes nues, j’ai l’impression qu’il lui manque quelque chose !  

Mais ne croyez pas que je sois un cas unique. Dans la famille, on est une sacrée bande de déglingos. Un jour, Amaia vous parlera peut-être de son opération du cœur à 3 ans (ou de ce qu’elle s’en rappelle) et Xabi vous racontera comment il a réussi à se casser le sternum avec son menton. Sans toucher aux cervicales. C’est qu’on est forts dans la famille.

Pour preuve, notre médecin traitant ne veut plus nous voir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28 février 2007

Un peu de vocabulaire ?

Par Maritxu

Je lis en ce moment sur pas mal de sites des gens qui se plaignent que le vocabulaire est de plus en plus limité, que les gens connaissent sur le bout des doigts les membres de la StarAc et ne connaissent pas Tolstoï, etc…
Tout ce ci est un peu vrai, mais il y a un juste milieu : je n’ai JAMAIS regardé la StarAC, mais je n’ai JAMAIS non plus ouvert un livre de Tolstoï. Mais je sais que les deux existent.

Pour le coup du vocabulaire, c’est vrai que c’est un peu dommage, on a une langue tellement riche, avec tellement de mots pour tout exprimer. Moi j’adore me prendre la tête sur un mot, savoir lequel est le plus juste.

Pas plus tard qu’il y a deux jours, avec mon Belge, on s’est disputés sur l’emploi de « regret » par rapport à « remords », à propos d’une phrase que je venais de lire : « il vaut mieux avoir des remords que des regrets ». Et je suis d’accord avec cette phrase. C’est l’occasion d’ouvrir un peu son dictionnaire ! (pour l’anecdote, c’est moi qui ai gagné (pour une fois)).

Et ça m’a rappelé une autre péripétie de ma vie palpitante, il y a bien longtemps…

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Campons le décor : je suis au lycée, en première, dans le train. Comme tout élève qui prépare le bac français, j’ai une liste impressionnante de bouquins à avaler et je profite de mes trajets en train pour le faire. En ce moment, je suis sur l’Education sentimentale de Flaubert.
En face de moi il y a une fille, un plus âgée que moi, qui regarde le paysage. Par curiosité, elle essaye de regarder le titre de mon bouquin (qui ne l’a jamais fait ?). Comme je ne suis pas peu fière de lire un classique, j’incline mon livre pour qu’elle puisse voir.
A la station suivante, deux racailles montent.(la suite est à lire avec l’accent de la banlieue de Trappes-la Verrière pour ceux qui connaissent)

- Allez z’y va on va embêter les d’moizelles !

Et zutre, c’est pour nous. Les deux boulets se collent à nous et le type qui m’a choisi regarde mon bouquin :

- Oh la d’moizelle elle est cultivée ! Elle lit ! Et elle lit quoi ? Ho l’aut’ ! L’éducation nationale !

La fille et moi on se regarde et on éclate de rire. On arrive plus à s’arrêter. Les deux andouilles sont super surpris :

- Ouais z’y va elles se foutent de not’ gueule, z’y va, on s’tire.

On a ri comme des bossues pendant encore dix bonnes minutes, et puis on s’est souri. Et elle est partie à l’arrêt suivant, sans un mot.

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J’ai adoré cette complicité littéraire muette, même des années après.

15 avril 2007

Ah ah ah!

Je viens de découvrir le sketch, le vrai, des Monty Python sur The Spanish Inquisition! Digne d'eux, vraiment...!!^^

Je vous le mets donc en lien, et vous pouvez à présent le regarder pour profiter d'autant plus du magnifique titre de ce blog! Pour peu que vous parliez un peu l'anglais... car c'est en VO!!

The Spanish Inquisition

Et, en plus, une vidéo recommandée par ma lectrice d'anglais, Abbey: The Cheese Shop

Enjoy!

2 février 2007

*expression de joie intense ne pouvant se traduire par aucun mot*

Le septième tome d'Harry Potter sortira -in English, of course- le 21 juillet 2007.

Oui, oui, 2007, comme cette année, et pas 2027.

Oui, oui le septième, comme le dernier des tous, le der des ders.

Alors moi je vous préviens: entre le 21 juillet et le 23 juillet, ce n'est pas la peine d'essayer de me contacter, je lirai. Non stop. Les bassesses matérielles de la vie ne m'atteindront plus pendant quelques jours... Enfin, les dates que je vous donne sont approximatives, cela va sans dire. Il est plutôt probable que je le finisse en moins de trois jours. Quelque soit sa taille.

J'ai hâte d'y être, les enfants...!

(en plus aujourd'hui, je me suis achetée mon... super manteau rouge que je cherche depuis des lustres. Il est rouge vif [vif d'or], il est trois-quart s [voie neuf trois-quarts], il est beau [heu... pas d'exemples... ah si! Olivier Dubois ,dans les films! hihihi!])

(et pour ceux qui ne voudraient aucun spoiler concernant l'histoire, je vous conseille de ne pas lire les commentaires qui suivent)

15 décembre 2006

l'Autre, comme dit Xabi

Après un rapide vote interne avec moi-même, l’Autre – autrement dénommé «chéri» - sera dorénavant désigné par le vocable «le Belge» à une immense majorité et au grand soulagement d’Amaia, qui comme ça ne sera pas obligée de changer tous ses posts.

Mais qu’est-ce qui me prend de faire des phrases si longues, moi ?

Bien, vous l’aurez compris, mon amoureux et néanmoins mari (mais si, je l’ai épousé, suivez un peu) fait donc partie de «nos amis les Belges» comme les français, dans leur condescendance infinie, se plaisent à les nommer.
Moi la première.

Parce qu’épouser un Belge, mesdames et messieurs, vous promet de belles tranches de rigolades quotidiennes.

La Belgique, c’est proche de la France.La moitié du pays parle français, regarde la télé française, ressemble à la France. Mais, après dix minutes, d’immersion, on se rend compte que vraiment, non, on n’est pas en France.
Oui, dix minutes, ça laisse le temps d’analyser l’accent (hou là) et de relever deux-trois expressions dont on n’a pas l’habitude, voire même des belgicismes inconnus.

Florilège :

Bande des pneus crevés : bande d’arrêt d’urgence, sur l’autoroute
A tantôt : à plus tard
Avoir quelque chose dans les pieds : être embêté par quelque chose
Croley : bouclé (orthographe incertaine)
Platé : à plat (s’utilise pour la batterie d’un gsm)
GSM : téléphone portable
Aquaplanage : aquaplaning
Afonner ou faire des afonds : vider son verre cul-sec, « à fond »
Drache : pluie (s’utilise aussi dans le Nord)
Boutroule : nombril (dernier en date, j’ai hurlé de rire)
J’en passe et des meilleures …

Des fois, ça donne des conversations de sourds :
« Sais-tu me passer le sel ? » « Mais oui, je sais, mais est-ce que je peux, c’est ça la question… » « Mais moi je sais que tu en es capable, mais je te demande si tu sais le faire, c’est tout ! » « Mais tu viens de dire l’inverse ! » (…)

Inénarrable.

Prochainement, nous étudierons les relations du Belge avec la bière.

En fait, puisque je peux me lancer dans une étude longue durée sur le Belge (je le rappelle, on est censés rester ensemble pour toute notre vie), je sens que vous allez avoir des nouvelles occasions de vous poiler à la belge assez régulièrement.

24 février 2007

Saint Valentin

En bonne célibattante, j'ai passé la Saint Valentin avec une copine, à médire des couples qui nous entouraient...

Mais, non, c'est pas vrai... On est vite rentrées dans un cinéma (tiens, c'est marrant, y en avait un juste en face de nous! La vie est bien faite tout de même...^^) pour éviter d'en croiser plus! ;-)

Nous sommes allées voir, ma blonde et moi, The Good German, avec George Clooney, Cate Blanchett, et Tobey Maguire. Une sombre histoire (en noir et blanc) qui se déroule près de Postdam après 1945. Pour ceux dont les cours d'histoire commenceraient à remonter un peu trop loin, la conférence de Postdam en juillet 1945, c'était le moment où les Alliés ont réclamé leur part du gâteau après la guerre: division et désarmement de l'Allemagne, par exemple. (Et pour l'anecdote, la conférence de Yalta, c'était en février de la même année... mais là, je fais surtout appel à ceux qui auraient passé leur bac avec Fluide Glacial...)

Donc, voilà, "L'ami Allemand", comme gentiment traduit sur le côté de l'affiche.... mais bon, voilà, c'est pas top. Y a alternation (oui, je sais que ça n'existe pas, mais j'ai la flemme de trouver le bon mot) entre images d'époque et du film; parfois la transition se fait bien, mais le plus souvent, c'est désagréable. L'histoire est confuse, très confuse, trop confuse. Au final, on sait plus très bien pourquoi les héros se battent, et déjà qu'on le savait pas au début, ça n'aide pas. Je crois qu'il y a une histoire d'amour, de trahison, de scientifiques, d'après guerre, mais alors dans quel ordre...?!!
Donc au final, un film qui malheureusement ne mérite peut-être pas qu'on paye un ugc pour lui...

Demain, promis, je vous raconte Bobby. Parce que, celui-là, je l'ai bien aimé! (et attention, Xabi, je vais dire la fin: Robert Kennedy meurt. Désolée!!;-)

5 novembre 2006

Rien à raconter...

Mais ça fait un bail que j'ai rien écrit... ^^ Et je vous sens, mes lecteurs passionnés, désespérés de n'avoir rien à lire au bureau/chez vous!

Que dire, que dire? J'ai eu ma première note de fac de toute ma vie, une note de russe... Un petit controle facile comme tout, de dix minutes, et je n'ai eu "que" 16! Enfin, même si le contrôle était super facile, ça fait plaisir quand même! N'empêche, y en a quand même une (the boulette of the class) qui a réussi à avoir une mauvaise note... mais elle a écrit... avec l'alphabet latin! Le nôtre, quoi! Alors que tout le monde sait que le plus chiant, en russe, c'est de se farcir l'alphabet cyrillique! Et forcément, écrire en phonétique, ça lui a pas fait beaucoup de points...

D'ailleurs, je sais pas comment je pourrais vous montrer l'alphabet cyrillique, là, sur canalblog, parce que moi je trouve ça marrant comme tout...

Sinon... heu... Je suis allée voir The Queen, la semaine dernière. (tellement de choses intéressantes dans ma vie qu'il vaut mieux que je vous parle ciné!) Et bein... c'est pas mal, quand même. Il ne faut pas oublier que c'est une vision des choses, et pas nécessairement la réalité. Pour ceux qui ne sauraient rien de l'histoire, voici: ce film raconte la semaine qui a suivi la mort de la princesse Diana, et essaye de comprendre l'absence de réaction de la famille royale, alors que le peuple et le monde entier est en deuil. Je ne me souviens pas de l'événement (après tout, je n'avais que 11 ans à l'époque), mais c'est intéressant quand même. Je trouve les personnages très réalistes... je vous entends déjà: "mais évidemment qu'ils sont réalistes, puisqu'il s'agit de la reine, du prince, du premier ministre..." Je persiste, ils ne sont que des visions du réalisateur sur "quelles ont été les réactions de la famille royale et du gouvernement à l'annonce de la mort de l'ex-princesse de Galles?" A part le prince de Galles, justement, un peu trop méli mélo à mon goût (mais parfait opportuniste), j'ai trouvé tout le monde assez bien traité, ça pourrait être vrai, tout ça.
Donc, voilà, globalement, c'est quand même pas mal.

Et j'ai aussi vu L'Homme de sa vie, de Zabou Breitmann. Bein, ça aussi c'est pas mal, mais j'ai un petit regret tout de même: c'est pas aussi bien que Se souvenir des belles choses... Les acteurs sont bons, voire très bons (mention spéciale à Léa Drucker et Bernard Campan), mais, je sais pas, le traitement du film m'a déroutée et moins plu. Cela dit, l'histoire est traitée encore une fois avec beaucoup de délicatesse, et c'est tout à l'honneur de Zabou que d'aborder un tel sujet. (d'ailleurs, pour ceux qui, encore une fois, serait à la masse: un homme marié se rend compte que malgré sa femme aimante et sa vie de famille plutôt réussi, c'est son voisin qui lui fait tourner la tête...)

Voilà, voilà... J'ai aussi découvert la chanson de Lennon, Working Class Hero, mais je voudrais la mettre sur ce blog, et je n'ai pas la moindre idée de "mais comment qu'on fait?"...^^ parce que cette chanson est vraiment sublime. Pour moi, au même niveau qu'Imagine. Si si.

Et y a pas deux semaines, je râlais parce que je devais lire Bleak House, de Dickens, qui soit dit en passant fait mille pages, et maintenant, je peux vous dire: j'aime beaucoup! c'est juste chiant au début parce que ça commence avec plein d'histoires sans lien apparent entre elles, et plus on avance, et plus on voit les liens... et donc c'est plus intéressant. J'en suis à la page 803, et il y a: 6 morts (dont un assassinat), 2 mariages (plus un en cours), 1 enfant illégitime, et 1 enfant retrouvé. Ca, c'est du Dickens! ^^

Allez, tchô!

23 octobre 2006

L'Atlantique, tout simplement

Je reviens d'un week end pour le moins... éprouvant, niveau fatigue! J'étais du côté de Nantes, dans la charmante commune de la Bernerie en Retz, dont j'avais déjà d'ailleurs parlé, pour aller pendre en bonne et due forme la crémaillère de Méo, partie là bas il y a ... deux ans, déjà? Je n'ai aucune mémoire pour les dates!

Enfin, ce fut donc un week end où le sommeil n'avait pas trop de place... même si j'ai quand même plus dormi que la majorité des invités! Nous étions onze parisiens à arriver à la Bernerie, ce qui a fait chuter considérablement la moyenne d'âge des habitants, le temps du week end.

Que retenir, que retenir...? Le fait d'être tous venus voir notre petite Méo, que ça fait bien plaisir de la voir, et d'être tous chez elle, à rire, faire les cons... Faut voir qu'à Paris, pour faire des chateaux de sable en octobre, il faut le vouloir, quand même!
Le phare maaaaaagnifique de la Bernerie, splendeur du pays de Retz. A se demander pourquoi on a choisi Alexandrie pour tenir la place de la je-ne-sais-plus-combien merveille du monde!
Les techniques de drague, expérimentées par Arnaud et Greg, pendant tout le week end... On retiendra plus particulièrement la technique dite "des tortues", la feinte de la pyramide... Il faut bien renouveler le classique de la panne, ou du "ohlala-c'est-bête-pendant-que-j'ai-baillé-mon-bras-s'est-posé-sur-tes-épaules"! Bref, une réflexion intense sur "comment faire tomber une fille dans tes bras, sans que ce soit trop dangereux pour toi".
La ville de Rézé. Ville maudite, honnie. Ne rentrez jamais dans Rézé, vous n'en sortirez pas. Ceci n'est pas une blague, ni une menace, simplement un avertissement. On rentre (assez facilement d'aileurs, c'est là le piège) dans la ville, mais on n'en sort pas. Il n'y a aucune indication de villes (pourtant on n'était pas embêtant: Saint Nazaire, Pornic, même Noirmoutier, ça nous aurait satisfait), ni des numéros des départementales qui sont supposé y passer... L'enfer, surtout quand on y est perdu à 2h30 du matin. On a été obligés d'aller à la permanence de la police nationale pour retrouver notre chemin!! Heureusement qu'il a su nous rediriger, parce qu'on était dans un état de stress et d'énervant assez palpable.
Merci à Flav' d'avoir apporter sa guitare, ça fait plaisir.
Ah oui, j'ai failli oublier! Là-bas, en Bretagne (ou en Vendée, ça dépend des versions), ils sont bizarres... vous êtes d'accord que dans l'idée du "rond-point", il y a quand même deux fois l'idée de cercle. D'abord, le "rond", et puis le point, qu'on fait rarement triangulaire, il faut l'avouer. Parfois en coeur, mais ça, ça relève du mauvais goût de la préférence de la personne qui écrit. Et bein, là-bas, ils font des rond-points carrés. Si si. On en a vu deux. On a pas bien compris ni l'utilité, ni la portée artistique. A moins que ce soit un coup des indépendantistes, qui s'attaquent désormais aux rond-points pour marquer leur opposition au système central français. Après tout, ça parait pas plus con que les autres explications.

Et heu... franchement... voilà. Ca fait plaisir, ces petits week ends!

Sinon, ma soeur devrait bientôt revenir du Vietnam avec son chéri mari, pour leur voyage entre potes lune de miel.
Ca y est, je crois que je me suis parfaitement habituée au fait que ma soeur soit mariée!
Du coup, je crois qu'il faudra que j'aille faire un petit tour à Lille, parce qu'en ce moment ce sont les Bombaysers, et ça a l'air assez sympa!

29 janvier 2007

Et, histoire de, une petite chanson, pour se

Et, histoire de, une petite chanson, pour se détendre... Je sais pas vous, mais moi je l'aime beaucoup celle là...

(et c'est vrai, c'était le 100ème post, avant... je voulais le dire dans l'article, mais évidemment, j'ai oublié! Merci Maritxu pour son oeil avisé! (ou juste le fait que c'est écrit quand on arrive sur sa session canalblog...))

22 janvier 2006

Jeunes gens...

...prenez garde aux choses que vous dites!

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! - Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas... -
Ecoutez bien ceci :

Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de coeur, ou, si vous l'aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu ;
Ce mot que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre !
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
- Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle ! -
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et caetera,
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez l'individu dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l'homme en face,
Dit : - Me voilà ! je sors de la bouche d'un tel. -

Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.

Victor Hugo

14 septembre 2006

mes vacances...


mes vacances...
Vidéo envoyée par Whizzbee
Ca y est! j'ai réussi! Eureka! J'ai trouvé comment mettre des vidéos sur ce blog... merci canalblog, mon héros! ^^ Bon, c'est juste pour faire mumuse... Alors, voilà, ça, c'est une vidéo très importante pour moi, ça montre l'engagement total et profond du jeune dans les activités de vacances, qui lui permettent, en dehors de l'école, de faire fonctionner ses petits neurones quand même. Ou... voilà ce que j'ai fait de mes vacances!^^
26 janvier 2007

Des geeks...

Par Maritxu

Bon, je ne résiste plus à la tentation. Ca fait quelques temps qu'un ami à moi m'a donné un lien formidable, qui recense les perles d'IRC.

Pour ceusses qui ne le savent pas, c'est un logiciel de messagerie instantanée, un peu comme un msn, mais en plus vieux.
Rassurez-vous, si vous ne connaissez pas l'IRC, c'est que vous sortez le vendredi soir, que vous avez des amis et que vous savez qu'il existe autre chose que la pizza comme nourriture. Ha oui : vous savez à quoi ressemble le sexe opposé. Je veux dire, vous en avez déjà vu en VRAI, pas en photo.

Parce que la majorité des gens qui chattent sur IRC sont des geeks, c'est à dire des asociaux, qui ne vivent que par ou pour leur ordinateur. Les meilleurs amis d'un geek sont des gens sur internet, il organise des jeux en réseaux avec ses rares amis "en vrai", et parle un langage... informatique. Oui, si je dis "il", c'est que 95% des geeks sont des hommes. Le stade terminal du geek, c'est quand il se créé lui-même des problèmes informatiques, juste pour le plaisir de recompiler son noyau Linux. (si vous n'avez rien compris, rassurez-vous de nouveau : vous êtes NORMAL)
Croyez-moi sur parole, j'en ai fait l'amère expérience. J'ai même adhéré à une association : "copines de geeks", qui au demeurant est très bien.

Allez, florilège :

crampman> Un vrai geek, c'est un mec qui croit que dans 1 km, il y a 1024 mètres.

ShadoW-> Je demande a un pote de m'envoyer winrar, ce boulet il m'envoie un fichier winrar_setup.rar

Yojra> Pfiou... je reviens du boulot là
Superboulet> Tu veux dire l'école?
Yojra> Non la vrai vie ;)
Superboulet> Aaaah... et tu fais quoi dans la vraie vie?
Yojra> J'empile des briques...
<Superboulet> Tu bosses pour Tetris?

phoenix225> Alice, tu as quel âge ?
Alice`> 20 ans
Arsiesys> Alice a mon age.
Arsiesys> Alice, es-tu graphiquement optimisée ?

sophia239> on fait une pitite fete ce soir avec des copines
sophia239> tu veux venir seb ?
Seb'> quel serveur ?


Lopotucha> café
Mansia> (russe qui cause en UTF8, c'est insupportable)
Mansia> (ou c'est ptet moi... kueller, fais moi un accent pour voir ?)
kueller> putaing cong

jule> c'est fidele un geek?
ed> un geek c'est surtout célibataire...

@michel_v> tain j'ai pas de soft pour décompresser les .sit
@neuro> michel_v: prends un jedi

+tera> je viens de descendre mes poubelles
+tera> j'ai gagné 8m²
+tera> \o/

Moggow> j'suis allé sur #Rencontres
Moggow> c'est énorme
Lucius> va sur 15-24
Lucius> jme suis fait bannir pour NON LANGAGE SMS

Sad_Whispers : En plus elle est sympa la page d'accueil de ce magazine
Bouu : C'est ce qu'on apelle une couverture, geek va...

Et ça continue comme ça pendant des centaines de pages...

Bon, moi ça me fait bien rigoler, mais je conçois parfaitement que ça ne fasse pas rire tout le monde. Mais je me devais de partager ce lien fabuleux avec vous, chers (5) lecteurs de notre blog à Amaia et moi.

Sur ce, un bon week-end à tous, moi je m'en vais me déguiser en Belgique (et je ne sais pas encore en quoi) (cette soirée est mal barrée, c'est moi qui vous le dit)

Bon, je crache, je crache, mais j'ai quand même bien rigolé avec mes geeks, à une époque lointaine et révolue. Et quand mon pote m'a envoyé voir tout ça sur bash.fr, j'ai difficlement réprimé mes hurlements de rire (oui, j'étais au bureau, est-ce utile de le préciser ?).

12 juillet 2006

Oups...

J'ai un gros probleme les enfants...

Je dois aller parler a Brian, le grand monsieur chauve a la barbe rousse qui parle trop vite pour que je comprenne quoique ce soit...

Mais c'est pas ca qui m'embete.

C'est qu'il est pas a son bureau.

Donc, il faudrait, en toute honnetete, que je demande... "where is Brian?"

Et depuis Gad Elmaleh, je vais avoir du mal a pas rigoler... et a ne pas aller le chercher "in the kitchen".

Pour ceux qui n'ont pas vu le dernier spectacle de Gad Elmaleh ("L'autre, c'est moi", si je ne m'abuse), je vous conseille de le voir, pour deux raisons. D'abord, pour comprendre ce que je viens d'ecrire. Ensuite, parce qu'il est tres bien!

29 juin 2006

Je ne fais que passer...

Encore une fois, je change...

J'ai quitte volontairement spaces msn, tooblog me fout dehors... Mais je ne me laisserai pas faire! je resisterai encore et toujours a l'envahisseur!

Bon, plus serieusement, je vais remettre les articles que j'avais ecrit sur tooblog, car on va fermer definitivement mon site. Je proposerai de faire une minute de silence a ce moment la. Donc, je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sauver ces extraits de grande, grande litterature!

Enjoy!

9 décembre 2006

Un petit moment de détente...

Marie m'avait fait découvrir cette vidéo absolument fantastique... Je ne sais pas exactement où ça se passe, mais j'opterais pour le Canada ou l'Australie...

Allez faire un tour , et reposez votre tête de toutes les infos horribles qu'on nous assène tous les jours....

Un peu de douceur dans ce monde de brutes!

4 juillet 2006

The Kentish Experience...

Hello!

Me voici donc sur canalblog, et ceci est mon premier vrai billet... Je m'excuse d'avance pour les accents manquants, mais je suis en ce moment meme en Grande Bretagne, meme plus precisement a Ashford, dans le Kent (d'ou le titre). Donc, les claviers Qwerty anglais ne possedent pas d'accents.

Je suis donc en Angleterre pour tout le mois de juillet, pour... travailler! Eminemment excitant, je sais... Cela fait deja une semaine que je "travaille" dans une entreprise anglaise, dont je tairais le nom, pour plusieurs raisons. D'abord, dans un souci d'anonymat presque complet; ensuite, parce que le nom ne vous dirait probablement rien, a moins de travailler dans ou avec des hotels. Et encore!

Donc, je travaille. Premiere fois dans me jeune vie d'etudiante, assez aidee par la vie pour n'avoir pas eu a travailler jusque la! En fait, plus precisement, j'aide la meilleure amie de ma soeur dans son travail, qui soit dit en passant, m'heberge et m'a trouve le boulot... C'est vrai, c'est super sympa! :-) Evidemment, pour l'instant, ce que je fais n'est pas super passionnant, mais bon, ce n'est qu'un boulot d'ete! Je n'attendais pas le boulot de ma vie en faisant ca, c'est sur... Je trie des papiers, des commandes, je fais des "reports", j'agrafe, je fais des trous (des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous...) ( dans les feuilles de papier, hein?!), et je navigue sur internet quand elle n'a pas besoin de moi, ou qu'elle est trop occupee pour penser a me donner un truc a faire... ce qui arrive souvent! :-) En plus, les journees anglaises (si on respecte les horaires....) sont loin d'etre tres fatigantes: c'est du 9h-5h tous les jours...!

De plus, c'est la premiere fois que je reste aussi longtemps a l'etranger... le plus long que j'ai fait jusque la, c'etait deux semaines.... pas terrible, quand on dit aimer parler anglais!! La, je reste un mois, une bonne occasion pour voir si la vie anglaise me correspond plus ou moins.... Pour l'instant, c'est plutot plus que moins, mais bon, faut pas pousser la charrette sans les roues, je ne suis la que depuis une semaine! (En fait, je viens de me rappeler que l'image de la charrette, c'est plutot avec des boeufs d'habitude, mais bon, c'est pas grave, dans la vie, il faut savoir innover!)

Que m'est-il arrive jusqu'a present? J'ai rencontre beaucoup de... Francais! Hi hi hi! C'est vrai, la presence de l'eurostar rend plus facile l'exportation de nos cerveaux en Grande Bretagne... Je fais vraiment figure de petite au milieu de ces gens, car ils sont tous plus ages, ils ont tous un boulot ( c'est meme pour ca qu'ils sont la, quoi...)! Enfin, ca va quand meme...

Sinon.... Le week end dernier, j'etais en Espagne.... a Londres! :-) Je vous vois froncer le ou les sourcils, mais rassurez vous, la formule est intentionnellement bizarre! Petro (l'amie de ma soeur, la fille super sympa qui m'heberge et me trouve un boulot)( autant que vous sachiez son nom, je risque de le re utiliser...) avait des amis espagnols qui venaient passer quelques jours chez les Anglais; ils ont passe deux jours a Ashford, et on les a accompagnes a Londres pendant le week end. Un parlait bien francais et anglais, donc pas de probleme de ce cote la; en revanche, sa copine ne parlait que l'espagnol... aie, aie, aie... Parce que si je sais dire que "de la pintura se desprende una impresion de alegria", c'est 'achement plus difficile de dire des choses vraiment interessantes.... ou qui aient un rapport quelconque avec la conversation! La premiere journee a donc ete tres dure... Disons que l'espagnol, c'est joli a ecouter, mais pour dissocier les sons, c'est une autre histoire... Puis, petit a petit, je me suis habituee (pensez donc: en sept ans d'etudes, c'est la premiere fois que j'entend de l'espagnol dans la bouche de quelqu'un qui est vraiment espagnol!), j'ai meme reussi a participer... Bon, evidemment, je n'ai pas tenu des propos dignes de La Critique de la raison pure de Kant (n'oubliez jamais de souligner les titres, les enfants: c'et plus joli, ca occupe, et ca evite de se brouiller de facon permanente avec la prof de francais), mais finalement, en y reflechissant bien, ce n'est peut-etre pas plus mal... ;-)

Conclusion: pour parler espagnol, faut aller en Espagne. Ce sera la maxime du jour!

Que dire d'autre? Que tout le monde est gentil? Que je ne meure pas de faim pour la simple raison que je ne mange pas anglais? Qu'il fait une chaleur pas possible ici, alors qu'on est dans le pays ou on n'a meme pas besoin de penser a la pluie qu'elle est deja la? Que je ne comprend pas tout de l'accent du Kent, mais que ca vient doucement?

Bein.... voila.

Sinon, c'est marrant, je fais connaissance avec canalblog... Y a pleins de trucs... genre je peux ecrire avec plein de couleurs maintenant! C'est marrant, quoi... :-) (je sais, y a de l'echo...)

Bon, bein, voila, premier rapport de ma vie anglaise!

12 juillet 2006

Mon dieu...

Brian was not in the kitchen!!

Why did you get out of the kitchen, Brian???

Bon, sans rire, je l'ai trouve, il est revenu a son bureau, en parfaite sante... Certains Brian ont plus de chance que d'autres, apparemment.

;-)

(oui, je m'amuse follement au bureau... d'ailleurs, Brian vient de se faire rebaptiser Barberousse. A son insu, cela va sans dire.)

12 février 2006

Asterix et Obelix, mission Cleopatre

"C’est une bonne situation, ça, scribe ?

Mais vous savez, moi je crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation, hein… En fait, moi j’ai toujours eu la passion, depuis que je suis enfant, de la peinture et de l’écriture, c’est-à-dire finalement quasiment la même chose, et ce qui est assez amusant, c’est que j’ai eu plus tard l’occasion de vivre cette passion, de l’habiter, de faire ce qu’on appelle profession-passion.. J’ai.. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui, avec vous, je dirai que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi, et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres, forgent une destinée, parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste comme on dit chez nous, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face, je dirai, le miroir qui vous aide à avancer. Alors, moi, ça n’est pas mon cas, comme je le disais là, parce que moi au contraire, j’ai pu, et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu’amour, je chante l’amour. Mais ce qui est amusant d’être là ensemble, et qu’on évoque ça aujourd’hui, c’est que je suis à ce tournant là de la vie aujourd’hui, je réalise pleinement par ce travail avec mon maître, je réalise cette passion. Mais quand je dis passion, c’est vraiment, c’est le cœur, c’est les tripes, c’est le vécu d’un homme, un homme qui peut s’exprimer. Je crois que je vous embête un tout petit peu là, non ?

Pas du tout…

Mais, finalement, quand beaucoup de gens me disent aujourd’hui, « mais comment fais-tu pour avoir cette humanité », et bah, je leur répond très simplement, je leur dis, c’est ce goût de l’amour, le goût de faire une chaîne d’amour, a « love channel », comme disent nos amis d’Outre Manche, ce goût donc qui m’a poussé, aujourd’hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? peut-être tout simplement à me mettre au service de la communauté, et à faire le don, le don de soi. Je vous embête pas un petit peu avec mes histoires ?

Du tout."

Film écrit et réalisé par Alain Chabat, et ici, prestation d'Edouard Baer. Il faut quand même rendre à César ce qui lui appartient.

Respect et robustesse, mes amis.

4 mai 2006

Yeeeeeehaaaaaa!!!!! (au moins)

Ceci (le titre) est le cri de guerre d'une ex-candidate au concours de l'ens 2006... Et croyez-moi, rien ne pouvait me faire plus plaisir que de devenir une "ex"!!! Je sais, j'en entend encore papoter dans le fond, genre "mais si tu es admissible et blablabla...?"

Alors, là, permettez moi de vous arrêter tout de suite. Non, mais si si, pas la peine. Je ne serai PAS admissible. Non. D'abord, je refuse. Ensuite, c'est impossible. Avec ce que j'ai révisé, et ce que j'ai rendu, croyez-moi, si je suis admissible, c'est que: 1-ils ont fumé, 2-Dieu m'en veut personnellement, et 3-bein heu... non, quoi!

Bon, alors commençons par le début...

Le concours se déroulait à la Plaine Saint-Denis, dans un truc qui s'appelle "Eurosite"... J'ai donc eu la chance de passer les cinq premières épreuves dans la salle Royaume-Uni, et la dernière dans la salle Benelux (moins cool)... Ca ne vous avance pas à grand-chose, mais peu importe! J'essaie de vous mettre dans l'ambiance, zutre...

Vaea et moi étions allées une fois pendant les vacances faire le trajet, histoire de pas trop baliser le premier jour... Verdict: c'est long, et c'est un peu moche, mais bon. Au moins, on aura pas envie de rester!

Lundi 24 avril... Vaea et moi (encore, oui) arrivons vers l'Eurosite, et il y a déjà pas mal de djeun's devant les bâtiments, alors qu'on arrive presque une heure avant...! Pfiou... Enfin, on se pose, on voit des gens de notre classe arriver, on discute, on se détend, on ne parle PAS de l'épreuve qu'on va passer: histoire. On se demande en rigolant si notre prof viendra nous attendre à la fin de l'épreuve; en rigolant, parce que s'il vient, il va probablement se faire casser la gueule, vu son incompétence tout au long de l'année, incompétence qu'on paye le jour de l'examen.

Sujet d'histoire: "Terminer la Révolution, 1789-1815". Chouette. (Hedwige?)

Le soir, histoire de bien réviser les lettres le lendemain, je vais au ciné voir "V pour Vendetta". Et bein, je peux vous dire que c'est 'achement bien! Nathalie Portman (ça y est, tu te souviens d'elle, tof?^^) et Hugo Weaving (l'illustre inconnu) sont excellents, l'histoire rondement menée et la scène de fin un peu perturbante pour qui va à Londres prochainement (moi, par exemple).

Mardi 25 avril... Lettres. Même scénario, sans Vaea qui a décrété que c'était plus court de prendre le bus. Pfff. Règle d'or de la semaine: ne pas parler des épreuves, des révisions, rien, nada, que dalle, niet!

Le sujet? Jean Genet: "Ce qu'il faut éviter avant tout, c'est que le spectateur se laisse prendre au jeu comme ces enfants qui crient au cinéma: 'ne bois pas, c'est du poison!' ... Ce serait faire un "bon usage" de l'apparence, chercher l'être à travers elle: pour Genet l'exercice théâtral est démoniaque; l'apparence, sur le point de se donner pour la réalité, doit révéler sans cesse son irréalité profonde. Tout doit être faux à grincer des dents. (JP Sartre, "Saint Genet, comédien et martyr").

Vous avez cinq heures.

Ha ha ha. Moi, en tous cas, j'ai bien ri. Non, mais bon, ça aurait pu être pire (si si), on aurait pu tomber sur Voltaire. Ou Perrault. Enfin.

L'après-midi, pour bien me mettre en tête la mer Baltique, Piment avec Elise (Piment= café) et soirée prolongée.

Mercredi 26 avril... Retrouvage des gens de JF devant Eurosite, comme d'habitude. C'est bien de se retrouver avant et de déconner, ça fait plaisir, et ça empêche (un peu) ceux qui veulent l'avoir de trop stresser. Donc, géographie! Ah, la mer Baltique et ses espaces riverains...

"Pôles, flux et réseaux dans l'organisation de l'espace baltique"...

En d'autres mots: ultra méga mortel. Ou chiant. Non, mais c'est vrai, la Baltique a eu un intérêt au fil de l'année, on a étudié des trucs biens, comme la question de l'identité, des minorités, bla bla, et vlà t'y pas qu'ils nous donnent un truc sur les réseaux de la Baltique. Notez, je m'en fous, c'est eux qui vont les corriger, nos copies, ils avaient qu'à faire gaffe. En plus, le fond de carte était minable.

Toujours dans un esprit inébranlable de révision, l'après-midi, Piment avec ML...

Jeudi 27 avril... Philosophie! alors, là, vraiment: Yeeeeehhaaaaa!! Hein? Non, j'adôôôre la philo, j'ai toujours travaillé très dur pour avoir les notes que j'ai, non, non, vraiment, il faut que vous me croyez... * ticone écroulé par terre tellement il rigole* Je vous jure! *il en pleure, là*

Bon, tout ça pour dire que la philo je m'en tamponne, je m'en fiche comme de ma première paire de socquettes, chaussures et autres accessoires, comme de l'an 40 (pourtant, je reste persuadée qu'il s'est passé plein de choses pendant cette année...).

Sujet (en plus, avec ça, ils m'aidaient pas): "peut-on dire que seuls les humains travaillent?"

Ouais, hein? C'est naze. Bon, sinon, l'après-midi, j'avais prévu de réviser avec Marie au Piment, mais en fait non.

Vendredi 28 avril: Version anglaise. Et j'ai à cette occasion appris qu'on pouvait faire de l'hébreu, de l'arabe, du japonais et du chinois à l'Ens... C'est fort, ça. Version pas ultra compliquée (à part ce put*** de "drizzling Sunday" à la c**!), torchée en trois heures.

Samedi 29 avril: rien

Dimanche 30 avril: rien

Lundi 1er mai: rien

En fait, si vous voulez trouver un équivalent à ce "rien", mettez l'association "manger-dormir-télé" dans l'ordre que vous voulez, ça marche aussi.

Mardi 2 mai: thème anglais. alors bon, déjà que j'étais pas trop dans un esprit concours avant, mais là... carrément déconnectée, j'étais! Et le thème... Pfiou... trop dur! Et pourtant, je suis persuadée que Woody nous avait bien préparés!! Mais là... je maudis Marcel Cohen jusqu'à la 769ème génération! On a pas idée d'écrire des trucs comme ça, je vous jure... A défaut d'avoir un Marcel, j'aurais presque préféré Proust! pfiou!

Après-midi passée avec Vaea et Elise, qui a eu la bonne idée de nous ramener une version de sa fac à faire... merci lizou! Mais bon, c'était "1984", et c'était pas long, alors, ça va...

Et le soir avec Vaea (je vous jure, des fois, on fait des choses séparément...), Loriane et Guigui. Au programme: crapahutage sur Montmartre (je voudrais insister que quand on monte, c'est mieux de savoir où on va... enfin, c'est la sportive qui s'exprime, là), ptit restau hongrois 'achement sympa où le poulet paprika est un vrai délice même si c'est pas ce que j'ai pris, de bons fous rires qui font plaisir, et finissage de la soirée chez Loriane, entassés sur son lit. La classe, quoi.

Voilà, le résultat de ma semaine "harassante". (tiens, j'ai un doute, un ou deux "r"?)(flemme de regarder)(ah si, je sais! correcteur orthographique d'un document Word!)(un seul, je suis trop forte)

Bon, j'avoue, je n'ai pas suivi à la trace les étudiants de Fénelon, même si je crois que j'en avais pas loin de moi... En fait, tout le monde a l'air normal... Bizarre, bizarre...

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