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Nobody expects the Spanish inquisition
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16 novembre 2006

Les cons!

Je ne suis pas allée à l'avant première des Beatles, bablabla...

Non. Et j'imagine que vous voudriez savoir pourquoi (et puis même si vous voulez pas c'est mon blog, je fais ce que je veux)...

Et bien, figurez vous que j'étais prête à y aller, j'avais même trouvé une invitée. Nous sommes arrivées au planétarium à 19h20, environ. On demande à un gentil gardien qui bégaye de nous renseigner, il nous dit que ça ouvre à 19h45. Déjà, c'est bizarre. Pourquoi on nous demande de venir à 30, si ça n'ouvre qu'à 45? on pense aux gens qui sont toujours en retard, aux problèmes de transport, de circulation, etc.
On attend...
On rentre, et on se fait lister par une dadame qui nous annonce comme une fleur que:
1-va falloir laisser toutes nos affaires au vestiaire, portable compris. (demander à notre génération de se séparer de son portable, c'est perdu d'avance...)
2-ça finit à 23h.
3-pas moyen de sortir avant, on n'a pas le droit.
4-en plus, ça commence à 21h

Plusieurs petits problèmes. D'abord le portable. Pas qu'on soit perpétuellement dessus, mais depuis que j'en ai un, j'ai plus de montre. Et je déteste ne pas savoir l'heure, sauf en vacances. Et encore.
Ma copine doit prendre le rer D, qui craint à partir de 21H....
On doit attendre une heure et demie avant que ça commence??? Un quart d'heure je veux bien, mais là, c'est abusé.
Je regarde mes trains à partir de Montparnasse: 23h30, pas trop mal; seul hic, si on sort à 23h, c'est impossible: dix minutes pour arriver au métro, un changement, et plus de 20 minutes de métro. Et le train suivant est à... 00h35. En d'autres termes, attendre pendant une heure dans la gare Montparnasse, ce qui ne me parait pas très sage.

Donc, voilà, à peu près dans l'ordre, les raisons pour lesquelles je ne suis pas allée à ce... truc.

Enfin, j'ai oublié la principale: rtl2, en fait, c'est des cons de parisiens, qui pensent pas aux banlieusards. Vous auriez vu la tête de la fille quand on lui a dit qu'on venait de banlieue et que du coup les transports, blablabla...

Bon, je suis un peu déçue, mais en même temps, je me dis que les chansons, je les connais toutes, et c'est pas une remasterisation qui va changer quoi que ce soit; j'ai lu l'anthologie des Beatles de 500 pages, et Xabi et Maritxu m'ont offert l'anthologie en 5 dvds. Alors, franchement, s'ils trouvent encore des trucs que je connais pas sur les Bealtes, chapeau.

Et sinon, pour répondre à Xabi: t'avais pas qu'à lire, je ne suis pas responsable de ta curiosité! na! Et ça t'empêche pas d'aller le voir... parce que j'ai pas tout dit!
Maritxu, quand à l'article sur Mamilène, je te renvoie la question: quand t'associes-tu avec moi pour faire des artciles sur le monde merveilleux de la géologie, ton voyage au Vietnam, notre chère grand-mère et son baume du tigre vert?

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24 juillet 2006

Ouuh pinaise...

... plus qu'une semaine!

Et oui, ca fait deja quatre semaines que je suis a Ashford, quatre semaines que je gagne des petits sousous a la sueur de mon front, que je m'adonne avec joie et bonheur a la vie de bureau, que je... pardon? Comment ca j'en fais trop?!

Bon, c'est vrai, niveau boulot, je suis pas trop fachee de voir arriver la fin du sejour... Petro a fait ce qu'elle a pu, mais je crois que la vie de bureau, tres peu pour moi, en fait... cela dit, c'est encore la qu'on passe la majorite de ses boulots d'ete, alors, autant me faire une raison...
Je dois dire aussi que quatre semaines a dormir dans le salon de Petro, ca commence a aller... meme si le futon est super! (je l'ai deja essaye et casse chez ma soeurette preferee.. et mon frere a le meme, meme si j'ai encore jamais dormi dessus! De toutes facons, j'en vois pas bien l'utilite, puisque j'habite a 20 minutes de chez tof, alors... si je dors dessus, ce sera uniquement en cas de cuite absolue [ou a l'absolute], et dans ce cas la, je pourrais aussi bien dormir dans la baignoire) (tiens, a ce propos, rappelez moi d'arreter de faire des parentheses de trois mille kilometres de long).

Donc voila... je viens de passer mon dernier week end entier a Ashford... puisque je pars samedi 29, en fin de journee! Vendredi soir, on est alles feter l'anniversaire d'un type du bureau (que je connaissais pas vraiment... d'ailleurs j'ai discute une demi heure avec lui, sans savoir que c'etait lui!) dans un pub d'Ashford. Martin et moi avons rassemble tout notre courage pour gouter au "blue drink", repere deux semaines auparavant, le soir de la finale France/Italie, il me semble. Et, autant vous le dire, c'est uniquement parce qu'on etait a l'interieur et que ma mere, quoiqu'on en dise, m'a bien elevee, que je n'ai pas recrache le contenu du shooter!!! Je pensais bien, avant de le gouter, que ce serait degueulasse, mais a ce point la... pouah!! Ca ressemble a un medicament... ou, comme l'a gentiment fait remarquer Mark ce matin, ca se rapproche plutot du produit pour laver les toilettes... Je vous jure, les correspondances de Baudelaire existent: ce liquide a le meme gout que l'odeur du produit! Donc, ca, ca a ete l'evenement marquant  de la soiree. En tout cas pour moi!

Sinon, samedi... glandouillage en bonne et due forme (je pense toujours a Hook quand j'utilise cette expression!!), puis un peu shopping dans le centre d'Ashford avec Petro... Je reviens (pour l'instant, j'y retournerai samedi prochain^^) avec quatre nouveaux dvds!! Garden State, Everything is Illuminated, Shakepeare in Love, et The End of the Affair... Oui, deux sur quatre sont des drames romantiques, chacun avec un Fiennes different...
Garden State, c'est un film de Zach Braff, son premier en fait, avec Natalie Portman, et... c'est achement bien! C'est un peu barre, bizarre, mais j'adore l'ambiance, les acteurs (ah oui, y a Ian Holm aussi) (pour un premier film, y a pire, quand meme, non?), et la bande son!!
Everything is Illuminated, j'en ai deja parle, donc je m'attarde pas...
Shakespeare in Love... *soupir* plus romantique, tu meurs, j'en suis consciente!! Je l'ai pris, d'abord parce qu'il me fallait trois dvds (promo de trois dvds pour £10, alors) et j'avais deja pris les deux deja cites... mais bon, je ne regrette pas non plus, c'est sur... Avec Gwyneth (la paaauuuvrreee!!!) Paltrow et Joseph Fiennes, et Ben Affleck, et Judi Dench, et Geoffrey Rush, et Tom Wilkinson, et le gars qui jour M. Weasley... un joli ptit casting, ma foi!! J'avais oublie qu'il y avait tout ce beau monde!!
Et The End of the Affair... Alors, celui la, je l'ai meme pas vu. Bein non, et oui, des fois ca m'arrive d'acheter des dvds que j'ai pas vu.  En fait, en ce moment, je traverse une periode "Ralph Fiennes " (et pour ceux qui suivraient, oui, c'est le grand frere du precedent), donc je recherche des films avec lui... J'ai deja vu La liste de Schindler (c'est d'ailleurs avec ce film que la periode RF a commence), Le patient anglais, Harry Potter (si si, il joue dedans: le grand monsieur tout vert qui dit a Harry que oui, il veut le tuer, mais avant, il a envie de parler tres longtemps pour lui laisser une chance de s'echapper) (le mechant classique qui a rien compris a la vie, encore...), et... heu... je crois que c'est tout.  Oui, c'est ca, c'est tout(ah non, j'ai vu Chromophobia aussi, mais ca, c'est pas grave, personne l'a vu, alors...).  Donc voila, The end of the Affair, c'est avec Julianne Moore, ca a l'air desesperement romantique (avec Ralph, c'est une surprise!!), et... voila. Donc je vous dirai si c'est bien... quand je l'aurai vu.

Voilivoilou....

Ah, mais,. il reste dimanche!! Pfiou, je l'avais presque oublie! Dimanche (hier, quoi) je suis allee a Londres retrouver trois copines aussi en vacances en la perfide Albion (ah meeeerde j'ai oublie dans Shakespeare in Love, y a Colin Firth aussi... et Ruppert Everett!!) . On est alles au Globe, pour voir "Under the Black Flag", qui n'est pas une piece de Shakespeare, mais qui vaut le detour aussi!!! C'est bien joue, c'est assez drole, plus facile a comprendre que l'anglais de Bill, et ... franchement... voila. Faut y aller, quoi! C'est une super histoire de pirates!
Le seul bemol, c'est le gros vieux qui se met tout nu au debut... ca c'est pas cool. Ils avaient dit "bare flesh" sur le site, mais je pensais pas que la flesh serait aussi bare!! Et surtout aussi de face... Enfin!

Donc voila... mon dernier week end a Ashford! (et il faudra que je fasse une therapie pour les parentheses... j'ai un vrai probleme avec ca) (la preuve, dans ce seul billet, y en 18. 19, avec celle la. C'est triste quand meme. Ce doit etre en reaction a ma prof de francais qui nous les interdisait dans les disserts...)

Et vous, vous avez passe un bon week end?

30 septembre 2006

La vie est faite d'expériences...

... toutes plus exceptionnelles les unes que les autres! Là, par exemple que je viens de sortir de la Fnac avec plus de 10 dvds dans mon sac. Et même pas volés ou déjà à moi, non, ils ont été acheté dans la Fnac! Achetés par mon frère, qui très généreusement me souhaite un bon anniversaire par ce biais...^^ merci Xabi!

Donc, en plus du bonheur sans nom qu'il y a à se dire que j'ai de quoi m'occuper pendant quelques semaines avec tout ça, il faut voir qu'il ne m'a pas acheté n'importe quoi (ou que je n'ai pas choisi n'importe quoi, mais c'est pareil):

- On commence avec... Allez, Scarface. Al Pacino, réalisé par Brian de Palma, un final qui m'impressionne encore. D'habitude, je n'aime pas les films de mafia, mais là, c'est un autre niveau. C'est du lourd, du très très lourd.

- The Truman Show, parce que mine de rien, j'aime beaucoup Jim Carrey quand il essaye pas de faire rire... Et que ce film est le premier où on lui a donné l'occasion de jouer autre chose que The Mask ou Ace Ventura...

- Mon premier film avec DiCaprio, Aviator. En fait, à part Titanic, j'aime beaucoup Leo, mine de rien, il joue vraiment bien, et il a su choisir des films et des roles qui avaient du chien. (et en fait, c'est mon deuxième film, vu qu'il joue dans Gilbert Grape...)

- Pretty Woman, parce qu'il fallait bien qu'un jour ou l'autre je l'ai... Le genre de film qu'une fille doit avoir quelque part!

- Le duo Depp/Burton ne m'a jamais déçue, c'est pour ça que j'ai pris Sleepy Hollow. En plus, y a Christopher Walken dedans, et je partage l'opinion du frère, c'est sans doute un des meilleurs acteurs qu'on puisse trouver. Non, je rigole! C'est le meilleur acteur, toutes catégories confondues. (ah oui, Xabi, Miranda Richardson, dont je te parlais à propos de Spider, avec Gabriel Byrne et Ralph, c'est la mégère dans Sleepy Hollow! peut-être tu vois mieux sa tête, là...)

- Le policier de tous les temps, Usual Suspects. Celui-là, même si Xabi l'a déjà, il me le fallait un jour où l'autre. Kevin Spacey est admirable dans ce film! Et l'intrigue, les autres acteurs, tout est génial.

- Encore un film avec Kevin Spacey, La vie de David Gale... Et là aussi, ça dépote pas mal. Le film est super bien ficelé et comme dans Usual Suspects, on comprend rien avant la fin. Et j'adore ces films (quand ils sont bien faits, ce qui est le cas).

- L'oscarisé de 2006, Truman Capote, dont je crois déjà avoir parlé... L'oscar n'est pas pour moi la référence, mais ce film est vraiment... frappant. Il m'a retournée comme une crèpe, je dois dire. On est vraiment secoué en sortant de là. Et ça, c'est aussi ce que j'attends un film.

- Walk the line, sur la vie de Johnny Cash. Ca, je suis sûre d'en avoir déjà parlé. J'aime bien la musique de Cash, ce qui est un plus si on veut apprécier le film, et rien que pour la façon dont Joaquin Phoenix dit "hello, I'm Johnny Cash", je suis déjà conquise... :-)

- Et enfin, last but not least, Breakfast on Pluto, que, contrairement à tous les autres films, je n'ai pas vu (il en fallait au moins un!). C'est avec Cillian Murphy (qui est aussi le méchant du dernier Batman Begins, et qui est dans Le vent se lève, le film palmerisé de Ken Loach), et avec Liam Neeson (qu'on ne présente plus), Stephen Rea (le mari trompé de The End of the Affair), et Brendan Gleeson (que vous connaissez sans doute plus sous le nom de Maugrey Fol'Oeil), etc!

Et.... bein comptez par vous même, tout ça fait dix films! Pfiou! *moi contente*
Je ne vous mettrai pas, comme d'habitude, les affiches de tous les films, parce que là, ça fait beaucoup...

(et promis, je raconterai un jour où l'autre le mariage en Belgique, mais ça me demande un peu de réflexion, tout ça... ^^)

(et j'ai regardé le dernier Peter Pan, avec Ludivigne Sagnier et Jason Isaacs [que vous connaissez mieux quand il s'appelle Lucius Malfoy], et bein... c'est mieux que toutes les horreurs qu'on m'avait dit! C'est pas le Peter Pan du siècle, mais il est quand même pas mal...)

28 juillet 2006

Retour a la case depart?

Je rentre sur Paris samedi soir, vers 20h30... et je realise qu'il faudra que je me depeche (ou que je motive a mort le metro de la  ligne 4) pour arriver a temps a Montparnasse, et attraper un train pas trop tard, histoire de me rentrer dans ma banlieue... Et ca, ca me fait un peu bizarre, j'avoue.
Ca fait deux ans que je vivais (plus ou moins) dans un trou de souris a Paris, pour cause de prepa, car pas vraiment le temps de le perdre dans les transports. 17m2 carre, c'est pas tres grand, mais c'etait dans le Marais!

Quitter l'apart, ca me fait prendre conscience qu'une (petite) etape de ma vie prend fin. La prepa, c'est termine, je rentre a la fac. Et mine de rien, ca me fait un tout petit peu flipper, quand meme... Tellement d'histoires qui circulent sur la fac,  ce sont presque des legendes urbaines, sans rire!! Alors moi qui n'ai toujours pas reussi a m'inscrire pour cette annee... Je me doute bien que ca sera passera bien quand meme, mais bon. A quel prix? ;-)

Mais bon, je vous parlerai de la fac quand j'y serai, ca sert a rien de faire des plans sur la comete! (c'est ca, l'expression...?) Pour l'heure, je voulais plutot revenir sur ce que je laisse a Paris, dans mon clapier a lapins, ce que je laisse avec plus ou moins de regrets a Reine, qui prend ma suite.

-Le plus important, je crois, ce sont quand meme les fesses de mes voisins. Ne plus les voir tous les matins, ca va faire vide, c'est sur... Je compte sur Reine pour me narrer l'evolution physique de leur store de salle de bain... Je pense meme a envoyer une lettre anonyme, pour leur devoiler la verite! (en plus, maintenant que je n'y habite plus... m'en fiche d'etre decouverte!) (et de toutes facons, ce sont plutot eux qui sont decouverts, alors...)

-La fraicheur. Ca, honnetement, ca va me manquer. Meme s'il fait chaud a Paris (pollution, tout ca), on rentrait dans mon immeuble, et la, c'etait le paradis. Le Pole Nord compare a la rue Saint Antoine! Et meme dans mon appart, il faisait frais, c'etait un vrai bonheur... alors que ma banlieusarde de chambre se trouve sous les combles... Chaleur, comme ils disent au Bresil...! (Ou seulement Chico, je sais pas bien).

-La possibilite d'organiser une fete, un diner plutot, dans 17m2 c'est plutot limite la fete, au dernier moment. Personne qui m'attend pour manger, donc une liberte totale... Je pouvais decider a 15h d'aller au cine, et a 16h d'etre dans la salle. Je pouvais inviter n'importe qui, a n'importe quelle heure... (genre Coline a deux heures du matin...)

-Le fait d'avoir deux enormes affiches, qui ne tiendront pas dans ma chambre: Abbey Road et Moulin Rouge. Bon, c'est vrai, j'ai deja Sergeant Pepper en banlieue, mais bon, Moulin Rouge, je l'aimais bien... Je deteste le blanc, et je dois dire qu'au bout de deux ans, on ne voyait plus beaucoup le blanc de mes murs!! Entre les affiches de films (Eternal sunshine, Charlie et la chocolaterie, Neverland), les pubs d'alcool (qu'en general je n'aime pas, mais bon, ce qui m'interesse, c'est le graphisme!), les images de Tahiti qui faisaient la papier du cadeau de Vaea pour mes 19 ans, et les photos partout... Je ne sais pas si je changerai, mais pour l'instant, la vue de ces appartements vides de couleur, vides de tableaux, de photos, sans rien sur les murs, moi, ca me met mal a l'aise... Pas vous? (Suis-je normale, ou completement psychotique?)

-Je laisse sans trop de regret la salle de bains microscopique... j'ai une pensee pour Reine, qui fait bien 20cms de plus que moi, en esperant qu'elle ne se fasse pas trop de bleus en faisant sa toilette... (d'ailleurs, ca se voit un bleu sur quelqu'un de noir? Moins que sur moi, je pense... c'est deja ca!)

Je me rend compte que si ma mere lit ca un jour, ou si mon pere le lit et lui raconte (plus probable, car le jour ou maman ira seule sur internet est aussi lointain que le jour ou Elijah Wood me demandera en mariage), elle va paniquer, la pauvre... Elle culpabilise deja suffisamment toute seule de me faire rentrer chez "popa-moman"! (et oui, ces 17m2 etaient payes par les parents, bien sur...) Alors, je vais aussi decliner les avantages de rentrer a la maison...

D'abord parce que c'est encore ma maison! 17m2, c'est un truc d'etudiante, pas un vrai appart...
Ensuite, je vais remanger bien... Les pates vont se faire plus rare, et c'est pas plus mal! (honnetement, je sais pas ce que j'ai mange pendant deux ans... vraiment!)
Et puis, la, je vais faire le menage dans ma chambre... reorganiser les meubles... peut-etre meme changer de lit (si c'etait une parole en l'air, maman, c'etait une grosse erreur: je suis tres motivee pour virer le lit a etage!!)... Et j'adore ca! Je vais mettre du temps a ranger, entre mes affaires banlieusardes et les parisiennes, mais ca va m'eclater: je vais me faire une nouvelle chambre...
Pour ce qui est du transport, je suis pas du matin, alors plus de temps je passe a comater dans un train, mieux c'est! Et puis maintenant, j'aurais tous mes cds a disposition pour me faire des compils chaque matin...!
Et pis... pour ce qui est du cinema, j'irai le week end a l'ugc du coin, ca m'obligera a depenser moins... ou je continuerai a y aller sur Paris, parce que s'il y a un truc dont je ne peux pas me passer, c'est bien d'aller au cine. Y en a qui font du sport, y en a qui bouffe, y en a qui ecoutent ou font de la musique, moi je vais au cinema. Et accessoirement, je fais du theatre.
Et je vais en refaire, maintenant que j'ai le temps! Je vais sans doute retourner a mon theatre d'avant, meme si je suis pas sure... J'ai un peu peur d'avoir change, qu'ils aient change, que ce soit plus aussi bien qu'avant... Enfin, je verrai bien. En plus, je crois qu'il y a toujours Fred et Marine la bas, alors... ils seront mes points de repere!

Et pis... voila, ca suffit, la non?
(contente, popie? t'as eu plein de lecture!!^^)

19 août 2006

Quelle aventure...

... je suis bien contente d'être venue!

Bien,bien... Les mises à jour se font plus rares qu'au mois de juillet, j'en conviens... Néanmoins, soyez un peu heureux pour moi, cela veut dire que ma vie se remplit... (pas d'offenses, Pétro, tu reconnais toi-même que j'ai rien glandé chez toi... et tu veux m'accueillir en Espagne? Une standing ovation pour la warrior de l'année 2006 [et peut-être 2007...]!!) Non, sans blague, maintenant, je fais des choses pendant la journée, et la nuit, je récupère, alors j'ai moins de temps pour mes billevesées internetiques! Le mot "billevesées" m'a toujours fait rire... D'abord parce que c'est un mot que j'ai compris assez tard, et puis c'est ce que répète Mr. Darling dans Peter Pan, au début du Disney... je crois. Enfin, bon... moi et le passage du coq à l'âne, vous êtes habitués!

Donc, désormais, je suis en vacances... La classe! D'abord, l'enterrement de vie de jeune fille s'est plutôt bien passé, si l'on considère qu'il n'a pas trop plu et qu'à part le jeu de piste rien n'était réellement prévu! On s'est plutôt bien débrouillés... Et puis on a fini la soirée à 4h30, avec une petite ballade improvisée par Pétro, décidément trop fatiguée pour m'indiquer le chemin (et moi trop fatiguée aussi pour penser à mettre mes phares à 4h30 du mat...)!

Mais, là, maintenant, tout de suite, je suis à ... La Bernerie en Retz, joyau de la présidence, petite commune de bord de mer, avec sa petite place charmante, sa plage, son bassin d'eau, son office de tourisme...^^ Je suis chez une copine, avec une autre copine... et il fait beau!!!! Ouf!! On a cru un instant que Claire Lise (qui est arrivée après moi) nous avait rapporté le mauvais temps de Paris, mais ... en fait, non! Il fait beau et chaud! (et ça marche aussi dans l'autre sens...^^) Y a un peu de vent, mais en même temps on est un peu au bord de la mer, donc... J'ai testé mon premier bain de l'année dans l'Atlantique... Résultat: un chouia froid quand même! Mon premier Fest-Noz (heu, comment ça s'écrit?), où, il faut pas pousser, je n'ai pas dansé! Attendez, ils font des trucs différents entre les mains et les pieds!! Moi, je suis physiquement pas assez intelligente pour faire ça... Tant pis, je regarde,c 'est bien aussi...
Et puis... J'ai contaminé mes coupines. Je ne suis plus seule dans mon adoration à Ralph Fiennes. *ticone sourit de toutes ses dents*... Bon, ce qu'il y a de bien avec lui, c'est qu'il a fait de bons films, globalement... Même Coup de foudre à Manhattan (avec Jennifer Lopez, quand même.. et Natasha Richardson, ce qui fait un tout petit peu plus classe que J-Lo!), ou Chapeau melon et bottes de cuir ne sont pas les pires films de la terre (bein, non, y a pas Orlando Bloom dedans...)! Ce ne sont pas les meilleurs non plus, loin s'en faut, on est d'accord... Mais bon, on peut pardonner au mec qui a fait La Liste de Schindler, Le Patient Anglais, ou encore Spider (que j'ai trop envie de voir) de vouloir s'amuser un peu quand même!
Donc voilà, j'ai deux coupines ralliées à ma cause... Même si Popie le trouve "vieux et moche", je persiste et signe, Ralph, j'adore! (j'allais dire, "j'achète", comme le concept, mais ce serait un peu malsain de l'acheter....) (autrement qu'en dvd, j'entend...!!)

Et... bien, voilà, gentes dames, et bons messieurs. Voilà tout ce que j'ai à vous raconter sur ma vie trépidante de vacancière!!

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3 août 2006

i'm so sorry...!

Je viens de découvrir que quelqu'un, un anglophone probablement, était tombé sur mon blog, et avait demandé la traduction à Google. Si je puis me permettre, c'est une énorme erreur...

Pqr exemple, "si ça c'est pas chouette", du billet précédent, a été traduit par "If that it is not owl"... *soupir* Ou encore "c'est fini", par "it east finishes"... Bein, oui Google cherche pas trop loin, dans le dico, est=east. la possibilité que ce soit le verbe être ne l'effleure même pas.

Alors, je voudrais laisser un mot à cet anglophone, perdu dans la traduction de Google...

Dear you, who tried to understand my blog through Google... I know what you've come through, I understand your despair in front of that terrible translation of what were my messages. I apologize in the name of Google, which, obviously, is not aware of what it says.  I can assure you that my words are meaningful in French, and if you're that interested to know what i could have said about Ralph Fiennes, Paris, my trip to Ashford, or whatever you were looking for here, leave a comment, I'll explain you. Without Google. Thank you for coming anyway!

Le/la pauvre. pfiou!

Edit:  Google translates what i say! Go and read the french page!

14 avril 2006

Le Parfum, de Patrick Suskind

Voilà, comme je l'avais dit (mais qui s'en souvient?), je vous mets les premières pages de ce bouquin... qui vaut vraiment la peine!

Je préviens, c'est un début en fanfare; le livre s'appelle "Le Parfum", mais commence par son opposé: la puanteur, donc si vous vous sentez nauséeux, lisez-ça plus tard, ça pourrait vous être fatal.

Ironie du sort: notre "héros", Jean-Baptiste Grenouille n'a, lui, aucune odeur...

(et en lisant cet incipit, vous comprendrez sans doute mieux pourquoi je tremble quand j'entend parler d'une adpatation cinématographique... comment représenter des odeurs?)

Au XVIIIème siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus abominables de cette époque qui pourtant ne manqua pas de génies abominables. C'est son histoire qu'il s'agit de raconter ici. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille et si son nom, à la différence d'autres scélérats de génie comme par exemple Sade, Saint-Just, Fouché, Bonaparte, etc., est aujourd'hui tombé dans l'oubli, ce n'est assurément pas que Grenouille fût moins bouffi d'orgueil, moins ennemi de l'humanité, moins immoral, en un mot moins impie que ces malfaisants plus illustres, mais c'est ce que son génie et que son unique ambition se bornèrent à un domaine qui ne laisse point de trace dans l'histoire: au royaume évanescent des odeurs.

A l'époque dont nous parlons, il régnait dans les villes une puanteur à peine imaginable pour les modernes que nous sommes. Les rues puaient le fumier, les arrière-cours puaient l'urine, les cages d'escalier puaient le bois moisi et la crotte de rat, les cuisines le chou pourri et la graisse de mouton; les pièces d'habitation mal aérées puaient la poussière renfermée, les chambres à coucher puaient les draps graisseux, les courte-pointes moites, et le remugle âcre des pots de chambre. Les cheminées crachaient une puanteur de soufre, les tanneries la puanteur de leurs bains corrosifs, et les abattoirs la puanteur du sang caillé. Les gens puaient la sueur et les vêtement non lavés; leurs bouches puaient les dents gâtées, leurs estomacs puaient le jus d'oignons, et leurs corps, dès qu'ils n'étaient plus tout jeunes, puaient le vieux fromage et le lait aigre et les tumeurs éruptives. Les rivières puaient, les places puaient, les églises puaient, cela puait sous les ponts et dans les palais. Le paysan puait comme le prêtre, le compagnon tout comme l'épouse de son maître artisan, la noblesse puait du haut jusqu'en bas, et le roi lui-même puait, il puait comme un fauve, et la reine comme une vieille chèvre, été comme hiver. Car en ce XVIIIème siècle, l'activité délétère des bactéries ne rencontrait encore aucune limite, aussi n'y avait-il aucune activité humaine, qu'elle fût constructive ou destructive, aucune manifestation de la vie en germe ou bien à son déclin, qui ne fût accompagnée de puanteur.

Et c'est naturellement à Paris que la puanteur était la plus grande, car Paris était la plus grande ville de France. Et au sein de la capitale, il était un endroit où la puanteur règnait de façon particulièrement infernale, entre la rue aux Fers et la rue de la Ferronerie, c'était le cimetière des Innocents. Pendant huit cents ans on y avait jour après jour charroyé les cadavres par douzaines et on les y avait déversés dans de longues fosses, pendant huit cents ans on avait rempli par couches successives charniers et ossuaires. Ce n'est que plus tard, à la veille de la Révolution, quand certaines de ces fosses communes se furent dangereusement effondrées et que la puanteur de ce cimetière débordant déclencha chez les riverains non plus de simples protestations, mais de véritables émeutes, qu'on finit par le fermer et par l'éventrer, et qu'on pelleta des millions d'ossements et de crânes en direction des catacombes de Montmartre, et qu'on édifia sur les lieux une place de marché.

Or c'est là, à l'endroit le plus puant de tout le royaume, que vit le jour, le 17 juillet 1738, Jean-Baptiste Grenouille...

A vous de découvrir la suite!

1 août 2006

Bonheur?

Ca y est, j'ai trouvé. Après des mois de recherches, de farfouille, de désespération, j'ai trouvé.

J'ai trouvé LA robe pour le mariage de la grande soeur. La robe parfaite, belle sur le cintre, et belle sur moi! C'est un fait assez rare pour être noté dans ce blog!

Et comble du bonheur, j'ai trouvé les chaussures en même temps. Si ça c'est pas chouette, je sais pas ce qu'il vous faut!!

C'est tout, mais pour moi, c'est déjà pas mal...!

2 juin 2006

Champagne!

Rétrospective longuette (nooon, sans blague?) sur mon année de khâgne...

Et oui, les ptits loups, pour moi, l'année est finie! Enfin, mieux que juste une année... la prépa, c'est terminé pour moi! pas que ça commençait à m'embêter, non, pas du tout (*ça se sent, là, que c'est ironique?*), mais j'aime penser que je vais enfin découvrir le monde universitaire... enfin!

Alors, oui, je sais, fac rime (selon toute vraisemblance) avec emmerdes, administration foireuse, faisage d'emploi du temps en s'arranchant les cheveux... mais pour moi, là, maintenant, tout de suite, ça rime aussi avec moins d'heures de cours, possibilité de n'étudier que ce qui m'intéresse ou presque, plus de temps pour faire ce que j'ai envie de faire (du théâtre par exemple), etc! Je changerais peut-être d'avis dans quelques mois, mais bon, pour l'instant, c'est mon état d'esprit...

Qu'est ce que je voulais dire... J'avais plein d'idées pour des articles, et j'ai tout oublié... pfiou! oui, je voulais en faire un sur Amsterdam, mais j'ai oublié à Paris le papier sur lequel j'avais noté les idées... et bien je vais revenir sur l'opinion que j'avais au début de l'année sur la prépa de JF!! Car j'ai découvert des choses, appris à connaître des gens...

En effet, aujourd'hui, JF n'a presque plus de secrets pour moi... à part peut-être cette baleine qui vient régulièrement s'échouer au beau milieu de la cantine... Son cas me laisse encore perplexe: en un an, je n'ai toujours pas réussi à comprendre à quoi elle sert, notre gagnante de la meilleure permanente. Quel est son but? Nous aider? J'en doute. Nous orienter? Laissez-moi rire. Nous faciliter le passage de la prépa à la fac? Je vais m'écrouler, là, je le sens. Nous tenir informés des différents événements qui pourraient nous concerner, à l'intérieur et à l'extérieur du lycée? Ca y est, je suis par terre.

Mais, en ce qui concerne nos chers professeurs, j'y vois plus clair... Certains faisaient, au début de l'année, bonne impression, et finalement se révèlent moins sympathiques, alors que d'autres ont montré leur côté humain.^^

Comment par la plus terrible désillusion: l'histoire. Ah la la, que dire sur Pierre Bachelet? Qu'il aurait sans doute été plus performant en sosie... Pour vous donner un aperçu, notre premier devoir sur table a été fait en... heu... avril? Je ne compte pas le concours blanc, il y est obligé par l'établissement.Et à part les concours blancs, nous n'avons fait aucune dissertation entière de l'année... Par entière, j'entends entièrement rédigée. pas que je demande un surplus de travail, loin de moi cette idée, mais pour des littéraires, ça la fout mal. Au moins j'aurais appris une chose cette année: essayer d'enseigner l'histoire de façon non chronologique et anecdotique ne fonctionne pas. Pas du tout. S'il lit un jour ceci, et qu'il se reconnait, que le sosie de Pierre Bachelet comprenne ceci une bonne fois pour toutes: des khâgnes n'ont pas besoin de regarder des films pour comprendre l'histoire; on est grands, on a tous des lecteurs de dvd ou de cassette chez nous, on peut le faire tous seuls. En gros, il s'est révélé un professeur pathétique, qui fait comme s'il nous comprenait, et incroyablement beauf... (ne le prend pas mal, Fofie, je considère qu'il y a plusieurs sous-catégories dans les beaufs, et dieu merci, vous n'êtes pas dans la même!) Mais, preuve que Dieu existe, il s'en va!

Le français... Si l'on excepte le fâcheux incident après le premier conseil de classe, où elle a écrit des commentaires incendiaires sur (presque) tous les bulletins (du genre, "vous écrivez comme un collégien", "votre pensée stagne", et encore ce n'est pas la formulation exacte), dans l'ensemble pas trop mal. En tous cas, elle connait son sujet, c'est déjà ça. Mais plus la fin de l'année approche, et moins je la supporte! Elle se perd dans les textes et leurs contextes, et elle nous perd aussi du même coup. Du début de l'année jusqu'à la fin, elle nous a noyés dans les photocopies; s'il fallait désigner des coupables pour la déforestation de l'Amazonie, je la désignerais sans hésiter! Et, sauf son respect, elle nous couve trop... beaucoup trop! Elle se mèle par conséquent de tout, même (et surtout, oserais-je dire) de ce qui ne concerne pas les lettres. Il faudrait qu'elle se mette dans la tête que, oui, bien sûr on est des khâgnes et certains ont vraiment souffert cette année (je me battrai jusqu'à la fin pour ne pas faire partie de ces gens), mais bon,la moyenne d'âge de la classe est de 20 ans... et il y a des choses qu'on peut faire tous seuls; comme trouver un plan pour aller sur le site du concours, par exemple. (en plus, le plan de viamichelin était dix fois mieux que le sien)

La prof de géo... Et bein, croyez moi ou croyez moi pas, maintenant, je sais plein de trucs sur la mer Baltique. Ca ne me servira jamais à rien, mais je sais ce qu'est l'isostasie, je connais les tonnages de pêche de différents pays, et j'ai presque en tête les étapes de la filière du bois, en allant de la forêt à Ikéa. Ce qui veut dire que, bein, mine de rien, elle est pas mauvaise! Personnellement, j'avais assez peur au début de l'année de cette mer Baltique que je connaissais ni des lèvres ni des dents (pourquoi je pense à mon père à chaque fois que je dis cette blague?), et finalement ça s'est plutôt pas trop mal passé. Enfin... Ca aurait pu être pire, il aurait pu pleuvoir. En plus, depuis le voyage à Londres, je la trouve franchement sympa. Faut dire, le voyage de retour a permis de faire des découvertes...^^

Qui reste-t-il, à part l'anglais? Ah oui, la philosophie! Alors, là. Je tiens à m'excuser, presque publiquement, devant Mme T. En effet, je n'ai rien glandé en philosophie cette année. Mais rien. D'ailleurs, l'année s'est terminée sur un 4 amplement mérité. Ca m'a un peu froissée, je pensais pouvoir rester au dessus de ma note de bac (j'ai eu 5... et oui). Enfin, elle qui est adorable, partie maintenant en retraite, qui croyait en nous ou qui voulait y croire, elle a vraiment fait tout ce qu'elle pouvait pour les autres. Je m'en veux un petit peu de lui avoir fait croire par mon silence que ma déchéance philosophique était un petit peu de sa faute... J'aurais aimé lui dire que la philosophie était mon cours de sieste, mais ça l'aurait sans doute froissée, et peinée...

Et l'espagnol... toujours aussi sympa qu'au début de l'année, et toujours aussi bordélique! Plus, ce serait pas possible...^^

Maintenant... l'anglais! Gardons le meilleur pour la fin...^^

Bon, pour commencer, horrible erreur sur le presque sosie de Dustin Hofman. D'abord, il ne ressemble pas du tout à Dustin. Ensuite, il n'est pas exactement ce qu'on pourrait appeller "sympa"... Les apparences sont trompeuses, tu m'étonnes! Bon, ce n'est pas non plus le pire de tous, mais y a mieux! D'abord, c'est un sadique: il ne donne les copies de version qu'après avoir corrigé la version (donc une heure où tu t'enfonces de plus en plus dans ton siège parce que tu as l'impression de t'être planté magistralement alors que c'est peut-être pas vrai), il rend les copies dans l'ordre décroissant (donc tu commences à creuser un trou dans ta chaise tellement tu n'en peux plus), et comme si tout cela ne suffisait pas, il redemande les notes après pour les écrire sur ses petites fiches personnalisées (à ce moment, si la mauvais note est effectivement arrivée, tu peux sauter dans le trou que tu as creusé); une chose m'échappe néanmoins: s'il prend le temps de classer les copies dans un ordre quelconque (bon, en l'occurence décroissant, le pire, à mon sens), pourquoi n'en profite-t-il pas pour écrire les notes sur les fiches? Une seule réponse m'apparait: son sadisme l'en empêche. Il parait qu'il n'est pas non plus apprécié en salle des profs... ça rassure, les élèves ne sont pas paranos.

L'anglais du côté de la civilisation et de la littérature... Elle ressemble à une prof d'allemand, mais elle est moins traumatisante! (ne rouspétez pas, les germanistes! D'après tout ce que j'ai pu entendre sur vos profs, c'est pas la joie en allemand... alors moi, j'interprète à peine.)(sauf ma tante qui est, je suis sûre, une prof d'allemand super!) Non, vraiment, elle est super gentille, la preuve, c'est elle qui nous a emmené à Londres! Et maintenant qu'on prend des pots plus souvent qu'on ne fait cours, on découvre un peu plus son côté humain...^^

Et le thème... Woddy est resté tout au long de l'année fidèle à lui-même: adorable, rigolo à ses dépends, rougissant régulièrement sur une échelle de un à dix. Et il a réussi un tour de force assez incroyable: nous mettre des notes pourries toute l'année (pensez donc: on était tellement heureux d'avoir un 7!), et pourtant on l'adore quand même! Si ça, c'est pas fantastique, je ne sais pas ce qu'il vous faut...

Voilà, voilà! Le premier qui dit que cet article est trop long aura parfaitement raison, mais cela n'y changera rien. Tout ça pour dire qu'au cours de l'année, certains profs sont tombés du côté obscur de la force, mais certains sont restés des jedis digne de ce nom, n'aspirant qu'à transmettre leur savoir... et dieu merci, ces derniers étaient les plus nombreux!

26 octobre 2010

Ca m'éneeeerve

Par Maritxu

Depuis plusieurs mois, j’essaie d’organiser une activité avec une association. Le président de l’asso avait l’air emballé, il m’a répondu très vite et a proposé plusieurs pistes intéressantes. Mais pour la concrétisation, il m’a refilé à la nana qui gère l’antenne locale.
Je demandais principalement une rencontre pour qu’on en discute. Elle n’a pas cessé depuis juin, de reporter pour cause de ses multiples vacances/occupations. C’est vrai qu’elle doit être surchargée cette brave dame, elle est à la retraite et a deux petits enfants. C’est prenant, hein. En plus, moi qui ai bien cadré mon emploi du temps, elle ne me propose que des choses que je ne peux pas accepter. C’est fou quand même. J’arrive chez moi à 16h30, je ne peux PAS être disponible à 16h ! Quelle partie t’as pas compris ?
Et voilà qu’hier elle a le culot de me renvoyer un message « en me laissant choisir la date compte tenu de mon emploi du temps chargé ». J’hallucine. C’est à te dégouter de te lancer dans le caritatif.

Je vais finir par me débrouiller toute seule.

17 octobre 2011

Ca m'éneeeeeeerve

La semaine dernière, un journaliste – Christophe Hondelatte – a demandé la démission d’Audrey Pulvar du service public en raison de sa relation PRIVEE avec Montebourg. Cette même Audrey à qui iTélé avait retiré son programme politique l’année dernière pour cause de « confusion des genres » - lire les mêmes raisons que Hondelatte. Tout en ne remettant pas en cause son « impartialité journalistique ». Sans blagues, ils arrivent vraiment à se regarder en face ? Comment peut-on oser dire des choses pareilles ? Comme si une journaliste ne pouvait pas faire la part des choses entre sa vie privée et sa vie professionnelle ? Et si, pendant qu’on y était, on n’interdirait pas d’antenne tous les journalistes qui ne sont pas impartiaux ? A mon avis, il ne resterait pas grand monde…On ne peut pas demander la neutralité totale à quelqu’un, c’est impossible. Aurait-on dû interdire à Royal/Hollande de se présenter contre son ex-conjoint aux primaires du PS au vu de leur passé commun ? N’y aurait-il pas là plus de « confusion des genres » ?
Je suis révoltée qu’on dénie le droit à une journaliste de penser par elle-même, et qu’on mélange vie privée et vie publique. N’avait-elle pas le droit de fêter une victoire de son compagnon avec lui ? Parce qu’elle est journaliste, elle aurait dû rester cloitrée à l’abri des caméras, alors qu’elle n’était pas apparue pendant la campagne, qu’elle n’a pas voté à cette élection et que la campagne était justement FINIE ??
Qu’on foute un peu la paix aux gens et qu’on les laisse bosser.


15 octobre 2010

Convivialité

Par Maritxu

Je ne sais plus qui a dit que la convivialité d'une ville se mesure au nombre de bars que l'on y trouve. (J'ai cherché, et google n'a pas été mon ami.) Si on en croit cette définition, la Belgique est TRES accueillante.

J'ai cette semaine étudié la réfection d'une route dans un bled assez perdu. La route, en plein centre-ville, est, comme il fréquent en Belgique, rectiligne. Et sur ces 875m de ligne droite, il y a 12 bars-tavernes-terrasses de resto. 12. Pour 5200 habitants.

Impressive.

9 novembre 2017

L'écriture inclusive

Je pense que tout un chacun a entendu parler de cette nouvelle façon d’écrire, qui tente d’introduire une certaine parité dans notre langue écrite, dominée par le masculin. En effet, depuis l’enfance, on entend « le masculin l’emporte » ; comment donc dans ce cas accéder à une éducation donnant les mêmes chances aux filles comme aux garçons ?

Pour résumer, il s’agit ici d’associer les deux genres quand, justement, le masculin est censé l’emporter. Par exemple : « Nous avons été ému.e.s », en lieu et place de « nous avons été émus » ou encore « les agriculteur.trice.s ».

Franchement, je ne trouve pas ça si mal, mais il faut reconnaitre que c’est difficile à lire, et que ce n’est absolument pas applicable à l’oral. De plus, il va toujours rester le problème de la préséance, pourquoi pas « agricultrice.teur » ? Je trouve que notre langue française est bien mal adaptée à cet exercice, et quoique féministe, j’y suis pourtant attachée. Un jour, peut-être, nous parlerons tous anglais ou un mélange de toutes nos langues, et ces problèmes ne se poseront plus. En attendant, il faut faire avec ce que l’on a, et faire évoluer la langue – même imparfaitement – est nécessaire.

Evoluons, donc. Mais on pourrait pousser la réflexion plus loin.

Pour évoluer, il faut toujours prendre exemple du passé. Je viens d’apprendre que les langues anciennes ne privilégiaient pas le masculin à tous les coups, qu’il y avait une ‘règle de proximité’ en latin : l’adjectif s’accordait avec le nom le plus proche. Que voilà une belle nouvelle, on pourrait améliorer notre grammaire sans faire hurler les conservateurs… Cependant, je ne suis toujours pas satisfaite…

Pourquoi ne pas accepter nos différences plutôt que de ramener tout le monde au même niveau ? Les hommes et les femmes sont différents, je répète à l'envi que si les mecs pouvaient se charger d'accoucher, je leur aurais laissé ma place avec bonheur.

Je prends comme exemple un livre de Barjavel, auteur misogyne de son époque, que j’ai pourtant adoré étant jeune. Dans la Nuit des Temps, il décrit une société dans laquelle les hommes et les femmes ne parlent pas la même langue, et se comprennent néanmoins, chacun étant bilingue. Et pourquoi pas ?

Si les femmes appliquaient un « féminin l’emporte », tandis que les hommes conserveraient leur masculin ? Notre langue n’aurait pas à s’adapter à une nouvelle façon d’écrire, et chacun pourrait écrire ou parler comme bon lui semblerait, au féminin ou au masculin, selon ses affinités.

Si entre deux transitions orthographiques, il est permis de faire cohabiter nénufar et nénuphar, pourquoi ne pas autoriser la cohabitation définitive du féminin et du masculin en fonction de la personne qui s’exprime ?

Franchement, ce serait simple, et pas si mal.

J’essaie dès aujourd’hui.

26 août 2014

Les soustractions

par Maritxu

On a vu récemment que mon fils aimait les calculs. Après la corvée de lecture/écriture des vacances, il me réclame des calculs. Je lui ponds des additions volontairement compliquées, avec des retenues, des soustractions simples, et puis une difficile, avec retenue, pour voir un peu sa réaction. Il n'a jamais vu ça et on n'a pas encore abordé le sujet.

85-76 = ?

- Maman, je ne sais pas la faire celle-là.
- C'est normal mon coeur, je l'ai fait exprès. Il faut poser la soustraction comme pour les additions, et après on travaille en colonnes, pareil. Tu l'as fait ? Bien. Bon, dernière colonne, 5-6, ça donne quoi ?

A ce stade de la réflexion, j'attendais quelque chose comme " c'est impossible" et j'aurais rebondi sur la méthode de retenue. Or, sans une hésitation, demi-belge répond :

- Moins 1.

Souffle coupé. Il n'a même pas 7 ans. Je me rappelle parfaitement que cette notion de nombres relatifs est vue à l'entrée au collège. 11 ans quoi. Tout vient d'une fois où il m'avait dit qu'avant zéro il n'y avait rien et que j'avais rigolé en répliquant bien sûr que si, tu comptes à l'envers -1, -2, -3 etc. Mais je savais bien qu'il était trop petit que c'était dans le vent. Ben non. Non seulement il écoute, mais en plus, il enregistre et comprend.

Ce gamin m'étonne tous les jours. 

5 novembre 2014

J'ai rencontré Moebius

Et c'est vrai.

Je ne sais pas pourquoi j'ai envie de vous raconter cette histoire aujourd'hui, mais cette rencontre reste un moment fort de ma vie, et je suis heureuse de la fixer sur le support immatériel de ce blog.

Jean Giraud, alias Gir, alias Moebius est un dessinateur de bandes-dessinées touche à tout, mais principalement de science-fiction. Si vous n'y connaissez rien en BD, il est cependant possible que vous ayez entendu parler de Blueberry. C'est lui, dans un style de dessin plus conventionel. C'est un de mes dieux. Il est mort en mars 2012, et le monde de la BD a encore du mal à s'en remettre.

L'ouvrage préféré de ma bibliothèque, un des premiers que je me suis offert après l'avoir lu et relu en bibliothèque, celui que j'ai le plus prêté et donc le plus abîmé, celui que je chérirai pourtant jusqu'à la fin de mes jours, c'est mon intégrale de l'Incal, de Moebius et Jodorowsky.

 

Tout à fait par hasard, en 1996, dans une librairie pas loin de chez moi et dans laquelle je n'étais pas habituée, je tombe sur le flyer que Jean Giraud va venir dédicacer un soir pour Mister Blueberry. Je bloque. Jean Giraud. Moebius. L'Incal. Je fonce au comptoir pour demander des précisions. Faut-il s'inscrire ?  Non, non, il suffit dêtre là un peu avant, ils fermeront la boutique pour être au calme.

LA CLASSE.

La semaine passe à toute allure. Le jour J arrive. J'ai choisi ma tenue avec soin; je me rappelle avoir mis un vernis très particulier, à l'exacte frontière entre le bleu et le vert, en me disant qu'il était immettable et qu'il allait l'apprécier. Quiconque a feuilleté l'incal avec ses couleurs originales comprendront. Quant aux autres, il leur suffira de savoir que justement, ils ont changé toutes les couleurs dans une édition ultérieure...

J'entre dans la librairie avec deux heures d'avance, mon Incal sous le bras.

Là, le drame. Le gars auprès de qui je me renseigne me dit qu'il fallait un ticket. Qu'ils réservaient la dédicace aux habitués de la librairie pour ne pas avoir trop de monde.
Drame.
Je ne fonds pas en larmes, mais presque, j'ai 17 ans, je suis en transe, je lui explique que c'est mon auteur préféré, que je veux juste le voir, que je ne dérangerai pas, promis, promis, juré, je reste au fond et je le regarde, bref, je le saoule tellement qu'il accepte. Nous serons deux dans ce cas là, présents mais sans ticket.

Il arrive. La boutique est pleine de monde, une trentaine de personnes, je ne suis pas grande, je ne le vois pas. Au bout de quelques temps, les gens ayant eu leur dédicace et partant graduellement, ça s'éclaircit. Je me rapproche. J'ai réussi à me poster derrière lui, pas trop près pour ne pas le déranger, mais pas trop loin pour pouvoir le regarder dessiner.

C'est formidable. Je pense être restée une bonne heure à le regarder. Il fait 3 coups de crayon, et au 4ème qui lie le tout, hop ! Un cheval. C'est magique.

A un moment, il se retourne vers moi -MOEBIUS ME REGARDE !!- pour regarder mon Incal :
"Tiens, vous avez l'édition intégrale ? Je peux la voir, je ne l'ai jamais vue encore ?"  -MOEBIUS ME PARLE !!-
"Elle est sympa, la couleur de vos ongles" -MOEBIUS A NOTE MON VERNIS !!-

Franchement, je ne sais absolument pas ce que je lui ai répondu. Je sais que j'essayais désepérement de paraitre intelligente, c'est tout.

Un peu plus tard, il se retourne vers moi et me demande "Depuis le temps que vous attendez, ce n'est pas votre tour maintenant ?"
Je fonds.  -MOEBIUS SE PREOCCUPE DE MOI !!-
Je lui explique le coup du ticket, ma promesse de ne pas l'embêter, tout ça. Il me fait un clin d'oeil "Je pense que je vais pouvoir rester un peu plus pour vous faire un petit quelque chose". Une soupape vient de sauter en dedans de moi. J'ai l'impression que la gravité ne m'affecte plus : la preuve, mes pieds flottent à 15 cm du sol...

Du coup, on a discuté un peu, le temps que la boutique se vide. C'est marrant, dans mon souvenir, il n'a discuté qu'avec moi, alors qu'il y avait des tas de gens qui devaient aussi avoir des tas de choses à lui dire. J'ai dû occulter, et je m'en fous.

Il m'a fait à la toute fin un immense John Difool, et j'ai même l'impression qu'il y a mis plus de coeur que les autres dessins d'avant. Et lui qui m'avait expliqué qu'il mettait toujours la date, il l'a oublié sur mon album...

Tout ça reste un des meilleurs souvenirs de ma vie.
Merci pour tout Moebius, vraiment, merci.

 

 

27 août 2014

Mon fils joue à Tryphon

par Maritxu

C'est familial, et ça dure depuis déjà des années : le Demi-belge entend mal. Je fais ce que je peux, mais entre les vacances, les bains de mer et le laisser-aller général, ça ne s'est pas arrangé cet été.

Nous sommes en camping. On est là un peu à l'arrache, et du coup, le matin, j'ai du lait, des cérales, mais rien pour les mettre ensemble.

- Bon, je suis embêtée, parce que j'ai rien pour mettre tes corn flakes, j'ai pas de tasse.
- Ha ? Tu n'as qu'à me donner un bol, ça m'ira bien !
- Huhuhu, tu ferais pas un peu ta Marie-Antoinette toi ?
- Hein ? Je dois me marier avec qui ?
- (hilare) Non, Marie-Antoinette !
- (horrifié) Je dois me marier avec les toilettes ??

Là, je tenais plus, j'ai éclaté de rire.
Puis je lui ai quand même expliqué le coup du pain et de la brioche.

 

30 juillet 2014

Anniversaire

Par Maritxu

Dimanche, c'était mon anniversaire. 35 ans. Ca fait vieux 35 ans ? J'ai l'air vieille ? En fait, je m'en fiche un peu. J'ai d'autres choses à penser en ce moment.

Je n'avais rappelé la date à personne. Je suis allée seule voir mes enfants chez mes beaux-parents. Comme ils ne sont pas très à cheval ni sur les dates ni sur les célébrations, et qu'on avait en plus magistralement oublié l'anniversaire de mon beau-père la semaine dernière, je me suis bien gardée d'en parler.

Et le matin, j'ai eu des fleurs fraichement coupées, et une carte de mes enfants, qu'ils leur avaient fait faire. J'étais émue. Pas de cadeau  matériel, mais le meilleur cadeau qui puisse être : une sieste avec mes enfants.

Tout le monde était fatigué d'une journée "festival médiéval" de la veille, et malgré les protestations de mon grand, j'en ai pris un sous chaque bras, dans mon grand lit. Je ne savais pas si on réussirait à dormir, entre les gigotages de la Pucine et les "mais j'ai pas sommeil moi" du Demi-belge. Tout le monde s'est endormi contre moi en dix minutes à peine.

Et moi, coincée entre mes deux mouflets, j'ai sombré également en pensant que je n'échangerais ma place contre rien au monde. 

Nos trois respirations emmelées étaient mon plus beau cadeau d'anniversaire.

27 mai 2014

Foot

Par maritxu (Amaia existe-t-elle toujours ? Ce ne serait pas ma soeur que je skype régulièrement, j'en douterai)

C'est bientôt la coupe du monde.

Les belges sont qualifiés vous vous imaginez ? Non ? Moi non plus.
Mais à l'école, tout le monde est supporter. Au bureau, je connais au moins 3 collègues adultes qui remplissent leurs albums panini. C'est de la folie.

Au milieu de tout ça, mon Demi-Belge d'amour m'a annoncé l'autre jour :

"Tu sais maman, moi, je ne suis pas un vrai garçon parce que je n'aime pas le foot".

Bien, lobbying social oblige, il a quand même en permanence un tatouage des Diables Rouges au bras, il recompte religieusement ses stickers carrefour, et s'est fait une raison : non, maman n'achètera pas l'album pour les coller.

Non mais sans blagues.

8 juillet 2016

Les chaussures

Je n'aime pas faire les magasins. Je suis très difficile avec les chaussures, parce qu'il faut qu'elles aillent avec mon bas de contention et mon style de vie : rien entre les orteils, une sangle à l'arrière, et EN PLUS, il faut évidemment qu'elles me plaisent, ce qui n'est pas évident.

Ca fait donc des années que je me traine les mêmes godasses d'été fermées, qui me font un peu mal au pied (oui, un seul) quand je les porte sans chaussettes.

Hier, soldes. Inhabituel pour moi. Comme d'habitude, je ne trouve rien qui me plait, mais depuis un certain temps, je m'oblige à rentrer dans les boutiques pour tenter de trouver des jolies choses, à un moment où je n'en ai pas forcément besoin. Histoire d'en avoir, au moment où j'en aurais besoin !

Je rentre dans cette boutique de chaussures pas très convaincue : la vitrine ne me plait pas plus que ça. Toutes les chaussures sont étalées par taille au milieu de la boutique, sur des trétaux. Je fais du 40, c'est tout au fond, j'ai le temps de bien regarder et de me persuader qu'il n'y a rien pour moi ici.

Et puis elle est là. Bleue ciel, sans paillettes, avec un lacet comme attache. Mon style. Elle détonne avec toutes les autres. Des Kickers, evidemment, c'est pas comme si j'en avais pas déjà aux pieds :) Il n'y a qu'une seule pointure, la mienne. L'autocollant est bleu, alors que les soldes affichent rouge-jaune-vert / 10-20-30%.

Je demande la paire complète à la vendeuse, elles me vont comme des chaussons. C'est la dernière paire.
50%

On trouve toujours chaussure à son pied, finalement...

 

15 décembre 2015

This awkward moment

Ce moment où tu descends du train, et où tu dois prendre la ligne 4, ta ligne à toi, la dorsale Nord-Sud de Paris, celle que tu as pris un nombre incalculable de fois, Porte d'Orléans - Porte de Clignancourt, tu te sens encore de nommer toutes les stations dans l'ordre.

Le nez au vent, ton ticket de métro arraché de haute lutte au distributeur, tu fonces dans les couloirs connus.

Et là, tu doutes. Mairie de Montrouge - Porte de Clignancourt. Merde. Je me suis trompée de direction. Où est la porte d'Orléans ? Tu te retournes, tu cherches le violet de la 4 ailleurs. Non, il n'y en a qu'ici...... Oh.
Montrouge est au sud. Comme la Porte d'Orléans.

Ils ont prolongé MA ligne, sans me prévenir. Depuis combien de temps ?

Rendez-moi ma porte d'Orléans !

10 janvier 2012

Mes envies

En ce début d’année 2012, j’ai envie de plein de choses. Envie d’aller au ski. Ca fait des années que je n’ai pas mis un pied sur une piste, et ça me manque. Oui, je sais, c’est pour la bonne cause, on n’a pas de sous, mon Belge monte sa société, de toutes façons les enfants sont trop petits, mon Belge n’a jamais de vacances, les stations sont loin, c’est cher…etc. La liste est longue des excuses pour ne pas y aller. Mais là, j’ai envie. Vraiment envie. Ma forme physique est tout sauf au top, mais tant pis. Mon Belge m’a donné sa bénédiction pour y aller en solitaire, il gardera les enfants le temps d’un grand week-end. C’est pour ça que je l’aime. Envie d’aller chez le coiffeur. Pourquoi ? Pour prendre du temps pour moi déjà. Ensuite pour faire quelque chose de mes cheveux, qui sont toujours attachés. Pour ne plus avoir la tête d’une étudiante. Non pas que je veuille faire mon âge, mais au moins changer de tête. En fait, je regrette justement mes mèches rouges d’étudiante. Et pourquoi pas ? Envie de consacrer du temps à mon couple. Ca, je vais essayer le plus rapidement possible de le faire. Étape 1 : s’inscrire à la ligue des familles pour avoir des baby-sitters. J’ai rendez-vous ce soir. Essayer de se faire une soirée tous les mois au moins en tête à tête avec mon amoureux. Et parler, parler, parler. On en a besoin tous les deux. Envie de visiter des trucs avec les enfants. Déjà, ce week-end, on a failli aller au zoo d’Anvers. Failli. J’en ai marre de faillir, et maintenant je vais faire. Et tant pis si la Pucine est trop petite, le Demi-Belge est assez grand, lui. Il faut arrêter de sans cesse repousser. J’ai envie d’action ! Envie d’acheter une maison. La location, c’est bien, c’est pratique, tous les travaux sont faits par quelqu’un d’autre, mais dès que j’ai envie d’accrocher un tableau au mur (genre, une superbe affiche), je pense au trou que je vais devoir reboucher à l’état des lieux de sortie. Quand mon Belge me propose des aménagements pour notre chambre, ma première pensée est que c’est du temps et de l’argent perdu puisque ces aménagements ne pourront pas être adaptés ailleurs. Alors on ne fait rien et les cartons continuent à s’aligner le long du mur. On avait repéré une superbe maison, bien en ruine comme on voulait, mais elle n’est pas à vendre. Samedi on en visite une autre, moche, mais il faut voir s’il n’y a pas des trésors sous le lino et le béton de la façade. Vu l’emplacement, c’est bien possible… Et comme elle est, elle n’est pas très chère du coup. Même si ça ne convient pas, j’ai l’impression d’avancer. Rien qu’un rendez-vous me met de bonne humeur ! Envie de faire baptiser la Pucine. Ca n’a l’air de rien, mais je suis terrorisée à l’idée de téléphoner. Faut dire qu’en ce moment, on ne rentre dans des églises que pour des enterrements. Je suis moyen motivée, mais c’est quand même important pour moi. Allez, GO !
30 mai 2011

9 mois (attention, glamour inside)

Voilà, j’entre dans le neuvième mois de cette grossesse. Ca sent la fin. Je suis énorme, j’ai gonflé, et pourtant, je savoure ce dernier trimestre qui est de loin le plus agréable des trois. Faut dire qu’entre l’angoisse d’une mauvaise nouvelle au premier trimestre, le décès de papa à 3 mois, les nausées, les coups de fatigue qui ont perduré jusqu’à la fin du second, et cette gamine qui est beaucoup plus active in utero que son grand frère, j’étais gâtée. Les grossesses sont vraiment toutes différentes, j’en ai eu la preuve. J’espère maintenant que les accouchements seront aussi différents ! En France, je n’avais pas droit à la péridurale, alors qu’en Belgique, j’y ai droit 12h après ma dernière injection de Clexane (l’équivalent de Lovenox ici). Cette porte de sortie m’offre la bouffée d’air dont j’ai besoin. Je ne dis pas que je vais l’utiliser, mais juste savoir que cette possibilité existe me rassure. Que, dans le pire des cas, j’aurais 12h à souffrir. Alors que j’ai tenu 18h pour le premier, sans savoir qu’au bout du compte, on m’autoriserait tout de même la péri. Du coup, c’est pour le post partum que j’ai peur… Sans avoir aucun hémorroïde durant toute ma première grossesse, j’ai découvert cette horreur à l’accouchement, avec en prime un déplacement du coccyx. Et pour celle-là, je me coltine des hémorroïdes depuis le 2ème mois… Ravie, je suis ravie. J’avais dit glamour, ne vous plaignez pas, j’avais prévenu.
12 juillet 2010

Sous le choc

Par Maritxu

Hier, il faisait très très chaud. Nous avons décidé d’aller nous rafraichir en nous trempant dans un lac. On n’était pas les seuls à avoir eu cette idée, et la petite plage surveillée était noire de monde. Nous nous sommes installés juste à côté de la pataugeoire pour les petits. Notre demi-belge était ravi, et fabriquait des « glaufres » en sable, les petits cailloux faisant office de morceaux de sucre.
Puis soudain, on voit une vive agitation sur la plage principale. Un attroupement se forme et un bruit court : un petit garçon s’est noyé.
C’est sidérant à quel point les mauvaises nouvelles vont vite : nous ne nous sommes pas approchés, nous n’avons rien demandé, et nous sommes quand même au courant. L’attitude des gens m’écœure : ils sont tous en tas autour du corps et des gens qui essaient de lui porter secours. On se demande comment ça a pu se produire : cette plage est surveillée non ? C’est seulement aujourd’hui que je pense à une possible hydrocution : il faisait tellement chaud…
Ils auront fait le massage cardiaque jusqu’à ce que les secours arrivent… 20 minutes plus tard. Sans blagues : 20 MINUTES.
On les croisera juste en partant, parce qu’il nous est impossible de rester assis sur notre serviette pendant qu’un drame comme celui-là se joue à moins de 50 mètres.

Je ne veux juger personne, sauf peut-être la lenteur de l’arrivée des secours. Il est suffisamment traumatisant pour des parents de perdre un enfant pour que j’en rajoute.
Je n’arrive pas à m’enlever ces images de la tête. Même si on n’a pas regardé, c’était impossible de l’ignorer. Et puis l’attitude des gens ! Jusqu’aux voitures qui demandent ce qui se passe au gars chargé de faire la circulation : écœurant, encore une fois.

Moi je ne regarde jamais un accident, je tiens à m’éviter des cauchemars. Et puis, ça avance à quoi de savoir ? Si des pompier-ambulance-police sont là, évidemment que c’est une mauvaise nouvelle ! A QUOI CA SERT ??

17 février 2008

Day off in the holidays!

Jeudi 14 février (apparemment, c'est la Saint Valentin...)

Rentrée à Tullamore, j'en ai profité pour glander à mort...
Ce matin, j'ai enfin regardé Le Secret de Térabithia, sorti il y a quelques années, et dont la bande-annonce annonçait (aha, je sais) quelque chose du genre de Arthur et les Minimoys... Et bein, pas du tout, du tout, du tout. J'en dirai pas plus, mais j'ai été surprise. Pas plus qu'en voyant Une Nuit en Enfer, mais quand même.

La semaine dernière, on est allées voir Juno au ciné, la dernière sensation par Diablo Cody. Ma foi, j'ai bien rigolé, j'ai passé un très bon moment! Ce n'est pas du tout une caricature de l'Amérique, les seconds rôles sont très biens, et l'actrice principale est vraiment, comment dire... elle est très bien dans son rôle, son personnage a un sens de l'humour et une répartie ... appréciable! ;-) Un bon moment.

Et sinon, en voulant entendre à quoi il ressemblait quand il parle, je suis allée dégotter une interview de Paolo Nutini sur
Youtube, et... euh... Ouahou. Enorme, son accent. Incroyable. Je sais qu'il parle anglais parce que je comprends un mot sur quinze, mais à part ça... Rien. Que dalle. Niet. Nada. Je comprends rien à ce qu'il raconte! Faudrait que je montre ça à ma coloc irlandaise, pour voir si elle comprend... parce que là, c'est déprimant!

Allez, courage, demain, je vous raconte ce que j'ai fait à Belfast.

2 mars 2007

Début

Par Maritxu

6/01/2007 Samedi

Je suis réveillée depuis 7 heures du matin. Impossible de me rendormir. Je n’ai toujours pas eu mes règles hier soir. Je refuse de me lever avant qu’il fasse jour. Je n’ai pas envie de réveiller mon Belge trop tôt. Mon test est prêt, sur le panier à linge, à côté des toilettes.

A 8h30, je craque, je descends, avec la ferme intention d’aller chercher les croissants avant de remonter réveiller mon belge, quel que soit le résultat.

Je déballe mon test, relis trois fois combien de temps il faut que je le laisse sous le jet d’urine.

5 secondes. OK. Go.

Arg !!! J’ai oublié d’enlever mon tampax ! Je ne sais même pas si ce test était utile à faire !

6 Secondes après (on n’est jamais trop prudents) je rebouche mon test et enlève le tampax : blanc.

La notice dit qu’il faut attendre une minute pour avoir le résultat, mais malgré toute ma volonté, je suis scotchée à la petite fenêtre. Une croix, une croix, allez, une croix…

Bon, celle que je vois je me l’imagine, ça ne fait que 10 secondes. Ha, le témoin fonctionne bien, le test est valable. Mais dites-moi, on la voit de mieux en mieux cette croix… Finalement, ce n’est pas mon imagination !

JE SUIS ENCEINTE !!

Je ne sais pas combien de temps la croix va rester, alors je cours prendre mon appareil photo pour immortaliser ça (on en se moque pas s’il vous plait !). Mais le jour commence à peine à poindre et je n’ai pas assez de lumière… J’allume les lampes, je me mets en modèle macro, je mitraille.

Puis je ne tiens pas, je fonce en haut et je me colle à mon chéri, qui bouge, ouvre un demi-œil. Je lui murmure : « tu vas être papa… tu vas être PAPA ! »

Il est heureux ! Mal réveillé, mais heureux, heureux ! J’ai du mal à réaliser. En fait, je ne réalise pas. Je suis juste inondée de bonheur.

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