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Nobody expects the Spanish inquisition
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19 juin 2012

La vérité aux enfants

Par maritxu

Et pourquoi pas ? Moi, je n’aime pas mentir. Attention, mentir, je sais très bien faire, même que de l’avis général, j’aurais dû faire du théâtre tellement je mens bien, mais à vrai dire, mentir, j’aime pas. Je préfère balancer la vérité, quitte à ce qu’on s’engueule franchement, je trouve ça plus sain.

Avec les enfants, c’est pareil, mentir, j’aime pas. Je préfère qu’ils pleurent un bon coup, j’explique le pourquoi du comment (souvent c’est pourquoi je ne vais pas lui acheter des bonbons/le dernier magazine hors de prix avec un gadget de spiderman dedans qui va avoir 2 jours de durée de vie), et le plus fort dans tout ça, c’est que mon loupiot comprend. Oh, il râle, mais il comprend. « C’est cher. » « Tu en as déjà eu un la semaine dernière. » Ou encore l’ultime « Mais on ne va quand même pas acheter une bêtise à chaque fois qu’on sort de la maison !? Faut être un peu raisonnable tout de même !»

Moi, je suis scientifique. Alors imaginez, dire la vérité, j’attends que ça. Pourquoi le ciel est bleu ? D’où vient la pluie ? Il y a des gens sur la Lune ? Toutes ces questions, j’ai les réponses. Les scientifiques. Alors, quand récemment il m’a fait remarquer que c’était pas normal de voir la Lune le jour, j’ai commencé par lui répondre que bien sûr que si, c’était tout à fait normal, et que s’il voulait, je pouvais lui expliquer pourquoi.
Il m’a répondu non.
VOILA pourquoi il FAUT dire la vérité aux enfants. Ils se forgent leurs propres limites. S’ils sont trop petits pour comprendre quelque chose, ils ne demandent pas, c’est aussi simple que ça.
Deux minutes après son non, il me dit qu’en fait si, il veut savoir.
Je commence simple : la Terre est ronde, elle tourne autour du Soleil, et la Lune tourne autour de la Terre… et bim, je l’avais déjà perdu. Il avait décroché, c’était trop compliqué pour lui.

L’autre jour, il m’a posé une question sur les bébés. J’étais étonnée, il est un peu jeune pour les questions d’ordre sexuel, mais j’étais prête à répondre à tout.
-   Maman, à l’école mon copain m’a dit que les bébés ils venaient des fleurs, c’est vrai ?
-   Bien sûr que non ! Tu as bien vu que Pucine était dans mon gros ventre avant de naitre. Rien à voir avec les fleurs !
J’avoue avoir sauté une respiration, de peur qu’il me demande comment les bébés sortaient, mais non, il était ravi de sa réponse et courait déjà vers d’autres aventures. Pas besoin de mentir. Les enfants n’absorbent que ce qu’ils sont capables d’absorber.

Un dernier contre-exemple et je vous fiche la paix :
J’ai décidé de ne pas lui mentir sur le père Noël. Je voulais qu’il remercie les gens pour les cadeaux, et pas qu’il croie que ça tombe du ciel tout cuit. Je lui ai clairement dit que le Père Noël n’existait pas.
Un jour, il revient de l’école :
-   Killian m’a dit que le Père Noël, il existait.
-   On en a déjà parlé, je t’ai dit que non, c’est une histoire.
*Un blanc*
-   Moi ça m’embête que le père Noël n’existe pas.
Je sens bien que ça le tracasse vraiment. Il faut que je lâche du lest.
-   Pourquoi, tu penses qu’il existe toi ?
-   Oui, moi je crois que oui.
-   Tu sais, si tu as besoin d’y croire, tu peux. On a parfaitement le droit de croire aux histoires. C’est ça qui fait la beauté des histoires.
-   Alors moi je veux que le Père Noël existe !

Voilà pourquoi il faut dire la vérité aux enfants. Quand ils ne sont pas prêts à l’entendre, ils te disent carrément qu’ils ne sont pas d’accord. Je trouve ça génial.

Et MON contre-exemple à moi, comme on ne peut pas être parfait tout le temps, je lui ai raconté que St Nicolas était vrai. Honte à moi. Mais d’un autre côté, St Nicolas il vient chez toi pour t’apporter tes cadeaux, avec ses noirs, alors il c’est dur de lui raconter qu’il n’existe pas !


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14 mars 2012

Mes collègues

Par Maritxu Il y a 2 mois, pendant les vacances de Noël, il y eu un jour de trou entre la fin de mes congés et le début de la plaine de vacances du Demi-belge. Plutôt que de prendre un jour de congé supplémentaire, je l'ai emmené avec moi au bureau. On était équipés : ordinateur portable pour les dessins animés, feutres, coloriages, livres d'activités, "J'aime lire" à écouter, bref, la grosse totale pour qu'il puisse s'amuser tout seul. J'ai un enfant sage, j'étais à peu près confiante. Lui était positivement ravi de m'accompagner, moi je savais que ce ne serait pas une partie de rigolade. Il a été parfait. Il s'est ennuyé à mourir, mais il a à peine moufté. Je l'avais prévenu que ce serait long, ça a été long. Tous mes collègues ont été impressionés par sa sagesse, et sa patience. Pour un mouflet de 4 ans, rester (presque) sans bouger pendant toute une journée de bureau, c'est pas facile. Il l'a fait. Par contre, il n'est pas prêt de le refaire ! Maintenant, il ne me fait plus de crise pour m'accompagner au bureau : il est venu, il a vu, il a vaincu, mais une fois ça suffit. Ce qui est rigolo, c'est que 2 mois après, tous les matins avant de partir (c'est devenu un rituel), il me dit : "et tu embrasseras tous tes collègues de ma part" Esprit corporate, déjà ?
13 février 2012

Horaires

Par Maritxu

Hier soir, lancement de la procédure de nuit à 19h30. Atterrissage dans le lit à 19h45, fin de l'histoire à 20h05.
Nous sommes dans les temps. C'est qu'il y a école demain madame.

20h10 - "Je veux refaire pipi"
20h15 - "mhouhahahauouuu" (oui, ma fille pleure comme un chat)
20h20 - "Pucine m'a réveillé" (sans blagues)
20h30 - "Maman, j'ai mal au piiiiiiiieed"
20h45 - Recouchage du grand
20h46 - Réveil de la petite
21h02 - On lache l'affaire, elle redescend avec nous. Mon Belge reste avec son fils pour le rendormir.
21h15 - Mon Belge redescend, la Pucine ne manifeste aucun signe d'endormissement. Pire, elle est charmante, fait des sourires et joue avec nous.
21h45 - Bon, on y retourne, elle va bien finir par être fatiguée.
21h50 - J'ai l'impression que ça y est, elle a fermé les yeux.
21h51 - Je me fais (enfin) couler mon bain. Belge va fumer dehors.
22h00 - "Maaaaaamaaaaan !!! J'ai mal au piiiiiied" (mais je suis dans l'eau moiiii)
22h01 - "Whaouuuhahahahahiiiiouuuu" (comme de bien entendu)
22h05 - Le Demi-Belge a un bandage autour de son pied pour son mal imaginaire artisitiquement fait par son père.
22h06 - Fin du bain, faut bien rendormir la monstresse.
22h10 - Tout est calme.
22h30 - Anticipant une nuit des plus grandioses, je vais me coucher, histoire de faire des réserves de sommeil.
23h00 - Mais que fait le Demi-Belge dans mon lit ? Veux-tu bien retourner dans ta chambre ? Ha ? Pucine pleure et papa la console ? Bon, ok, tu peux rester un peu.

5h00 - "Mwawwawhahahhouuuhahwawa"
5h01 - Tétine
6h00 - Mouhouhahahahaouhouhou"
6h01 - Tétine
6h10 - Tétine
6h15 - Bon ok, ça marche pas, on mange, t'as gagné.
6h30 - "Maman, je peux venir avec vous ?"

Mais qu'il est doux de retrouver ses enfants après 3 jours d'absence.
Vous m'aviez manqué.

5 février 2012

*Weekend Update*

Par Amaia

Aloors… weekly update!


J’ai trouvé un appartement, ou plutôt, une chambre dans un appartement ! Je vais emménager dans le quartier de Whitechapel, dans l’est de Londres. Le proprio est Irlandais, un bon point pour lui. Il y a un salon, ce qui est manifestement dur à trouver dans les appartements londoniens… et pourtant capital pour la cohésion d’une coloc ! J’ai visité un appartement, sans salon, pour 5 personnes, avec trois chaises dans la cuisine… ça ne donne pas envie.
J’ai croisé un type dans l’ascenseur du boulot avec le même téléphone que moi ! Ca peut paraitre bizarre, dit comme ça, mais j’ai un petit Nokia tout vieux qui ne reçoit pas les MMS… donc, à l’ère du smartphone, c’est assez rare pour être noté !
La neige est arrivée hier soir, avec quatre petits centimètres sur Londres… qui sont en train de fondre ! Il est supposé reneiger dans la semaine ; j’aime beaucoup la neige, mais j’ai un peu peur qu’elle paralyse toute la ville… D’après les colocs, les Londoniens ne gèrent pas mieux la neige que les Parisiens ! :/
En ce qui concerne le boulot, je commence à m’habituer… et à devenir autonome, ouf ! Les projets ont démarré, et je peux participer un peu plus qu’en écrivant les bilans et rapports pour les clients – qu’il faut bien que je sache faire, mais au bout d’un moment… :) On ne m’a pas – encore – remonté les bretelles alors je suppose que je fais du bon boulot !


Lundi dernier, papa aurait eu 60 ans. Je m’imaginais cette date comme une étape. Un jour à marquer d’une pierre blanche – ou noire.  Au final, j’ai eu plus une impression de soulagement. Comme si, à partir de ce lundi, je n’ai plus à faire référence à mon père malade, mais je peux penser à papa tout court. Avant, c’était un peu se dire : « l’an dernier, à la même époque, papa faisait ça ». Maintenant, je ne peux plus faire ça, mais j’ai le sentiment de faire un pas de plus vers l’avant, de « dépasser » l’an dernier. Enfin, un tout petit pas, mais un pas quand même…


Et pour finir sur une note plus « joyeuse », vendredi soir je suis allée à un vrai concert de hipsters, dans un bar de hipsters. Le premier groupe aurait pu être dans un générique de Buffy (pas nécessairement une mauvaise chose), mais c’était vraiment toujours la même chose. Le deuxième était pas mal, mais on sent peut-être le groupe meilleur en live qu’en studio. Le dernier type était un peu trop confiant, et surtout beaucoup hipster – se prenait bien trop au sérieux avec sa chemise léopard bordeaux…
J’ai donc eu ma dose de pantalons trop courts, coupes de cheveux faites à l’aveugle, pulls portés « ironically » et d’assortiment de couleurs improbables en une soirée.


 

22 août 2012

Opposer la raison aux sentiments

par Maritxu Tout le monde a entendu parler de l’ignoble affaire Dutroux. La Belgique en est encore toute retournée, et elle a donné lieu à de profonds remaniements dans les services de police. Moi qui suis maman à présent, j’ai du mal à en entendre parler sans éprouver une envie de vomir. Sa femme, Michelle Martin, est elle aussi en prison. Elle y a passé suffisamment de temps pour pouvoir demander une libération conditionnelle. Il est question qu’elle aille vivre dans un couvent. Il y a évidemment une levée de boucliers dans un sens comme dans l’autre. Je suis plutôt dans le camp de ceux qui croient en la seconde chance, qu’un homme (ou une femme en l’occurrence) ne doit pas être défini uniquement sur ses actes passés. Qu’une conditionnelle ne se donne pas à la légère, surtout après des actes aussi dramatiques et médiatisés que ceux dont elle s’est rendue coupable. De plus, un couvent est une situation idéale pour vivre en recluse. Sauf que le couvent en question est dans la même ville que celle où Pucine est à la crèche. Dans la même rue. C’est le numéro à côté. De savoir que ma fille-chérie-prunelle-de-mes-yeux sera à moins de 80m de quelqu’un qui a aidé à enlever, torturer et tuer des enfants, et qui en a laissé sciemment deux mourir de faim, tout mon être se hérisse. Faut que j’arrive à rationnaliser. C’est pas facile.
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16 octobre 2012

à quoi sert la médecine du travail ?

par Maritxu En France ou en Belgique, je me pose la même question... - Vous avez ammené un échantillon d'urine ? (évidemment madame, j'étais ravie d'acheter en pharmacie le récipent adéquat, de me trimballer avec toute ma journée de boulot, et puis entre nous, ammener soi-même son échantillon, c'est super fiable, on est sûr à 100% que c'est bien mon urine que je vous donne) - Non - Ha, bon. Bien, de toutes façons, vous n'avez pas de diabète dans votre famille ? - Ben si, une arrière-grand-mère et ma cousine. - Ha. Mais c'est un diabète dû à l'âge ? - Non, elle a été diagnostiquée vers 30 ans, et c'est le plus mauvais diabète, celui à 5 piqûres par jour. - Oh. Quelle malchance. Bonne journée madame. Je ne suis pas médecin, évidemment, mais je vois là comme un petit manque professionnel.
31 août 2012

C'est difficile de garder un lien

Par Maritxu Quand on habite loin. Quand on est à l’étranger et que le téléphone est plus cher. Quand on a des enfants qui vous prennent tellement de temps qu’on n’émerge qu’à 21h30 des obligations, et qu’il est déjà presque trop tard pour appeler. Quand c’est toujours moi qui relance. Quand il faut planifier au millimètre ses vacances pour arriver à caser quoi que ce soit. Quand mon mari travaille trop, et est rarement disponible. Quand, du coup, il faut entretenir son couple dès que l’occasion se présente au lieu d’entretenir ses amitiés. Quand on a besoin de souffler toute seule aussi. Quand on se pose des questions qu’on n’ose pas poser, alors que tout devrait être simple. Quand le lien qui était pourtant si fort se dilue dans l’absence. Quand ça fait tellement longtemps qu’on ne s’est pas vues que proposer une rencontre devient difficile, alors qu’on en a envie. Quand les promesses d’organisation ne tiennent pas. Quand les copains sont dans la merde et qu’ils n’appellent pas. Quand on est prévenus d’une grossesse avec le faire-part de naissance. Quand on est même carrément prévenu d’un mariage par Facebook. Des fois, c’est triste et foutu, des fois, c’est réparable. Cette fois-ci, j’ai tout envoyé baladé, mes enfants ne seront pas si traumatisés que ça si je ne suis pas là quand ils rentrent de vacances, merde, faut bien que leur père serve un peu à quelque chose. Puis ça fait une semaine qu’ils ne m’ont pas vue, ils ne vont pas mourir avec 8 heures de plus. Je rentrerai le soir, et je profiterai des mes copines. Limite, je rentrerai le lendemain. On verra.
29 avril 2011

Mots d'enfants

Nous avons une nouvelle étagère, pour accueillir mes BD qui débordent. Elle est grande, elle est belle, elle a été dessinée et réalisée par mon belge, parce que dans le commerce, c'est moche et c'est cher. Tant qu'à faire d'avoir un mari dans la construction, autant en profiter de temps en temps. Donc, nous avons profité du temps de la sieste pour chambouler tout le salon et monter le nouveau meuble. J'avais bien dit à mon demi-belge que quand il se réveillerait, il y aurait une nouvelle bibliothèque dans le salon. Le loustic se réveille et reste planté devant un long moment. On pense qu'il admire, mais non, il cogite : "Mais maman, cette bibliothèque, on peut pas rentrer dedans !"
13 décembre 2011

Oedipe

« Moi, j’aime que les mamans, les mamies, les petites sœurs et les copains à l’école. Moi j’aime pas les papas et les papys. » Nous voilà bien barrés. Mon fils a un sérieux complexe d’Œdipe. Ca s’aggrave d’autant plus que mon Belge n’est pas souvent présent à la maison et qu’il n’aime pas faire respecter les lois en vigueur. Il est plus dans le jeu et les négociations. En cas de crise, nous nous retrouvons donc dans une situation totalement improbable : il me réclame à cors et à cris, en interdisant à son père d’intervenir, de le toucher et même de le regarder, en sachant pertinemment que si c’est moi qui viens, il va se faire punir… Heureusement, ce n’est pas tous les jours comme ça, et il y a des moments où il accepte son père. Mais dès qu’il s’agit de le faire obéir quand il n’est pas disposé à le faire, son père peut danser sur sa tête (j’adore cette expression belge !), il n’arrivera à rien, il n’y a que moi. Par exemple, s’il m’arrive de partir travailler sans le voir le matin, il est ingérable. Mon Belge à toutes les peines du monde à l’habiller et l’emmener à l’école. Récemment, je l’ai réveillé alors qu’il dormait profondément pour lui faire un bisou. Je lui ai dit qu’il pouvait se rendormir, et chose extraordinaire, il l’a fait. Une heure plus tard, il ne s’en rappelait plus et hurlait dans la maison en me réclamant. C’est épuisant, à la longue. Il parait que ça peut durer jusqu’à 7 ans. Super ! J’attends avec impatience que Boulette grandisse et adule son père à tel point qu’il doive tout faire… Juste retour des choses, non ? Vu l’accueil qu’il a quand il rentre du travail (grands sourires et cris de joie) et celui que j’ai quand je vais la chercher à la crèche (c’est clair, elle me snobe. Je n’ai pas droit à un sourire), c’est bien parti !
5 juillet 2012

Bref

Par Maritxu

Un soir comme un autre, on regarde une connerie sur l'ordi. Le téléphone sonne, Chéri décroche, ce sont surement les enfants, c'est l'heure du coup de fil du soir.

Je pige assez vite, à entendre la conversation, à base de "Ouais" "t'es dingue" "put**", et autres joyeusetés, qu'il ne s'agit pas des enfants, mais d'un pote. Une fois qu'il a raccroché, Belge vient se coller amoureusement contre moi et commence à me faire des bisous dans le cou... Je suis RAVIE de ce moment tendresse, mais je m'interroge : quel pote peut bien lui faire cet effet-là ??

- "Dis, mon coeur.... (oui ?) Ya Steph qui va passer ... (donc, c'est Steph. Mais pourquoi ??) ....
....
... Pour regarder le match de foot."

OK. j'ai compris.

 

30 mai 2011

Indicateur de saturation

Comment savoir si vous regardez trop de séries ? C'est quand votre fils de 3 ans sifflote "docteur Whoo, Doooocteur Whoooo" en jouant aux Legos et quand il vient vous demander un tournevis sonique pour réparer sa grue. Exactement de la même façon, un peu plus petit, qu'il avait de me tuer dans ses jeux de guerre en criant "twing, twing" (et non "pan pan") comme les zat'nik'tels de Stargate. Hier soir, je me suis (re)mise à Kaamelott. Vu la connerie (jouissive, cela dit) de certains personnages, et le nombre de gros mots à la minute, je sens que je vais les regarder le soir, moi.
27 février 2012

Une semaine sans enfants

Par Maritxu Samedi soir : Récupération Dimanche soir : Chinois à emporter + film en amoureux Lundi soir : Resto en amoureux (libanais, un délice) Mardi après-midi : Coiffeur, pour me faire du bien. Le soir, un copain à manger à la maison. Mercredi midi : Pot de départ d’un collègue, la suite est tellement prévisible que j’ai pris congé l’après-midi. J’ai bien fait. Jeudi soir : Couple d’amis à manger à la maison, sans enfants eux non plus. Ca fait du bien de parler entre adultes des fois… Vendredi soir : Fête à fracture spatio-temporelle. Ce genre de fête où tu passes une super bonne soirée, et il n’est que minuit, et qu’à peine 10 minutes plus tard il est 5 heures du matin et tu dors sur un banc. Y avait longtemps. Il était temps qu’on récupère nos moutards, ma vie est fatigante sans eux.
20 août 2011

GPS

Moi qui suis une adepte des cartes, me voilà avec un GPS pour rejoindre mon Belge sur chantier. Bien contente en plus, parce qu'imprimer des cartes avec une bébé hurlante et un demi-belge qui m'assomme de "Maman, Maman" à longueur de temps, c'est fatiguant.

Dans la voiture, je règle le machin et on se lance.

"Tout droit après 300m"
"Tournez à gauche immédiatement"
"Au feu, tournez à gauche"

Petite voix derrière moi :

"Oh, mais on doit encore tourner à gauche ? Mais ça sert à rien, on l'a déjà fait, ça maman, hein ?
On doit quand même le faire ?"

 

1 mars 2012

Aujourd'hui : deux belles !

par Maritxu Aujourd’hui, deux infos me font bondir. En un, Dexia, qui change de nom aujourd’hui. Après deux sauvetages par l’état, ils pensent sérieusement que changer de nom va arranger les choses ? Qu’importe ! Pas de restructuration de fond et pas de remise en question massive de leur gestion, changeons juste de nom, les gens ne verront rien. Mais bien sûr, les erreurs de gestion sont liées au nom qu’on porte, tout le monde sait ça. Allez, ils gagnent de la pub gratuite. Ha ben non, même pas. Vous imaginez les frais pour changer toutes les enseignes, les en-têtes, j’en passe et des meilleurs ? C’est moi ou les banques, non contentes d’être à côté de la plaque, nous prennent vraiment pour des veaux ? Ensuite, l’éthylotest obligatoire dans les voitures à partir du 1er juillet. Et dire qu’il y a des abrutis qui se félicitent de ça au nom de la sécurité routière. Ben voyons. Qui va croire, qu’après une soirée arrosée, le gars qui est assez con pour reprendre le volant va prendre le soin de vérifier son alcoolémie, et surtout, tenir compte du résultat ? D’autant plus que vu le prix, les gens vont se contenter du seul obligatoire dans l’habitacle. Et que donc, s’ils l’utilisent avant de reprendre le volant (soyons fous), qu’ils sont sobres (miracle), hé ben ils se retrouvent quand même en infraction : il est utilisé lors du contrôle. Et va prouver au flic que tu viens de l’utiliser, hein, espère. Non, vraiment, autant les triangles et les gilets j’étais pour, autant là… Je me demande vraiment à qui profite cette loi. Sarko aurait-il des copains directeurs d’usine d’éthylotest ? Ou il veut réduire le budget de la police et fait donc acheter au conducteur l’outil même de sa prune ? Mesdames et messieurs, bonsoir.
9 mai 2011

Un bébé pour mon bébé

Mon loupiot a eu un bébé ce week-end.
Sisi, vous avez bien lu, un beau bébé tout rose, baptisé Plouplette.

Il faut savoir que mon demi-belge, comme tout garçon qui se respecte, est un inconditionnel des camions, tracteurs et autres engins motorisés, mais qu’il a chez ses grands-mères des poupées qu’il adore. Quand il était petit, il prenait plaisir à s’en occuper, mais ces vagues d'affections filiales dépassaient rarement l’heure. Or, depuis que je suis enceinte, tout a changé. En vacances chez Madie, il a passé une semaine complète accroché au poupon parisien, le trimballant partout, et gérant la tétine jusque dans le métro. Or, on a laissé le bébé à Paris, Marraine s’étant proposée pour lui en offrir un à la naissance de la petite sœur.

Sauf que.
Sauf que depuis, il soupire devant chaque poupée croisée dans un magasin. Il est d’accord pour attendre, mais c’est long quand même. Un peu trop long pour un 3 ans et demi ! Alors, dimanche dernier, en (petites) courses au Champion du coin, on a craqué.
Depuis, il ne l’a plus quittée, sa Plouplette. Il la promène, la nourrit, lui parle, la rassure, bref, il est parfait.
Moi, je n’ai vraiment pas peur de l’impact de l’arrivée de la petite sœur… A mon avis, il est archi-prêt.
Par contre, ce qui me plait beaucoup moins, c’est qu’il a tellement bien compris les relations généalogiques, qu’il m’appelle Mamie depuis.
« Si tu es ma maman, et que je suis le papa de Plouplette, alors tu es sa mamie ! »
C’est imparable.

A la question « Et alors, qui est sa maman ? », il a habilement esquivé la question. Faut dire qu'il hésite beaucoup entre Anne-Lise et Claire, ses deux amoureuses. Ha, ces familles modernes…

 

14 mars 2012

9 mois

Par Maritxu

Il y a 18 mois, une petite graine prenait racine dans mon ventre.

9 mois après, le bourgeon germait.

9 mois encore, et la fleur s'épanouit.

Voilà Pucine. Ton temps sur Terre s'est officiellement équilibré avec ton temps à l'intérieur de moi.

Pour fêter ça, la crise des neuf mois vient te rappeler que tu as encore besoin de moi. Dès que j'apparais dans ton champ vision, personne d'autre ne compte, pas même ton père. Mes bras sont ton île de sureté. Et pourtant...

Pourtant je sais que tu n'y restera pas longtemps, dans cette île. Ta curiosité te pousse à tout voir, tout toucher, tout mettre en bouche. Tu es dans cette dualité impossible : tout faire, mais dans les bras de maman. Le choix est tout vu, il faut juste un peu de temps pour que tu te détaches complètement.

Alors je profite pleinement de ces derniers instants où le cordon ombilical est encore palpable...

Je ne laisserai ma place à aucune autre.


16 mai 2011

Pas d'idée pour le titre...

 Par Amaia

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit ici… J’avais commencé ce blog quand je suis partie en Irlande, pour faciliter le partage de mes impressions avec mes amis et ma famille. Et j'ai découvert Facebook, et j’ai perdu l’intérêt premier de la chose. Puis Maritxu est arrivée, et elle a pris le relais avec ses histoires de grossesse et de demi-Belge…!

J’ai l’impression d’avoir moins de choses à raconter à présent. Peut-être, en faisant un effort, je reviendrai ici. En attendant, mon esprit tourne autour d’une seule pensée, Papa, évidemment. Ca faisait quatre mois jeudi dernier, et la page de mon calendrier perpétuel Trivial Pursuit était une catégorie « sport », centrée sur l’athlétisme, et je suis certaine qu’il aurait su toutes les réponses. Comme dit Maritxu, on a perdu notre joker sportif pour « Qui veut gagner des millions ».

J’ai récemment découvert « The Late Late Show », par Craig Ferguson, Ecossais exilé de son plein gré aux Etats-Unis. Craig est très drôle et fait n’importe quoi dans son émission, mais ça n’est pas pour ça que je vous en parle.

En naviguant sur Youtube et au milieu des extraits de l’émission que je regardais, je suis tombée sur une vidéo vieille de deux ans, où Craig rend hommage à son père, décédé la veille. Cela pourrait paraître déplacé en France, ou dans une autre émission, je ne sais pas ; tous les soirs, Craig fait un monologue avec ce qui lui occupe l’esprit, et plutôt que faire semblant que tout va bien, il admet qu’il préfère extérioriser, même si c’est à la télévision. Il explique donc qu’il rentre d’une semaine à Glasgow, qu’il lui a fait ses adieux et que dans la tradition celtique des veillées, il voudrait rendre hommage à son père en racontant les souvenirs qu’il a de lui. C’était très émouvant, très touchant.

Et donc, depuis, j’ai un document word sur mon bureau, rempli de souvenirs en vrac. Un texte dont je ne sais pas trop quoi faire, maintenant. Pourrais-je le poster ici ? C’est long, quand même. Pas si long, non, mais jamais vraiment fini, heureusement.

14 décembre 2011

Doudou(s)

Certains parents stockent les doudous identiques en cas de perte du doudou-en-titre.
Pas moi.

Déjà, c’est un peu de la faute du Demi-belge lui-même : il n’a jamais eu de doudou attitré. Avant un an, peu lui importait ce qu’il avait dans son lit. Ensuite, les doudous changeaient tous les mois. Pris d’une affection soudaine pour Monsieur le Mouton, il l’a ensuite échangé contre l’éfélant ET Didou. Sur une aire d’autoroute, Monsieur Lion lui a fait un effet bœuf, il ne l’a plus quitté pendant quelques temps (je n’ai JAMAIS aussi bien investi 2,99€). A Noël, Hobbes a eu un succès immédiat, et a donc d’office remplacé les intérimaires. Intérimaires qui refaisaient surface occasionnellement. Il n’est toujours pas rare de voir mon loupiot avec pas moins de 5 peluches dans les bras, toutes étant essentielles à son endormissement.
Depuis la naissance de Boulette, c’est Plouplette, son unique poupée (rose) qui tient la dragée haute. Cela fait donc 6 mois, et seul Hobbes avait duré aussi longtemps.
Ceci étant, à cause de cette multitude de doudous (grâce à, plutôt), les oublis sont mieux tolérés. Il nous arrive d’oublier des doudous en déplacement, et le Demi-belge se fait une raison, ou remplace le manquant par un autre. Pour Plouplette, une fois, on a eu un moment de flou, mais les Playmobils sont venus me sauver.
A la grande époque de Hobbes, qui avait pourtant été si difficile à trouver, on était tombés nez à nez dans un magasin avec 5 peluches identiques. J’avais alors demandé à mon Demi-belge s’il n’en voulait pas un deuxième. Sa réponse avait été magnifique (3 ans, je précise) :
- Mais non maman, j’en ai déjà un !
- Oui, mais si tu le perds ?
- Mais je veux pas le perdre !
- Mais si tu le perds quand même ?
- Ben s’il est perdu, alors, tant pis !
La maturité de mon fils m’étonnera toujours.

Boulette semble suivre le même schéma : un doudou à la crèche (il y reste, aucun risque de perte), et des multitudes de doudous dans son lit (majoritairement hérités de son frère, qui avait été inondé). Elle s’en tape, tant que c’est doux, et sur sa tête.

C’est moi qui ai des enfants faciles ou ils sont juste exceptionnels ?


31 janvier 2011

La gestion de l'après

Après un passage aux toilettes particulièrement... odorant et liquide, je balance à mon demi-belge, 3 ans : - Ben ça y est, c'est officiel, tu es malade ! - Ha... Ca veut dire que moi je vais mourir ? J'ai éclaté de rire avant de me rendre compte des implications de cette remarque. Il va falloir du temps. Expliquer que la maladie de GrandPa était spéciale. Qu'en général les maladies ne sont pas graves. Je ne regrette pas de lui avoir dit la vérité. Je n'aime pas mentir à mon fils, et je pense qu'il est assez grand pour comprendre, sinon compatir. Il voit bien que je suis triste, et il faut bien que je lui explique pourquoi, et surtout que ce n'est pas de sa faute. Je dois juste m'attendre à d'autres questions comme "il est où ?", à des moments où je ne m'y attend pas, et qui feront mal, forcément.
9 février 2012

C’est presque trop facile

Par Maritxu (faut préciser, maintenant qu'Amaia est revenue on-line !)

Comme je l’ai évoqué récemment, j’en ai marre de payer un loyer, marre de penser à chaque clou planté dans un mur qu’il faudra reboucher le trou à l’état des lieux de sortie, bref, marre de ne pas être chez moi.

Alors on visite. Pour être franche, c’était sans réelle optique d’achat, mais c’était le début d’année, mettons que ça faisait partie de mes bonnes résolutions pour ne pas déprimer. A chaque visite, le Belge et moi ne sommes jamais d’accord… Soit c’est l’ampleur des travaux, soit la taille de la maison, soit l’orientation, soit le jardin super en pente, bref, on ne trouve pas.

On nous avait bien parlé d’une maison à moins de 100m de chez nous, mais on nous avait dit aussi qu’elle n’avait pas de jardin, alors on n’était même pas allé voir. Et puis, par hasard, je suis retombée sur elle sur internet. Il était noté 136 m² de jardin. 136m², ce n’est pas beaucoup, ok, mais ce n’est pas rien. Et puis les photos ont vraiment l’air super, et en plus, elle n’est pas chère : où est l’arnaque ?

J’en parle à mon Belge, on décide de prendre rendez-vous.

La standardiste est charmante, on discute, j’apprends qu’il y a déjà une offre moins-disante. Le rendez-vous est fixé pour le jeudi midi, même si ça me pose un petit problème d’agenda. Elle me dit que j’ai raison de le fixer rapidement, parce qu’elle a des demandes, et qu’elle a peur qu’elle nous passe sous le nez. « C’est marrant, je me dis en raccrochant, c’est comme si elle était sure qu’elle sera à nous ».

On visite.

C’est grand, ça a du cachet, il y a des possibilités énormes.
Le toit est à refaire, les fenêtres du second aussi. La salle de bain est minuscule et vraiment naze. C’est peut-être à cause de tout ça qu’elle n’est pas très chère.
La vue est superbe du premier.
On pourrait démolir les annexes pour se créer un jardinet.

C’est la première fois que je vois ce qu’un bâtiment pourrait devenir. Je m’y vois. Vraiment. En posant les questions à la vendeuse, j’en parle comme si c’était déjà à nous.

Et si mon Belge n’était pas d’accord ?

En sortant, j’arrête de respirer pendant 5 secondes : « et alors, t’en penses quoi ? »
« Si c’est bon pour toi, c’est ok pour moi »

Yeepee ! Il dit oui pour des raisons totalement différentes des miennes, mais l’essentiel est qu’on soit d’accord !

Pour lui, le remplacement de la toiture, c’est « les doigts dans le nez », et il a des idées plein la tête… Ouiiiiiii

On envoie une promesse de vente le lendemain matin. Comme on la veut vraiment, on a offert le prix demandé : on sait que sinon les autres acheteurs pourraient surenchérir. Mais on signe avec une clause suspensive, nous n’avons toujours pas demandé aux banques…

Toute la journée, mon Belge fait le tour des banques, et les avis sont plutôt favorables.

Le samedi, la nana de l’agence nous rappelle : il y a une offre au même prix, mais sans clause suspensive. Pour garder notre priorité, elle nous demande de la lever. Je dis non. Sans un accord écrit des banques, il ne faut pas vendre la peau de l’ours, hein. Mon Belge essaie de me faire changer d’avis, mais je tiens bon, je n’ai pas envie de me coller moi-même dans une situation impossible. Si on doit l’avoir, on l’aura. Et sinon, tant pis, on aura au moins fait le travail pour la prochaine occasion.

Le lundi, une banque nous dit oui par écrit. Quand j’en informe – dans la minute ! – l’agence immobilière, elle me répond que de toutes façons ce n’était pas nécessaire, les propriétaires nous ont préféré à l’autre offre. C’était un groupe immobilier qui voulait faire des logements, ils préfèrent une famille. Je pense que le fait qu’on habite déjà le village a joué aussi.

Et voilà…

On a signé aujourd’hui le compromis de vente. Nous sommes plus légers de quelques milliers d’euros, et nous sommes ravis !

 

7 juin 2011

Je craque

Je n'ai pas encore arrêté de travailler, puisqu'en Belgique on peut aller jusqu'à une semaine avant terme et donc cumuler du congé maternité pour après. C'est tellement dans les moeurs que tout le monde le fait, à la différence de la France ou j'ai l'impression que tout le monde a droit à des congés pathologiques (moi la première). Je me ménage donc mon petit congé jusqu'en octobre, mais ça commence à devenir très dur. C'est que j'accouche dans 20 jours moi. Le soir, c'est dur. Après la fatigue de la journée, aller chercher mon Demi-belge à l'école, me farcir son irritabilité - et la mienne - et ses demandes incessantes (Maman viens voir, maman donne-moi ça, maman s'il te plaiiiiit...) subir des contractions qui se suivent en permanence, même si elles ne me font pas mal à proprement parler, je sais qu'elles ne sont pas agréables pour le bébé... Ben j'ai besoin d'aide. Hier soir, après avoir donné le bain, j'appelle mon Belge pour savoir quand il va rentrer pour préparer le diner. Il ne rentre pas. Il est au milieu d'une réunion capitale, il est désolé, mais il ne peut vraiment pas m'aider ce soir, il va rentrer tard. Les hormones ou la fatigue, je ne sais pas, mais je pleure doucement sur mon sort de femme très très enceinte abandonnée... "Maman, moi je veux papa" "Moi aussi mon coeur, mais papa travaille tard ce soir, tu ne le verras pas" "Hooo, mais je veux papa quand même !" "Je sais bien, tu sais, je suis sure qu'il aimerait être là, mais il a beaucoup de travail, il doit rester à l'entrepôt" "Bon. Alors c'est moi qui doit te faire un câlin ?" (Ouiiiiiiiiiiiiiii) J'ai un fils formidable. Mon Belge est rentré à 22h, en se confondant en excuses. J'ai aussi un mari formidable.
7 mai 2011

Facebook

Ca fait des années que je suis sur ce réseau social, et je pense en faire une utilisation très raisonnée. Mes données personnelles sont archi-filtrées, mes photos visibles uniquement par mes amis, et je les connais réellement TOUS dans la vraie vie (à l'exception d'une, mais comme elle me l'a déjà dit : "je suis sure que si on se connaissait pour de vrai, on serait copines". C'est vrai).
Je choisis mes statuts, je ne mets pas n'importe quoi, je suis bien consciente qu'il s'agit du reflet que je donne à voir à des tas de gens d'horizons différents.

Hier, mon Belge rentre du boulot avec une mine de 3 pieds de long, et me regarde méchamment.
Que se passe-t-il ?
"Il parait que tu mets en statut facebook qu'on s'est engueulés. Sympa. Si tu as quelque chose à me dire, je préfère que tu me le dises en face."

Oups. Même s'il est lui aussi sur FB, mon Belge n'y va jamais. En fait, c'est moi qui gère son compte. Et voilà qu'on lui répète (mal), un de mes statuts, en omettant la moitié des infos. Alors forcément, je comprends qu'il le prenne mal.

Je ne m'énerve pas, je lui explique le pourquoi, lui dit qu'il n'a pas à juger sur des on-dits, mais qu'il faut qu'il aille voir par lui-même et qu'il se rendra bien compte de l'inutilité de sa colère. C'est le danger des infos de seconde main.

Honnêtement, je m'attendais à y passer la soirée, parce que je dispose d'un modèle de Belge particulièrement buté. Ben non. Il n'a même pas vérifié. Il a décidé de me faire confiance. Je suis fière. De lui, de sa confiance, de moi, qui ai réussi à trouver les mots.

Au final, à peine un dégât collatéral. Juste un "ami" qui n'en est plus un, au moins sur FB. Ca lui apprendra à répéter des statuts à tort et à travers, et à vexer mon amoureux. Facebook, je m'amuse avec. Si ça doit me nuire, je sévis.

19 janvier 2011

Papa

Le plus fort, c'est mon père.

J'ai coutume de dire que j'ai eu un père « à l'ancienne ». C'est à dire qu'il était la figure paternelle un peu lointaine, qui ne s'occupait jamais de nous faire à manger, ne vérifiait jamais nos devoirs, qui rentrait tard du travail, et SURTOUT qu'il fallait laisser dormir le matin.

Quand j'étais petite, je lui avais fait un dessin. Je le représentais tel qu’il était dans ma tête de petite fille : assis dans un canapé, avec ses lunettes et ses moustaches, devant la télé allumée.

Sa façon de s’occuper de nous, c’était de nous faire hurler de rire à chaque repas, en racontant des bêtises sans s'arrêter, en faisant voler des petits pois à travers la cuisine et en mettant sa serviette sur la tête et ses lunettes par dessus.

Le plus fort c'est mon père, c'était le seul gars au monde à être capable de raconter une blague, puis d'éclater de rire ensuite en disant « tiens, je la connaissais pas ! ». Seul lui était capable de se demander pendant 5 minutes pourquoi le phylloxera avait bien pu décimer les ignobles français...

Le plus fort c'est mon père, parce quand j'étais en classe de première, il a retrouvé sans aide la formule du déterminant pour calculer les solutions d'un polynôme du second degré. Et en regardant mon cours, il a commenté « ha ben tu commences à faire des trucs intéressants ».

Le plus fort c'est mon père, parce que pour mes 16 ans, il m'a versé d'office un verre de vin à table en me disant « t'as l'âge maintenant, faut connaître les bonnes choses ».

Le plus fort c'est mon père, même s'il était incapable de cuisiner un truc. Quand Amaia est née, il a bien fallu qu'il s'occupe de Blombo et moi : il a raté knackis. Il a traversé la vie avec une décontraction formidable et était de ceux qui ne connaissent pas le prix d’une baguette. Heureusement qu'il t'avait Maman, je ne sais pas ce qu'il aurait fait sans toi.

Le plus fort c'est mon père, parce que grâce à lui, je connais les règles de tous les sports. Même le curling. Même la natation synchronisée. Oui, même l'homme le plus fort du monde. Sauf celles du base ball. Ça l'a toujours tracassé, ça, de ne pas comprendre le base ball.

Le plus fort c'est mon père parce qu'il était fier de nous, ses enfants. Cet été, au détour d'une conversation, il m'a confié qu'il nous avait bien réussis. Que ça avait valu le coup de nous pousser à donner le meilleur de nous.

Voilà l'image que je veux garder de toi papa. L'image d'un gars qui riait beaucoup, qui aimait les bons vins rouges et qui nous aimait nous.

Le plus fort, c'était toi.

2 mai 2011

Sortie d'école

Comme chaque soir, à 16h30 (je n'échange mon job contre AUCUN autre), je vais chercher mon demi-belge à l'école. Il est pendu à la grille en train de papoter avec un copain. Il m'aperçoit, me montre du doigt à son copain et lui dit :
"regarde, c'est elle ma maman-ballon"

J'ai tant pris que ça ? Damn, et il reste encore 2 mois...

7 mars 2018

Le meilleur moment

C'est quand je les récupère à l'école le lundi soir après une semaine d'absence.

Quand nos yeux se croisent et qu'ils foncent récupérer leurs cartables sans prolonger le moment avec leurs copains.
Quand le câlin du demi-belge est un peu plus appuyé que les autres jours.
Quand Pucine met sa main dans la mienne et ne la lâche plus.
Quand ils racontent toutes les choses qu'ils ont faites sans moi.
Quand je leur raconte toutes les choses que j'ai faites sans eux.
Quand on râle en riant parce qu'on aurait bien aimé les faire ensemble.
Quand on s'arrête à la boulangerie pour acheter un goûter plus sympa que d'habitude.
...

Et puis quand Puce demande :
"Quand on sera chez toi, je pourrais aller aux toilettes ?"
Quand mon coeur vole en éclats :
"Mais bien sûr ma chérie, c'est chez toi aussi tu te rappelles ?"

Quand tu sais que tout ceci est normal, mais quand c'est un peu dur quand même...

Quand on réalise qu'on est heureux malgré tout <3

 

 

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