par Maritxu

Ce soir, premier soir de vacances scolaires pour mon Demi-Belge (mais quelle idée de finir l’année un jeudi, je vous demande un peu ?) et donc, ce soir, début du planning de garde des vacances.

Si vous êtes adeptes du dernier moment, des vacances choisies au pied levé, de l’improvisation, un conseil : ne faites jamais d’enfants. Entre le grand en congé d’école, la petite et sa crèche à congés imposés, mon boulot qui me réclamait mes dates de vacances d’été dès mars, et les différents mariages de l’année, autant dire que tout est planifié depuis belle lurette.
Faut dire que le choix est grand au beau royaume de Belgique. Notre petit village permettrait de fourguer notre demi-belge scolarisé pendant tout l’été à différents organismes chargés de l’occuper pendant que nous gagnerions péniblement de quoi le faire manger. A des tarifs tout à fait convenables, en plus. Plaines de vacances organisées par la commune, ateliers organisés par le centre culturel, stages sportifs organisés par un organisme national, et je passe autant de sorties ponctuelles de visites diverses et variées… On a de la chance, on a même pu se permettre de choisir, et en plus, comme on habite la commune, on était prioritaires. Pour une fois que tout roule ! Mais bon, il faut aussi caser la Puce, qui n'aura d'autre recours que les mamies quand la crèche fermera ses portes...

Ce soir donc, l’agenda prévoyait l’arrivée de ma belle-mère pour garder le Demi-Belge vendredi pendant que la Puce irait à la crèche. Nous avions un diner de famille commun prévu le samedi, et il était prévu que ma belle-mère et les loupiots partiraient ensuite passer une semaine chez elle. Mais, mais… finalement, il fait beau (enfin !) et ma belle-mère préfère les emmener tout de suite, pour profiter du jardin. Elle a raison. Mais psychologiquement, je n’étais pas prête à les lâcher dès ce soir.
Vous avez noté l’imparfait ? Etais.
J’attends ce soir avec appréhension, mais avec soulagement aussi. Prendre un peu de temps pour moi, savoir à quelle heure je vais me réveiller, ne pas prévoir les repas, finie la corvée de bain, ne pas avoir d’horaires imposés, sauf par moi-même…

Mauvaise mère ? Non, même pas la plus petite once de culpabilité. Je crois que j’ai besoin de vacances, moi aussi.