J’ai envie de lui dire qu’on n’est pas ici pour parler du Belge, et que donc je me bornerai à dire que je n’essaierai jamais de le lui reprendre, elle peut se tranquilliser là-dessus, et puisque ceci est dit, on peut maintenant passer à autre chose.

Je ne suis pas son ennemie. Loin de là. Elle fait déjà partie du processus d’éducation de mes enfants, elle en fera de plus en plus partie dès qu’ils habiteront ensemble, et que le Belge « oubliera de rentrer ». Je ne le lui souhaite pas, bien entendu. Mais c’est ce qui va se passer. Et bien entendu, je ne le lui dirai pas comme ça.

J’ai un bon a priori sur elle. Les échos que j’ai des enfants sont très bons. Elle a vraiment l’air chouette. Les cadeaux qu’elle leur fait sont tout à fait ciblés, leur font plaisir, et sont la preuve qu’elle s’y intéresse réellement.

J’ai besoin qu’on parle d’eux, des choses qu’ils aiment, de leurs envies, de leur position dans ce divorce. C’est pas parce que ça se passe bien jusqu'à présent qu’il faut baisser la garde.

Je veux qu’elle sache qu’elle peut m’appeler à n’importe quel moment pour avoir un conseil. Après tout, je ne sais pas si elle a l’habitude de côtoyer des enfants, et si le Belge n’est pas disponible, il faut qu’elle sache qu’elle peut compter sur moi.

J’aimerais qu’on discute des horaires de dessins animés, de coucher, de menus, de sorties, de protection, d’école, de goûters d’anniversaire, de tout ce qui fait leur vie.

Je vais pas vous mentir, hein.
Je suis terrorisée.