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Nobody expects the Spanish inquisition
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Nobody expects the Spanish inquisition
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Nobody expects the Spanish inquisition
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14 avril 2009

Médecins sans scrupules

Ma tutrice de stage, dans son infinie bonté, m’a donné toute une série de rapports de conférence, de formation sur les cours de français précoce, c’est-à-dire les classes en rapport avec un public assez jeune. Le côté pratique de la chose, c’est le nombre considérable d’idées d’activités que renferment ces papiers, très pratique puisque je n’ai aucune expérience dans le domaine.

Et en plein milieu de ces activités ludiques, amusantes, et rigolotes (faites pour des enfants, des adolescents, ou jeunes adultes) je tombe sur l’activité suivante (qui, je vous rassure, ne fait parti d’aucun manuel, c’est simplement une idée lancée par la formatrice – ou qui que ce soit d’autre) :

« Vous êtes un groupe de médecins, et vous vous apprêtez à faire une transplantation cardiaque. Voici la liste des patients sur la liste d’attente. Il n’y a pas de considération de sexe, d’âge, de groupe sanguin. Faites votre choix. »

Ensuite vient une liste de six personnes, du genre « Madame Nesbitt : veuve depuis cinq mois, trois enfants à charge, peu de revenus », ou « Monsieur Bidule : chercheur au centre de recherche contre le cancer, a aidé à de grandes avancées dans ce domaine », bla bla bla.

La consigne est donc simple : vous avez un cœur, si personnes qui vont prochainement mourir si elles ne profitent pas de ce transplant. « Faites votre choix en argumentant avec vos camarades. »

Je ne sais pas vous, mais moi, je trouve ça d’une part hyper glauque, et d’autre part, moyennement moral…

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22 juillet 2010

Il y a des matins qui vous déchirent le cœur

par Maritxu - Maman, va où ? - Maman va travailler mon cœur. - Moi je veux pas maman va cravailler. - Mais je suis obligée mon cœur, il faut bien que je gagne de l’argent pour que tu puisses manger. - Moi veut pas manger. - Il faut bien mon chéri, tu sais. - Moi je peux aller cravailler avec toi ? - Non mon chéri, c’est pas possible. - Mais moi je veuuux. (Les larmes commencent à monter) - Je veux venir cravailler avec toi, maman, au cravail ! - Non mon chéri, toi, tu vas à la ferme aujourd’hui, avec tes copains, et tu vas bien t’amuser. - Moi veux pas aller voir la feeeeerme (il pleure pour de vrai). Moi je veux aller au cravail avec toiiiii ! Heureusement, un bib’ de lait et un bon dessin animé, et hop, le chagrin est oublié, Maman peut s’éclipser en douceur… Merci Flash MacQueen.
9 avril 2009

Cataluňa!

Me revoilà, de nouveau en vadrouille (sans quoi ce n’est pas intéressant…)

Je me retrouve donc en Catalogne pour les trois mois qui viennent. Je fais un stage à l’Alliance Française de Sabadell, à une quarantaine de minutes en train de Barcelone-la-touristique. L’AF, pour ceux qui ne le savent pas, c’est une institution qu’on retrouve partout dans le monde (il y en a une dans quasiment toutes les capitales) qui propose des cours de français aux gens sur place (souvent à un prix non raisonnable), et sont aussi en général un centre culturel. Mon stage, grosso modo : je vais participer à l’élaboration de projets comme la fête de fin d’année, ou un échange entre petits français et petits catalans. Je vais aussi faire de l’observation de classe chez les petits (à partir de 6 ans), et des plus grands (jusqu’à 18 ans - ou pas loin), et sans doute, participer aux dites classes ! Il est aussi question de réorganisation totale des classes enfants et ados... à voir.

Donc voilà pour le stage.

Je suis arrivée il y a maintenant une semaine et demie (déjà…), et je m’habitue petit à petit à cette nouvelle vie. Mes colocs (catalanes) sont très sympas, parlent plus catalan que castillan, mais bon, c’est pas très grave, vu l’état de mon castillan !

Et mardi, j’ai enfin visité Barcelone ! Je ne m’y suis pas ruée dès le premier jour parce que, d’abord, j’avais stage, ensuite, il a plu des trombes d’eau, et puis… encore des devoirs à rendre pour la fac.

J’ai donc fait ma touriste totale : Sagrada Familia et parc Güell. Je ne suis pas rentrée dans la Sagrada, parce que déjà il y a une queue de dingue, et c’est pas spécialement donné, et tout le monde m’a dit que ça n’en valait pas la peine, c’est aussi joli de l’extérieur. J’y rentrerai peut-être plus tard.

Le parc Güell… Mon dieu, quel monde !! D’autant que la moitié du parc était fermée pour rénovation (chouette)… C’est tellement touristique que j’ai eu du mal à apprécier la beauté du lieu. En plus, j’étais toute seule, et visiter seule… y a un côté pas terrible : on ne peut pas dire à quelque « oh regarde ! », « aha, t’as vu ? »… Donc bon, c’est un peu triste. Je tenterai d'y retourner avec des gens. Quand la totalité du parc sera ouverte aussi, ce serait chouette.

Je ne vous mets pas de photos, il suffit de googlesier "barcelona", "sagrada familia" et "parc Güell" pour trouver des photos identiques aux miennes, sinon meilleures!

1 septembre 2008

Ah, mes cinquième années...

Contexte: 5ème années, jeudi matin, deuxième classe de la matinée.
Je fais un cours sur Paris et ses petits secrets, les choses qu'on connait pas forcément: les catacombes, la Coulée Verte, le patinage au premier étage de la Tour Eiffel... Au dos de mon polycopié, un plan de Paris piqué sur internet au Routard, avec les principaux monuments de la capitale, pour que mes élèves puissent éventuellement se repérer (Champs Elysées, Tour Eiffel, Louvre...).
Il y a les noms des rues en tout petit, sur ce plan, le nom des boulevards et des avenues, surtout.
Et puis Ted lève la main.
- Miss, vous avez une rue McDonald à Paris??
De façon évidente, pour lui, c'est comme si on avait une rue Burger King.
Intriguée (et puis j'avais pas compris tout de suite), je m'avance et regarde la rue qu'il me montre. Boulevard McDonald, fait parti des Maréchaux, au Nord Est de Paris.
Je le regarde, attérée:
- Mais, enfin, Ted, avant d'être un fast-food, McDonald, c'était un type! Et puis, ce type en particulier a participé à la Seconde Guerre Mondiale (je crois... :).Et puis, vous n'avez pas des amis qui s'appellent McDonald?! (si si, au moins Gary McDonald, en 2ème année).

Silence gêné.

La prochaine fois, peut-être Ted réfléchira avant de poser une question. J'en doute, mais il parait que l'espoir fait vivre! :D

18 janvier 2010

Je déteste les statistiques

Par Maritxu

Selon mon phlébologue préféré, j'avais une chance sur 10 000 de faire une phlébite en prenant la Diane 35 (cette merveilleuse aventure est racontée ). On se dit qu'avec une telle probabilité, j'avais épuisé mon quota de malchance pour la vie.

Quand j'ai demandé à ma gynéco (qui m'a effectivement appelé vendredi, bénie soit-elle), si les méga-vessies étaient courantes, elle m'a répondu non. C'est très rare.

Juste pour me faire plaindre un peu, je lui donne mes statistiques de phlébite, et elle me répond que ce coup-ci, c'est encore plus rare. "Une chance sur un million plutôt". Même si elle se goure de quelques zéros, ça reste effarant.

Je hais les stastiques.

EDIT : Après vérification, j'ai trouvé un site médical qui dit que les mégavessies sont des pathologies "rares" avec une incidence de 1/1600 grossesses. On est loin du million, mais on est quand même à jouer avec des statistiques misérablement faibles.

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23 juin 2010

La technique de l’avocat fictif

Par Maritxu

Depuis notre déménagement, nous nous battons avec les institutions. Deux exemples : l’électricité et internet.

L’électricité
Au moment de l’emménagement, notre propriétaire était chez Electrabel (l’équivalent d’EDF, le fournisseur historique). Il clôture son compte pour l’appartement, et je demande les formulaires pour mon nouveau compte. Sauf qu’en Belgique, il existe une loi pour le libre choix du fournisseur d’énergie. Mon belge décide de passer un contrat avec un fournisseur d’énergie verte. Le dossier est demandé, rempli, les premières factures arrivent. Entre temps, Electrabel envoie la proposition de contrat, qui doit selon eux être renvoyée pour valider notre inscription. Evidemment, on ne renvoie rien. Pourtant, quelques jours après, les factures commencent à tomber. On ne paie pas, les factures augmentent des frais de relance, puis d’avocat. Là, on s’énerve.

Internet
Ca aurait dû être plus simple, puisque nous sommes restés chez le même fournisseur (Je le nomme ? Je ne le nomme pas ? Allez : c’est VOO). Ca a été une véritable catastrophe. Décrire toutes leurs erreurs serait trop long, mais sachez en vrac qu’ils ont ignoré deux de mes demandes de déménagement, posé 3 lapins pour faire le raccordement, annulé notre abonnement sans notre consentement, continué d’envoyer des factures avec un abonnement plus valide (??), oublié de transmettre à leurs différents services notre changement d’adresse, coupé un câble de connexion qui arrivait déjà chez nous pour nous en installer un autre en trouant le mur de façade, etc. Ce coup-ci on s’est énervés encore plus vite, et on ne doit notre remise on line qu’à un coup de gueule monumental tapé par ma petite personne dans une boutique dont on ne dépendait même pas.

La solution : l’avocat fictif
Dans les deux cas, il s’est passé la même chose : après un courrier recommandé incendiaire qui est resté lettre morte, mon chéri-belge téléphone et les menace de faire intervenir son avocat (que nous n’avons pas, évidemment, mais eux ne le savent pas, c’est l’essentiel). Nous sommes entièrement dans notre droit, leur attitude est inadmissible.
Dans les deux cas, ils ont rappelé, l’après-midi même de l’engueulade téléphonique avec mon belge pour s’excuser, platement, rembourser, et annuler les factures.

Le temps qu’on dépense pour faire valoir ses droits, c’est inimaginable. C’est dingue aussi de devoir menacer pour obtenir ce qui nous est dû.
Vivent les avocats fictifs.

28 juin 2010

C’est l’histoire (vraie) de deux gars bourrés

Par Maritxu

L’un achète des clopes dans une boutique, en marge d’un grand festival de musique.
Tout d’un coup, l’autre gars se met à beugler :
   - NON ! NON ! ACHETE PAS CES CLOPES !
   - Ben pourquoi ? demande l’autre
   - Regarde, celles-là, elles donnent le cancer. Achète plutôt celles qui tuent, c’est plus sûr.

Vraiment bourrés je vous avais prévenus.

7 mai 2008

¡Que calor en la ciudad!

Depuis six jours, il fait beau. SIX JOURS. Je me dis qu’il y a bien un moment où il va falloir qu’on paie… mais bon, en attendant le déluge de toute la pluie qui n’a pas pu tomber pendant ces six jours, je profite, et je bronze. Oui, Madame, Monsieur, je bronze à Tullamore. Farpaitement.

Et hier, en classe, avec les premières années, je me dis que c’est bizarre, quand même. Il fait bon dans la classe, bon comme un jour où, finalement, on n’a pas mis le chauffage, et laissé le manteau au placard, mais c’est loin d’être une canicule. Et tous les élèves ont laché les pulls, jeté leur cravate je ne sais où, ils sont tous rouges et transpirants de chaleur. Ils n’en peuvent plus, et ce n’est même pas l’été.

Pauvres petits Irlandais!

11 juin 2010

Français de Belgique

par Maritxu

Dimanche prochain, c'est la fancy-fair de mon demi-belge. Là, le monde des francophones se divise en deux catégories : celle qui comprend, et celle qui ne comprend pas. Moi, évidemment, j'appartiens à la seconde, sinon ce n'est pas drôle.

Un petit coup de Wiktionnaire et me voilà renseignée :

fancy-fair /fan.si.fɛʁ/ féminin

(Belgique) fête de bienfaisance, fête organisée pour lever des fonds pour une œuvre caritative, une école ou une association.
Récupérée de « http://fr.wiktionary.org/wiki/fancy-fair »
Catégories : français • Noms communs en français • français de Belgique

Ils sont quand même formidables ces belges : s'approprier à ce point un mot anglais qu'il figure dans une catégorie comportant 3 fois le mot "français". Rappelons que la traduction littérale de "fancy-fair" est "kermesse". Mais ce serait trop simple !

19 janvier 2010

Prélèvement placentaire

Par Maritxu

Programme de la journée : prélèvement placentaire pour établir le caryotype du bébé. Ce n'est pas une amniocentèse, qui prélève le liquide amniotique, parce que à 12 SA +3 jours, on ne peut pas. On prélève autre chose, donc, pour les mêmes résultats.

L'échographe confirme ce qu'on nous a déjà dit : dans tous les cas de figure, ce prélèvement et cette analyse sont importants car ils vont permettre de déterminer l'origine de l'anomalie. En gros, c'est la faute à pas de bol, ou alors on se trimbale dans nos gènes un truc qui pourra se reproduire pour les futures grossesses. C'est bon de le savoir avant.

Avant l'intervention, qui se fait dans la salle d'examen habituelle, je demande si ça fait mal. En fait, c'était juste une question réthorique, pour parler, je m'attendais vraiment à ce qu'on me réponde "pas du tout" ou alors "oui, mais on vous anesthésie avant", ce genre de chose.

Quelle ne fut pas ma (mauvaise) surprise de m'entendre répondre que oui, c'était assez douloureux, et que non, rien d'anesthésiant n'était prévu. Ben tiens, comme si je flippais pas assez pour le bébé, va falloir que je flippe pour moi aussi maintenant !

On me prépare, desinfection, champ stérile et tout et tout. Le drap vert me bouche la vue : allez, c'est mieux comme ça. Quand il me prévient qu'il pique, effectivement, ça fait mal. Quand il cherche la pointe de son aiguille à l'échographie, ça fait vraiment très mal. Quand il l'a enfin trouvée, et qu'il gratte pour prélever, mon Dieu que c'est long et mon Dieu que je douille. Mon chéri n'a rien vu non plus, par souhait, et parce qu'il a mal à la main que je lui ai compressée à mort pendant toute l'opération.
Quand il retire l'aiguille pour transvaser ce qu'il a prélevé, j'ai un sursaut d'horreur : elle est énorme ! Il rigole un peu et me dit " il vaut mieux la voir après qu'avant, hein ? " Il a raison. Totalement raison. Jamais je ne l'aurais laissé faire si je l'avais vue avant !

On n'a toujours pas vu le bébé. Il a fallu que j'insiste pour qu'on nous fasse, juste avant de sortir, une écho de 15 secondes qui révèle une mégavessie toujours présente, quoique réduite.
J'essaie de discuter avec lui de l'interruption, mais il ajourne tout en répondant que c'est avec ma gynéco d'en parler.

J'avais rendez-vous lundi suivant, et je n'en peux plus d'attendre. J'ai envie que tout ça se termine. Tout le monde est suffisamment clair : même s'il n'y a pas de trisomie ou d'autres anomalies chromosomiques, les problèmes observés sont trop importants. Et plus on attend, plus l'avortement sera difficile. Je veux que ça ressemble le moins possible à un accouchement. Je veux que ça arrive avant de le sentir bouger. J'ai suffisamment mal comme ça pour en rajouter. Du coup, je l'appelle et on avance le rendez-vous à jeudi. Après-demain. Je pense, si à l'écho il n'y a rien de nouveau, qu'on va lui demander l'IMG. Apparemment, c'est du ressort des parents de la demander dans notre cas, puisque ma santé n'est pas en danger. J'espère que tout soit terminé pour la fin de la semaine, que je récupère mon demi-belge en pension chez ses grands-parents.

Je me dis que j'ai déjà une chance incroyable de l'avoir, mon premier bébé. Heureusement qu'il est là, sans quoi, tout serait plus dur. Je n'ose imaginer le désespoir des parents pour qui c'est au premier que ça arrive...

On trouve des points positifs dans chaque chose négative de la vie. Il parait. Je ne sais pas si c'est vrai pour tout, mais dans cette histoire, si triste, mon chéri Belge s'est révélé être le mari-chéri parfait. Moi qui râle tout le temps de son manque de romantisme, attention, compliments, estime (ne rayez aucun des termes utiles), après cette histoire, je sais que j'ai choisi le bon chéri, qui m'épaule dans ces moments diffciles, bien qu'il souffre lui aussi. Il ne critique pas, ne juge pas, ne râle pas devant mes pleurs intempestifs. Il est là.

Merci.

23 avril 2008

0_o

À l'école, il y a un nouveau prof (qui est là depuis, facile, trois mois) (han la la, comment je suis trop pas à l'heure pour les nouvelles de l'école) (en même temps, ça vous fait une bonne jambe – je pourrais raconter n'importe quoi, vous n'en sauriez rien) (n'empêche, je suis honnête!) (ok, j'arrête).

Donc, à l'école, il y a un jeune prof dont j'ai récemment appris le nom, que j'ai innocemment orthographié «Irla». Oui, en Irlande, les noms de garçons aussi finissent en -a.

Gentil garçon, hein, pas de problème, rien à redire.

Sauf qu'aujourd'hui, j'ai appris la vraie orthographe de son nom. Le choc.

«Irla».

Iarfhlaidh.

Je le jure sur la tête de Anne Boleyn, c'est vrai.

(Comment je peux me trouver un homme ici? Vous me voyez l'emmener à un mariage, ce garçon?
- Et, alors, comme ça tu viens accompagnée? Je peux savoir son nom, que je l'écrive sur le plan de table?
- ...
- ...?
- John Smith. )

17 juillet 2009

Les étrangers à l'étranger

Par Amaia

Il y a plusieurs façons de voyager. Et oui, il ne suffit pas de faire sa valise, prendre l’avion ou le train. En voyageant, on emmène ses habitudes, ses stéréotypes, ses envies.

J’ai un peu voyagé, surtout en Europe. J’aime bien passer les frontières, traverser les cultures, entendre des langues différentes. Il y a des gens que ça ennuie d’avance, moi, vous l’avez compris, j’adore ça. Je recherche le dépaysement.

Et plus je voyage, et moins j’aime les touristes. Vous allez me dire que moi aussi je suis une touriste, et c’est vrai. Mais je donne au mot « touriste » une connotation hautement négative, à opposer au terme  « voyageur » (qui peut faire un peu 18ème siècle, mais moi j’aime bien).

En effet, pour moi, un touriste ne sait pas voyager, apprécier, regarder et profiter. La durée du séjour importe peu, c’est l’attitude qui compte.

Quelqu’un qui ne prend pas la peine d’apprendre un peu la langue, c’est un touriste. Et attention, je vous parle pas de mois d’apprentissage, non, je demande simplement que les gens sachent dire les cinq termes nécessaires : bonjour, au revoir, merci, s’il vous plait, pardon. Si vous ne restez pas longtemps, vous n’aurez pas besoin de plus. Mais on se rend pas toujours compte de l’effet que cela peut avoir ; peu importe si on le dit avec un accent terrible, l’important est d’essayer, à plus forte raison si vous êtes dans un pays dont la langue n’est pas très répandue. Bonjour dans la langue, le reste en anglais, déjà, ça fait la différence.

Honnêtement, quand même, je me suis retrouvée derrière des Français, dans le quartier de la Sagrada Familia, qui ne savaient même pas dire « gracias ». Et bien moi, je trouve ça triste.

En fait, ce qui m’énerve profondément chez les touristes, c’est leur apparente incapacité de se mettre à la place de l’autre. C’est leur faculté à transposer leurs habitudes de leur pays d’origine au pays qu’ils visitent.

Ils n’ont pas l’air de comprendre que le fait de venir ne suffit pas, il leur faut encore faire l’effort d’essayer, de « s’intégrer » (même si le terme est un peu fort, surtout pour des vacances) au pays où ils sont.

De plus, nous sommes tellement rapides pour juger les natifs selon nos propres standards. Il faudrait comprendre que ce n’est pas parce qu’on est en Europe qu’on vit tous sur la même longueur d’onde ! Pas besoin d’aller au Japon pour subir un choc culturel. (et parfois, même pas besoin de quitter son propre pays). On ne dit pas « pardon » aussi souvent en Espagne qu’en Irlande, on peut s’habiller très court en Angleterre sans pour autant faire vulgaire, etc.

Enfin, voilà. Cet article m’a été inspiré par la publication récente d’un résultat de sondage sur les touristes européens, classés selon les plus « malpolis, bien habillés, gentils » (que je ne cautionne pas, mais alors pas du tout. Il véhicule plus de stéréotypes qu'autre chose!). Et sur quelques expériences en Irlande, et en Catalogne. Des rencontres avec d’autres Français qui font que maintenant j’ai envie de me cacher dès que j’entends parler français à l'étranger.

En fait, ce qu’il ne faudrait pas oublier, c’est que quand on va à l’étranger, on devient un mini ambassadeur de son pays. Pensez, à chaque fois que vous rencontrez quelqu’un, que vous êtes le premier Français, la première Française qu’il rencontre.

Quelle impression voulez-vous lui laisser ?

6 février 2010

Il parle !

Par Maritxu

Ca y est, c'est (presque) officiel, mon demi-belge parle. Enfin, il accepte de (mal) répéter les mots, mais refuse catégoriquement de revoir ses précédentes appellations. Une moto reste et restera donc pour un temps encore indéterminé une bim-bim. Tant pis.

Il commence à nommer les gens. C'est super rigolo, parce que des fois on se demande d'où il le sort. Autant certains sont parfaits (Lou, Alice), autant d'autres sont ... approximatifs. Philippe devient "Bli", Stéphanie "Nini", Tonton "tountoun", Mamie "Mimi", et Papy "Pipi", au grand dam de ce dernier d'ailleurs. Grand-Pa est devenu "Barrh", comme Jean-Sébastien, à l'allemande. Aucun lien, fils unique.

Il répète tout ce qu'il entend... Ce soir, la télé tourne en fond, et la pub gueule : "Grouuuuupamaaa !" Mon loulou, derrière ses voitures, répète : "Ouuuuuh, Babaaarrrr". On fait avec ce qu'on peut, hein !

27 août 2008

Désolée...

D'être aussi peu présente sur ce blog, mon dieu! Alors que j'avais promis des articles à tire-larigot sur l'Irlande! :(

Mais j'ai une excuse (valable ou pas, à vous d'en juger): je cherche un appart sur ... Lille! Et oui, dans un mois, ce blog deviendra un blog à quatre mains entre Lille et Lille! L'année prochaine, je commence une première année de master en .. Français Langue Etrangère. Même si j'avais dit que jamais, au grand jamais, je ne ferai d'études en fle... car c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour repartir à l'étranger!! Donc voilà, deux années que j'espère pas trop chiantes...!

Tout ça pour dire: je cherche, plus ou moins activement, et je ne trouve pas! Pour l'instant du moins...! :)

26 octobre 2007

Déjà un mois...

Déjà un mois que je suis là... Le temps passe vite, inutile de vous le dire!

Tant de choses à faire, et pourtant, j'ai l'impression de ne jamais travailler. Le boulot d'une assistante, en tout cas dans mon école, c'est pas les douze travaux d'Hercule, loin de là. (d'ailleurs, pour tous ceux qui comme moi ne se rappellent jamais des douze travaux d'Hercule, cliquez ici, ce sera toujours ça de fait!) Je commence à peine à pouvoir proposer des activités, en fonction du niveau des élèves, au lieu de juste leur faire répéter des phrases qu'ils apprendront par coeur sans vraiment en comprendre le sens.

Les premières années (11 ans) sont assez gentils dans l'ensemble. Remuants, bavards, des petits garçons, quoi! Mais le plus souvent très enthousiastes: le moindre mot en français les ravit, que ce soit le nom d'un pays, une couleur, quel âge as-tu, ou de savoir leur nom en français (pas facile pour les prénoms purement irlandais... :s Les Oisin et autres Aoife!). Donc globalement, je m'amuse bien avec eux, ils sont marrants. En plus, je crois que le fait que je sois là en a motivé beaucoup à choisir le français...

Les deuxièmes années (faites le compte vous-même pour leur âge) sont toujours relativement motivés, même si on voit déjà les élèves qui n'aiment pas les langues... et qui regrettent peut-être l'espagnol. En effet, au début de la première année, ils ont français et espagnol (enfin, ça, c'est dans mon école, ça peut très bien être français-allemand, espagnol-italien, etc) pendant un mois, et à la fin, ils décident quelle langue ils veulent étudier. Je trouve ça un peu court, mais en même temps, en France on nous demande de faire un choix sans rien connaître des deux langues. Enfin, à ceux qui regrettent l'espagnol, je leur explique gentiment les merveilles du subjonctif, auxquelles ils ont échappé. Je n'en rajoute pas sur les merveilles de la phrase "à chaque règle son exception" propre à la grammaire française...

Les troisièmes années (Junior Certificate) sont gentils, mais ils ont un examen à la fin de l'année. Obligée donc de faire des choses un peu particulières avec eux, du genre écrire une carte postale, ou ce genre de truc pas très intéressant. Ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont, et parfois, c'est pas terrible... :s

Les quatrième années, ou TYs (Transition Year), c'est un peu particulier. Comme l'indique le nom de la classe, c'est une année de transition, que tous les élèves ne sont pas obligés de faire; ils peuvent en effet passer directement en cinquième année, ou faire une 4ème année. Durant cette TY, ils doivent faire un stage de quelques mois, et n'ont aucun examen à passer (puisque tout le monde ne la fait pas, c'est normal). Mais du coup, ils ne sont pas motivés, mais alors, pas du tout... Alors pour eux, il va falloir passer par le stade jeux, films, musique... sinon, ils ne feront rien en français cette année. Et chacun sait combien il est facile de perdre ce qu'on a appris, en un an!

Les cinquième années... la moitié est super chiante, les autres sont gentils. Bon, c'est vrai que ce qu'on leur demande en fin d'année, ça craint du boudin, comme dirait Claire. Ecrire une carte postale (ils ont déjà fait ça en 3ème année), écrire un extrait de journal intime (dans un école de mecs, c'est hyper courant, les types qui tiennent à ressembler à Bridget Jones), et écrire une lettre formelle (ce qui va probablement leur servir toute leur vie, mais là, ils s'en rendent pas bien compte). Donc voilà, il s'emmerdent un peu, les 5ème années. Et moi aussi, du coup.

Et les sixièmes années (Leaving Certificate) ont un examen très important à la fin de l'année (leur bac, quoi). Chaque matière leur permet de rapporter des points, et c'est le nombre de points qu'ils auront au final qui leur permettra d'intégrer l'université de leur choix - ou pas. Ils ont un écrit, mais surtout un oral, qui peut grandement les aider dans leur quête de points. Et c'est là que j'interviens! Les faire parler, leur apprendre à ne pas réciter des phrases apprises par coeur parce qu'ils sont mauvais acteurs et ça se voit tout de suite, leur apprendre qu'en France on ne va à une "boum" que si on a 11 ans et qu'on vit dans les années 90, etc! Et là, j'me sens un peu plus utile que divertissante. Encore que le côté divertissante, ça me va aussi. ^^

Donc voilà, à peu près, ce que je fais ici... Mais, même au bout d'un mois, je me pose la question fatale: veux-je faire ça toute ma vie? Enseigner, vraiment? Pas que ça me rebute totalement, mais bon, ce n'est pas ce que j'ai envie de faire... Et là se pose le plus grand problème de tous les temps: qu'ai-je envie de faire de ma vie? A moins d'un coup de bol phénoménal, je ne serai jamais actrice, pas assez confiance en moi. Mais j'aime le cinéma, en parler, en discuter... Alors peut-être journaliste? Un des métiers les plus fermés de la stratosphère, pratique!
Tout ça pour dire que l'Irlande, c'est joli, c'est bien sympa pour un an (à moins d'y trouver l'amour de ma vie) (mais c'est mal barré, à tue-la-mort, les beaux garçons se comptent comme les cheveux sur le crâne de Yul Brynner), mais bon, mes interrogations sont toujours là...Je me doute bien qu'à 21 ans, j'ai encore le temps de voir venir, mais si je me bouge pas maintenant, je risque de m'engager à faire un métier qui ne me plait que moyennement. Et telle que je me connais, je ne me bougerai pas plus tard pour en changer, je suis une casanière, quand ça va bien je reste où je suis, quand ça va mal, je prends mon mal en patience...

Enfin! Pour finir sur une note plus décontrachtée, voici la grande nouvelle d'hier soir: je progresse en Irish dancing! Je commence à comprendre comment tout ça marche, et je pourrais même peut-être faire une démonstration en revenant!! Chouette, dirait Hedwige! (jeu de mot emprunté à CinéLive, lisez-le vite, il faut que je leur rende!)

28 janvier 2010

C'est fini

Par Maritxu

Voilà, un dernier article pour clore le sujet. Comme ça, on n'en parle plus, j'aurai fixé ma peine et mes regrets dans ces mots. Ecrire est pour moi une aide, un remède, un calmant. Je préfère bloguer des choses plus amusantes, et même si le coeur n'est pas encore à la fête, ça va revenir rapidement, grâce à l'aide de mes belge et demi-belge. C'est promis !

J'ai donc subi mon IMG mercredi matin. Tout s'est extrêmement bien passé. Depuis la veille et les pilules que j'avais dû prendre pour amorcer l'ouverture du col, mon utérus était en pleine activité, avec des contractions un peu comme un accouchement, mais limitées à l'intérieur, et infiniment moins douloureuses que des véritables douleurs du travail. Donc, j'étais assez contente de me faire endormir, au final !

Je me réveille une heure après, sans douleur. Tout va bien. Aucune sensation de vide à l'intérieur de moi, plutôt une sensation de délivrance. Enfin, c'est fini, je vais pouvoir avancer !

Est-ce  l'effet de l'anesthésie ou bien les résultats de presque 15 jours d'angoisse pendant lesquels le sommeil m'a fui, je ne sais, mais le fait est que je dors pratiquement tout l'après-midi, comme une masse, sans rêve. Je suis réveillée en sursaut par chaque entrée dans la chambre. Ca fait du bien. J'ai l'impression de récupérer physiquement et mentalement.
Oui, vraiment, ça va mieux.

La gynéco vient me voir : tout s'est déroulé à merveille, elle a eu le foetus en entier et elle donc pu l'envoyer au labo pour analyses. On saura exactement à quoi s'en tenir dans un mois.

C'était une fille.
Ma petite étoile filante...

29 mai 2008

Ya de ces jours je vous jure

Par Maritxu

Déjà, ce matin, ça avait mal commencé.

Depuis hier, j’avais mal à l’œil. Genre irritation énervante. Puisque je suis en congé pour quelques jours, j’en ai profité pour faire un ménage en grand, bouger des meubles qui croyaient leur place acquise définitivement, bref, le grand jeu à grand renfort de poussière. Donc, j’ai mal à l’œil.

Ce matin, je me suis réveillée borgne. Il a fallu l’aide des mes doigts pour ouvrir la paupière collée avec du jaune pas frais… berk. Je me regarde dans le miroir : on dirait une femme battue. J’ai l’œil gonflé, rouge, à demi-fermé. Moi qui voulait rendre des visites de courtoisie aujourd’hui, je repasserai ! Bon, pas de panique, c’est juste une conjonctivite carabinée, c’est pas si pire comme dirait l’autre.

A midi, Arthur, d’habitude si enthousiaste au moment des repas, mange du bout des lèvres. Quoi, il est pas bon mon petit pot haricots verts-saumon ? Ben non. Et celui carottes-riz-colin ? Pas plus. Une compote pomme-poire ? Nenni. Mais qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ?

La sieste est écourtée : normal, il n’a rien mangé, il a la dalle.

Je l’installe sur la chaise haute : il vomit tout son déjeuner. Tout tout tout, je distingue les morceaux au milieu du liquide; facile : j’en ai plein sur moi. Je change mon bébé –don’t panic- je nettoie la chaise haute, je lave par terre (alors que je l’avais fait hier).

J’attends une demi-heure et je donne un gouter très très léger. On joue un moment sur mon lit et… il revomit le gouter. Même pas digéré. Erk. Ce coup-ci ont trinqués : l’intégralité de sa tenue, le matelas, deux oreillers et moi, encore une fois. A ce stade-là tout le monde à la douche.

J’appelle le médecin qui me conseille de lui donner du sucre pour qu’il colmate. Le miel, c’est top il a dit. Vous surprendrais-je si je vous confiait qu’Arthur n’est pas du même avis ? Bilan : sa tenue, un livre-mousse, le tapis.

Cerise sur le gâteau : dans l’histoire, j’ai cassé mes lunettes. Et comme de bien entendu, c’était ma dernière paire suite à un vol dans ma voiture l’année dernière. J’ai pris rendez-vous chez l’ophtalmo le 12 juin. Le 12 juin. 15 jours sans lunettes. Youpi.

Je retourne me coucher moi.

Arg : Je peux pas me coucher, Arthur a vomi dans le lit, il faut attende que mon nettoyage sèche.
Re-arg : je voulais mettre des photos pour illustrer tout ça, mais j'ai perdu le câble de transfert et mon ordinateur refuse de lire mes photos à partir de la carte, alors qu'il le fait sans problème d'habitude. Quand je vous dit que c'est une sale journée...

11 janvier 2008

Pour Lars

Et le cœur ! Ah le cœur, il est en mille morceaux le cœur, quand on est un géant de cent trente ans ! On a connu l’amour et la mort, qui l’ont arraché plus d’une fois ! Alors on compense avec des ombres. C’est comme du ciment. Tu viens d’avoir un grave accident de cœur. Tu vas avoir tendance à rapetisser sous le poids des choses, mais tu vas devoir grandir d’un seul coup, tu vas te claquer des scolioses de partout dans le corps et dans le cœur si tu ne te rééduques pas comme il faut, oui oui ! Il te faut de quoi recoller les morceaux ! oui oui ! Voilà ton ombre, garçon, fait-il en trifouillant quelque chose dans mes épaules. C’est pas facile à traîner tous les jours, mais dedans il y a de quoi te réparer de l’intérieur.

C’est comme s’il m’enduisait tout le corps d’un baume apaisant, c’est un peu froid, mais ça fait du bien.

(…)

- J’ai quelques recommandations à te faire pour essayer de sortir vivant de tout ça : D’abord tu dois combattre seul. Ne mêle personne à ça, même ceux que tu aimes, surtout ceux que tu aimes. Je ne te dis pas de vivre en reclus, au contraire, mais le combat intérieur tu dois l’effectuer seul. Ton ombre est une arme qui peut devenir redoutable pour déjouer la mort. Tu apprendras à t’en servir. Il faut seulement un peu de pratique.

« Ensuite, tu ne dois pas utiliser les portes qui mènent au pays des morts. Se battre contre la mort ne veut pas dire aller la voir de près. La seule manière de tuer la mort, c’est de rester en vie. Reste tourné vers la vie. L’ombre fonctionne comme une sorte de vaccin, elle contient la mort, mais tu ne dois pas y toucher. Ne déconne pas avec ça, c’est ce qui fait le plus souvent échouer le traitement. Ca et les gens qui n’ont pas voulu de la vie. Mais ceux-là seraient morts de toute façon.

Extrait de "Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi" de Mathias Malzieu

18 mars 2008

Passer à l'oral...

Il ont des tics d'oral, les 6èmes années. Les pauvres, ils ont trop la pression, je devrais pas, mais bon. Je suis impitoyable, comme Dallas.

Il y a celui qui ne comprend pas la question « comment vous appelez-vous? ». On n'est pas sortis de l'auberge à ce rythme là, mon pauvre.
Il y a celui qui est super bon en français, mais qui fait tapoter ses doigts sur la table pendant dix minutes. Je lui ai dit d'arrêter, j'allais les lui couper.
Il y a celui qui me dit qu'il est né en 1999. Fait plus vieux que son âge, c'est sûr!
Il y a celui qui répond à une question: « ouiii .... hum.... nooon..... vous pouvez répéter la question? »
Il y a ceux qui vont toujours à des boums, mon dieu. Et ceux-là trouvent toujours tout fantastique et intéressant. Il n'y a que deux adjectifs en français, ce sont ceux-là.
Il y a celui qui cherche désespérement la traduction française de « score ». Quand je lui annonce la couleur, il se sent un peu con, pendant deux ou trois secondes.... ^^ En même temps, pouvait pas savoir.
Il y a celui qui croit que ça passera plus vite s'il ne me regarde pas.
Il y a celui qui tremble tellement que j'arrive pas à voir la photo qu'il me montre.
Il y a ceux qui ont l'air de réaliser que, bien que je sois française, je ne mords pas. Intéressant, diraient-ils.
Il y a ceux qui récitent. Ceux-là sont les plus embêtants, parce que ce qu'ils disent est juste, mais ça ne leur rapportera pas de points.
Dès qu'ils ont un mot qui ressemble/est le même qu'en anglais, ils en profitent à fond et ne font plus d'efforts de prononciation: sport, commerce, rugby, football... :s De toutes façons, ils ne connaissent pas la phonétique; ils apprennent comment prononcer le français à l'anglaise. Oui, oui. pour prononcer "fantastique",  on leur dit  "fawn-taas-teek". 
Il y a celui qui répond "oui" ou "non" à toutes les questions. Toutes les questions. "Comment allez-vous à l'école le matin, Ciaran?" "Oui.... à la voiture".

Les pauvres. Leur oral est dans quatre semaines, ils flippent à mort, et moi, je me moque d'eux. Enfin, c'est pas comme s'ils allaient lire ça.

16 mai 2007

Juste pour moi

Par Maritxu

15/04/07 Dimanche

Il bouge tout le temps en ce moment, mais ça reste juste pour moi : Chéri essaye désespérément de sentir quelque chose, mais en vain. Les coups qui me semblent les plus forts ne réussissent pas à passer ma couche de gras ! (Que je n'ai pourtant pas grosse, médisants que vous êtes)

Ce qui me fait peur, c’est qu’il bouge vraiment tout le temps. Et si Chéri ne le sent pas, ça veut dire qu’il peut bouger plus fort, et c’est déjà assez surprenant ! Il ne dort jamais ce bébé ? Parce que si ça continue comme ça, c’est moi qui ne vais plus dormir dès le 5ème mois…

Et puis il m’arrive des choses étranges. Cette nuit, je me suis réveillée en sursaut, mon utérus était dur, mais dur ! C’est bizarre. J’en parlerai à mon gynéco la semaine prochaine.

15 mars 2008

Les perles... côté Irlandais

A propos de la télé-réalité, que les candidats se font manipuler, tout ça: « je sens mauvais pour les candidats »... :D  Pour les nullos de l'anglais: I feel bad for the candidates. Donc effectivement, mot pour mot, il a pas tort.

Une prof (pas chez moi), qui s'en va « allumer le feu ». Se reprend: « non, le chauffeur! ». Et puis, enfin, « je veux dire, le chauffage ».

Le jeune homme, déjà un peu costaud, formé par le rugby, qui te dit que « samedi dernier, je suis allé à une boum »... Je crois que je ne m'en lasserai jamais. :D

Le 2ème année, qui traduit une phrase, sur les tâches ménagères, et qui fait quoi dans la famille de Samira (eux aussi ont leurs Brian, Jenny, et consors); la phrase de départ: « chacun fait son lit ». La traduction « Chacun makes his bed. » Bien essayé!

Lire leurs rédactions, c'est toujours rigolo, surtout quand il s'agit d'un extrait de journal intime. Encore plus quand ils doivent raconter qu'hier soir ils ont rencontré un garçon, et qu'il est trop beau, intelligent, sympa, et qu'ils vont le revoir le week end prochain. Ou qu'ils doivent se révolter parce que leurs parents leur auraient interdit de sortir. "C'est horrible!" "c'est une catastrophe!"

En oral, l'élève qui, grâce à la question "comment est votre meilleur ami?", en profite pour caser un texte qu'il a appris par coeur: "oh, mon meilleur ami est fantastique, il est grand, brun avec les yeux bleus, il est beau, intelligent, sympa..."  I said your best friend, not your special friend. :D (bon, c'est drôle parce que je sais que c'est pas ça qu'il veut dire, hein, je n'ai rien contre les garçons qui préfèrent les garçons!)

Un autre élève, en oral (pas avec moi), à qui on a demandé de décrire son uniforme: "j'ai un cravate rouge et grise, un pantalon gris, et une jupe..." "pardon? Une.... jupe, vous êtes sûr?" "..." "Une jupe is a skirt, Adam" "Ah, non non non, j'ai un pull-over!". Pull-over se dit "jumper", donc il s'est un peu mélangé les pinceaux....

"l'année dernière, je travaillais dans une épicerie. J'ai rencontré les clients et je leur ai pris leur argent." Légalement, j'espère, Alan... ^^

La jeune fille qui plus tard veut étudier "la droite".

Etc, etc, etc.

6 mars 2008

Bon, ok, maintenant jme la pète. A mort.

Peut-être vous demandez-vous à quoi ça ressemble l'irlandais... Mais non, pas l'Irlandais moyen (que, vous noterez, j'écris avec une majuscule), non, l'irlandais avec une minuscule, la langue irlandaise!

Bien, voici un petit texte d'une profondeur philosophique à faire pâlir Rousseau, Kant et tous ces autres losers de la life, concocté par mes soins. Oui, vous avez bien compris, j'ai écrit le passage suivant. (aidée par 4 pages de grammaire/conjugaison/vocabulaire, of course, je suis pas Wonderwoman non plus)

Bìonnaìm múinteoir. Gach maidin, téannaìm go dtì an scoil, agus feicim mo cara Teresa. Angus d'fhág Dé hAoine seo caite, ach múinteoir nuathosaigh sé arú inné. Inné, fuair mé leabhar sa siopa; nì lhéifidh mé mo leabhar amárach, scrìobhfaidh mé litir. Buafaidh mé bonn óir mar foghlaimìm Éire!
Agus tú, an dtuigeann tú mo scéal?

Bon, je ne suis pas un monstre, voici la traduction en français:

Je suis professeur. Tous les matins, je vais à l'école, et je vois mon amie Teresa. Angus est parti vendredi dernier, mais un nouveau professeur a commencé avant-hier. Hier, j'ai eu un livre dans une boutique; je ne lirai pas mon livre demain, j'écrirai une lettre. Je vais gagner une médaille d'or parce que j'apprends l'Irlande! (on ne se moque pas, y avait pas « irlandais » dans le vocabulaire)
Et toi, tu comprends mon histoire?

Alors, soyons raisonnable, étant donné que j'ai fait ça toute seule comme une grande avec mes papiers sans l'aide d'un vrai prof d'irlandais, il y a des chances pour que ce texte soit rempli de petites fautes. Cela dit, pour l'ensemble, l'irlandais ça ressemble à ça.

Chouette, non?

28 décembre 2007

De la joie d'entendre sa cousine parler

La scène: la salle à manger des grands-parents, où le buffet est installé.

Les personnages: votre serviteur, et ma petite cousine de trois ans, Maylis. On y parle aussi de Maritxu, ma soeur et Xabi,mon frère.

Maylis: Amaiaaaa...
Moi: oui?
Maylis: tu ressembles à Xabi! (avec un petit sourire malicieux qui ne la quitte jamais)
Moi: Ah bon? Bein écoute, c'est normal ma puce, c'est mon frère! (et puis je tente:) Et Maritxu, elle ressemble à Xabi aussi?
Maylis (d'un air de dire "c'est vraiment trop stupide ta question, t'as essayé de me piéger et bein t'y arrivera même pas"): Mais nooon, Maritxu, elle ressemble à son mari, enfin!

On étudiera la question de la génétique plus tard, hein! :D

17 août 2007

Harry Potter and the Deathly Hallows: la sortie d'HP7

Et oui, j'ai récidivé... Cet article parait tard, car je rentre à peine de vacances, et je suis un peu prise par mes problèmes irlandais... qui j'espère vont s'arranger rapidement!

Donc, le vendredi 20 juillet, Melle C. (et oui, encore elle!^^) et moi sommes parties de Gare du Nord pour notre deuxième périple londonien et harrypotterien...! Que ceux qui ne l'ont pas encore lu ne s'affolent pas, pas de spoiler en vue, il n'est pas dans mes plans de gâcher votre plaisir! J'aurais tué le premier à me dire quoi que ce soit...

Nous sommes arrivées dans l'après midi, pour pouvoir passer au British Museum, où j'ai brisé la malédiction qui pesait sur moi depuis quelques années: j'ai enfin pu y entrer plus loin que le hall, et j'ai vu la mythique pierre de Rosette. C'est assez impressionnant, quand on pense à l'héritage que ça représente...!
Nous avons ensuite rejoint des copines de fac qui passaient quelques semaines dans la capitale, avec pour but d'aller voir Othello au Globe Theater... et il s'est avéré que cette pièce a eu énormément de succès! Tout était complet jusqu'à fin août, je crois... tant pis pour nous!
Donc ensuite on s'est dirigées vers Piccadilly Circus pour rejoindre la fameuse librairie Waterstones, qui faisait "the biggest Harry Potter party" ce soir-là... pas sûre que ce soit la "biggest", mais bon! Avant cela, manger un bout au Burger King du coin (notre lieu de repère à Londres apparemment!), et trouver des gens qui savent où est la librairie car... elle n'est pas sur Picca même, comme je le croyais! oups... :s On trouve finalement, on les suit tant bien que mal et on arrive enfin devant la file d'attente.... gigantesque. Il y avait des gens qui attendaient depuis trois jours! Trois jours... A quel point faut-il être atteint pour attendre ce bouquin trois jours?
Il est à peu près 20h, et il nous reste donc quatre heures à tirer avant l'ouverture des portes....

On se balade donc, on essaye de comprendre comment fonctionne la queue (impossible), on regarde les gens déguisés (parfois de façon obscure -  j'ai mis beaucoup de temps à comprendre le déguisement d'un type qui était... un balai.), et finalement on finit par s'assoir sur un trottoir, pas trop loin de ce qui semble être la première queue... Melle C. est fatiguée, a mal à la tête, et moi je commence à sentir l'ennui pointer le bout de son nez, le salopiaud! On croise un Dumbledore de pacotille (pas de lunettes, le boulet!), qui nous donne des conseils très utiles lorsqu'on part à Atlanta (c'est le cas de Melle C.) ou à Tue La Mort (mon cas, vous l'aurez compris): se brosser les  dents régulièrement, et si je me souviens bien, il était aussi question de crocodiles qui n'attaquent que les gens mouillés, alors "be careful, girls, ok?!". Gotcha, Merlin, on fera gaffe.

Je reçois un coup de fil d'une copine qui est à Londres pour un an, que je sais être dans les parages puisqu'elle est tombée dans la folie HP il y a peu. Il s'avère qu'elle est à quelques mètres de nous... dans la première queue, où elle à réussi à s'intégrer je ne sais comment, mais c'est un alibi idéal pour la rejoindre!^^
Oui, oui, vous avez bien lu. On a  honteusement grugé la queue. Comme des malpropres. Devant des gens qui attendaient depuis bien plus longtemps que nous. Comme quoi, on tient sans doute plus de Serpentard que de Griffondor. Notre côté français, peut-être!^^
Il est dans les 23h30, je crois, et l'heure approche à grands pas, la foule s'échauffe.

Tout devient nettement plus dense maintenant qu'on est dans une queue et croyez-moi, même entrée de façon illégale, je n'en serais sortie pour rien au monde! On commence à scander le nom du petit héros à lunettes, on avance petit à petit, on fait (rapidement) connaissance avec des gens autour de nous...

Et finalement, à 00h45, on y est, dans Waterstones, et deux messieurs très gentils nous proposent un tome chacune... qu'on accepte religieusement. Mon dieu, ça y est, je tiens Harry Potter and the Deathly Hallows entre mes mains! Oua... Mais pas le temps de s'attarder, d'autres arrivent derrière, il faut payer maintenant.
Plus loin des sosies de Hagrid et Harry attendent pour faire des photos; Harry est un peu laid, mais ça l'empêche pas de trouver ma copine très sympathique (ne le nie pas, Caro - qui n'est pas Melle C - Harry Potter did hit on you! ^^).

On finit par sortir... et on souhaite bon courage à ceux qui pas été aussi pourris que nous et font la queue... ^^ Et on rentre gentiment à l'hôtel en bus, parce que la journée a été rude en émotions! Melle C ne résiste pas et ouvre les premières pages de livre dans le bus, moi non, je veux le commencer pour vraiment le commencer...

Et vous savez quel  était le meilleur moment de ce week end? Non, pas la pierre de Rosette. Non, pas de gruger tout le monde (quand même!). Non, pas de tenir HP7 dans mes mains, enfin, après tant d'attente.
Le meilleur moment, c'est quand le lendemain, Melle C. et moi sommes arrivées à Waterloo pour attendre notre Eurostar. On s'est assises par terre, et on a lu. Ensemble. On avait à peine deux ou trois pages d'écart. Quand l'une voyait que quelque chose de dingue arrivait, elle attendait trente secondes que l'autre y arrive aussi, et on en discutait. Un partage en direct, en quelque sorte... et ce pendant tout l'eurostar. Et croyez-moi, le lendemain, lorsque j'ai recommencé à lire sans Melle C., elle m'a manquée! Mon livre est encore plein de post-its à son intention...^^

Je ne vous en dirai pas plus, si vous voulez savoir l'histoire, lisez-le, ou attendez fin septembre pour la traduction (je crois, j'avoue ne pas vraiment m'en être préoccupée...)! C'était un superbe week end, et quand bien même il n'a servi qu'à ce que je dise plus tard "j'y étais", je trouve ça déjà pas mal. Et j'ai adoré ce septième et ultime tome.

2 mars 2008

Mi chu d'Lille, et ti ?

Par Maritxu

J’ai reçu ça par mail et j’ai tellement ri que je l’ai diffusé à tous mes amis… avant de me rendre compte que c’était bel et bien bloggable !

Vous savez que vous êtes de Lille quand...:

- vous savez ce qu'est un welsh et ce qu'il y a dedans (pour les anglishes, non, on n’est pas cannibales on ne bouffe pas les gallois!)
- vous avez au moins une fois déjà comblé un p’tit creux à la chicorée à 6h du mat'
- petit vous aviez des crayons de bois et non pas des crayons à papier
- vous vous méfiez en voiture des '62'
- vous comprenez le mot babache (et tant pis pour les babaches autour qui comprennent pas)
- pour le LOSC vous iriez loin... (au moins jusqu'au grand stade de Villeneuve d'Ascq)
- en voiture on vous dit 'remonte le carreau', vous savez quoi faire!
- la ducasse n'est pas pour vous uniquement une bière
- prononcer le « t » à la fin du mot « vingt » ne vous paraît pas bizarre
- s’il ne pleut pas c'est qu'il fait beau !
- vous savez ce qu'est de la cassonade
- vous lavez par terre avec une raclette/un racleau et une wassingue
- vous allez acheter l'essence et la bière en Belgique
- vous dites « mettre la porte contre » et la plupart des gens comprennent
- vous dites « marcher à pied de chaussettes »
- vous jugez la convivialité d'une ville au nombre de ses cafés
- vous ne prenez pas les baraques à frites pour des gens du voyage.
- il drache... on sort couvert
- vous connaissez la recette secrète de la fricandelle
- Eurostar, Thalys et TGV sont des mots courants
- vous devez prétexter habiter dans un igloo et porter des peaux de bêtes pour plaire à vos connaissances parisiennes.
- vous connaissez la rue de la soif à Lille
- vous réalisez que Bruxelles est vachement mieux que Paris
- à chaque fois que vous partez en vacances vous trouvez qu'il fait bon
- vous réalisez que vous êtes vachement plus musique électro que vos amis des autres régions
- la chanson d'Alain Souchon 'le baiser' te rappelle tes aventures à Bray Dunes
- au tri postal vous n'apportez pas de courrier
- vous confondez pas la voix du Nord avec une ligne de train
- Vous n'avez jamais prétexté une grève des conducteurs de métro quand vous arrivez en retard au taf.
- la définition du mot froid vous semble vraiment différente dans le sud
- Vous regardez A s'barraque de Dany Boon sans les sous-titres
- vos doigts sentent la moule le premier week-end de septembre
- La pluie ne vous empêche pas de sortir
- Les frites avec de la mayo ça vous parait normal
- Vous vous offusquez des reportages dans le Nord sur les chaines nationales...mais ça vous fait quand même bien rire
- Dès le moindre rayon de soleil, vous squattez les terrasses (même en plein hiver).
- Vous dites 's'il vous plaît' en tendant la monnaie pour payer vos achats
- Pour vous, le gris est une couleur
- Vous rêvez de vivre au soleil mais l'idée de quitter Lille est difficile.
- Vous savez prononcer Pot'je vlees (mais vous savez peut-être pas l'écrire)
- Vous trouvez le clapotis de la pluie romantique
- Pour vous la métropole, c'est Lille et sa région.. pas la France entière
- Vous savez que Rijsel et Lille ne font qu'une
- Une semaine sans patate c'est impossible
- Vous connaissez vous aussi une Cathy Bigotte
- Pour vous, le carnaval à ne surtout pas manquer ce n'est ni Rio ni Nice mais celui de Dunkerque
- Gaston et Thérèse ne sont pas des prénoms mais des lycées
- la phrase 'je t'appelle et je te dirai quoi' n'est pas pour vous une bizarrerie mais un apport futur d'information
- vous "savez" faire plein de choses à la place de "pouvoir" les faire
- vous ignorez que la Grand Place a un autre nom (place du Général de Gaulle)
- pour vous, le furet n'est pas un petit animal, mais une librairie
- vous savez qu’il faut dire BruSSelles et pas BruXelles.

Si vous ne comprenez pas tout, n’hésitez pas à demander des précisions !

Quand je pense qu’en 2004, j’aurais pas compris la moitié de cette liste…

Vive le Ch’Nord !

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