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Nobody expects the Spanish inquisition
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21 septembre 2010

Liste non exhaustive de mes séries télé

par Amaia

A la demande générale de Maritxu, je suis de retour! :) Avec une liste de mes séries... Je n'ai pas trouvé une liste de 100 séries, comme pour les livres et les bédés - ou plutôt dans les listes que j'ai trouvées, je connaissais si peu de séries que je voyais pas bien l'intérêt. Je vous présente donc mes séries, que j'ai vues, aimées ou pas, dans un désordre complet, débrouillez-vous, c'est comme ça. Et ce sera en plusieurs épisodes (waiiii), parce que c'est méga long.

N'hésitez à y aller de votre commentaire... Tout le monde connait la plupart de ces séries, donc donnez-votre avis aussi! :)
C'est parti!

Friends – 10 saisons, série terminée, US. Nul besoin de présenter Friends… Pour moi, LE classique, je connais tous les épisodes presque par cœur… et ils me font toujours autant rire ! Sauf la période « we were on a break » de Ross et Rachel, ça m’énerve.

How I Met Your Mother – 5 saisons, 6ème en cours, US. Héritier de Friends, qui a réussi à ne pas (trop) copier l’original. Le principe change et les personnages se sont bien développés. Malheureusement, les saisons 4 et 5 laissent à désirer… J’attends beaucoup de cette nouvelle saison, comme tout le monde !

Scrubs – 9 saisons, série terminée, US. Pour les adeptes du délire, du n’importe quoi, Scrubs, c’est juste magnifique. Tous les acteurs sont parfaits dans leurs personnages, qui se complètent tous admirablement. Conseil d’ami : arrêtez-vous à la saison 8, la neuvième n’est qu’un spin-off (=suite qui reprend le concept avec des persos différents) et n’a pas du tout fonctionné !

Kaamelott – 6 saisons, a priori terminée. Un peu de français ! Kaamelott, c’est difficile à résumer, un peu comme toute les séries qui sont décalées et déjantées, alors je vais juste me dire que vous connaissez tous (oui, oui, tous, même si je sais très bien qu’il n’y a que Sophie et Marine qui lisent ça ! ;)

The Big Bang Theory – 4 saisons, 5ème en cours, US. Peut-être moins connue, donc je développe un peu plus! Un must dans le type « série sympa type Friends » avec de vraies blagues de geek et de scientifique ! Le scénario, vite fait : 4 amis, chercheurs à l’université dans des domaines scientifiques divers, sont de fait un peu handicapés de la vie sociale et se trouvent bien marris/émoustillés quand débarque dans l’appartement d’en face une jolie blonde qui n’aspire qu’à devenir actrice…

Community – 1 saison, 2ème en cours, US. Je viens de découvrir, j’adore. Avant le scénario, rapide, la définition de ce qu’est un « community college » : c’est une université américaine dont les frais d’inscriptions ne sont pas exorbitants et ne vous obligent donc pas à vendre votre grand-mère sur eBay… et dont le niveau est loin d’être aussi bon que dans les universités « normales ». On voit donc dans cette série, sept personnes se lier d’amitié (d’abord par intérêt) parce qu’ils partagent tous le même cours d’espagnol. Community, c’est un humour très décalé, des personnages attachants qui fonctionnent très bien ensemble. Essayer de décrire/résumer Community, c’est assez casse-gueule, parce qu’une blague hors contexte est rarement drôle. Ce que je peux vous dire, c’est que ça démarre dès le premier épisode : vous n’avez besoin que de vingt minutes pour savoir si ça vous plait ou pas (et si ça vous plait, définitivement moins de vingt minutes).

Monty Python’s Flying Circus – 4 saisons, série terminée, UK. Présente-t-on encore les Monty Python ? Quand on parle du Flying Circus et pas des films (Sacré Graal, La Vie de Brian et Le Sens de la vie), oui. Car le Flying Circus, ce sont des épisodes de vingt minutes, vingt minutes de concentré de Monty Python. Et ce n’est pas évident, c’est très différent des films… J’ai mis du temps à m’y habituer (notamment les dessins de Gilliam), mais maintenant, ce sont mes idoles. J’adore le côté plus que décalé de la série, et je suis estomaquée de tout ce que la télé permettait à l’époque ! L’absurde par excellence, un mauvais goût certain et une prédisposition pour la provocation, voilà les Monty Python : les colères de John Cleese, l’humour plus que noir de Graham Chapman, les jeux de mots d’Eric Idle, l’imitation parfaite de l’Anglais coincé de Michael Palin, les allusions sexuelles savamment pas déguisées de Terry Jones et les dessins de Terry Gilliam, et tellement plus encore.

Au contraire de Community, regardez plus d’un épisode avant de décréter que vous n’aimez pas. C’est un rythme et un humour particulier, dans lequel on peut ne pas rentrer facilement. A essayer, absolument.

La suite demain! :)

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25 juin 2011

Echéances

Mon premier accouchement a été long. Très long. Ce grand moment de souffrance, je l'ai déjà raconté ici. Le post-partum a été le moment de la découverte des hémorroïdes et de la conscience aigüe d'avoir un coccyx (déplacé). Je n'ai pas pu m'assoir pendant un mois.

J'étais donc en droit d'avoir quelques angoisses, à mesure que le terme se rapprochait, le 27 juin.

Déjà, j'avais des échéances.

Je voulais travailler jusqu'à la fin, 17 juin, parce que je voulais terminer mes dossiers en cours, et qu'une réunion indéplaçable se tenait ce jour-là. Bon, bien sûr, personne n'est irremplaçable, mais bon, c'était mieux que ce soit moi.
Et j'ai réussi à me trainer...

Le dimanche suivant, 19 juin, c'était la kermesse (- fancy-fair pour les belges) de mon fils. 3 semaines qu'il me bassinait avec sa danse, impossible de rater ça.
Je suis arrivée, énorme, sous une pluie battante, à essayer de nous caser, moi et mon gros bide, sous une tente prévue pour la moitié des personnes présentes. J'ai eu ma chaise, je vous prie de le croire (Quoi, je suis SI énorme que ça ?) (Ben oui).

A partir de là, je suis en congé maternité imposé, elle peut arriver quand elle veut.
J'ai perdu les eaux quelques heures à peine après : à minuit, dans mon lit.

 

La suite demain...

31 mai 2011

Peter Pan

Une vieille anecdote de mon Demi-belge, mais elle me revient en tête maintenant : Il est fan du dessin animé Peter Pan, et c'est celui qui tourne le plus en ce moment. Il m'a même fait démonter un cintre pour avoir le crochet du capitaine. Les histoires qu'il se raconte sont truffées de pirates, fées, et autres indiens. "Toi maman, tu es Wendy, Papa c'est Peter Pan (ou Mouche, ça dépend de son humeur), et moi je suis le capitaine Crochet !" "Mais pourquoi ce n'est pas toi Peter Pan ? Peter c'est un gentil, et le capitaine Crochet, c'est un méchant." Il me regarde de travers, et, en ayant l'air de m'expliquer la vie : "Oui, mais le capitaine Crochet, c'est un PIRATE"
23 mai 2011

On a eu chaud (ou froid)

Samedi midi, nous partons en week-end chez mes beaux-parents.
Comme ma silhouette commence vraiment à fleurter avec celle du Bidendum Michelin, c'est mon Belge qui se cogne toutes les valises. Comme il est flemmard, il prend tout d'un coup, et racle les murs.
Dimanche, nous rentrons dans la soirée... sans lumière. Oups. Le disjoncteur en bas dans l'entrée a dû prendre un coup. Bingo.

Sans réfléchir, on ouvre le frigo : et m*********de ! Tout est liquide.
En réfléchissant, on N'OUVRE PAS le congélateur (modèle familial, au moins une semaine de bouffe dedans), pour lui laisser une chance de sauver ce qui est à l'intérieur.

Je ne suis pas inquiète, car j'ai mon ARME SECRETE, un moyen pour savoir si je dois tout manger en urgence, ou pas. Vous voulez savoir et vous trépignez d'impatience ? Et voilà :

Pour savoir si votre frigo a degelé (ou pas) :
- Remplir préalablement à moitié un récipient transparent d'eau (un pot de confiture par exemple)
- Congeler le dit récipient. L'eau va donc se figer dans la moitié inférieure du pot.
- Faire basculer le récipient congelé dans le frigo. Votre eau se retrouve donc à la verticale, c'est à dire hautement instable en cas de dégel.
DONC, en cas de doute, il suffit de regarder le bocal :
Soit l'eau est toujours verticale et vous pouvez soupirer de soulagement : votre congélo n'a pas dégelé.
Soit le niveau de l'eau est repassé en mode normal, et là, vous êtes partis pour manger en urgence cette fichue poêlée de légumes qui vous attend déjà depuis quelques semaines...

Et voilà. Magic, isn't it ?

Quoi ?
Vous voulez savoir l'état de mon congélo ?
Vous êtes bien curieux...

On a un frigo super bien isolé !! Mon pot de confiture n'a pas bougé !!
(Pour une fois qu'on du bol)

11 octobre 2009

Papa !

Par Maritxu

Depuis quelques temps, notre vie est assez agitée, et nous sommes assez fatigués... Mon belge travaille d'arrache-pied à la création de son entreprise, je travaille en France (soit à 1h30 de chez moi et à 3h de mon bébé... aaarg) et donc nous sommes fatigués.

Le week-end est le moment des siestes collectives, et souvent nous nous relayons pour jouer avec le demi-belge, pendant que l'autre dort. Souvent, c'est le Belge qui dort, et moi qui joue, fait la vaisselle, la cuisine, les lessives. Pas juste ? Vous avez raison. Mais je récupère plus vite que lui, et moi, je bosse le jour, lui c'est plutôt un oiseau de nuit.

Brèfle.

L'autre jour, donc, mon Belge faisait une sieste le matin. J'ai préparé le déjeuner, et j'envoie mon demi-belge chercher son père à l'étage. Au bout de 5 minutes, je ne vois toujours personne revenir. Inquiète, quand même, je monte jeter un oeil. Pas un bruit dans la chambre. Je trouve mon bébé en train de jouer tranquillement au pied du lit, et sans un regard pour personne, il me montre le lit et dit "rrhhooonn pchiiit".
Traduction instantanée Google : Papa dort encore.
Je me gausse, évidemment.

Mais cette histoire a des séquelles : aujourd'hui, dans la voiture, comme d'habitude, on papotte.

"c'était bien la visite de la ferme mon coeur ?"
"oui"
"tu as vu des coqs ?"
"eurheuuureuuuk !"

(etc, je coupe, c'est long, on a vu des poules, des lapins, des vaches, des tracteurs, j'en passe)

"comment on dit maman mon coeur ?"
"maman"
"et comment on dit papa ?"
"rhonnn pschitt"

La vie est belle, mon mec est un flemmard, et c'est mon bébé qui le dit !

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7 septembre 2009

Enfin !

Par Maritxu

Enfin...

Après presqu'un an de travail acharné, de désillusions, de reports, de doutes, d'un déménagement, d'une installation en Belgique, d'un propriétaire inique, enfin, mon Belge va pouvoir créer son entreprise !

Sa société de construction en bottes de paille, en préfabrication, va pouvoir voir le jour !

Pas de nom, le but du blog n'est pas de faire de la publicité, mais je voulais juste partager avec vous notre joie immense...

Il fait beau, sur la Belgique, et dans nos coeurs ! Youhou !

29 février 2008

Ce que je faisais quand j'étais élève, que mes élèves font devant moi, et que les suivants feront sans doute encore...

C'est toujours un peu perturbant quand on passe vraiment de l'autre côté du bureau. Vraiment, hein, pas juste pour un oral devant la classe. Parce que, là, même si vos potes ne vous écoutent pas et vous font tourner en bourrique, vous retournerez sagement à votre place votre exposé fini.

Non, quand vous passez de l'autre côté, quand vous devenez prof (ou sa version édulcorée, c'est-à-dire l'assistant), vous vous rendez compte de plein de choses, rigolotes, surprenantes, et parfois désagréables. Oui, désagréables, pas parce que vous savez bien que vos élèves sont des petits salopiauds, ça, c'est un fait établi, mais parce que vous savez bien qu'ils vous ressemblent comme deux gouttes d'eau quand vous étiez à leur place. Et vous vous rappelez vos professeurs, et vous vous demandez s'ils pensaient la même chose de vous, de votre classe. Force est de répondre « oui, bien sûr, qu'est ce que tu croyais?! »

Alors, voilà quelques petites choses que les élèves font, sans pour autant vraiment prendre pour les profs pour des cons, mais en pensant qu'on ne remarquera pas leur petit manège, pourtant aussi discret que John McClane en mission.

 

Ils font semblant de réfléchir quand je pose une question. Alors ça, ça me fait beaucoup rire, et je ne me lasse pas de le répéter à Eoghan: « no need for you to pretend that you're thinking, you're obviously not a good actor ». Parce que la pose Florence Foresti avec un doigt sur le menton, franchement, j'ai du mal à ne pas rire.

Ils croient que je vois rien quand ils bouffent en classe. Ça, ça me fait rire aussi, mais surtout je ne comprends pas qu'ils ne comprennent pas: quand je suis avec leur prof, ça fait QUATRE yeux qui les regardent, et ils croient encore pouvoir échapper à l'ennemi. Il paraît que l'espoir fait vivre.

Ils posent des tas de questions stupides pour éviter de faire cours.

Ils pensent pouvoir écrire des textos sans qu'on s'en rende compte. Sauf que regarder sous la table au lieu de regarder le prof, c'est pas discret.

Ils ont le réflexe international de cacher le dessin qu'ils étaient en train de faire quand on les prend en flag. En plus, ils le cachent rapidement, le dessin; comme s'ils pouvaient encore faire croire qu'ils suivaient. :D

Y a aussi le « j'ai rien fait, madame! ». Mea culpa, Maman, maintenant je comprends à quel point c'est énervant. (mais ça marche bien de leur demander s'ils nous prennent pour des menteurs: « j'ai rien fait! » « donc, tu dis que je mens?! » « hein? » « si je t'engueule pour un truc que t'as pas fait, je mens. Donc, là, je mens? » « ... » « Ou c'est toi qui mens? »)

Le moindre truc lié à la vie privée du prof est une information qui, apparemment, peut se revendre cher. Prénom, mari, enfants, maison, animaux de compagnie, tout, TOUT les intéresse. Ils ont manifestement du mal à se rendre compte que oui, nous avons une vie en dehors de l'école, et que, non, on se débranche pas dans un coin de la classe en attendant leur retour le lendemain matin.

 

Et vous qu'est ce que vous faisiez en cours? Que je vous dise si mes élèves le font, et qu'est ce qu'on en pense de l'autre côté de la Force...

10 janvier 2008

Déprime du dimanche soir

Par Maritxu

Dimanche soir, 20h30.

Le téléphone sonne.

-  Bonsoir, c’est la nounou d’Arthur.

-  Bonsoir, vous allez bien ? Qu’est-ce qui se passe ?

-  Heu, je voulais vous dire que ça ne va pas avec Arthur.

-  Comment ça ? Vous avez un problème pour demain matin ?

-  Non, non, je veux dire que je sens bien qu’il n’arrive pas à s’adapter à moi, et que ça ne va pas marcher entre nous.

-  Attendez, mais on vient à peine de commencer l’adaptation ! Vous ne l’avez eu que trois demi-journées et en plus il a dormi toute une matinée !

-  Non, je suis sure que ça ne va pas, il est tout raide dans mes bras.

-  Mais laissez-lui le temps et laissez-vous le temps aussi de vous habituer l’un à l’autre !

-  Non, y a pas que ça, vous avez marqué « septembre » pour la fin du contrat, et ça me gène.

-  Mais pourquoi ? C’est renouvelable un contrat !

-  Oui, mais vous vous laissez la porte ouverte pour le mettre en crèche, c’est ça ?

-  Mais s’il est bien chez vous, je le laisserai évidemment chez vous, c’est le bien-être de mon bébé que je cherche !

-  Sur l’autre contrat, on a rien marqué, et la maman m’a dit qu’elle me le laisserai jusqu’à ce qu’il rentre à l’école. Vous comprenez, s’il s’en va en septembre, moi je vais m’attacher, et ça va être très dur de le laisser, je vais pleurer et ça va être très dur.

-  Mais vous vous rendez bien compte que je ne peux pas m’engager vis-à-vis de vous pour trois ans ?? On ne sait pas ce qui peut se passer en trois ans ! Et contrairement à l’autre maman, moi, je m’engage jusqu’en septembre ! Elle, si elle n’a rien rempli, elle ne s’engage à rien, c’est pas honnête !

-  Non, c’est pas ça, et puis on m’a proposé un autre contrat, où le bébé arriverait en mai et en attendant la maman me réserve.

Paf.

Ben voilà, contre ça je ne peux pas lutter. Quand on est payé à rien garder, c’est sûr que c’est plus sympa que de tenter l’adaptation d’un râleur.

Dans les dents.

-  Mais je comprends bien que je vous mets dans l’embarras (-sans blague-), et si vous voulez, je peux vous garder Arthur pendant 15 jours, le temps que vous trouviez quelqu’un d’autre.

Comme si, après ça, j’avais envie de lui laisser mon gamin, tiens.

Connasse.

PS : Bon, on a retrouvé quelqu’un en urgence, mais forcément c’est plus loin, il y a des périscolaires, mais bon, elle a l’air bien quand même. Du coup, faut recommencer toute l’adaptation alors que j’ai repris le boulot et que Belge-chéri avait des rendez-vous hyper importants à l’autre bout de la Belgique, évidemment. Merci tout plein à belle-maman qui est venu camper chez nous pour faire le tampon, même si elle ne lit pas ce blog. Tout peut arriver un jour.

15 septembre 2007

Enfin des nouvelles!

Nous donnons enfin signe de vie, mais vous comprendrez bien que le blog n'a pas été dans nos principales préoccupations, comme le soulignait Melle C...

Donc, Maritxu va bien, le petit va bien... (vous dis-je le prénom, ou vous dis-je pas le prénom...?^^ Elle m'a donné son accord, alors....)

Arthur va bien! Il est né vendredi 14 septembre (donc j'ai perdu mon pari... mais le travail a commencé le 13, comme vous l'avez constaté), 3,8kg, 51 cm. Un très beau bébé, quoi! (et personne n'avait parié pour le 14... Sale petit malin!)

Je laisse Maritxu vous raconter toutes les péripéties de cette nuit infernale, qu'elle ne refera pas de sitôt! Elle récupère doucement mais sûrement à l'hôpital, et elle rentrera dans le courant de la semaine prochaine. Cela dit, un bébé change beaucoup de choses donc ne vous attendez pas forcément à un article tout de suite! (D'autant que bloguer ne l'aidera pas à perdre son bidou d'ex femme enceinte, qu'elle a bien l'intention de faire disparaître...^^)

Donc voilà, la maman, le papa, et le bébé vont bien, le reste de la famille est gaga devant le roi, qui est bien évidemment beau comme un dieu! Je ne mets pas de photo, l'heureuse maman choisira la plus belle elle-même!

Voilà les dernières nouvelles... et la prochaine fois qu'on vous écrira, Maritxu sera une maman débordée, et moi une Irlandaise paniquée... ^^

(et vos petits mots l'ont beaucoup touchée, elle était surprise que tant de monde se manifeste!)

31 août 2011

Dans le train

Dans le train de mon Demi-belge, il y a des tas d'animaux. Normal, c'est le train du cirque.

"Regarde Maman, il y un ours, une girafe, un smldkfjio et un éléphant."
"J'ai pas bien compris, après la girafe, il y a quoi ?"
"Quoi ça ?"
"Là, l'animal jaune, c'est quoi ?"
"C'est la girafe."
"Non, derrière la girafe, c'est quoi ?"
"La queue."

Son père peut être pleinement rassuré, non seulement il y a une ressemblance physique, mais il est bien belge aussi.

11 mai 2007

Une blague belge

Voilà ce qui circulait sur les boîtes mail belges pendant que nous pauvres français avions à faire un choix cornélien....

.

Un puissant tremblement de terre, d'une intensité inouïe de 8,9 sur l'échelle de Richter, s'est produit ce matin au centre de l'ALGERIE, tuant sur place au moins 25.OOO habitants, tandis que des milliers d'autres sont blessés.
Des villes entières sont complètement dévastées, la population survivante se lamente parmi les ruines.
L'Amérique a immédiatement envoyé son armée pour aider à la reconstruction du pays anéanti.
La Russie a déjà envoyé des vivres. L'Angleterre et la Belgique ont envoyé de l'argent.
La France, par la voix de son ministre et futur président Sarkozy, qui ne veut à aucun prix rester passive, enverra dès demain 25.OOO nouveaux Algériens...   

J'avoue que j'ai bien ri ! Je suis si ça se trouve totalement à la bourre et tout le monde la connait peut-être déjà, mais après tout, je n'ai appris que fort tard la blague du fou qui repeignait son plafond... et j'ai quand même ri !

11 juin 2007

Aujourd'hui : courses

Par Maritxu

5/05/07 Samedi

Il y a un monde fou.

Je me trouve une petite robe chez Hachéhème, et je fais la queue pendant une heure avant de pouvoir l’essayer. Heureusement, je n’ai pas fait ça en vain : elle me va ! Elle est très courte, chéri va aimer ça… Encore de la queue pour passer en caisse.

J’y arrive enfin, je paye, et au moment de composer mon code, je vois mon chéri qui farfouille dans les chemises. Quelle andouille ! Il n’aurait pas pu y penser avant ? J'en peux plus d'être dans cette boutique ! Je ne lui dis rien : c’est tellement rare quand il s’intéresse à des fringues. On choisit ensemble deux chemises très jolies (pour remplacer celles qui ont déteint dans la machine, mais c’était pas ma faute !!) et nous revoilà à faire la queue…

Ce coup-ci, marre. Je suis bien placée, entre deux files, et les caissières ne voient que moi. Je me mets de profil, je détends mes abdos et j’attends. 2 minutes. Ca bouge, elles m’ont vue.

Madame ? Vous voulez passer devant ?

YEEEEEEEEEESSS !

C’est ma première fois, je ne suis pas très fière, mais mon Dieu que ça fait du bien de gruger 15 personnes. J’adore. Rien que pour ça, je veux bien être enceinte. C’est génial.

22 mars 2007

Vite fait (bien fait!)

Alors, ça y est, chuis allée voir Angel, lundi dernier.

Bein, c'est pas aussi bien que l'affiche! C'est con à dire, mais c'est comme ça. J'avais déjà pas aimé 8 femmes, je vais finir par croire que je n'aime pas le cinéma de M.Ozon... Je vous en dis pas plus, parce que je n'ai pas encore vraiment trouvé ce qui me manque dans ce film, un peu comme la science des rêves... (mais en encore moins bien, en fait)

Et j'ai vu mardi soir, avec ma grande copine de manteau rouge, Ecrire pour exister, avec Hillary Swank. Et bien, en voilà un film qui tient ses promesses! Le résumé, l'affiche, la bande-annonce, tout annonçait un film émouvant et plein de bons sentiments... et bein, c'était émouvant et plein de bons sentiments! Mais parfois, ça fait du bien. ^^
En revanche, ma coupine et moi en sommes arrivées à la même conclusion: Hillary, elle joue peut-être bien, mais elle est vraiment pas jolie, c'est fou...

Et sinon, aucun lien, fils unique, mais ma prof d'oral est une connasse. Ca vous avance à rien, et moi non plus d'ailleurs, mais ça me soulage. C'est un peu ça, aussi, un blog, avoir une fonction cathartique, non?!? Bein voilà.

Allez, bonne soirée!

19 mars 2007

Au revoir, café...

Par Maritxu

22/01/2007 Lundi

C’est décidé, je deviens allergique au café. Je ne supporte plus le goût et l’odeur devient pénible. Quelle poisse ! Moi qui adore ça ! Et c’était le seul « défaut » qui me restait. Bon, de toute façon je n’ai pas le choix, je manque de vomir à chaque fois que j’en respire.

Je suis condamnée à une grossesse saine.

C'est quand même injuste. J'arrête la clope, j'arrête l'alcool (et comparativement, c'est surement d'arrêter l'alcool qui me coûte le plus), je voulais juste me garder mes 3 tasses de café quotidiennes pour tenir le coup... Ben non, ça ne mesure même pas 2 centimètres et ça m'impose déjà ses quatre volontés.

17 mars 2007

Printemps du Cinéma 2007

Bein, tout est dans le titre, ou presque:

Demain, lundi et mardi, c'est 3,50€ la séance dans quasiment tous les cinémas (sauf les tous petits indépendants, qui ont besoin de sous pour survivre, j'imagine), alors profitons-en!

Ca ne m'arrivera pas tous les jours de payer une place à ce prix à l'ugc du coin...

Je sais pas vous, mais moi, dans mes films éventuels, (et je souligne éventuels, c'est juste ceux qui, oui, pourquoi pas, me tenteraient, surtout à ce prix-là), il y a: Angel, de François Ozon (j'adore l'affiche! Ca peut vous paraitre futile, mais  c'est important: je n'ai pas voulu aller voir Da Vinci Code à cause des affiches... et apparemment, j'ai eu raison.)

Le Come-back, avec Hugh Grant et Drew Barrymore.... J'avoue, celui-là, si j'ai pas le temps, ce sera pas très grave...!!!

La cité interdite, parce que ça a l'air grandiose, et que de temps en temps un film grandiose, ça fait du bien...

Ecrire pour exister, avec Hillary Swank, typiquement le genre de films pour filles, que moi j'aime bien... mais pareil, si j'y vais pas, ça ne me traumatisera pas...

Par effraction, d'Anthony Minghella... Parce que, j'ai envie.

La Môme, parce que tout le monde m'a dit que c'était super, alors même si j'aime pas particulièrement Piaf... On verra.

et Ne le dis à personne, parce que tout le monde aussi m'a dit que c'était bien, et en plus, comme ça, ce sera mon deuxième film avec Guillaume Canet!^^

Ca fait beaucoup, j'irai pas tout voir (d'autant qu'une semaine chargée m'attend...), mais bon... chouettte!^^

Et vous, vous irez?

16 mars 2007

Re-Extrait

Du Pennac, puisque j'en parlais, et restons dans la même veine:

"Qu'une femme est belle en ces premiers mois où elle vous fait l'honneur d'être deux!"

Monsieur Malaussène, Daniel Pennac.

Sinon, dans le livre précédent, La petite marchande de prose, y avait cette phrase que j'aime bien:

"Quand la vie ne tient plus qu'à un fil, c'est fou le prix du fil!"

(Aucun lien entre les deux phrases, bien sûr...!! Manquerait plus que ça!)

C'est pour ça que j'aime Pennac: ça doit être le premier qui m'ait fait comprendre que la langue française est un jouet... alors autant jouer avec.

16 mars 2007

TOEFL

Et bé, ça fait longtemps que j'ai pas écrit de post, moa! pfiou... Mais bon, Popie avait des tas de choses passionnantes à vous raconter, donc ça va, c'est pas comme si vous aviez rien à vous mettre sous les yeux! (d'ailleurs, j'aime beaucoup la nouvelle catégorie de popie, sur ce qui se passe à l'intérieur d'elle, là-bas, au fond du ventrou à droite).

Bon alors, si je reviens, c'est que j'ai quelque chose à vous dire! (bein, oui, des fois, ça m'arrive). Comme ça fait longtemps que je n'ai pas écrit, je crois que ce poste sera un chouia long... hum, comme d'hab, je sais.

Alors, d'abord, j'ai 13,947 de moyenne à mon premier semestre. Cool, vous entend-je dire. Oui, mais je rate la mention bien à... 53 centièmes, je crois. Enfin, à des poussières, quoi. Et ça, ça me fout un peu en rogne. Mais pas trop, j'suis quand même contente, tout compte fait.

Et puis, j'ai eu les résultats de mon TOEFL... Oui, parce que je l'ai passé, le 24 février, près de Montparnasse. Certains d'entre vous se demandent peut-être ce qu'est le TOEFL... c'est le Test Of English as a Foreign Language. Et si vous comprenez pas le titre, c'est pas la peine de vous inscrire... C'est un test qui certifie que vous parlez, lisez, comprenez et écrivez l'anglais en bonne et due forme...

Franchement c'est pas compliqué, c'est surtout abrutissant. 4 heures voire plus, j'me souviens même plus) de questions non stop (enfin, si, pardon, 10 minutes de pause, chouette), ça use. Alors à la fin, tu sais pas si t'as bien répondu aux questions, pasque tu t'en souviens plus des questions, y en avait trop.

Donc, voilà, moi j'ai passé la version ibt du toefl (interned based test), c'est à dire sur ordinateur... Le temps d'arriver, de montrer ma carte d'identité (sans laquelle on le passe pas, et on a $155 dans les fesses), qu'on me montre comment fonctionne l'ordi, le micro, le casque, tout ça... Et puis c'est parti mon kiki.

Le test se divise en 4 parties: reading (lecture), listening (écoute), speaking (prise de parole) et writing (rédaction). Le toefl prépare à passer du temps dans une université anglophone, donc la majorité des situations sont des classes de littérature, biologie, etc; ou encore dans la bibliothèque de la fac, et que sais-je encore... C'est, je crois, différent du TOEIC (Test Of English for International Communication), qui prépare à un contexte d'entreprise. Enfin, il me semble, mais comme je l'ai jamais passé, je sais pas bien. Enfin, le TOEIC, c'est le niveau du dessus.

En général, il y a suffisamment de temps pour tout, les questions ne sont pas difficiles, parfois un peu tordues, mais bon, globalement, c'est pas sorcier, comme diraient Fred et Jamie. La preuve, je l'ai eu, alors, tout arrive! Enfin, j'étais pas (trop) stressée, c'est plus une formalité qu'autre chose quand on parle déjà un peu anglais comme moi (j'me passe pas de pommade, mais je suis quand même en troisième année d'anglais, alors si je sais pas parler...), après c'est le nombre de points qu'on obtient qui est important. Ah, tiens, oui, au fait, le total est de 120 point, 30 points par partie (a fait le calcul pour bien vérifier qu'elle dise pas de connerie plus grosse qu'elle).

On est une vingtaine dans la salle, peut-être un peu plus... Les ordis sont très joulis, tout ça... le truc surprenant: quand j'ai dû commencer à écrire pour la dernière partie, je me suis rendue compte que c'était un clavier qwerty. Pas facile de taper dans les premières minutes, il faut bien se relire... mais on s'habitue rapidement, quand même.

Un conseil, si je puis me permettre: ils faisaient rentrer les gens un par un, mais dans n'importe quel ordre (pas genre, par ordre alphabétique: le premier prêt rentre, point barre). Je suis rentrée en deuxième, et je dois avouer que ça confère un avantage pour la suite du test: quand on doit commencer à parler, on peut entendre les autres parler, et ça peut être génant. Donc si on a commencé le test avant les autres, on est pas géné, puisqu'on est déjà en train de parler... Ai-je vraiment été claire?... *le doute s'installe...* Vous demanderez si ça vous intéresse.

Et sinon... Bein, voilà... J'ai fait mon petit tour à Nantes où j'ai vu la mer, le petit tour à Cahors est devenu un petit tour à Toulouse, et puis je repars à Toulouse voir l'INSA (institut national des sciences appliquées...je crois) à la fin du mois, et vous vous en fichez... J'ai croisé Guillaume Canet rue Saint-Antoine, enfin, je crois, je me suis pas arrêtée, parce que: 1-il était au téléphone, et ça aurait pas été poli, 2-je suis pas particulièrement fan, et 3-je suis tellement pas fan que j'ai même pas été foutue de me rappeler un seul film avec lui que j'avais vu, et il s'avère que de toutes façons, sur tout ce qu'il a fait, je n'ai vu que Jeux d'enfants.
Et puis, Ensemble C'est Tout sort mercredi en salle... Comme dit Popie, si vous ne connaissez pas Anna Gavalda, achetez ce bouquin et ouvrez-le. Une fois que vous l'aurez ouvert, vous le lirez n'importe où.
Et puis... j'ai recommencé à lire les Malaussène de Daniel Pennac... Vous connaissez, j'espère? Sinon, vous aurez au bas mot cinq livres à rajouter sur la liste des bouquins qu'il faut ab-so-lu-ment avoir lu (en plus d'Anna Gavalda). Et d'ailleurs, mettez-y tout Pennac, ça déchire.Mais Malaussène, ça a l'air d'être le début de tout...

Bon, bein voilà. Ca suffit peut-être comme post, non? ^^

(ah, au fait! J'ai relu tous les Tintin, et si vous voulez savoir le prénom de Rastapopoulos, c'est dans le Lotus Bleu que vous trouverez ça.)

20 juin 2019

Renoncer

Pendant tout un temps, j'ai essayé de former un couple. Il était gentil, tendre, calme. Mais il était aussi égoïste, dans le sens où il pensait d'abord à lui, et où il ne pensait à moi que si ça ne bousculait pas ses plans, plans qu'il ne modifiait pas pour moi.

J'ai pété un plomb au bout de 6 mois, en lui disant que je ne savais pas si j'allais pouvoir continuer longtemps comme ça, que j'aimerais qu'on se voie plus, qu'il m'intègre vraiment dans sa vie. Je lui ai dit qu'être avec lui était un choix, parce que je n'avais pas besoin de lui - je n'ai besoin de personne, je suis à l'aise avec moi-même et avec le célibat.

Pendant un mois, j'ai attendu une évolution.

Pendant deux mois, j'ai essayé de m'en contenter.

Entre-temps, je suis tombée sur des dossiers, et j'ai perdu confiance en lui. Comment avoir confiance en nous alors que je n'avais même plus confiance en lui ? Il n'a jamais fait le moindre effort pour regagner cette confiance perdue, en fait, il a même fait pire, j'avais l'impression de soulever un nouveau dossier à chaque fois que je le voyais.

Alors j'ai renoncé.

Etre gentil ne suffit pas. Je préfère être seule. Je mérite mieux que ça.

Cette histoire aura duré 9 mois, et j'y aurai gagné un voyage à Venise. Je n'ai pas vraiment de regrets, parce qu'il est comme ça, et je ne peux pas le changer. Ce qu'il est sera toujours incompatible avec ce que je demande. Je suis triste quand même, oui, évidemment, il était gentil, je le répète.

Mais il n'était pas pour moi.

10 octobre 2017

La bogossitude

Demi-belge a 10 ans.

Il semble que l'ajout d'une dizaine ait initié un changement dans ce petit corps d'enfant... Il devient un ado (au secours !)

Il a décidé de se laisser pousser les cheveux, pour être plus beau. Au bout de quelques semaines, les couettes au-dessus des oreilles et le mulet à la McGyver n'ont pas fait défaut. Alors, dimanche, j'ai pris des ciseaux pour éclaircir un peu, tout en laissant de la longueur.

Sans me vanter - bon, faut pas regarder de trop près non plus - ma coupe de cheveux est une réussite totale : mon petit garçon est devenu un beau gosse. Il s'est trouvé une brosse qu'il passe à l'eau pour aplatir ses épis.

Le temps passé devant la glace augmente tous les matins...

Quand il est fier de lui, il vient se faire admirer par sa soeur...

Et moi, en dedans, je me marre :)

7 juin 2016

J’ai demandé à la rencontrer

J’ai envie de lui dire qu’on n’est pas ici pour parler du Belge, et que donc je me bornerai à dire que je n’essaierai jamais de le lui reprendre, elle peut se tranquilliser là-dessus, et puisque ceci est dit, on peut maintenant passer à autre chose.

Je ne suis pas son ennemie. Loin de là. Elle fait déjà partie du processus d’éducation de mes enfants, elle en fera de plus en plus partie dès qu’ils habiteront ensemble, et que le Belge « oubliera de rentrer ». Je ne le lui souhaite pas, bien entendu. Mais c’est ce qui va se passer. Et bien entendu, je ne le lui dirai pas comme ça.

J’ai un bon a priori sur elle. Les échos que j’ai des enfants sont très bons. Elle a vraiment l’air chouette. Les cadeaux qu’elle leur fait sont tout à fait ciblés, leur font plaisir, et sont la preuve qu’elle s’y intéresse réellement.

J’ai besoin qu’on parle d’eux, des choses qu’ils aiment, de leurs envies, de leur position dans ce divorce. C’est pas parce que ça se passe bien jusqu'à présent qu’il faut baisser la garde.

Je veux qu’elle sache qu’elle peut m’appeler à n’importe quel moment pour avoir un conseil. Après tout, je ne sais pas si elle a l’habitude de côtoyer des enfants, et si le Belge n’est pas disponible, il faut qu’elle sache qu’elle peut compter sur moi.

J’aimerais qu’on discute des horaires de dessins animés, de coucher, de menus, de sorties, de protection, d’école, de goûters d’anniversaire, de tout ce qui fait leur vie.

Je vais pas vous mentir, hein.
Je suis terrorisée.

27 février 2015

Parfum et autres brèves Pucinesques

*Pucine met du parfum*
- Maintenant, j'ai le nez plein de bon !*

---

Puce : "Hoquet Koukolle"
Moi : D'où tu sors ça toi ?
Puce : Mais c'est toi qui dis ça !
Moi : Sans rire ? 
DemiBelge : C'est quand tu parles à ton téléphone, maman.
...
Note 1 : Arrêter d'utiliser la reconnaissance vocale du téléphone (ok Google)
Note 2 : Heureusement que j'ai DemiBelge, mes conversations avec Pucine seraient beaucoup plus difficiles sinon.

---

Pucine : à la queue mauviette mauviette !
Moi : Quoi ? 
DemiBelge : Mais si maman c'est dans Madagascar.
Moi : Ahhhh... I like to move it.

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Moi : dis donc il fait un temps magnifique aujourd'hui !
Pucine : Oui maman,  c'est parce qu'il y a du matin bleu et jaune.

 

 

26 janvier 2015

Le chant

Ai-je déjà évoqué dans ces pages que mon Demi-belge en sucre, mon grand garçon à moi, si bon en calcul et si parfait à l'école n'avait aucun sens du rythme et chantait abominablement faux ?

Parce que c'est le cas, mais lui ne s'en rend pas compte du tout, comme toute personne n'ayant absolument aucune oreille musicale.

Dimanche, on avait messe. Oui, en Belgerie, les enfants font leur première communion à 7 ans, je trouve ça un peu jeune, mais bon, je m'adapte. Messe des familles donc, une messe mensuelle adaptée aux enfants, avec une seule lecture, plus courte, et le curé s'adresse préférentiellement à eux. C'est chouette.

Sauf qu'à la messe, on chante, et après quelques séances de catéchisme, mon Demi-Belge connait les chansons par coeur et prend de l'assurance. Vous la voyez venir la catastrophe ?

On n'entend que lui, dans une église petite, certes, mais pleine. Pas seulement parce qu'il chante le plus fort, mais aussi parce que c'est très faux et totalement à contre-temps. Tout le monde est mort de rire, et j'ai honte de l'avouer, moi aussi, parce qu'il y met tout son coeur, et que ç'en devient drôle.

Le gamin devant moi se retourne et me demande dans un souffle : "C'est Demi-Belge ??"
Pas la peine de faire semblant, il est reconnaissable. Oui, oui, c'est lui.

De retour à la maison, je ne sais pas trop comment aborder le sujet. Je ne veux surtout pas le brimer, je trouve que c'est très bien de participer comme ça, mais vraiment, il faut faire quelque chose. Je reprends la chanson avec lui, en tentant de lui faire attraper le ton. Peine perdue. Chanter en rythme ? Même combat.
La seule chose que j'ai réussi à faire, c'est de lui faire baisser le volume.

C'est toujours ça de pris, on s'en tiendra là pour l'instant !

29 janvier 2019

Doudou lapin

Cela fait plusieurs mois que Doudou Lapin disparait mystérieusement (et stratégiquement) trois minutes avant d'aller dormir.

Etant donné que cette peluche est nécessaire au bien-être de ma fille chérie, toute la maisonnée entame une battue chaque soir, à 20h27. Le doudou est malin et change de cachette à chaque fois... Ce qui est curieux, c'est que c'est la propriétaire du doudou qui est la plus inquiète de nous tous, à l'idée de devoir dormir sans lui (c'est arrivé), alors qu'elle est la mieux placée pour connaitre chacun de ses mouvements... Vous voyez ce que je veux dire ?

Donc, on cherche.

Puce passe de pièce en pièce en appelant : "Doudou ? Doudou, tu es où ? ... Oui, je sais bien que tu ne peux pas m'entendre, mais Doudou, tu es où ?"

L'enfance, parfois, souvent, toujours, c'est la manipulation parentale couplée à l'innocence.
J'en redemande.

19 juin 2015

La grenadine

C'est bientôt l'anniversaire de la Pucine.

Les préparatifs de la fête sont entreposés sur une étagère de la cuisine, c'est à dire, ballons, bonbons, boisson.

- Maman, c'est quoi cette grenadine à la salade ?

J'ai mis une bonne minute à comprendre qu'elle parlait du sirop de menthe, et dix de plus à m'arrêter de rire.
4 ans, quel bel âge !

7 novembre 2016

L’art du non-dit

Depuis quelques temps, je vois quelqu’un. Cette romance improbable est le fruit d’une rencontre de bar, entre deux personnes bourrées qui voulaient s’amuser. C’est simple, si ce type m’avait été présenté sur papier, je n’aurais même pas tourné la tête. Nous sommes très différents, à bien des points de vue.

Et puis on s’est revus, une seconde fois, une troisième fois, et encore, on s’est découverts, on s’est trouvés tellement d’intérêts en commun, on était tellement bien ensemble qu’on a décidé de tenter quelque chose, malgré tout.

Quelque chose… Mais quoi, finalement ?

Je ne sais pas où je me situe avec lui. Je ne suis pas bien sûre de mes propres sentiments, qui existent pourtant, mais ce dont je suis certaine c’est que lui évite soigneusement d’en parler.

Quant à moi, j’ai du mal à me sentir en couple. Je me surprends dans beaucoup de situations à me définir comme célibataire, alors que dans les faits, non. Quand on me pose la question franchement, j’hésite. Je réponds que c’est récent, que je ne sais pas encore. Qu’il n’a de toutes façons pas rencontré mes enfants, alors que ce n’est pas vraiment sérieux. Je me rends compte que j’ai peur, peur, peur de m’engager, de recommencer quoi que ce soit.

Selon mes amis au courant, selon les siens qui me cuisinent, c’est pareil pour lui. Il n’est pas prêt, pas sûr d’être amoureux.

Alors on n’en parle pas. Cette situation me convient très bien. J’ai mes enfants la moitié du temps, et l’autre moitié, j’ai un amoureux des bras tendres et doux. Il est attentif et facile à vivre. En gros, il est tout ce que le Belge n’était pas. On découvre un peu les activités de l’un ou de l’autre au dernier moment, parce qu’on ne discute pas quand j’ai mes enfants (– un texto par jour !), mais le temps que l’on passe ensemble est toujours bien.

Et puis, quand il me demande pour quelle raison un de mes meilleurs amis s’est fait larguer, je me retrouve muette…  Je me vois mal lui avouer qu’elle l’a largué parce qu’il n’était pas amoureux d’elle, et qu’elle sentait bien qu’ils ne finiraient pas leur vie ensemble. Mais qu’il est triste quand même. Non, je me vois mal lui dire ça. Je sens arriver gros comme une maison la discussion que je ne veux pas avoir avec lui, si je lui raconte ça. Je n’ai pas envie qu’on fasse le point sur nos sentiments respectifs, je ne veux pas perdre toute cette douceur maintenant. J’ai d’autres chats à fouetter. Il me stabilise, il me plait, tant pis s’il n’est pas amoureux de moi, s’il ne le sera jamais. Je le garde tant que je peux. « Profite ! » m’ont dit tous mes potes. J’ai posé mes incertitudes et mes questions, mis un mouchoir dessus, et oui, je profite, tant que ça dure.

Alors j’ai répondu : « Pour de bonnes raisons. »

Et comme il est respectueux, il a cru que je protégeais l’histoire de mon ami, et il n’a rien demandé de plus.

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