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Nobody expects the Spanish inquisition
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Nobody expects the Spanish inquisition
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26 janvier 2012

La jalousie : un mythe ?

Par Maritxu

Depuis que la Pucine est née, j’ai l’impression que la question qui revient le plus souvent c’est : « le grand frère est-il jaloux ? » Dès que je réponds que non, ce n’est pas le cas du tout, l’immense majorité des gens me répondent « ha ben chez moi non plus, on n’a pas eu de problème ».
Question : la jalousie entre frères et sœurs est-elle un mythe ? Vraiment rares sont les gens que je connais qui ont eu le problème.

Je lisais récemment sur l’excellent blog de Mme Sololine sa méthode pour que tout se passE bien à l'arrivée d'un enfant. Je n’ai pas DU TOUT fait la même chose. Parfois même franchement le contraire. Et tout se passe pourtant très bien des deux côtés. J’en déduis donc qu’il n’y a pas de méthode miracle, et qu’il faut, encore une fois, faire à sa sauce sans écouter les autres. 

Nous on l’a dit au Demi-Belge dès que ça a commencé à se voir. Faut qu’on était contents comme tout, puisqu’on avait raté la précédente. C’est aussi pour ça qu’on a attendus d’être bien surs pour l’annoncer.

Par contre, on l’a entouré de beaucoup de précautions : c’est dans très longtemps, t’inquiète pas, on a le temps, tu seras presque en vacances, etc.

Quand j’ai commencé à devenir baleine, il m’a appelé sa maman-ballon, c’était adorable. Là on a commencé à nuancer l’arrivée du bébé : tu ne pourras pas jouer tout de suite avec, ça ne sait rien faire un bébé, ça pleure beaucoup, elle dormira avec nous pour ne pas te réveiller la nuit, etc, encore une fois. En gros, on a bien insisté sur les points négatifs pour ne pas qu’il soit surpris à l’arrivée. Ensuite seulement on lui parlait du positif : elle fera des sourires, elle sera en admiration devant toi, son grand frère, tu pourras la faire rire, lui donner le biberon… on a fait gaffe à ne pas en parler trop non plus, pour ne pas l’étouffer avec. Il fallait que nous continuions à vivre pour lui aussi, et pas juste pour le bébé à venir.

Puis, à la naissance, on l’a réveillé la nuit pour lui annoncer notre départ à l’hôpital. Etant donné que j’ai accouché à 5h23, mon Belge est retourné à la maison pour aller le chercher avant son départ à l’école, et c’est tout excité qu’il est venu découvrir sa petite sœur. Je l’ai d’entrée pris dans mes bras, dans mon lit, avec la Pucine. Il était vraiment associé à la naissance, impliqué. Il répétait « c’est MA p’tite sœur, je suis un grand frère ». Il est revenu tous les jours, mais jamais très longtemps, pour ne pas qu’il s’ennuie. Ma mère a été une baby-sitter formidable tout au long de mon congé maternité.

Nous n’avons pas transformé l’arrivée de la Pucine à la maison en grand’messe. Mon Belge est venu me chercher tout seul, et je suis ensuite allée chercher le demi-belge à l’école avec la Puce, pour la présenter à toute sa classe. Il était fier comme un pou.

Au jour le jour, ensuite, tout s’est fait naturellement. Nous avons fait attention à lui porter autant d’attention qu’avant. Nous nous réservons des moments entre nous. Je le laisse faire beaucoup de choses avec sa sœur, il faut bien qu’elle aussi apprenne à vivre avec un grand frère.

Bref, beaucoup d’intuition, la vérité sans fioritures, et ne pas en faire une affaire d’état, je pense bien qu’on peut tout résumer dans ces trois points.

En plus, comme la Pucine est une enfant particulièrement facile et qui pleure très peu, l’intégration a été d’une facilité presque confondante. En gros, ils s’adorent. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, alors je profite.

 

La semaine dernière, j’ai quand même posé la question à mon Demi-Belge : « Tu trouves qu’on aime plus la Pucine que toi ? » Il m’a regardé d’un air effaré « ben non ! » « et tu trouves qu’on t’aime plus que la Pucine ? » « Ben non, c’est pas possible ça, c’est pareil nous deux ! » Le tout sans une hésitation.

J’ai comme l’impression d’avoir gagné le prix de la meilleure mère.

Sauf que la mienne est mieux, je sais.

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5 décembre 2011

Quand je serai grand

- Tu sais maman, la maitresse elle a dit qu'on pouvait faire toooout ce qu'on voulait. - Comment ça, tout ce que tu veux ? - Tu sais, quand on sera grand, hé ben on peut faire .... heuuu... conducteur de camion de pompier... ouuuuu... construire des maisons... - Et toi alors, tu sais ce que tu voudras faire quand tu seras grand ? - Oui. Moi, quand je serai grand, je serai un amoureux.
18 juin 2010

Nom de jeune fille

Par Maritxu

Voilà, je ne sais pas si je l’ai déjà dit ici, mais je suis mariée avec mon Belge. Nous nous sommes mariés civilement en France et nous y habitions de toute façon. J’étais au courant que je pouvais garder mon nom de jeune fille selon une loi récente, ou accoler nos deux noms, ou que sais-je encore. Comme je suis une flemmarde, je n’ai fait aucune démarche, genre « on verra bien ce que ça donnera ». En plus, comme mon nom de famille est assez compliqué, et celui de mon belge plus simple, garder mon nom n’était pas un impératif pour moi.
A ma grande surprise, j’ai été quasiment OBLIGEE de prendre le nom de mon nouveau mari-belge. Mon boulot, sans me poser de questions, m’a fait mes fiches de paie avec le nom de mon mari. Ma banque aussi. Les impôts ont décrété tous seuls qu’il était le chef de famille. Quand nous avons eu le demi-belge, c’est à son nom que sont arrivées les allocations familiales...
Comme vous commencez à me connaître, vous pourrez comprendre que ça m’a légèrement énervé. Mais c’est qui la française ici ?? C’est quoi ce patriarcat ? Pourquoi le chef de famille est-il obligatoirement l’homme ?
A chaque fois, j’ai dû appeler, me déplacer, pour demander que les papiers soient établis à mon nom (enfin, au moins le prénom, parce que mon nom de jeune fille, ils ne voulaient catégoriquement pas l’employer).
Bref, j’ai un peu eu l’impression d’être spoliée. Ben oui, pardon, quand on s’appelle untel pendant presque 30 ans, ça fait bizarre de changer. Même si c’est par amour.

En Belgique, c’est différent.
J’ai appris la chose bêtement, en m’inscrivant à la bibliothèque. La dame s’est étonnée que je porte le même nom de famille que mon fils.
-   Quoi, il n’a pas pris le nom de son père ?
-   Si, mais comme on est mariés, moi aussi j’ai pris son nom.
-   Mais pourquoi vous avez fait ça ? Et si vous divorcez ?
Entre nous, de quoi je me mêle, hein, mais somme toute, elle avait raison. Et j’ai donc appris qu’en Belgique, ton nom, c’est pour la vie, ce qui est bien plus simple, bien plus normal, et bien moins embêtant.
Il est donc tout à fait normal que des mamans ne s’appellent pas pareil que leurs enfants.
J’ai donc retrouvé avec bonheur mon nom compliqué, avec encore plus d’assurance qu’auparavant.

Maintenant, avec le systême belge, lorsque les impôts arrivent à la maison, ils sont adressés à mon mari (c'est lui le belge), ce qui est normal, certes, mais à mon mari EPOUX MARITXU. J'adore.

23 novembre 2007

Oups...

Par Amaia

Je m'aperçois avec horreur que je néglige ce blog à un point pas possible! Et moi qui croyait naïvement que partir en Irlande serait une bonne occasion de booster l'audience! :s

Pour tout vous avouer, mes élèves ne me prennent pas tant de temps que ça. Bien au contraire, je ne leur consacre que le minimum!

Mais le week end dernier j'étais à Cork, ce week end je pars à Londres, et le week end prochain je déménage (et oui, un bouletman premier cru dans ma maison pourtant si parfaite!)... Ma vie est donc un peu occupée...

Mais promis, je viendrai vous raconter les merveilles entraperçues quand mes parents sont arrivés (Galway, Cork, Cobh, Kilkenny), la visite un chouia plus approfondie de Cork avec les assistantes, et ma fabuleuse soirée à Londres (ce soir, en fait..)!

Patience!

Ne désertez pas... :s

20 décembre 2007

L'irlande, le pays où...

  • on croit que c'est une île, mais on mange plus de viande que de poisson.

  • La « mode » a donné lieu à un nouveau vêtement: la skelt (ou la birt, mais ça fait moins classe), la ceinture qu'on utilise comme une jupe (mix de belt & skirt pour les tâches en anglais).

  • Les camions passent en plein centre-ville.

  • Les adultes n'utilisent pas de coton-tiges et ne mangent pas de compotes: ces articles ne se trouvent qu'au rayon bébé.

  • Les gens se trouvent trop gros mais mangent du « brown bread » (pain délicieux, mais costaud) avec du beurre et une banane en tranches.

  • Les gens trouvent que Tullamore-Limerick, c'est super loin, alors que ça fait maximum trois heures en voiture. Et dire que j'ai des amies qui étudient à Toulouse.

  • Les vieux vieillissent trois fois mieux que dans le reste du monde.

  • Tout le monde chante, même ceux qui savent pas.

  • Jim est le meilleur chauffeur de taxi du monde. Oui, c'est vrai.

  • J'ai jamais autant pris le taxi.

  • Je n'ai jamais autant regretté de ne pas savoir chanter.

  • Les élèves qui manquent les cours ne les rattrapent jamais.

  • avoir une classe entière relève du miracle tellement il y a toujours des élèves qui sont partis à un match on-ne-sait-où.

  • On peut conduire pendant deux ans sans permis, juste en ayant un petit L sur sa voiture.

  • Il n'y a pratiquement pas d'insectes.

  • Il y a définitivement beaucoup trop de crème dans les gateaux.

  • Faire du sport est vraiment plus important qu'apprendre à l'école.

  • Tout est deux fois plus cher qu'en France.

  • Les gens sont adorables.

  • En faisant de l'irish dancing, on se rend compte qu'il suffit juste de faire le plus de bruit possible.

  • En regardant encore un peu plus attentivement, on se rend compte qu'en fait, c'est plus compliqué que ça, l'irish dancing.

  • Je me suis rendue compte qu'enseigner, non.

  • Je me suis rendue compte que je veux passer du temps en Espagne. Aucun lien, fils unique.

  • La fourrure rose sur les sièges, apparemment, c'est « in ». Mais bon, ça ne concerne peut-être que Tullamore.

  • Les collants, à 5° dehors, c'est toujours « out » pour les filles. Quand leurs jambes seront bleues, elles réagiront peut-être.

  • Le maquillage se met à la truelle. D'ailleurs, le fond de teint se dit “foundation”. Ca veut tout dire!

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11 mars 2008

Merde!

Je suis rentrée en France le week end dernier.

Je me suis habituée à regarder d'abord à droite quand je traverse la route!

Et je me suis rendue compte que parler français à des inconnus, ça me fait bizarre. Mine de rien, à Tue-La-Mort, on est six à parler français. Quatre assistantes, une prof, et apparemment un serveur, à qui je n'ai jamais parlé, donc en fait j'en sais rien. Alors quand la dame m'a demandé de lui garder sa place à l'aéroport, ça m'a fait bizarre.

Et puis, je peux plus me moquer des gens ouvertement en français. C'est dommage, parce que c'est rigolo! Méchant, je le reconnais, mais rigolo.

En revanche, la radio ne m'avait pas manqué. Notre chauffeur pas-désagréable-mais-presque nous a * gentiment * mis NRJ dans le bus. Pas de radio, c'était aussi bien.

Mais zut, je regarde à droite pour traverser!

24 avril 2007

Attente...

Par Maritxu

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1/03/07 Jeudi

C’est demain ! C’est demain ! Elle se rapproche enfin, cette fichue date qui n’arrivait pas ! J’ai hâte et j’ai peur en même temps d’aller à cette première échographie "officielle". J’ai peur de cette saleté de clarté nucale qui ne doit pas être supérieure à 2,5 millimètres, j’ai peur de mon stress que j’aurai pu transmettre au bébé, j’ai peur de tellement de choses… Et en même temps je crève d’envie de savoir que tout va bien qu’il est parfait comme tout, que même in utéro il trouve que je suis une mère formidable. On peut toujours rêver !

Et quitte à rêver, j’aimerai bien avoir un truc qui n’affecte pas le bébé, mais qui m’oblige à arrêter de travailler un petit temps. Ce serait bien cool des petites vacances forcées. On peut toujours rêver hein !

On verra bien demain…

7 mai 2007

14 SA + 4jours

Par Maritxu

20/03/07 Mardi

J’ai gynéco aujourd’hui, et le rendez-vous est à 8h45, du coup je ne suis pas allée travailler avant... et j’ai pu flemmarder un peu plus longtemps au lit ! Oui, juste flemmarder, parce que les grasses matinées, avec les piqûres tous les matins à 7h30, c’est fini.

Mon Belge m’accompagne aujourd’hui, parce que je sais qu’il y aura une mini écho de contrôle, on ne refait pas deux fois les mêmes erreurs…

Donc on passe en revue les différents points, tout va bien. Chéri est resté sagement à côté, je l’appelle pour qu’il puisse voir. C’est formidable, on le voit super bien, il gigote il bouge, il va bien ! Je trouve cette séance d’échographie bien plus riche en émotion que celle ‘officielle’ des 12 SA, même si on sortira de là sans une seule photo papier. Je suis vraiment contente d’avoir pu le voir une dernière fois avant d’entamer le suivi à l’hôpital, dès demain… Parce qu’après en avoir parlé à ma gynéco, elle arrête de me suivre puisque l’hôpital s’en charge. Inutile de faire double emploi.

Ouiii, je sais, mais les échos, elles ne faisaient pas double emploi elles !

En sortant, je dis à mon chéri :

« j’aime bien quand tu es là, elle est beaucoup plus gentille que d'habitude. »

« Ha bon ? Elle a été gentille là ? »

Hihihi, c’est vrai qu’elle n’est pas très aimable cette gynéco, mais elle est très compétente et ça me suffit.

25 avril 2007

Première échographie des 12 SA

Par Maritxu

2/03/07 Vendredi

J’ai briefé Chéri sur l’adresse, l’heure… Tout est prêt archi prêt, j’ai préparé un dossier avec tous mes bidules médicaux au cas où. Je suis allée un peu travailler avant le rendez-vous qui est à 9h15. Juste quand je finis de me garer, mon Belge déboule dans la rue : quel timing !

On arrive, et on patiente… longtemps. ¾ d’heure de retard l’échographiste. Chapeau. Quand c’est enfin notre tour, on rentre dans la salle. C’est rigolo, il y a un grand écran en face de la table d’examen : on va voir bébé comme au cinéma !

L’examen commence : tout va bien, il est bien là, il a toujours tout ce qu’il faut là où il faut, le cœur bat. On le mesure, il est même un petit peu plus grand que prévu, alors la date d’accouchement est avancée au 19 septembre. Je murmure dans ma barbe « et la clarté nucale est à … » L’échographiste me fait répéter, il n’a pas entendu.

Il regarde : 3,2mm. C’est pas bon.

Il remesure : 2,8mm. Puis 2,8mm encore une fois : « c’est donc cette valeur qu’on va retenir ».

Mon monde s’effondre.  Je n’écoute plus que d’une oreille à partir de ce moment là. Pourtant, tout le reste est normal : il a bien un fémur, deux hémisphères au cerveau, des mouvements, des doigts, tout le tralala…

« Il faudra que vous fassiez la prise de sang pour la détection du risque HT21, de toutes façons elle était prévue, non ?»

« Oui oui… Enfin, non, on ne voulait pas la faire, mais là… »

En fait il a 1 chance sur 200 d’être trisomique 21.

0,5%.

C’est rien du tout. Et c’est énorme en même temps.

Quelle saloperie cette clarté nucale. Je m’en doutais. Je le sentais. Et merde.

Chéri me rassure comme il peut, mais il prend la chose avec beaucoup de flegme et j’ai l’impression qu’il ne se rend pas compte du cauchemar que je vis. On se sépare pour retourner travailler. Dans la voiture, avant de démarrer, j’appelle mon médecin. Occupé. Ma gynéco : absente jusqu’à lundi. Maman : elle est en rendez-vous avec une dame de la pmi. « ça va ? » « Non, pas des masses, je te rappelle tout à l’heure ». Alors j’appelle direct le laboratoire, pour prendre rendez-vous. J’aurai l’ordonnance bien assez tôt. Mais il y a un créneau pour faire cette prise de sang, et c’est le 26 mars, pas avant. Arg. La nana me calme, je suis en larmes. Elle me dit que c’est pas grave, que c’est pas si grand comme clarté nucale, qu’il faut surtout que je me calme. Je suis ridicule, je le sais, mais je n’arrive pas à m’en empêcher…

Finalement, je rejoins des collègues sur un chantier. Ils tentent de photographier des cavités souterraines et ça ne marche pas, donc c’est rigolo et ça me fait rire. Je commence à positiver, à relativiser la nouvelle. J’appelle maman, enfin disponible, on en parle pendant longtemps. Papa est derrière, il écoute, pose des questions. A leur époque, cette mesure ne se faisait pas.

Je me dis qu’il y a seulement 15 ans, à la sortie d’une telle échographie, on m’aurait dit : tout va bien madame, votre bébé est tout à fait normal ! Et que maintenant, par excès de précaution, on ne prend plus le moindre risque et qu’on fait baliser les parents pour rien du tout.

J’appelle mon Belge, pour savoir ce qu’on fait. On l’annonce quand même ou pas ?

Lui est partisan du oui, et il a raison : ça ne sert à rien d’attendre encore un mois alors que le risque de trisomie est moins fort que celui d’une fausse couche à ce stade ! Alors on décide de le dire.

Advienne que pourra !

2 mai 2007

Psychologie de la grossesse

Par Maritxu

7/03/07 Mercredi

La grossesse, c’est vraiment psychologique.

Depuis que je l’ai annoncé à tout le monde, j’ai le bidou qui grossit, j’ai la sensation que ça tire, alors qu’avant rien, j’avais toujours un ventre (à peu près) plat.

Il va urgemment falloir que je m’équipe en pantalons de grossesse, parce que le dernier qui m’allait encore commence à devenir trop petit…

12 mai 2007

Anesthésiste

Maritxu

5/04/07 Jeudi

Rendez-vous avec l’anesthésiste au 3ème mois de grossesse ?

Mais de quoi va-ton pouvoir discuter ? C'est pas un peu tôt pour un rendez-vous ? Boarf, moi, pour ma santé, je suis bête et disciplinée, alors on me dit de prendre un rendez-vous, je prends un rendez-vous. On verra bien ! Je pense qu'on parlera péridurale, après tout, je ne vois pas de quoi d'autres on pourrait parler !

Après l'avoir rencontrée, je lâche mon verdict : elle est géniale ! Je l’adore ! J’ai réussi à poser des questions pertinentes, elle m’a réexpliqué tout mon cas, on a bien discuté… En gros, je suis à risque, mais pas dans les risques les plus élevés. Une fille normale a 0,1% de chance de faire une thrombose en cours de grossesse. Moi j’augmente ce risque de 10, donc j’ai 1% de chance. C’est pas si énorme que ça, mais suffisamment pour que le corps médical prenne en compte ce risque et fasse de la prévention avec moi.

Bon, j’ai encore un peu pleurniché en parlant de ma clarté nucale, mais on n’en a pas fait tout un plat, et elle m’a cru (elle !) quand je lui ai dit que tout allait bien, que c’était juste le contrecoup d’une angoisse qui est finie.

En fait, si je l’aime autant cette anesthésiste, c’est qu’elle a flatté ma vanité en me répétant deux fois que j’étais intelligente et que donc elle allait me parler clairement. Comme je suis très vaniteuse, j’ai adoré, et du coup, j’ai tout super bien écouté !

Point noir : pour la péridurale, apparemment, ça va être foutu. J’aurais dû suivre ma première intuition, et ne pas écouter le médecin et la sage-femme qui m’ont donné de l’espoir vis-à-vis de ça ! Enfin, je ferai super bien les cours de préparation, avec un peu de yoga s’il le faut, pour gérer ma douleur au lieu de pouvoir la supprimer. Et puis après tout, ma mère et des générations de femmes avant elles ont fait sans la péridurale y’a aucune raison que je n’y arrive pas !

Autre énorme bonne nouvelle : les prises de sang deux fois par semaine, c’est fini ! Maintenant, une seule fois pas mois ça suffit !

Le bonheur, l’extase la plus totale…

Je suis sortie de cet entretien tellement sur un petit nuage que j’ai oublié de rendre ma feuille de circulation à l’accueil. Zutre. Je ne vais pas y retourner, ils doivent avoir l’habitude, ça doit leur arriver souvent ces trucs là !

9 mai 2007

Pardon...

Mon dernier article remonte à plus d'un mois... Heureusement que j'ai invité ma soeur sur ce blog!^^

Promis, je finis mes partiels, et je vous raconte mes déboires... En attendant, merci, popie!

N'empêche... J'ai super honte!

(je dois maintenant chercher un sujet de la mort qui tue pour me faire pardonner!)

21 mai 2007

Papa le sent bouger !

Maritxu

24/04/07 Mardi

Chéri l’a senti bouger !

Je suis presque plus contente que lui ! En fait il m’a dit que la veille au soir il avait déjà senti des trucs en posant la main sur mon bide pendant que je dormais. Mais là on était tous les deux dans le canapé du salon, relax, décontractés, toussa toussa… Et « toc ».

« Il ne vient pas de donner un coup juste au milieu de ma main, là ? »
« siiiiiiiiiiiiiii »

C’est pas mal quand même, pour le papa, de le sentir aussi tôt, j’en suis à peine à plus de 4 mois de grossesse…

22 janvier 2007

Quand tout va bien

Par Maritxu

Ben oui, il y a des jours comme ça où tout va bien.

Pourtant, je pourrais déprimer un petit peu : je viens de reprendre le boulot après une semaine de vacances, j'ai des papiers plein mon bureau, des problèmes plein mes tiroirs et des "tiens on t'a pas dit, ton chantier commence demain". Et en plus, j'ai mal au ventre.

Mais non, je gère.
Ma motivation a l'air d'être revenue (bon, doucement, hein, faut pas abuser), je traite les problèmes un par un, et avec un petit peu d'"adaptation" - qui parle de mensonge ? - tout s'arrange tout seul... La classe. Je devance les questions du chef, et quel plaisir de trouver sur son bureau sa fiche de paie avec un 13ème mois dedans ! C'est pas tous les jours que ton salaire commence par un 3... Ceux pour qui c'est tous les jours peuvent se taire, je savoure ma journée alors chut.

J'ai trouvé l'appartement de mes rêves qui n'est pas celui à 3 chambres... Il n'en a que 2, mais avec une salle de bain pour chaque !! Et il est très lumineux, bien placé, au gaz, et moins cher. Tout pour plaire !
Je suis rentrée dedans et depuis, je saute partout. Il est beau ! Je nous imagine dedans, j'en rêve, je m'invente une terrasse (qui n'existe pas, faut pas trop en demander, hein), je meuble ma cuisine, je m'achète un énorme canapé, un lave-vaisselle... Que c'est agréable d'avoir le cadre pour rêver confortablement ...
Si vous êtes sages, il y aura des photos dans 3 semaines.

Et je viens de découvrir que le chewing gum faisait (bizarrement) passer mes maux de ventre.
Que demande le peuple ?

5 mars 2021

Define relationship

On parle beaucoup de famille recomposée. Et si on abordait le sujet du couple recomposé ?

Le schéma dans lequel je suis actuellement est partagé par de plus en plus de personnes. J’ai déjà des enfants, je n’en veux plus. Lui aussi. Les enfants commencent à être grands, à prendre leur indépendance, et ces enfants sont en garde alternée avec une autre famille.

Un couple, en fait, c’est quoi ? Si on interroge le sens commun, celui qui sait toujours mieux que tout le monde, et surtout mieux que toi, un couple c’est deux personnes qui vivent ensemble avec leurs enfants.

Je veux dire, rien que le début on est mal barrés : nous n’avons pas d’enfants ensemble et aucun projet d’en avoir. Faire une grande maison du bonheur tous ensemble ? La belle idée de film. Mes enfants sont habitués à avoir chacun leur chambre, les siens aussi, et donc, je la trouve où la belle maison qui va avoir les 6 chambres nécessaires au bonheur de tout le monde ? Sans parler du fait que les enfants de l’autre partie ne reconnaitront peut-être pas l’autorité du parent rajouté. Les enfants n’ont pas choisi le nouveau conjoint, et quelque part, je n’ai pas envie de leur faire porter la charge d’une décision que j’ai prise sans eux. Enfin, la localisation de cette hypothétique maison. On habite à une heure de route. Il faut jouer avec les ex conjoints, et il y a une frontière linguistique à passer. Non, décidemment, je crois que la question de la maison est réglée avant même de réfléchir plus de 5 minutes. On n’habitera jamais ensemble.

Indépendamment des enfants, cela fait un certain nombre d’années que je suis célibataire, et lui aussi. L’indépendance, une fois qu’on y a gouté, c’est assez difficile de s’en passer. J’ai mes habitudes, mon cercles d’amis, mes cartes, mes moments de solitude, mon vélo. Il a ses habitudes, ses amis à lui, ses sorties au pub, son sport à la télé, ses moments de solitude aussi. Pourquoi faudrait-il que nous partagions TOUT ceci ? J’ai besoin de moments toute seule, à moi, rien qu’à moi. Et cela ne nous empêche en rien de faire des sorties ensemble, bien au contraire.

Je crois qu’il ne me trouve pas chiante pour l’unique raison que je n’ai aucun motif de l’être. Puisque nous n’habitons pas ensemble, je ne peux pas criser pour une vaisselle pas faite ou du linge non plié : il n’y a personne d’autre que moi à blâmer. Autant je me trouve extrêmement à l’aise chez lui, et lui chez moi, autant il n’est pas évident que si cela se transformait en « chez nous » nous arrivions à conserver cette attitude. Son bazar ne me dérange pas une seconde : ce n’est pas chez moi. Il m’irriterait peut-être si c’était chez moi aussi. Je ne veux pas de ça. Comme je ne veux pas l’irriter non plus avec mes idées farfelues. L'avantage de tout ceci est que nous nous sentons en vacances, libérés de toute responsablité, quand nous sommes chez l'autre.

En fait, ce que je ne veux pas, c’est un quotidien. Je suis d’accord pour une routine réconfortante, genre qu’il vienne tous les mercredis soirs, mais je ne veux pas de lui tous les jours. Nous sommes suffisamment grands pour crier à l’aide si on en a besoin, et pour laisser passer un jour si on a besoin d’espace. Je veux continuer à me faire belle pour lui. Je veux qu’on continue à se sauter dessus après une semaine d’éloignement. Je veux qu’il vienne chez moi en invité, avec des fleurs, même s’il a la clé.

C’est quoi un couple ? C’est ce que deux personnes décident d’en faire. Les objectifs sont propres à chacun, et je crois bien qu’avec mon irlandais, j’ai trouvé un équilibre parfait.

14 novembre 2017

Moi aussi, j'ai besoin d'en parler.

Je vois pas mal de personnes – presqu’uniquement des hommes d’ailleurs – se plaindre un peu de la surenchère médiatique et des accusations de harcèlement qui pleuvent ces derniers temps, suite à l’affaire Weinstein.

Permettez-moi de ne pas être d’accord. Ce qui sort maintenant est tout simplement tout ce qui a été retenu depuis trop longtemps. C’est sûr que ça fait beaucoup en une fois, mais on rattrape des années de silence… Le sac est chargé, très chargé, il fallait bien qu’il se vide un jour.

Il ne faut pas oublier que cette culture du viol, les femmes aussi ont grandi avec.

Moi aussi j’ai grandi en souhaitant secrètement qu’un grand beau gosse me plaque contre un mur en me disant qu’il était un gentil vaurien.

Moi aussi je pensais que le viol conjugal n’existait pas. Dans un couple, tout était permis.

Moi aussi, j’ai laissé faire les sifflets, les remarques sur mes tenues, les apostrophes non sollicitées, en me disant qu’après tout, c’étaient de simples compliments, et que je n’allais pas me formaliser pour si peu.

Sauf que tout ceci encourage les hommes à penser qu’ils sont tous puissants, et que tout est permis. Beaucoup pensent encore que le « non » d’une femme n’est pas recevable, et que secrètement, elles pensent « oui ». Le pire, c’est que ce mythe est souvent entretenu par les femmes elles-mêmes.

Cette période de déballage, qui entraîne une perte de repères, est à mon sens totalement nécessaire pour que les gens, hommes comme femmes, se rendent compte de l’ampleur de la situation. Il faut absolument qu’on prenne conscience de nos comportements, qu’on se rende compte de leur portée, qu’on corrige le tir.

Nous vivons en ce moment une date clé, importante, qui va ENFIN normaliser les rapports hommes-femmes.

Que des jeunes types en voiture sifflent des scoutes de 12 ans sur un trottoir, ce n’est PAS NORMAL. Ce n’est PAS RESPECTEUX. Ce n’est pas de la drague, c’est du harcèlement.
C’est arrivé sous mes yeux hier.

Vivement que les enfants que nous élevons aujourd’hui grandissent…

3 mars 2016

Des petites satisfactions

Le Belge me réclame des sommes folles que je n'ai pas, la maison est bien en deçà de la valeur qu'il pensait lui faire atteindre, ce qui fait que même si on arrive à la revendre, ça ne couvrira pas les frais - et de très loin -, il n'est absolument pas d'accord avec ce que la loi lui accorde... Bref, cette première entrevue chez le notaire est loin d'avoir été une réussite, c'est le moins que l'on puisse dire.
Il m'a aussi attaqué sur l'argent des impôts qu'on a reçu sur le compte commun et auquel il n'a pas touché, justifiant ainsi de ne pas payer la pension alimentaire.

Hier soir, grand rangement dans mes papiers administratifs, je suis retombée sur ce fameux avis de remboursement des impôts.

C'est lui qui me doit des sous.

 

6 novembre 2014

La préparation

C'est bientôt Noël. Enfin, bientôt Saint Nicolas. Bref, c'est bientôt le temps des cadeaux, et les enfants le sentent.

Les deux premiers catalogues de jouets sont arrivés dans la boîte aux lettres hier. Avec un sachet de bonbons (je ne vous ai pas déjà dit que la Belgique est un pays formidable ?).

Demi-Belge et Pucine veulent commander tout le catalogue, mais j'ai mis le holà, j'ai bien expliqué que c'était pour donner des IDEES aux gens qui vont leur faire des cadeaux, et qu'ils n'auraient pas tout ce qu'ils choisissent, loin s'en faut, peut-être rien même, mais qu'on essaierait de taper dans ce qui leur plait.

Demi-belge s'est vite rendu compte que le découpage-collage était une mauvaise idée, parce que du coup on ne pouvait plus utiliser le verso de la page halala ma bonne dame, c'est pas comme si je l'avais pas prévenu. Du coup, il recopie les titres dans un joli carnet, et j'ai un exercice d'écriture à moindre coût, je suis machiavélique. De lecture aussi, parce que rien n'est plus formidable que de relire tout ce qu'on espère avoir.

Bon, en matière de souhaits, donc, si vous voulez faire plaisir à mon fils, offrez-lui un attirail d'espion (les talkies walkies ont remporté un franc succès), un double sabre-laser, n'importe quoi en rapport avec les pokémons (mais là c'est maman qui dit stop, parce que bon, les pokémons, hein), j'ai une liste de jeux de société impressionnante (en fait, il a tout recopié, sauf ceux qu'on avait déjà), et surtout, surtout, une méga-piste de billes.

Pucine, quant à elle, est encore au stade du découpage, mais pas du collage, parce que les tubes de colle doivent être déjà dans un carton de déménagement, je n'arrive pas à remettre la main dessus. Je fonce en voler un au bureau dès que je peux. Donc, elle découpe. Avec application. Depuis hier, elle a découpé un sac à main rose immonde, et deux paquets de biscuits.
Quand je lui ai dit que c'était à manger ça, et qu'il faudrait plutôt choisir des cadeaux, elle m'a lancé un regard appuyé en m'affirmant qu'elle voulait AUSSI ça.

J'ai précisé que les biscuits étaient au chocolat ?

14 juin 2013

Saint Nicolas

Par Maritxu

 

- Dis Maman, Saint Nicolas, il est vrai ?
- Haaa, voiilà la question que je redoutais que tu poses un jour.
- Pourquoi tu redoutais ?
- Parce que je ne suis pas sure que tu aies envie d'entendre la vérité.
- Si ! Moi je veux que tu me dises la vérité ! Toujours !

*Je m'approche et je m'agenouille devant lui. Tout le reste de la conversation se fait à voix très basse*

- Saint Nicolas, c'est comme le père Noël, il n'existe pas.
- ...
- Je savais bien que ça ne te ferai pas plaisir.
- Mais... C'est pas possible ! Comment les cadeaux arrivent alors ?
- Réfléchis un peu.
- ...
*je me désigne avec le doigt*
- C'est... toi ?
- Ben oui.
- Ah.
- Mais tu sais, ce serait chouette qu'on y croie encore un peu, parce que Pucine n'a même pas encore compris qui c'était. Alors on va dire que c'est un secret.
*Il retrouve le sourire et s'anime au fur et à mesure que je parle*
On va dire qu'il existe, sauf que tu sais que c'est pas vrai. Et on va y croire encore un peu, parce que c'est une belle histoire.
- OUI !
- Alors on est d'accord.

Plus tard :
- Tu sais maman, moi je sais qu'il existe Saint Nicolas, parce que je l'ai vu, il est venu chez Papy et Mamie, et il est même venu à l'école, alors ça prouve bien qu'il existe, hein ?
- Bien sûr mon coeur.

5 juin 2013

La Baraka

Par Maritxu

Papa avait un don bien utile dans la vie : il trouvait des places de parking. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais je vous assure que dans Paris, c’est formidable. Où qu’il aille, à quelque heure que ce soit, il se garait devant sa destination.
Bon, j’enjolive probablement, mais cette réputation était méritée parce que souvent vérifiée.

On peut croire en ce qu’on veut ou en rien, mais depuis qu’il est mort, on a tous l’impression que cette baraka nous a été transmise. C’est peut-être subjectif. Peut-être pas. C’est peut-être notre façon de le faire vivre en nous encore. Une occasion supplémentaire de penser à lui au quotidien. On n’en sait rien, mais on profite.

Parce qu’avoir des places à la demande, c’est un peu le pied.
Maintenant, je passe systématiquement devant ma destination, même si je trouve des places avant, juste au cas où. Et l’immense majorité du temps, je me gare à moins de 10m. Ma famille, c’est pareil.

Indépendamment de ça, j’ai décidé de pousser la chance plus loin.

Pour la garde de la Puce, j’avais décidé qu’un place en crèche c’était comme une place de parking, et donc je n’ai fait qu’une seule demande, dans la crèche que je voulais, à 50m de l’école du Demi-Belge.
Fangio.

Déjà quand je me suis inscrite, on m’avait laissé peu d’espoir. On verra bien, me suis-je dis.
Quand Pucine est née, on m’a dit que j’étais loin sur la liste d’attente. Septembre arrive, il y aura des entrées à l’école me suis-je dit.
Un mois après la naissance, j’étais toujours 7e sur la liste d’attente.
Deux mois après la naissance, je suis toujours 7e. Pour une entrée dans un mois.
Je passe en personne à la crèche, et là on m’explique que c’est mort, parce que des tas de gens me passent devant : ils donnent la priorité aux fratries. La nana me demande où j’en suis de mes autres demandes. Nulle part, évidemment. Je n’ai même pas une solution de secours.

Booon. Apparemment, les places en crèches ne sont pas comme des places de parking. Je change mon fusil d’épaule, dégaine l’artillerie lourde, à savoir la liste des crèches entre chez moi et mon boulot et je les appelle toutes. Elles sont toutes saturées. Je m’inscris sur 14 listes d’attente, au moins.

Le lendemain, une crèche me rappelle et me propose des jours épars dans la semaine, pour combler les trous de son emploi du temps. C’est toujours ça, et ça me permettra de reprendre au moins à mi-temps. J’accepte.
Le surlendemain, la crèche la plus proche de chez moi me rappelle : « j’ai un plein-temps qui vient de se libérer ». Exactement ce qu’il me fallait, à la date qu’il me fallait.

J’annule la première crèche, et quand on remplit les papiers, la directrice me précise : « En 20 ans de métier, des annulations comme ça je n’en avais jamais eu. C’est une sorte de miracle, vous savez ? »

Je sais.
Merci papa.

17 avril 2013

Je tousse

par Maritxu

Je tousse, et pas qu'un peu. Une saleté de toux sèche d'irritation qui a fait dire à ma mère en boucle toute ma semaine de vacances, "ce serait bien d'arrêter de fumer, non ?". Elle a raison, mais non. En plus, Demi-belge tousse aussi, et à lui, personne ne lui demande d'arrêter de fumer.

J'avais dans un premier temps mon remède de grand-mère miracle qui fonctionne contre toute idée recue : l'oignon coupé en deux posé au pied du lit. Sans rire, quand j'ai lu ça sur internet, je me suis dit que c'était tellement simple, qu'il fallait essayer. Et ça marche.
Sauf que là, la toux n'est pas passé toute seule. Inutile d'aller chez le médecin, je sais parfaitement qu'il va nous diagnostiquer une magnifique trachéite, à mon fils et moi, on connait, on est des habitués. Je suis donc passée à la pharmacie hier pour acheter un sirop "toux sèche" pour enfants, histoire de compenser le sirop "toux grasse" vendu en France, qui, évidemment, n'avait eu aucun effet. Demi-belge a eu une rasade hier soir, et il a plutôt bien dormi. Moi aussi, je m'en suis servi, mais je dois être d'une autre nature, parce que je n'ai pas vu la différence.

J'étais donc en train de décéder de fatigue à tousser dans mon lit, vers 1h30 du matin, quand je sens mon Belge se lever et descendre à la cuisine. Je suis trop fatiguée pour ouvrir les yeux, ma bouche travaille déjà pour deux. Il revient avec un plateau complet :
- des pastilles au thym pour la toux
- DEUX oignons coupés
- un spray pour la gorge
- une casserole d'eau chaude avec des gouttes à l'eucalyptus dedans
- un mug bouillant de lait aux herbes de provence et au miel

"Tu m'empêches de dormir"
(N'est-il pas adorable ?) - Cette phrase, dans ce contexte particulier, peut être prise au premier ou au second degré, au choix. - Ou comment mon Belge arrive à être désagréable en faisant des choses gentilles.

Je goute mon lait. "Berk, t'as mis quoi dedans ?"
Il se marre : "Du cognac"
Croyez-le ou non, ce cocktail détonnant a eu raison de ma toux en 2 minutes. J'ai tout pris en une fois, et j'ai dormi comme un bébé.

Merci Chéri.

3 février 2014

Les bisous volants

Par Maritxu

 

Le demi-Belge nous a toujours fait des tonnes de bisous. Depuis que sa soeur est arrivée, ça c'est aggravé. En plus, maintenant, il est d'une équité limite maladive dans ses distributions : il n'est pas rare de le voir arrvier à toutes berzingues dans la cuisine pour me faire un bisou, juste parce qu'il vient d'en faire un à la Pucine.

Depuis quelques temps, j'avais noté qu'il faisait souvent des bisous en l'air, après nous avoir embrassées, moi et la Puce. je me doutais bien que c'était pour son Papa, peu souvent à la maison.

- Petit apparté rigolo-
Quand les enfants demandent où est leur père, ils anticipent la réponse eux-mêmes : ils demandent si
1- il dort ou
2 - il travaille.
Ils ont en général 80% de réussite, les 20% restant, c'est qu'il est aux toilettes depuis plus d'un quart d'heure.
- fin du petit apparté-

Hier, après cette manifestation de bisou volant, il se parle à lui même :
"j'ai fait un bisou à maman, à Pucine et à papa, et mon bisou il va se cogner partout sur les murs, rebondir, et arriver sur papa"

C'est pas trop trop mignon ?

5 décembre 2013

Les épinards

Par Maritxu

 

Demi-Belge vient me voir après avoir vu un dessin animé de T'choupi :

- Il est bête T'choupi, il dit que les épinards c'est pas bon. Alors qu'en vrai, c'est super bon, même moi j'aime ça !

Et voilà comment on démonte le lobbying des mauvais épinards. Moi j'aime ça, donc mes enfants aussi.
En revanche, je n'aime pas le céleri et CURIEUSEMENT mes enfants non plus.

26 novembre 2012

Dimanche pluvieux

Par Maritxu C'est dimanche, et comme le titre l'indique, il pleut. La matinée a été remplie de dessins animés pour le Demi-Belge, de hurlements pour la Pucine, et de tentatives de lecture de BD pour moi. Belge dort dans le canapé à côté, perclus de courbatures : nous avons cassé du mur dans la nouvelle maison toute la journée de la veille. On avance, c'est bien. La maison est un véritable chantier maintenant. C'est l'après-midi, il pleuvine et on s'ennuie. On pourrait, il faudrait faire quelque chose, mais personne n'a envie de lancer quoi que ce soit. On entend des tambours au loin. Tiens ? Des tambours ? Mais la saison des marches est finie dans le village, non ? Ca se rapproche... Ce sont bien des tambours, il y a même une fanfare. Demi-Belge, viens à la fenêtre, viens regarder les costumes. Non ? Ton 4ème film de la journée est plus intéressant ? DEMI-BELGE, C'EST SAINT NICOLAS DEHORS !!! En une demi-minute, toute la famille est dans la rue pour recevoir ses bonbons et suivre le cortège. Qui nous amène à la salle communale, où, comme tous les ans, un spectacle est donné gratuitement. On a perdu le Demi-belge pendant une heure et demie, disparu au premier rang. Nous nous tassons au fond, avec la Pucine debout sur mes genoux, très intéressée par les marionnettes liégeoises et l'emphase des comédiens. Encore une fois, le spectacle est de qualité, adapté aux enfants, mais qui a quand même bien fait rire les adultes. Encore une fois, Demi-Belge est ressorti avec un sachet de bonbons, et un bisou de Saint Nicolas, ravi. Encore une fois, je me félicite d'habiter un village si vivant, si convivial. Floreffe, ou comment transformer un après-midi pluvieux en un début de Noël. Merci.
22 septembre 2010

Liste séries télé (2)

On continue la folle aventure! :)

Desperate Housewives – 6 saisons, 7ème en cours, US. On ne les présente plus non plus, surtout pas moi qui viens à peine de me remettre dans la série, vu que j’avais arrêté à la fin de la première saison. Donc, chut, je ne veux rien savoir (et j’en sais déjà trop).

Fawlty Towers – 2 saisons, série terminée, UK. Série britannique, créée par John Cleese, ancien Monty Python et futur Q, et sa femme de l’époque, Connie Booth. Basil Fawlty est propriétaire d’un hôtel restaurant dans la campagne anglaise et dire qu’il est le pire gérant d’Angleterre est un doux euphémisme ; il est à l’image des personnages de Cleese (et basé sur un vrai gérant, connu lors du tournage de Sacré Graal), c’est-à-dire colérique, de mauvaise foi, radin, méprisant et irrésistiblement drôle. Si vous aimez l’humour noir et que vous cherchez de nouvelles façons d’insulter les cons, foncez. Vous ne trouverez mieux que chez A Bit of Fry and Laurie, dont je parlerai plus tard.

Saturday Night Live – 35 saisons, 36ème en cours, US. Oui, vous avez bien lu, 35 saisons. Bon, je triche un peu, ce n’est pas une vraie « série » au sens propre du terme. C’est en fait une émission américaine, qui dure donc depuis 35 ans et qui a reçu les plus grands. Globalement, le concept est simple : vous avez un casting d’acteurs/auteurs permanents, qui vous présentent des sketches différents (quoique parfois récurrents) chaque semaine (je vous laisse deviner quel jour l’émission passe), avec à chaque fois un présentateur différent. Ce présentateur est une vedette souvent américaine, parfois étrangère (mais super connue, alors). L’émission se déroule toujours de la même façon : monologue de l’invité, sketches, invité musical (encore une fois, les plus grands), weekend’s update (faux journal d’infos toujours drôle), re sketches, re invité musical, re sketches, fin. Tout ça en une heure de temps. Vous connaissez peut-être la chanson avec Justin Timberlake, « my dick in a box » ? SNL. Vous connaissez Bill Murray, les types des Blues Brothers, peut-être Adam Sandler ? Ils ont tous débuté à SNL. Cette émission est une institution aux Etats-Unis… et c’est une mine d’or pour se mettre à la culture américaine, si ça vous intéresse. Etudiants en anglais, précipitez-vous ! American culture doesn’t get better than that. ;)

30 Rock – 4 saisons, 5ème en cours, US. Voilà une série qui, sur ses quatre saisons, n’a jamais faibli ! C’est rare d’avoir une telle qualité dans l’écriture. Pour cause, Tina Fey, ancienne membre de Saturday Night Live. Le nom est une abréviation pour «30, Rockfeller Center », siège de la chaîne NBC, producteur de SNL… 30 Rock raconte donc les coulisses d’un show semblable à SNL (sans être SNL du tout), avec tout ce que cela implique d’actrices folles à lier, de patrons qui ne connaissent rien au monde du show-business, des collègues plus intéressés par l’argent, leurs congés payés et les blagues pourries que de faire un bon boulot… et au milieu de tout ça, notre héroïne Liz Lemon, qui est loin d’être complètement saine d’esprit elle-même. Je ne manquerais un épisode pour rien au monde.

Glee – 1 saison, 2ème en cours, US. Le club « Glee », dans un lycée américain lambda, est un club de chorale, donc un club de losers… Au final, la série est un peu comédie musicale. Je ne suis que parce que les reprises de chansons sont souvent sympa, mais l’histoire, objectivement, ne casse pas trois pattes à un canard. Les personnages sont caricaturés (comme tout le temps, mais là, je trouve ça trop), les « coups de théâtre » sont assez prévisibles, et lors de la première saison, l’histoire ne tenait simplement pas debout. Les scénaristes se sont améliorés en cours de saison, alors voyons si la deuxième suit. dans l'amélioration Si vous n’avez rien à faire, cela dit, les confrontations Schuester/Sue Sylvester valent le coup. Chaque série a son personnage phare et pour Glee, c’est Sue, sans aucun doute.

Ripping Yarns – 2 saisons, série terminée, UK. Une série faite par Michael Palin et Terry Jones, après les MP. L’inspiration de ces récits, une histoire différente à chaque épisode, vient de livres pour enfants/ados datant d’avant la Seconde Guerre Mondiale et promouvant des comportements honnêtes, héroïques et obéissants (vous voyez le genre). Le résultat est complètement bizarre, vraiment étrange, mais toujours drôle quand on aime les MP (Palin est en plus mon préféré). Je ne le recommanderais pas à n’importe qui, ça reste de l’humour plus que décalé… !

Gossip Girl – 3 saisons, 4ème en cours, US. Dans le genre série d’ados américaine, vous avez tout bon avec Gossip Girl ! Les histoires d’amour et de revanche d’ados friqués de l’Upper East Side (quartier le plus chic de New York) ne passionneront pas tout le monde… Elles m’ont passionnée au début, parce que je suis bon public et quand on me donne une série, je la regarde. Mais une fois, j’ai oublié de regarder un épisode, et je me suis rendue compte que ça ne me manquait pas du tout. Et en plus, quand un épisode (que je connais) passe à la télé, je n’ai aucune envie de le (re) regarder. Donc, j’ai arrêté à la saison 2, je crois. Je ne recommande pas. Ou alors, vraiment si vous n’avez rien à faire. Mais dans ce cas-là, regardez Glee, au moins y a des chansons.

Samantha Who ? – 2 saisons, série arrêtée, US. Et oui, une série arrêtée car elle ne faisait manifestement pas l’unanimité des producteurs… et c’est bien dommage, parce que j’aimais bien, moi ! L’histoire d’une fille qui se réveille amnésique après un accident de voiture, et tente de redécouvrir la personne qu’elle était avant… seulement pour s’apercevoir qu’elle était une vraie connasse, dans sa vie professionnelle comme dans sa vie privée ! Donc, en soi, je ne peux pas vous dire d’aller voir, vu que si vous aimez, vous serez comme moi, vous resterez sur votre fin !

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